Pebble approche les 7 millions de dollars sur Kickstarter

Florian Innocente |

Pebble a déjà reçu pour 6,6 millions de dollars de promesses de contributions pour son nouveau Kickstarter dévoilé hier. Cette bourse a de quoi être lestée encore puisqu’il reste 35 jours pour s’offrir tout ou partie des trois produits en préparation : deux montres et un tout nouveau tracker 3G/GPS multifonction.

Pebble 2, Pebble Core et Pebble Time 2

Pebble s’était donné un objectif modeste pour ce champion de la récolte de fonds en projets participatifs : un maigre petit million de dollars. De ce côté, c’est amplement gagné. L’année dernière, le fabricant avait établi un nouveau record Kickstarter en parvenant à amasser 20 millions, contre 10 millions trois ans plus tôt.

Les deux projets sont très différents de par leur contenu, mais sur ces premières 24h, on peut observer que Pebble a connu un lancement (relativement) moins fort que l’année dernière : il avait obtenu 7,4 millions dès le premier jour.

Les participants sont aussi en retrait avec 28 261 personnes contre 35 052 précédemment (ce chiffre vient d’être dépassé). Quant à la dépense moyenne, elle est de 187 $ au lieu de 259 $ en 2015. Enfin, l'année dernière, un peu moins de 48h après son lancement Pebble atteignait le chiffre symbolique des 10 millions.

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Les ventes de montres suisses s'enfoncent dans le rouge

Florian Innocente |

Les exportations de montres suisses continuent de piquer du nez et plusieurs segments de prix souffrent d’un désintérêt de la clientèle. La Fédération de l’industrie horlogère suisse a publié son relevé mensuel pour avril 2016 et il n’est pas bon du tout.

Comparé à avril 2015, la valeur des exportations de montres est en baisse de 11,1% (1,6 milliard de francs/1,4 milliard d’euros). Cela représente pour le mois dernier un total de 2 millions de pièces expédiées, c’est 8 % de moins qu’il y a un an.

Ces statistiques résultent de la consolidation des exportations réalisées par toutes les entreprises horlogères du pays. Précision importante, il s’agit des envois vers les canaux de distribution, cela ne présage en rien des ventes vraiment réalisées aux clients finaux. Certains lots restent en arrière-boutique.

Illustration concrète de cette déconnexion entre une offre mal calibrée (peut-être aussi inadéquate) et une demande insuffisante, le groupe de luxe Richemont, le deuxième au monde, a décidé il y a quelques jours de puiser dans ses réserves pour racheter des lots d’invendus de ses montres. Il s’agit d’apurer les stocks chez ses détaillants à travers le monde. Richemont appartient à l’aristocratie de ce milieu, il possède notamment Cartier, Jaeger Lecoultre, Van Cleef & Arpels, Piaget, Officine Panerai ou encore Baume & Mercier parmi ses multiples marques.

Sur les 6 marchés qui pèsent pour 50% des destinations d’exportation pour la Suisse, le leader Hong-Kong entame son quinzième mois consécutif dans le rouge (–17 % en valeur ce mois-ci comparé à avril 2015). Derrière lui, les États-Unis affichent une petite amélioration (+1,2 %) mais le Japon est négatif (–5,8 %), l’Italie aussi (–12,3 %), de même que l’Allemagne (–11 %) et la Chine qui ferme le ban avec une baisse brutale (–36 %).

Principaux pays d'exportation pour les montres suisses - avril 2016

Si l’on élargit l’observation à la période couvrant janvier à avril 2016 [pdf], la valeur des exportations vers 30 pays a baissé de 9,5 % (toujours comparé au début 2015). Quelques endroits montrent des résultats en hausse comme l’Autriche, l’Australie, le Canada, le Koweït, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni ou encore les Emirats arabes unis, mais tous ne pèsent pas lourd dans le total. Pour ce qui est de la France, les importations depuis la Suisse sur cette période ont baissé de 11,6%.

Exportations totales en janvier/avril 2014, 2015 et 2016, exprimées en francs suisses — Cliquer pour agrandir

L'entrée et le haut de gamme souffrent

Deux segments ont plus particulièrement souffert le mois dernier. D'abord l'entrée de gamme avec des modèles de montres allant jusqu’à 200 francs/180 euros qui ont baissé de 10 % en volumes exportés. Et ceux à l'autre bout du spectre, les montres à partir de 3000 francs/2 700 euros, qui ont chuté de 14 % (ce sont les prix d’export, pas ceux affichés en boutiques).

Avril 2016 — Cliquer pour agrandir

Le milieu de gamme est à -6,5%. Et si le milieu/haut de gamme (entre 450 et 2 700 euros) a connu une petite embellie elle n’est pas de nature à influer sur la tendance générale observée depuis quelques mois, tempère la Fédération.

La Suisse va être dans la “merde”, d’après un journaliste du New York Times c’est le pronostique qu’aurait fait Jonathan Ive en septembre 2014, alors que l’Apple Watch allait être dévoilée.

S’il serait abusif d’imputer cette situation uniquement à l'entrée sur le marché de l'Apple Watch, force est de constater que la situation n’est pas riante du tout pour cette industrie dont certains dirigeants ont pris de haut les ambitions d’Apple. Les montres connectées et leurs semblables ont ouvert un front inédit et rares sont ceux, à l’instar de TAG Heuer, qui ont tenté de trouver une parade à cette menace.

La Suisse n’est pas le seul pays exportateur de montres — elle est suivie par Hong-Kong, la Chine, la France et l’Allemagne — mais c’est de loin le principal pays lorsqu’on raisonne en termes de valeur. La Chine, à l’inverse, domine dans les volumes.

Les grands pays exportateurs en 2015 — Cliquer pour agrandir
Resultats 2015 — Cliquer pour agrandir

Ainsi, en 2015, la Suisse a exporté 28,1 millions de montres d’un prix moyen de 748 dollars tandis que la Chine en exportait 682 millions au prix moyen de 4 dollars pièce seulement. Dans son compte rendu annuel 2015 [PDF], la Fédération de l’horlogerie notait la « première baisse depuis 2009 » et un résultat qui revenait au niveau de celui observé en 2012. Le premier semestre de l’année 2016 semble bien parti pour suivre la même route.

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Samsung lâche définitivement Android Wear [peut-être pas…]

Mickaël Bazoge |

Samsung était un des premiers constructeurs de montres connectées à monter dans la locomotive Android Wear… il est un des premiers à en sortir ! Des dirigeants du groupe coréen ont en effet indiqué à Fast Company qu’il n’y a plus aucun appareil sous Android Wear en développement ou planifié. Samsung mise désormais uniquement sur Tizen, sa plateforme maison, qui motorise pratiquement toutes les montres connectées du fabricant.

Samsung n’a en fait jamais sorti qu’un seul produit Android Wear, la Galaxy Gear Live, qui a aussi été une des premières montres propulsée par l’OS vestimentaire de Google. Mais le reste du catalogue, de la Gear S2 au Galaxy Gear, en passant par le futur Gear Fit 2, tout ce petit monde roule sous Tizen. Et ce sera visiblement le cas pour tous les autres produits.

Tizen consomme moins qu’Android Wear, d’après ces mêmes dirigeants, et surtout le système d’exploitation s’adapte aussi bien aux montres qu’aux frigos connectés de la marque. Voilà un coup dur pour Google, qui a présenté la semaine dernière Android Wear 2.0… et qui se passera donc de Samsung. Néanmoins, Motorola, Huawei, LG, Tag Heuer et d’autres encore ont pris le relais.

Mise à jour — Samsung dément « l’interprétation » de Fast Company. L’entreprise n’a fait aucune annonce concernant Android Wear et n’a rien modifié dans ses engagements envers n’importe quelle plateforme, d’après une déclaration officielle pas vraiment emprunte d’enthousiasme vis à vis de l’OS de Google.

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Pebble 2, Pebble Time 2 et Pebble Core sont arrivés sur Kickstarter

Florian Innocente |

Pebble est de retour sur Kickstarter avec 3 nouveaux projets : Pebble 2, Time 2 et un nouveau petit produit baptisé Pebble Core.

Les Pebble 2 (plastique) et Time 2 (acier inoxydable) ont, pour l’une, un écran noir et blanc et, pour l'autre, un écran couleur. Celui de la Time 2 est 53% plus grand que l'écran de la Time 1 de 2015 (ils sont toujours de type e-paper). Cela donne une définition de 200x228 pour la Time 2 au lieu de 144x168 pour les Pebble 1 ou 2 et Time. Ces montres contiennent chacune un moniteur de fréquence cardiaque, un microphone, un traqueur d’activité et de suivi du sommeil, et peuvent aller sous l’eau jusqu’à 30 mètres.

Pebble 2 en 5 coloris
Pebble Time 2 en noir, argent et or

L’autonomie est annoncée à 7 jours pour la Pebble 2 et 10 jours pour la Time 2. Comptez 99 $ pour la première avec une date de sortie espérée en septembre et 169 $ pour la Time 2 prévue pour novembre (199 $ lorsqu'elle sera vendue hors Kickstarter).

Complètement nouveau est le Pebble Core. Il arrivera en janvier 2017 à 69 $. C’est un périphérique que l’on peut porter sur soi ou accrocher à ses clefs. Son fabricant le décrit comme un petit ordinateur Android 5.0 que les développeurs pourront hacker.

Ce petit bloc a deux boutons en surface dont les développeurs pourront personnaliser la fonction (commander un Uber via l’app sur la montre ou ouvrir la porte de son garage, suggère Pebble). Core contient un GPS pour être localisé (si vous le perdez) ou pour enregistrer vos déplacements, en liaison avec les apps de fitness.

Il dispose aussi d’un logement pour carte SIM (compatible 3G pour sortir courir sans son téléphone), de puces Wi-Fi et Bluetooth, de 4 Go de stockage, d'un microphone pour la dictée de notes et d’une sortie audio mini-jack (par exemple pour écouter Spotify en streaming). Il a une autonomie annoncée à 5,5h lorsqu’on écoute de la musique et sollicite son GPS. Détail, il peut envoyer un message de SOS indiquant la position géographique de l’utilisateur en cas de problème. Core pourra se recharger par un câble USB ou un support adapté.

Pebble cherche à collecter 1 million de dollars sur 36 jours. Cela fait à peine une demi-heure que ce Kickstarter a été lancé et le compteur en est déjà à presque 500 000 dollars. Les deux précédents record établis par ce spécialiste de la levée de fond étaient de 20 millions l’an dernier et 10 millions en 2012.

Eric Migicovsky, le créateur de Pebble a déclaré à The Verge qu’il avait vendu (seulement) 1,8 million de montres à ce jour, mais il ne s'en alarme pas outre mesure : « Pebble est abordable, c'est sympa et ça ne se prend pas trop au sérieux ».

[MàJ] : Pebble a publié des détails sur son site développeur.

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OnePlus donne son casque VR

Mickaël Bazoge |

La tendance a été amorcée par Samsung, qui a offert à tous ceux qui ont précommandé un Galaxy S7 un exemplaire de son casque Gear VR. Après tout, pour lancer un nouveau marché, il faut bien pousser les utilisateurs à mettre le pied à l’étrier. OnePlus suit cette démarche en annonçant que son propre casque, le Loop VR, sera lui aussi livré gratuitement… sans même avoir à payer de smartphone.

Le constructeur chinois a mis au point ce Loop VR avec l’aide des spécialistes d’AntVR ; 30 000 unités ont été produites, qui seront livrées au même nombre d’amateurs qui en feront la demande sur la base du premier arrivé, premier servi. Ou plutôt qui en auront fait la demande, puisque les stocks sont épuisés. Sans surprise, ce casque ressemble beaucoup au Gear VR, avec un système de berceau dans lequel vient se glisser le smartphone.

Une fois que ces casques auront été livrés à leurs heureux bénéficiaires, ces derniers pourront acheter le OnePlus 3 dans un supermarché spatial en réalité virtuelle :

Une expérience originale donc, même si OnePlus n’a pas donné de date de lancement pour son futur smartphone.

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Pebble annoncera des nouveautés demain

Nicolas Furno |

Pebble a mis à jour son site officiel avec un compteur qui précède l’arrivée d’une nouveauté, ou tout du moins une annonce quelconque. Ce sera demain, mardi 24 mai à 16 heures, heure française, et vous pouvez laisser votre adresse mail pour recevoir des informations quand ce sera officiel.

Qu’espérer de cette annonce ? Pebble n’a rien indiqué à ce sujet et nous n’avons aucune piste à ce stade. Puisque tous les modèles actuels sont utilisés en guise de compteur, on peut se demander si l’entreprise compte présenter une nouvelle montre connectée. À moins qu’il ne s’agisse que d’une mise à jour logicielle ?

Réponse demain en fin d’après-midi !

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Hyper Reality : le futur en réalité augmentée fait froid dans le dos

Mickaël Bazoge |

Le jour où nous aurons tous sur nous des dispositifs de réalité augmentée, est-ce que le monde qui nous entoure sera plus beau ? Ou plus terrifiant qu’aujourd’hui ? Keiichi Matsuda a tourné un court-métrage de 6 minutes qui suit le quotidien banal d’une résidente de Medellín vaquant à ses occupations. Sauf que toute la ville est surchargée d’informations virtuelles qui se superposent au réel, à tel point qu’on ne sait plus si on se trouve dans un jeu vidéo ou dans la vraie vie.

Hyper Reality ressemble beaucoup à l’idée qu’on peut se faire de notre avenir pas si lointain, le jour où les casques AR seront tellement petits qu’on pourra les porter en continu sur nous (ou dans nous). Gare au bug…

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