Baselworld 2016 : Victorinox repousse son « bumper connecté »

Anthony Nelzin-Santos |

Tiens, le « Cybertool » n’est pas sur le stand bâlois de Victorinox. Et pour cause : « nous avons décidé de repousser sa commercialisation », nous a expliqué un représentant du célèbre fabricant du couteau suisse. Il n’y a pourtant pas un mois qu’il a été présenté.

Sur le stand de Victorinox, il y avait un couteau suisse, par contre.
Sur le stand de Victorinox, il y avait un couteau suisse, par contre.

Un premier pas vers son annulation pure et simple ? Non, nous promet Victorinox : le Cybertool, conçu en partenariat avec Acer, sera bien disponible « plus tard dans le courant de l’année ». Mais la copie rendue par la société taïwanaise n’est pas encore satisfaisante : « nous préférons attendre d’avoir un produit avec une meilleure finition », concède la firme d’Ibach, tout en assurant que « le partenariat avec Acer n’est pas remis en cause. »

Deux boîtiers Inox, celui de gauche étant recouvert d'une garde en silicone le protégeant dans les utilisations les plus « extrêmes ». Le Cybertool en est inspiré, mais est nettement plus imposant.
Deux boîtiers Inox, celui de gauche étant recouvert d'une garde en silicone le protégeant dans les utilisations les plus « extrêmes ». Le Cybertool en est inspiré, mais est nettement plus imposant.

Reste que le Cybertool semble poser plus de questions qu’il n’apporte de réponses. À l’instar d’une garde de protection, il prend place autour du boîtier de l’Inox, la montre emblématique de Victorinox. Au passage, il l’alourdit sensiblement et l’épaissit considérablement, sans lui ajouter énormément de fonctions. S’il sort finalement, il sera proposé autour de 200 €.

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Kardia Band : un bracelet médical qui a bon cœur

Mickaël Bazoge |

C’est entendu, l’Apple Watch intègre un cardiofréquencemètre plutôt efficace, mais dont l’utilité se limite à la mesure de l’effort sportif : pas question en effet que les mesures de ce capteur servent dans un cadre médical. Apple ne peut pas se prévaloir du tampon de la FDA, l’agence qui, aux États-Unis, certifient les médicaments et les équipements médicaux. Et pour cause : cette certification est longue à obtenir. Ce n’est pas faute d’avoir essayé (lire : iWatch : Apple dans « l'obligation morale » d'en faire plus pour la santé).

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La société AliveCor peut se targuer d’être dans les petits papiers de la FDA. Notamment pour son dernier produit, un cardiofréquencemètre plutôt malin, qui se glisse dans un bracelet pour Apple Watch. « Ce n’est pas un jouet. Nous parlons de vie des gens ici », précise à Re/code Vic Gundotra, le PDG de l’entreprise. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est que Gundotra est un ancien haut dirigeant de Google qui a maintenu à bout de bras Google+, désormais sur une voie de garage (lire : Vic Gundotra, le créateur de Google+, n'est plus ami avec Google).

Le dernier produit d’AliveCor, qui fabrique des moniteurs de fréquence cardiaque médicaux, se destine donc aux possesseurs d’Apple Watch. Le Kardia Band est un petit capteur qui s’intègre dans un bracelet spécial et qui communique avec la montre (ou une application iOS), qui génère alors des analyses cardiaques. Celles-ci peuvent ensuite être communiquées à son docteur. Et avec le sceau de la FDA, ces données peuvent servir à établir un diagnostic.

Enfin, ce sera le cas lorsque le régulateur aura donné son accord puisque l’appareil est encore en cours d’examen ; c’est pourquoi le bracelet et son composant ne sont pas encore en vente. Lorsque cela sera le cas, « nous pensons qu’il s’agira du premier accessoire pour montre connectée validé par la FDA », s’enthousiasme Gundotra.

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Baselworld 2016 : « les montres connectées ne bouleversent pas l’horlogerie suisse »

Anthony Nelzin-Santos |
Le fameux bâtiment de la Messe Basel, qui accueille Baselworld.
Le fameux bâtiment de la Messe Basel, qui accueille Baselworld.

C’est le premier Baselworld de WatchGeneration, le deuxième depuis la présentation de l’Apple Watch. Les montres connectées ne sont pas légion dans ce temple de l’horlogerie et de la joaillerie… du moins pas sur les stands des plus grands noms. Mais on ne peut pas faire 100 mètres sans voir une Apple Watch au poignet d’un confrère, ou entendre parler d’Android Wear en passant devant des portes entrebâillées.

Pas de quoi alarmer François Thiébaud, qui dirige Tissot quand il ne préside pas le comité des exposants suisses à Baselworld. « Les montres connectées ont un certain succès, mais peut-être pas le succès escompté », explique-t-il, en citant pêle-mêle bruits de couloirs et chiffres d’analystes plus ou moins bien informés. Lui qui vante la capacité de l’horlogerie suisse à « habiller le temps » se ferait presque dédaigneux quand il se moque de l’autonomie des premières montres connectées et se plaint de leurs vibrations régulières.

Mais il est moins méprisant qu’il n’y paraît, et que certaines des maisons qu’ils représentent : il reconnaît volontiers que les montres connectées ont « des fonctions très attractives ». « Elles apportent quelque chose », dit-il en citant le domaine du sport qui a fait les belles heures de Tissot, mais « elles ne bousculent pas l’horlogerie suisse ». « Plus on parle d’horlogerie, électronique ou pas, mieux c’est. »

Thiébaud se plaît à répéter que la Suisse ne représente que 2 % des ventes de montres : dans un marché d’un milliard d’unités qui n’a pas fini sa croissance, la marge de manœuvre est énorme. Or les montres connectées « touchent les jeunes, des gens qui ne portent pas forcément une montre, mais seront peut-être intéressés par une montre traditionnelle plus tard. » Elles ne viendraient donc pas concurrencer les montres suisses, mais plutôt ouvrir le marché.

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Il faudrait donc les ranger au côté « des montres calculatrices et des téléphones », qui devaient aussi tuer les montres suisses, mais n’ont finalement pas empêché le doublement du marché ces dix dernières années. Reste que les ventes de montres suisses entre 200 et 500 francs, le prix de la plupart des montres connectées, se sont effondrées l’an dernier.

S’il reconnaît du bout des lèvres que les montres connectées ont pu détourner quelques clients potentiels, Thiébaud assure que l’essentiel du repli du marché est dû au renchérissement du franc et au contexte politico-économique. Ce n’est pas faux, et l’industrie suisse attend avec impatience que l’activité reprenne, notamment dans une Europe figée par la menace terroriste.

Mais tout de même : les montres connectées « nous obligent à réfléchir ». Cela tombe bien, quelques-uns des plus grands noms de l’horlogerie suisse se sont remués les méninges. Vous pourrez découvrir leurs trouvailles dans les prochains jours sur WatchGeneration.

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Deezer est arrivé sur l'Apple Watch

Florian Innocente |

L’app Deezer pour l’Apple Watch est disponible en téléchargement [6.0], comme nous l’annoncions la semaine dernière alors qu’elle était en phase finale de test. Ce compagnon pour l’app iPhone a un double mérite, celui d’exister alors que les Spotify et consorts boudent la montre, et d’en faire même plus que l’app d’Apple pour son propre service de streaming.

Sur la montre, Deezer pilote la lecture et donne accès à plusieurs sections de contenus : Flow pour les recommandations de nouvelles musiques à découvrir, les Mix, le top des classements et bien sûr les playlists stockées en local sur le téléphone. Une pression Force Touch sur l’écran affiche les options de lecture : répéter, aléatoire et la file d’attente des morceaux à venir.

Lorsque nous avions interrogé Spotify la semaine dernière quant à ses intentions pour l’Apple Watch, la réponse avait été laconique :

Nous testons en permanence de nouvelles choses. Notre but ultime est de nous rendre disponible sur le plus grand nombre possible de plateformes matérielles mais nous n’avons pas d’actualités sur l’Apple Watch.

La mise à jour apporte également à l'app la possibilité de supprimer un autre appareil associé à votre compte utilisateur Deezer.

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Le PlayStation VR disponible à 399 € en octobre

Stéphane Moussie |

Badaboum ! Sony frappe un grand coup sur le marché de la réalité virtuelle en annonçant que le PlayStation VR coûtera seulement 399 €. « Seulement », car l'Oculus Rift et le HTC Vive sont vendus respectivement 699 et 899 €.

Il faudra bien sûr ajouter aux 399 € environ la même somme pour une PlayStation 4, mais le total reste largement inférieur à celui du couple Oculus/Vive + PC gamer. Attention néanmoins, le PlayStation VR nécessitera la PlayStation Camera qui n'est pas incluse. Les possesseurs de PS4 qui n'ont pas cet accessoire devront ajouter environ 50 €.

Le PlayStation VR sera disponible en octobre, juste à temps pour Noël, donc. 50 jeux compatibles sortiront d'ici la fin de l'année, dont le très bon Star Wars : Battlefront. La démo The Playroom VR sera téléchargeable gratuitement.

Le contenu de la boîte

Le casque, qui pèse 610 g, est équipé d'un écran 5,7" Full HD (soit 960 x 1 080 par œil) offrant un champ de vision de 100°, un taux de rafraichissement de 90 à 120 Hz et une latence inférieure à 18 ms.

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Sony : le projet N est un assistant intelligent à porter autour du cou

Mickaël Bazoge |

Sony profite du SXSW pour dévoiler de nouveaux projets sur lesquels le constructeur aimerait bien avoir l’opinion des festivaliers. C’est une première pour le Future Lab, sorte de Google X de Sony, dont l’objectif est de présenter à un public de connaisseurs des prototypes de produits qui ont un potentiel de commercialisation — s’ils séduisent les geeks.

Le projet N est un assistant intelligent mixant Glass et Alexa (la plateforme d’Amazon), intégré dans un tour de cou bardé de capteurs et équipé de haut parleurs. Il est possible d’utiliser des écouteurs pour ne pas gêner ses voisins, mais Sony imagine une utilisation sans aucun câble d’aucune sorte. On y trouve un GPS et une caméra.

L’utilisateur peut poser une question (sous la forme « Listen up Arc », "Arc" étant un des noms pressentis pour l’assistant), la réponse provenant des bases de données de partenaires. Pour le moment, Yelp, Strava et AccuWeather sont de la partie. Un concept intéressant donc, mais on peut se demander ce qu’il apporte de plus qu’un Siri ou qu’un Google Now, disponibles avec des smartphones que nous avons tous avec nous.

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Les autres projets montrés au SXSW sont des projecteurs : le premier sait créer des surfaces tactiles interactives, le second est un projecteur « multi angles » affichant du contenu sans déformation du son et de la vidéo. Il y a pour finir une tablette dotée de capteurs haptiques : un jeu a été développé qui simule les mouvements d’une bille de métal en faisant vibrer l’appareil et donnant l’impression d’un objet physique.

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Tous ces projets ne sont que des prototypes et rien ne dit qu’ils seront un jour disponibles dans le commerce. La tablette ci-dessus n’aurait pas beaucoup d’intérêt en tant que produit autonome, mais sa technologie pourrait être intéressante une fois intégrée dans d’autres appareils.

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Casio commercialise ses montres Android Wear tout terrain

Mickaël Bazoge |

En janvier, Casio présentait ses premières montres connectées sous Android Wear. À cette occasion, Kazuhiro Kashio, le patron du constructeur taclait sévèrement Apple, estimant que Steve Jobs n’aurait jamais lancé l’Apple Watch telle qu’on la connait aujourd’hui. Il se montrait aussi assez peu emballé par les montres disponibles sur le marché (lire : Casio lance une montre à deux écrans et tacle Apple). Mais qu’est-ce que Casio va donc faire dans cette galère ?

Simple : la gamme Smart Outdoor Watch WSD-F10 se destine aux adeptes du cyclisme, du trekking ou encore de la pêche sportive avec la certification MIL-STD0810 (niveau militaire) contre les chocs et la poussière, et elles sont étanches jusqu’à 50 mètres ; en revanche, il faudra faire sans GPS.

En plus de leur dalle LCD ronde (1,32 pouce, 320 x 300 avec une zone « morte » comme sur la Moto 360), les montres de cette famille intègrent un second écran monochrome. Cette caractéristique unique booste l’autonomie de la montre à un mois (avec l’écran LCD, on reste sur une autonomie d’une seule journée).

Les montres seront proposées en cinq coloris et coûteront 500 $. La commercialisation débutera le 25 mars.

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