Rétropédalage de Peloton, qui garde la compatibilité GymKit

Stéphane Moussie |

Face à la bronca de ses clients, Peloton fait machine arrière. Seulement deux jours après avoir annoncé la fin de la prise en charge de GymKit, le fabricant de vélos et de tapis de course d'appartement déclare que cette option va finalement perdurer.

Peloton Bike+

« Nous vous avons entendu haut et fort, il s’agit d’une fonctionnalité importante pour vous », écrit Peloton dans un email adressé à ses clients. La compatibilité GymKit permet de synchroniser les données d’un équipement sportif avec l’Apple Watch, permettant ainsi d’avoir ces infos au poignet et dans l’écosystème Apple.

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Test du Vision Pro : au doigt et à l’œil

Félix Cattafesta |

Après un méticuleux déballage suivi d’une séance d’essayage des différents bandeaux, il était plus que temps d’enfiler le Vision Pro. Mise en route, premières sensations, nouvelles méthodes de contrôles… Plongeons ensemble dans le monde de l’informatique spatiale.

Sommaire général du test

Le Vision Pro étant un appareil drastiquement différent de ce que l’on a l’habitude de voir, nous vous proposons un test complet en plusieurs parties. Les prochains articles seront publiés dans les jours qui viennent sur WatchGeneration.

Premiers contacts

Le Vision Pro affiche tout d’abord un écran noir une fois sur le nez, et vous demandera de maintenir la couronne digitale en son sommet enfoncée pendant quelques instants afin d’adapter les lentilles à l’écart entre vos yeux. Cela étant fait, votre environnement apparaît comme si vous ne portiez que de simples lunettes. Cette entrée en matière permet d’immédiatement juger de l’efficacité du passthrough, la technologie qui filme l’environnement à l’aide de caméras frontales pour le restituer à travers les écrans du Vision Pro.

Les attentes à ce niveau étaient hautes tant les retours enthousiastes ont été nombreux lors des premières démos. Les vidéos marketing d’Apple donnent l’impression que l’on peut voir dans le casque de façon aussi claire qu’à travers des lunettes. Et en enfilant le Vision Pro en pleine journée dans un bureau éclairé, le résultat rend… bien. On peut voir son environnement en couleur de manière très correcte, avec tout de même un léger grain qui trahit le fait qu’on ne regarde finalement qu’un flux vidéo. À peine le temps de reprendre son souffle que le mot « Hello » se trace dans les airs, tandis que les haut-parleurs jouent une note magistrale. L’effet est réussi.

L’appareil lance ensuite une petite vidéo de présentation apparaissant dans une fenêtre flottante. C’est basique, mais déjà impressionnant : la vidéo est d’une excellente qualité, et on peut s’en approcher sans voir ressortir aucun pixel. C’est aussi le moment de constater que les fenêtres sont correctement figées dans l’espace, sans effet de tremblement ou de recul que l’on a parfois pu voir sur certaines expériences en réalité augmentée pour iOS. De ce point de vue là, c’est assez magique, et ça l’est encore plus quand on réalise que les fenêtres produisent de véritables ombres dans son salon. L’attention au détail d’Apple est bien là.

Un nouveau type d’interaction

Arrive ensuite la mise en place de ce qui sera le clavier et la souris de visionOS, à savoir vos mains et vos yeux. Le système vous invite à regarder vos paluches pendant quelques instants pour les enregistrer, celles-ci servant par la suite d’équivalent au clic gauche. On passe ensuite à la configuration du suivi des yeux, qui feront office de curseur. En pratique, vous regardez un élément de l’interface (bouton « suivant », zone de texte, etc.) avant de « cliquer » en effectuant un pincement de doigt. Pas besoin de montrer ostensiblement sa main au casque étant donné que celui-ci est bardé de caméras, et on peut donc la laisser reposer dans une position confortable.

La calibration des yeux est assez fun étant donné que l’on voit plusieurs petits points se mettre à flotter dans la pièce. Il faut les regarder avant d’effectuer un pincement des doigts pour les « cocher ». Cette mise en jambe fait office de petit tutoriel, et la démarche est à répéter 3 fois dans différents environnements lumineux. Elle peut être réeffectuée à tout moment depuis les Réglages, ou encore en appuyant quatre fois sur le bouton supérieur du casque. Cela sera pratique pour prêter son Vision Pro à un ami, le suivi des yeux étant difficilement utilisable sans calibration personnalisée.

Le calibrage des yeux sur visionOS.

Il faut prendre le coup de main de ce nouveau mode d’interaction, au centre de l’expérience de visionOS et qui est immédiatement mis en pratique pour la suite de la configuration du casque. Les premières minutes sont bluffantes tant le système est réactif, et il suffit de regarder une partie de l’interface pour la voir se mettre en surbrillance. Le clic est aisé, et il y a sans conteste un côté magique : on se croirait dans un film de science-fiction. Mis à part si vous avez essayé le Quest Pro, c’est sans doute la première fois qu’un appareil réagira directement en fonction de là où vous regardez.

De son côté, le passthrough impressionne sans vraiment émerveiller. Si c’est sans doute le meilleur du marché et un très gros cran au-dessus du Quest 3, l’image garde un certain grain et un manque de netteté qui ne disparaissent jamais même lors d’une journée ensoleillée. Cela vient du fait que l'écran n'est pas entièrement DCI-P3, et qu'il ne peut donc reproduire « que » la moitié des couleurs visibles par l'œil humain. La qualité se dégrade brusquement dès lors que l’on baisse la lumière, et l’écran d’un iPhone est difficile à lire sans augmenter légèrement la taille de la police. On peut lire une notification ou sur un écran, mais cela demande pour ma part de se concentrer d’une manière désagréable alors que je ne porte pas de lunettes et que je n’ai pas de problème de vue particulier.

Un prototype de boucles d'oreilles connectées qui mesurent la température

Pierre Dandumont |

L'Université de Washington vient de dévoiler un projet qui est une sorte de prototype : un capteur de température qui se porte à l'oreille, à la manière d'une boucle. Le Thermal Earring est encore un peu brut de décoffrage, mais il est intéressant sur un point : il semble plus efficace que les montres connectées pour les mesures liées à la température corporelle.

La version brute à gauche, la version décorée à droite. Les oreilles percées ne sont pas nécessaires, grâce à une fixation magnétique.

Il se compose de deux capteurs, d'une batterie compacte avec une autonomie de l'ordre du mois (28 jours) et d'une puce Bluetooth pour communiquer les résultats à un smartphone, par exemple. L'étude liée est disponible et elle explique que la mesure dans le lobe de l'oreille montre une variation très faible (0,32 °C) des mesures, contre 0,72 °C selon eux pour les montres connectées. C'est un point crucial pour certains usages, notamment le suivi de l'ovulation : la variation devrait être sous les 0,56 °C pour être efficace. Une des raisons de cette précision vient de la présence d'un second capteur, qui sert à récupérer la température ambiante pour détecter les ajustements nécessaires. Le choix de la boucle d'oreille devient donc évident : il permet d'éloigner (un peu) le second capteur du lobe de l'oreille. Certaines montres (dès l'Apple Watch Series 8) emploient aussi cette technique, mais le prototype présenté ici offre une meilleure précision sur ce point, étant donné la position des capteurs. Sur les montres, la position proche de la peau peut en effet influencer le second capteur, avec une perte de précision dans certains cas.

L'ensemble est compact.

Au vu du format, l'intégration dans des écouteurs devrait être possible, et ce ne serait pas totalement inédit : certains constructeurs proposent déjà des modèles capables de mesurer la fréquence cardiaque avec précision. Assez étonnamment, Apple a pour le moment décidé de ne pas vendre les AirPods comme des accessoires liés à la santé et n'a jamais intégré de capteurs de ce type, peut-être pour mettre en avant l'Apple Watch.

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Coup d’œil sur les Personas, les avatars réalistes de visionOS

Félix Cattafesta |

Apple n’a pas choisi la solution la plus simple pour représenter un porteur de Vision Pro dans visionOS. Là où l’on aurait pu s’attendre à voir les habituels Memojis cartoonesques, Cupertino a préféré opter pour des Personas, c'est-à-dire des avatars réalistes. Ceux-ci prennent place lors des appels FaceTime, faute de caméra frontale pouvant filmer l'utilisateur. Comment en créer un Persona et à quoi ça ressemble ? Suivez le guide.

Le Vision Pro vous incite à créer votre Persona dès la configuration initiale de visionOS. Si la fonctionnalité est accolée d’un gros badge « Beta », elle reste importante pour Apple car elle permet de vous représenter dans FaceTime, Zoom et consorts. Sans elle, l’appareil considère simplement que vous n’avez pas de webcam et se contente d’afficher un écran noir ou votre fiche de contact.

Si vous ne l’avez pas fait au premier démarrage, la création d’un Persona se lance depuis les Réglages de visionOS. Après une courte vidéo de présentation, le casque vous incite tout d’abord à refaire un scan de vos mains, puis à l’enlever pour le tenir au niveau de votre visage. Le système utilise les différents capteurs du Vision Pro pour scanner votre tête et en proposer une reproduction fidèle. Ou tout du moins, il essaye.

Image WatchGeneration.

Face au casque, il faut effectuer quelques mouvements : tourner la tête à droite, à gauche, en haut et en bas, à la manière d’une configuration Face ID. Il faut aussi sourire en montrant ses dents, hausser les sourcils ou encore fermer les yeux. La démarche prend une à deux minutes, et l’appareil mouline ensuite pour générer votre avatar.

Mon Persona sur visionOS 1.0.3.

Retour sur l'attaque de Garmin en 2020

Pierre Dandumont |

Vous vous en souvenez peut-être, la plateforme Garmin Connect avait été attaquée par des malandrins à l'été 2020, et la société avait visiblement payé les attaquants pour récupérer l'accès aux données, en considérant qu'ils étaient honnêtes et allaient bien déchiffrer les données. Comme nous l'avions annoncé à l'époque, l'ensemble restait assez flou et pourtant, plusieurs années plus tard, des détails sont apparus.

La plateforme Connect de Garmin en carafe depuis deux jours

La plateforme Connect de Garmin en carafe depuis deux jours

C'est le site Nakan.ch qui revient sur cette affaire. Commençons par un petit résumé : Garmin avait été attaqué et les données rendues inaccessibles par un logiciel nommé Wasted Locker, lié à un collectif russe, Evil Corp. Devant les nombreux blocages, qui touchaient le grand public mais aussi des services professionnels, Garmin avait payé la rançon de 1 500 bitcoins, un peu plus de 13 millions d'euros à l'époque des faits.

Ceci est une montre suisse, d'un certain point de vue.

Mais un problème se posait : Evil Corp étant un collectif russe, la loi américaine empêche en théorie de payer une rançon. Dans les faits, il existe des solutions pour ce problème, notamment en passant par des intermédiaires qui se trouvent dans des pays où la loi est plus souple. Et dans le cas de Garmin, il y a une subtilité : le siège social est aux États-Unis, mais il s'agit d'une société de droits suisse1. Dans tous les cas, Garmin a tenté de faire passer la douloureuse dans ses (nombreux) contrats d'assurance, avec plus ou moins de succès. Certaines sociétés d'assurance ont accepté sans rechigner, mais pas toutes : une de ces dernières, d'origine britannique (sans plus de détails), a refusé de payer, en arguant que même avec un intermédiaire, les risques de sanction du gouvernement des États-Unis existaient. Bien évidemment, tout ceci est passé devant les tribunaux, et le jugement est disponible, avec une analyse ici.

L'assureur doit payer

Pour faire court, l'assureur a perdu et a dû rembourser Garmin. Le juge a estimé que l'assureur n'avait pas démontré que le logiciel utilisé (Wasted Locker) était bien lié à Evil Corp, et que rien ne prouvait qu'Evil Corp avait directement profité de la rançon. Ensuite, le juge helvétique a aussi estimé qu'il était peu probable que le gouvernement américain effectue des représailles sur une société britannique car une compagnie suisse avait payé une rançon à des hackers russes.

Si la partie juridique est intéressante, tant l'ensemble est mondialisé, l'article de Nakan.ch revient aussi sur la façon dont Garmin a réagi à cette attaque. Visiblement, Garmin a serré la vis dans ses équipes, avec de nouveaux systèmes de protection, beaucoup de double authentification et de nombreux cloisonnements entre les équipes, pour éviter qu'une nouvelle attaque bloque la société. Une phrase est d'ailleurs amusante, même si probablement exagérée : « Un contact technique me dit même il y a environ un an que pour connaître le prix de la montre sur laquelle il travaille, il attend la sortie pour le lire sur le site web. ». De plus, Garmin a aussi amélioré la sécurité du côté des clients, notamment avec la double authentification au niveau de Garmin Connect.

Pour terminer, rappelons une maxime importante pour ceux qui travaillent dans la sécurité : « La question n'est pas de savoir si nous allons être attaqués, mais de savoir quand. ».


  1. Oui, techniquement vous avez peut-être une montre suisse au poignet.  ↩︎

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Test du Vision Pro : un casque sur mesure

Félix Cattafesta |

Il est bien difficile pour un Français de se procurer un Vision Pro : le casque n’est vendu qu’aux États-Unis et impose un parcours d’achat assez particulier. L’engin ne s’achète pas comme un iPhone ou un Mac ne nécessitant que de choisir parmi différentes options. Ici, il est obligatoire d’effectuer un scan de son visage à l’aide d’un appareil équipé de Face ID pour obtenir un produit parfaitement adapté à sa morphologie.

La mousse du masque est déclinée dans quatre tailles (N, N+, W ou W+), tandis que le bandeau et le harnais le sont dans trois tailles (S, M ou L). De son côté, le cache antilumière existe dans une trentaine de références variant selon la structure du visage. Mine de rien, cela fait pas mal d’éléments qui doivent être examinés précautionneusement pour offrir une utilisation optimale : on est loin du simple tour de poignet pour un bracelet d’Apple Watch.

Image : WatchGeneration.

Se faire livrer un casque venant d’outre-Atlantique sera encore plus compliqué pour les porteurs de lunettes. Apple propose au choix des loupes (99 $) ou bien des verres correcteurs (149 $). Les loupes sont disponibles dans trois puissances : +0,75 à +1,25 D, +1,50 à +1,75 D et +2,00 à +2,75 D. De leur côté, les verres correcteurs sont gérés par le spécialiste Zeiss. Les inserts sont disponibles « pour la grande majorité des corrections », mais une ordonnance ophtalmologique américaine est obligatoire pour passer commande.

Pour commander un Vision Pro, vous devez scanner votre tête

Pour commander un Vision Pro, vous devez scanner votre tête

Bien que le Vision Pro dispose de multiples tailles d’accessoires, les options ne sont pas particulièrement nombreuses. Un seul coloris gris est disponible et le contrat AppleCare+ coute 499 $ pour 2 ans. Trois enveloppes de stockage sont proposées :

  • 256 Go : 3 499 $
  • 512 Go : 3 699 $
  • 1 To : 3 899 $

Une livraison vers la France revient assez cher si vous voulez faire envoyer le gros carton du Vision Pro : il faut ajouter les taxes américaines qui diffèrent selon les États, ainsi que la TVA française pour l’importation (20 % du prix, soit dans les 700 € pour le modèle de base). Le transport n’est pas donné, nous avons payé un peu moins de 1 000 $ pour une livraison « express » via Fedex. Il est possible de s’en tirer pour moitié moins cher avec des délais d’une grosse semaine qui restent raisonnables, voire d’économiser encore plus en sacrifiant la bien embarrassante boite. N’oublions pas les différents accessoires comme la grosse housse de transport ou le porte-batterie Belkin qui pèsent dans le colis… et sur l’addition.

Les bandeaux

La boite comprend tout un tas d’accessoires, que nous avons déballé dans la première partie de ce test. Une des premières questions qui se pose porte sur le bandeau à attacher au casque : plutôt Solo Knit Band ou Dual Loop Band ? Contrairement à ce que l’on a pu voir sur les casques de Meta, le changement de bandeau est très simple. Des petites languettes orange sont présentes de chaque côté, qu’il suffit de tirer pour détacher. Les connecteurs se clipsent facilement, la manipulation n’est donc pas dérangeante pour un changement à la volée.

Image : WatchGeneration.

Vite, il est encore temps de décrocher le trophée du mois du cœur

Florian Innocente |

Il n'est pas encore trop tard pour rentrer à la maison ce soir avec… un trophée de Saint-Valentin. Pour les collectionneurs de ces breloques virtuelles, Apple propose pour aujourd'hui seulement un "Défi du mois du cœur".

Il consiste à fermer son anneau d'activité avant ce soir, minuit. Vous pouvez vous y prendre comme vous le souhaitez, peu importe la manière, seul le résultat compte.

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