Vous cherchez une montre Apple récente et neuve à petit prix ? Cette offre pourrait vous intéresser : le site espagnol PCComponentes vend l’Apple Watch SE 3 de 40 mm en version GPS à 199 €, c’est 70 € de moins que le prix officiel sur l’Apple Store et son plus petit prix jusque-là. Même si le site n’est pas français, il promet une expédition gratuite vers la France et indique même que vous recevrez l’appareil entre le 11 et le 13 mars, c’est-à-dire avant la fin de la semaine.
Image WatchGeneration.
Précisons qu’un seul modèle bénéficie de ce tarif exceptionnel, il faut donc accepter d’acheter une SE 3 de petite taille, sans connexion cellulaire et en coloris « Starlight », lumière stellaire en français. Le bracelet associé est un modèle Sport dans le même coloris, mais cet aspect-là peut aisément être changé.
L’Apple Watch SE 3 est le modèle entrée de gamme d’Apple, mais ça ne veut pas dire que c’est une montre trop légère pour autant. Renouvelée à l’automne dernier, cette troisième génération corrige le plus gros défaut de cette gamme en ajoutant l’écran toujours allumé, probablement indispensable sur une montre. Elle bénéficie aussi de la charge rapide, récupère des gestes bien pratiques et il ne lui manque pas tant que ça, même si l’autonomie est plus limitée que les modèles classiques.
À 269 €, on peut critiquer ces points et préférer un autre module. À 199 €, la discussion est forcément différente et c’est un excellent tarif pour une très bonne montre.
On se souvient il y a quelques années d’une nouvelle qui avait défrayé la chronique concernant Siri, dont des bouts de conversation étaient écoutés par des opérateurs humains chargés d’améliorer l’outil. Si Apple a semble-t-il compris la leçon depuis, ce n’est pas pour autant que l’industrie a cessé ses pratiques, bien au contraire. Et Meta vient de se faire prendre la main dans le sac, avec des données bien plus intimes que des fichiers audio : des vidéos provenant de Ray-Ban Meta, comme le rapporte EuroNews.
Non, on n’en est pas encore là quand même... Image The World Is Not Enough, MGM.
Ce sont les journaux suédois Svenska Dagbladet et Göteborgs-Posten qui ont révélé les premiers l’affaire : non seulement des vidéos privées ont été prises à l’aide de lunettes Meta, que ce soit des éléments de nudité, des personnes aux toilettes, des rapports sexuels, mais aussi des informations de cartes bancaires ou des conversations privées, mais ce n’est pas la fin du souci, loin de là. En effet, ces vidéos auraient ensuite été transmises automatiquement à un prestataire partenaire de Meta se trouvant au Kenya, puis analysées par des opérateurs humains.
Les charges sont suffisamment importantes pour que l’ICO (Information Commissionner’s Office, le régulateur britannique) ait ouvert une enquête. Celle-ci a permis l’ouverture de deux plaintes aux USA, l’une dans le New Jersey par Gina Bartone, l’autre en Californie par Mateo Canu. Les deux sont représentés par le cabinet Clarkson (non, rien à voir avec lui) Law Firm, spécialisé dans les actions d’intérêt public.
Les plaintes déposées accusent Meta d’avoir eu recours à une publicité mensongère, et d’avoir ignoré les lois sur la protection de la vie privée, en ayant particulièrement insisté dans ses publicités sur le respect de la vie privée de son produit connecté.
De son côté, Meta se défend en affirmant que ces vidéos sont filtrées et anonymisées par un algorithme avant d’être transmises à ses partenaires :
Lorsque les utilisateurs partagent du contenu avec Meta AI, nous faisons parfois appel à des prestataires pour examiner ces données, dans le but d’améliorer l’expérience, comme le font de nombreuses autres entreprises. Nous prenons des mesures pour filtrer ces données afin de protéger la vie privée des personnes et d’éviter que des informations permettant de les identifier ne soient examinées.
Cependant, l’automatisme semble avoir quelques soucis de fiabilité : le floutage automatique semble inopérant pour 15 à 20 % des cas au minimum selon les retours collectés par les journalistes, et les témoignages d’employés du prestataire vont dans ce sens :
On voit tout, des salons jusqu’aux corps nus.
En dehors de ces cas de vidéos envoyées à des prestataires sans que l’anonymisation soit fonctionnelle, d’autres utilisations restent problématiques, et ont tendance à se multiplier : utilisation en milieu restreint ou interdit pour vol de données sensibles, mais aussi vol de scènes intimes à domicile, à la plage ou dans les toilettes. Ces contenus volés, représentant bien souvent des femmes, sont ensuite diffusés au quatre coins du monde par des sites peu scrupuleux.
Si Meta peut difficilement contrer l’usage détourné qui est fait de ses produits, il reste cependant 100 % responsable des erreurs allant à l’encontre du RGPD, comme l’envoi de vidéos privées ou intimes à des prestataires. En plus de la procédure judiciaire lancée aux USA, des eurodéputés ont ainsi remonté ces cas à la Commission européenne, afin de statuer sur l’infraction et de mener une enquête complète sur le traitement, l’information du public et la collecte de son consentement avant d’envoyer ces données sur des serveurs étrangers.
Cette affaire rappelle que volontairement ou non, toute image ou prise de son effectuée avec un appareil connecté peut se retrouver diffusée sur internet. Sans même parler des usages illégaux et détournés, qui ne manquent jamais d’arriver, le simple fait d’utiliser ces systèmes peut amener à éparpiller la vie privée d’un proche sur les réseaux, du fait d’une faille dans le traitement ou la protection des données chez l’opérateur de ces outils.
En 2022, avec l'Apple Watch Ultra et quelques iPhone, Apple ajoutait la prise en charge de deux fréquences dans les récepteurs GPS de ses appareils. Mais les systèmes GNSS — Global Navigation Satellite System, c'est-à-dire les systèmes de localisation par satellites au sens large — continuent à évoluer, et certains périphériques passent maintenant sur trois ou même quatre fréquences.
Un satellite Galileo. Science Museum Collections, CC BY 4.0.
Parlons technique. Si la constellation GPS américaine est la plus connue (et est utilisée comme un nom commun), ce n'est pas la seule. Il existe des versions européenne (Galileo), russe (GLONASS) ou chinoise (BeiDou). De plus, les Indiens ou les Japonais ont des versions régionales, pour (dans certains cas) améliorer la précision dans une zone précise. Dans les différentes constellations, il y a aussi différentes fréquences, avec des signaux différents. Dans le cas du GPS américain, la fréquence L1 offre une localisation basique (4 à 8 mètres dans de bonnes conditions) mais la fréquence L5 améliore largement le résultat (1 à 2 mètres).
Mais depuis peu, selon The 5K Runner, les fabricants mettent en place des récepteurs capables de travailler sur trois fréquences, ce qui améliore encore un peu la précision. Quelques modèles, comme la Huawei Watch GT Runner 2, permettent déjà de travailler sur trois fréquences avec le réseau chinois (BeiDou) et selon, lui, les produits qui sortiront dans les prochaines années devraient profiter eux aussi de trois fréquences, probablement sur d'autres constellations. Il explique même qu'une quatrième fréquence pourrait être ajoutée en 2028.
Elle gère trois fréquences. Image Huawei.
Dans le cas de Galileo, la fréquence E6 permet une précision élevée (de l'ordre de 20 cm) mais elle amène des contraintes de consommation sur les récepteurs. Il explique qu'il existe des récepteurs capables de travailler sur huit fréquences simultanément pour obtenir une précision élevée, mais que la consommation nécessaire est un énorme problème. Un récepteur comme le NovAtel CPT7 demande jusqu'à 18 W, ce qui est évidemment beaucoup trop pour un smartphone ou une montre.
Les fabricants continuent à faire évoluer les puces
Quelques exemples de composants sont donnés : Synaptics dispose de puces double fréquence, tout comme Sony, Mediatek (avec sa filiale Airoha) ou u-blox. Dans tous les cas, l'accent est évidemment mis sur la consommation : la puce CXD5610 de Sony, par exemple, nécessite seulement 9 mW pour un suivi en continu. De même, les intégrateurs comme Qualcomm et Broadcom disposent de récepteurs dédiés, même s'ils n'ont pas encore annoncé de modèles capables de suivre trois fréquences.
Un satellite GPS.
Dans la pratique, travailler avec plusieurs fréquences améliore quelques points. Le premier est la précision intrinsèque : certaines fréquences sont plus précises que d'autres. Ensuite, surtout, travailler avec deux ou trois fréquences permet de détecter plus facilement les erreurs. Quand un signal arrive au récepteur avec un délai issu de rebonds à cause de l'environnement, l'utilisation de deux fréquences permet de détecter ce délai et éventuellement de le corriger, et le passage à trois ou quatre fréquences améliore encore ce point. Les récepteurs à trois fréquences pourraient descendre à une précision de 50 cm, et ceux à quatre passeraient à 20 cm environ.
Si les récepteurs à deux fréquences sont devenus courants en haut de gamme, ceux à trois fréquences devraient se généraliser dans les douze à dix-huit prochains mois, par exemple avec une Apple Watch Ultra 4 ou 5 chez Apple.
Le prix des AirPods Pro 3 continue de chuter doucement mais sûrement. Proposés en début de semaine à 219 € sur Amazon, ils sont désormais vendus 209 € sur la même boutique. C’est le prix le plus bas à ce jour sur Amazon France. Même les versions italiennes ou espagnoles du site de vente en ligne, habituellement plus agressives sur les prix, ne font pas mieux. Pour rappel, ces écouteurs sont affichés à 249 € chez Apple. L’économie atteint donc 40 € sur Amazon (-16 %).
AirPods Pro 3. Image WatchGeneration.
Les AirPods Pro 3 représentent ce qui se fait de mieux chez Apple en matière d’écouteurs. En plus des atouts habituels (intégration transparente à l’écosystème, simplicité d’utilisation, géolocalisation…), ils se distinguent par une qualité sonore impressionnante et une excellente réduction de bruit active. Ils peuvent même servir de capteur de fréquence cardiaque pour le suivi sportif. On ne peut que leur reprocher un micro encore médiocre et l’absence de batterie remplaçable.
Si vous n’appréciez pas les écouteurs intra-auriculaires, les AirPods 4 sont encore en promotion à des tarifs intéressants : 109 € (- 40 €) pour la version de base ou 169 € (- 30 €) pour la paire avec réduction de bruit active et le boîtier plus complet.
Jusqu’à présent, les rumeurs s’accordent à dire que l’Apple Watch Ultra 3 aura bel et bien un successeur cette année. Il faudra certes patienter jusqu’à la rentrée pour être fixé, mais si l’Ultra 3 n’avait pas apporté de bouleversements majeurs, sa remplaçante pourrait se montrer bien plus ambitieuse. C'est en tout cas ce que suggèrent les bruits de couloir qui circulent depuis plusieurs mois.
Image : WatchGeneration
Une débauche de capteurs sous le capot
Selon Digitimes, Apple aurait l'intention de mettre le paquet sur la santé. L'Apple Watch Ultra 4 pourrait doubler le nombre de composants dédiés à ses capteurs. L'objectif est limpide : réduire la dépendance aux interprétations algorithmiques pour s'appuyer sur des données matérielles plus brutes et précises.
Ce changement ne profiterait pas qu'à la fiabilité des mesures de santé. Il permettrait aussi de soulager le processeur et donc d'améliorer l'autonomie. En revanche, pour le "Graal" du suivi de la glycémie non invasif, les voyants sont toujours à l'orange : malgré des avancées encourageantes dans les labos de Cupertino, la fonctionnalité ne semble pas encore mûre pour cette année.
Un design qui bouge enfin ?
Le design, qui n'a quasiment pas bougé depuis l'introduction du premier modèle, pourrait lui aussi connaître quelques "altérations". Si les premières rumeurs évoquaient un ravalement de façade significatif, les rapports les plus récents se montrent un peu plus prudents.
Image : WatchGeneration
On espère toutefois qu'Apple profitera de ces ajustements pour revoir son bouton Action qui s’actionne parfois un peu trop facilement .
Touch ID : la fin du code sur l'écran ?
C’est peut-être la surprise du chef : le retour de la biométrie. Des indices débusqués dans le code d’iOS par Filipe Espósito mentionnent le support de « AppleMesa » pour les modèles de montres de 2026. Pour rappel, « Mesa » est le nom de code interne de Touch ID chez Apple.
Reste à savoir comment les ingénieurs comptent l'intégrer. Une intégration dans le bouton latéral ou dans la couronne digitale semble le scénario le plus crédible. Cela faciliterait grandement l'authentification pour Apple Pay ou le déverrouillage de la montre, évitant ainsi de tapoter son code sur un écran de 2 pouces.
Image : WatchGeneration
L’autonomie en ligne de mire
Enfin, l'endurance devrait encore progresser. Grâce à une nouvelle puce de la série S et à l'efficacité accrue des nouveaux capteurs, Digitimes table sur une amélioration notable de l'efficacité énergétique. Après un gain déjà observé sur l'Ultra 3 l'an dernier, l'Ultra 4 pourrait enfoncer le clou et conforter sa position de montre la plus autonome de la gamme.