Amazon fait des réductions particulièrement intéressantes sur les AirPods 4 en ce moment. Les écouteurs dans leur version de base sont en promotion à 109 € au lieu de 149 €, soit le même tarif plancher que lors du Black Friday.
Plus notable encore, les AirPods 4 avec réduction de bruit active (ANC) passent à 149 € au lieu de 199 €, un tarif inédit sur Amazon. Autrement dit, cette paire plus avancée se retrouve au même tarif que le modèle sans ANC en temps normal.
AirPods 4. Image Apple.
Les AirPods 4 avec ANC se distinguent par leur réduction de bruit active qui atténue les sons environnants et qui permet l’usage de la fonction Traduction en direct. Leur boîtier est également plus complet : il accepte la recharge sans fil (avec un chargeur Qi ou un chargeur d’Apple Watch), contrairement au modèle de base limité à l’USB-C, et intègre un haut-parleur pour faciliter la localisation avec la détection de proximité.
Sans atteindre le niveau d’isolation ni les fonctionnalités avancées des AirPods Pro 3, les AirPods 4 n’en restent pas moins une excellente option pour celles et ceux qui n’apprécient pas les écouteurs intra-auriculaires. Ils délivrent une très bonne qualité sonore et s’intègrent parfaitement à l’iPhone, au Mac et aux autres produits Apple. Ils ont même gagné de nouvelles fonctions avec iOS 26, comme la mise en pause automatique de la musique quand vous vous endormez.
À sa sortie, le Vision Pro a impressionné par ses différents environnements 3D dans lesquels l’utilisateur peut se plonger pour travailler. Très détaillés, ils entourent totalement le porteur du casque et disposent d’effets sonores immersifs. Apple a donné des explications sur leur construction à Cool Hunting, mettant en avant son sens du détail. On y apprend que chaque placement de rocher est le fruit d'un travail minutieux, tout comme l’ajout d’ombres ou les variations de lumière ambiante.
Le mont Hood dans le monde réel en haut, dans le Vision Pro en bas. Image Apple/Cool Hunting
Yuri Imoto, de l’équipe marketing produit de visionOS, et Matt Dessero, Human Interface Designer à la tête d’une équipe d’artistes spécialisés dans les effets visuels chez Apple, ont livré quelques détails sur les coulisses. Ils racontent multiplier les repérages pour les environnements terrestres comme le mont Hood ou Yosemite. Des équipes sont déployées sur place afin de prendre des photos à 360° et tourner des vidéos du matin au soir dans le but d’établir des références d'éclairage précises.
Le but n’est pas de proposer une simple photo 3D à 360°, mais une sorte de reconstruction fidèle. Apple s’appuie pour cela sur une capture haute résolution des textures, comme les parois rocheuses ou les écorces des arbres. Tout cela est associé à des scans LiDAR afin de construire un modèle géométrique 3D unifié.
La partie audio est évidemment très importante. Des maillages acoustiques personnalisés modélisent le comportement du son dans chaque espace, qu'il s'agisse des échos des parois granitiques de Yosemite ou du bruissement d’un sol de forêt. Certaines libertés sont prises, comme sur l’espace du mont Hood : une route à proximité a été complètement supprimée afin d’obtenir un résultat plus naturel.
Les choses sont plus complexes pour les environnements dans l’espace. Celui sur la Lune a été créé à partir d'images du programme Apollo de 1972, tandis que l'équipe a dû construire un monde plausible en ne se basant sur presque rien pour celui sur Jupiter arrivé avec visionOS 26. L’utilisateur ne se trouve pas directement sur la planète, mais sur Amalthée, la troisième lune de Jupiter.
L’environnement sur Jupiter ajoute de nouveaux contrôles. Image Apple/Cool Hunting
Les équipes d’Apple se sont donc rapprochées de la Nasa pour ces recherches, celle-ci les incitant à ajouter de la glace ou à affiner la diffusion de la lumière sous la surface à travers les plateaux glaciaires d’Amalthée. La conception a en partie été faite dans le Vision Pro afin que les équipes puissent mieux prendre en compte les échelles. Jupiter est le premier environnement laissant les utilisateurs faire défiler les heures de la journée pour observer les évolutions des ombres et le déplacement des lunes voisines.
Dans les réglages de watchOS, Apple vous demande systématiquement deux précisions : portez-vous votre montre au poignet gauche ou droit, et de quel côté se situe la Digital Crown ? Si l’on pourrait croire à une simple question de confort ergonomique pour orienter l’affichage, l'enjeu est en réalité bien plus technique.
Une question d'algorithmes, pas seulement d'affichage
Si Apple insiste sur ces détails, ce n’est pas par coquetterie. Certes, indiquer la position de la Digital Crown permet d'orienter l’interface dans le bon sens, mais pour ce qui est du choix du poignet, c'est une tout autre affaire. Pour vos mesures sportives, il est vital pour watchOS de savoir précisément quel bras fournit les données.
Suite à un test récent lors duquel j’ai omis de remettre le paramètres initial, j’ai pu constater à quel point une erreur de réglage peut fausser les résultats. Sans cette information, de nombreuses mesures deviennent imprécises. Le temps de contact moyen avec le sol lors d'une session de course à pied devient erratique, et l’algorithme de détection des nages en piscine — d’habitude si efficace — perd totalement le fil et ne reconnaît plus correctement vos mouvements.
Remettre les capteurs dans le droit chemin
Si vous trouvez que votre Apple Watch manque de précision malgré de bons réglages, il reste une solution : réinitialiser l’étalonnage des capteurs de mouvement. Il arrive parfois qu’après une mise à jour ou une réinitialisation, la montre perde ses repères dans la section "Mouvements et forme".
Pour remettre de l'ordre, tout se passe sur l'iPhone dans l’application Watch. Voici la marche à suivre :
Rendez-vous dans Confidentialité
Assurez-vous d’abord que le Suivi forme est bien activé.
Ensuite, juste en dessous, tapotez sur Réinitialisation de l’étalonnage de forme.
Avant de livrer des résultats précis, l’Apple Watch peut avoir besoin d’un peu de temps pour se calibrer à nouveau.
Dix ans après la première version, AsteroidOS passe en version 2.0. La première version, en 2016, permettait de remplacer le système d'exploitation de quelques montres connectées — pas les Apple Watch —, la seconde fait la même chose pour plus de produits.
Quelques captures de l'interface.
AsteroidOS est là pour remplacer notamment Wear OS (anciennement Android Wear), le système d'exploitation de Google. Ce n'est pas une ROM Android comme on pourrait en trouver sur des smartphones, mais une distribution GNU/Linux adaptée, pensée pour les montres. Le système n'est pas aussi complet que Wear OS, dans le sens où il ne propose pas d'App Store, mais il a plusieurs apps installées en standard : un agenda, un gestionnaire d'alarme, un lecteur de musique, etc. Il est toujours possible d'installer des apps manuellement, par ailleurs. Les montres sous AsteroidOS ne nécessitent pas stricto sensu un appareil supplémentaire (alors qu'une Apple Watch impose un iPhone) mais il existe des applications de synchronisation pour Android.
AsteroidOS offre actuellement les bases nécessaires pour des montres connectées, mais pas toutes les fonctions. Il n'est par exemple pas possible de passer des appels, même sur une montre équipée d'un modem cellulaire. La version 2.0 a tout de même ajouté la prise en charge des écrans allumés en permanence, des capteurs de fréquence cardiaque, de la boussole, du Bluetooth (audio et HID, c'est-à-dire clavier, souris, etc.). Il y a aussi de nombreux changements sur les apps, la prise en charge de 49 langues, etc.
De nombreuses montres supportées
La liste des montres qui accepte AsteroidOS 2.0 est assez large : OPPO Watch, TicWatch Pro (2018/2020), Pro 3, C2, C2+, E & S, LG Watch Urbane, G Watch, G Watch R, Watch W7, Motorola Moto 360 (2015), Asus Zenwatch 2, Zenwatch 1, Zenwatch 3, Huawei Watch, Watch 2, Polar M600, Fossil Gen 4, Gen 5 et Gen 6. Les Casio WSD-F10 et WSD-F20 sont prises en charge de façon expérimentale, comme la LG Watch Urbane de seconde génération, la Motorola Moto 360 de 2014, la Sony Smartwatch 3 et les Samsung Gear 2 et Gear Live. Une page donne les fonctions acceptées et le site officiel explique en détail comment installer le système.
Une partie des montres prises en charge.
Dans l'ensemble, le projet est intéressant car il permet de corriger le côté jetable des montres connectées, surtout quand la prise en charge est courte du côté du fabricant. Sur les montres connectées, il y a fréquemment une obsolescence matérielle forte (liée en simplifiant à la durée de vie de la batterie mais aussi aux performances des systèmes sur puce) mais aussi une obsolescence logicielle. Avec les évolutions des systèmes d'exploitation, certaines montres qui étaient à peu près utilisables au départ deviennent lentes avec le temps (oui, nous pensons aux Apple Watch). AsteroidOS permet au moins de garder un appareil utilisable, même si certaines fonctions sont absentes.
Toutes les rumeurs convergent : Apple devrait investir le segment des lunettes connectées d’ici 12 à 18 mois. Ce n’est un secret pour personne, quand la firme de Cupertino se lance sur un nouveau marché, elle arrive rarement la première. Mais elle arrive souvent avec une proposition qui redéfinit les attentes. Contrairement au secteur des casques de réalité virtuelle, qui peine encore à trouver son second souffle, celui des lunettes « intelligentes » affiche une santé de fer. Au premier semestre 2025, le secteur a bondi de 110 % selon une étude de Counterpoint Research. Apple a donc une carte maîtresse à jouer, mais une question demeure : comment compte-t-elle se distinguer de Meta, véritable fer de lance du domaine ?
L’assurance de Cupertino face à l’expérience de Meta
Mark Gurman, toujours bien informé sur les coulisses de l'Apple Park, apporte un éclairage intéressant sur la stratégie interne. Malgré l'avance considérable de Meta qui occupe le terrain depuis un certain temps déjà, les équipes d'Apple affichent une confiance inébranlable.
Si la différence se jouera évidemment sur le terrain logiciel, avec un duel annoncé entre Siri et Meta AI au cœur de leurs écosystèmes respectifs, Apple entend marquer sa différence sur le matériel. Pour justifier son positionnement premium, la marque à la pomme miserait sur des matériaux plus haut de gamme, mais surtout sur une architecture optique radicalement différente.
Concept imaginé à l’aide d’une IA
Le choix de la multiplication des capteurs
C’est sur la partie photo et vidéo que le fossé technologique pourrait se creuser. Actuellement, l’approche de Meta (notamment sur les Ray-Ban Meta) repose sur une certaine polyvalence matérielle : un capteur unique doit jongler entre les fonctions de vision par ordinateur (basse consommation) et la capture de médias en haute résolution.
À l'inverse, Apple privilégierait la spécialisation. Selon les sources proches du projet, les lunettes de Cupertino embarqueraient plusieurs caméras dédiées. Concrètement, chaque objectif aurait sa fonction propre : certains seraient réservés à l'analyse de l'environnement pour l'intelligence artificielle, tandis que d'autres s'occuperaient exclusivement de la prise de vue.
Le défi du prix : l'écueil à éviter
Toutefois, cette débauche de technologie ne devra pas se faire au détriment de l'accessibilité. Après l'accueil mitigé réservé au Vision Pro, principalement en raison de son tarif prohibitif, Apple devra faire attention à ne pas reproduire la même erreur.
Pour que le grand public saute le pas, Cupertino devra trouver le juste équilibre entre l'excellence matérielle et un prix qui ne réserve pas le produit qu'à une poignée de technophiles fortunés.
Image : Meta
Deux philosophies qui s'affrontent
En résumé, cette divergence technique illustre parfaitement la philosophie des deux entreprises. D'un côté, Meta cherche l'efficacité et l'intégration la plus fine possible dans un design classique à prix contenu. De l'autre, Apple semble prête à complexifier son matériel pour garantir une qualité d'image et une précision de reconnaissance supérieures. Pour l'heure, chaque camp est persuadé de détenir la formule gagnante. Reste à savoir si les utilisateurs préféreront la légèreté de l'approche de Meta ou la puissance de feu technologique promise par Apple. Dernier argument en faveur de Cupertino : la vie privée, mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour faire la différence auprès du grand public, si le reste n’est pas à la hauteur.