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Meta voudrait ajouter une fonction de reconnaissance faciale à ses lunettes connectées

Félix Cattafesta

vendredi 13 février à 16:41

Wearables

Meta voudrait enrichir ses lunettes connectées d’une fonction controversée : la reconnaissance faciale. Selon le New York Times, l’entreprise de Mark Zuckerberg envisage d’ajouter une telle nouveauté dans un futur produit. Appelée « Name Tag », cette fonction permettrait au porteur d’identifier les personnes afin d’obtenir des informations sur elles. L’occasion pour Meta de démarquer son produit des autres lunettes connectées tout en rendant l’assistant intégré plus utile.

Des lunettes Meta Ray-Ban. Image WatchGeneration

Meta n’est pas encore fixée sur la façon dont tout cela devrait fonctionner. Elle envisage une reconnaissance des personnes que l'utilisateur connaît et amies sur une plateforme Meta, mais aussi l'identification des personnes que le porteur ne connaît peut-être pas ayant un compte public sur une plateforme maison comme Instagram. Cependant, la fonctionnalité ne permettrait pas de rechercher n'importe quelle personne croisée dans la rue.

L’entreprise marcherait sur des œufs avec ce concept qui va sans doute en faire bondir plus d’un. Elle réfléchit depuis le début de l’année dernière à la bonne manière de lancer cette fonctionnalité comportant des « risques pour la sécurité et la confidentialité ». Dans ce document daté du mois de mai 2025, l’entreprise envisageait de dévoiler Name Tag à l’occasion d’une conférence pour les personnes malvoyantes avant de le mettre à la disposition du grand public. Ce lancement n’a pas abouti, et Meta envisage toujours de revoir complètement ses plans.

Dans son mémo interne, Meta estime que l’ambiance électrique aux États-Unis pourrait lui donner un coup de pouce pour lancer sa fonction. « Nous allons nous lancer dans un contexte politique dynamique où de nombreux groupes de la société civile susceptibles de nous attaquer concentreront leurs ressources sur d'autres préoccupations », peut-on lire dans le document.

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

L’entreprise a confirmé au New York Times travailler sur une telle technologie. « Nous développons des produits qui aident des millions de personnes à se connecter et à enrichir leur vie », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Bien que nous entendions souvent parler de l'intérêt pour ce type de fonctionnalité — et que certains produits existent déjà sur le marché —, nous continuons à réfléchir aux différentes options et adopterons une approche réfléchie avant de lancer quoi que ce soit ».

Les lunettes Meta Ray-Ban. Image WatchGeneration

Les rumeurs voulant que Meta retente le coup de la reconnaissance faciale ne datent pas d’hier. Mark Zuckerberg a envisagé l’idée dès 2021 pour ses premières lunettes, avant de repousser le projet à cause des problèmes techniques comme éthiques qu’il soulevait. En mai 2025, The Information rapportait que Meta développait une fonction de « super sens » combinant reconnaissance des visages et IA. L’administration Trump aurait adopté une approche plus souple et plus favorable aux entreprises en matière de confidentialité, incitant Meta à rouvrir le dossier.

En interne, Meta plancherait donc sur une paire de lunettes active toute la journée pour garder une trace de la journée et répondre à des questions sur ce qui a été fait. La reconnaissance faciale serait un point clé, par exemple pour rappeler au porteur d’effectuer une certaine tâche en croisant un collègue. L’idée tient à Meta : elle a acheté l’année dernière l’entreprise Limitless, qui commercialisait un collier-micro connecté capable d’enregistrer et de résumer des conversations à l'aide de l’IA.

Aperçu de l’app YouTube sur Vision Pro : deux ans d’attente pour ça ?

Stéphane Moussie

vendredi 13 février à 15:55

Apple Vision

À la surprise générale, Google a finalement daigné proposer une application YouTube pour le Vision Pro, une arrivée symbolique importante pour le casque d’Apple. Non pas qu’il était impossible de regarder YouTube jusque-là, on pouvait le faire avec Safari, mais les applications natives sont en général plus agréables à utiliser. C’est bien le cas ici… mais ce n’est pas parfait pour autant. Après deux ans d’attente, l’application YouTube se révèle même un peu décevante.

Application YouTube sur visionOS. Image WatchGeneration.

Dans les points positifs, Google a pris soin d’adapter l’interface à visionOS, il ne s’agit pas d’un simple portage de la version iPad. L’interface rappelle d’ailleurs celle de l’app YouTube sur le Galaxy XR, le concurrent direct du Vision Pro développé par Samsung.

Une barre latérale donne accès aux principales sections du service (Accueil, Shorts, Abonnements…) et une catégorie Spatial est mise en avant. Elle regroupe notamment des vidéos VR 180° (un format proche des Apple Immersive Video produites spécialement pour le Vision Pro) ainsi que des vidéos à 360°. Dans l’onglet de recherche, plusieurs filtres facilitent aussi l’accès à ces contenus VR180, 360° ou 3D.

La recherche avec les filtres spéciaux bien accessibles. Image WatchGeneration.

Pour ces vidéos pensées pour les casques de réalité virtuelle, le panneau de contrôle de lecture est flanqué de deux panneaux latéraux. Ceux-ci donnent accès aux informations sur la vidéo en cours et à des suggestions de contenus similaires. L’idée est bonne, mais on regrette qu’il soit impossible de masquer ces panneaux indépendamment : soit tout disparaît, soit tout reste affiché.

Contrôles pour les vidéos VR. Image WatchGeneration.

Sur le Vision Pro M2 qui a servi à mon essai, la qualité vidéo est limitée à la 4K (2160p). C’est malheureusement un tue-l’amour pour les vidéos VR180, qui apparaissent floues : cette définition est insuffisante pour un rendu net dans le casque avec ce type de contenu. À titre de comparaison, les vidéos immersives proposées par Apple dans l’app Apple TV, bien plus précises, sont en 8K. Le Vision Pro M5 a, lui, droit à la 8K dans l’app YouTube, peut-être grâce à sa capacité à décoder matériellement le codec AV1, une aptitude absente sur le M2.

Pour les vidéos en 2D en revanche, la 4K s’avère suffisante. L’image est nette et l’expérience est impressionnante, notamment lorsqu’on place un écran virtuel géant devant soi, que ce soit dans son environnement réel ou dans un décor virtuel.

Le Vision Pro M2 est limité à du 2160p. Image WatchGeneration.

Malheureusement, Google n’exploite pas pleinement les possibilités de visionOS sur ce terrain. Les applications Apple TV, Arte ou encore Disney+ proposent un mode cinéma qui masque les autres apps ouvertes et qui fait flotter la vidéo dans un environnement assombri pour renforcer l’immersion. Ce mode n’est pas disponible dans l’app YouTube, alors qu’il l’est dans Safari (après avoir passé la vidéo en plein écran, il faut appuyer sur le bouton Environnements en haut à gauche). Sur ce point précis, l’application native fait donc moins bien que le navigateur.

L’application YouTube se rattrape sur un point : je n’ai pas vu une seule pub pour l’instant, alors que je n’ai pas d’abonnement YouTube Premium. Il s’agit sûrement d’un oubli qui sera corrigé tôt ou tard.

Une vidéo 2D dans l’app YouTube. Image WatchGeneration.

En résumé, cette application native facilite la navigation dans YouTube sur le Vision Pro, mais elle manque d’ambition. L’absence du mode cinéma est difficile à comprendre après une attente aussi longue et la limitation à la 4K sur le Vision Pro M2 pénalise fortement les vidéos VR180.

Reste une question : pourquoi maintenant ? Ce ne sont ni les moyens humains ni les ressources financières qui ont manqué à Google pour développer cette application plus tôt. La décision est forcément stratégique, d’autant plus quand on se rappelle que le groupe a contraint une app tierce dédiée à YouTube à quitter l’App Store. Google a peut-être attendu de lancer YouTube sur sa propre plateforme Android XR avant de faire un pas vers Apple. À moins qu’Apple n’ait profité de son récent accord autour de Gemini pour glisser une petite clause sur l’arrivée de cette sur Vision Pro. À quand Netflix désormais ?

Les montres connectées pourraient aider à détecter une rechute dans une dépression

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 11:05

Montres connectées

Une étude publiée par la revue JAMA Psychiatry, effectuée sur 93 personnes, montre que les mesures prises par un bracelet connecté (ici un Fitbit) peuvent permettre de détecter une rechute dans le cas d'une dépression en rémission.

L'analyse du sommeil peut détecter une rechute.

Le but de l'étude, dont les données ont été collectées entre 2016 et 2019, était donc de vérifier que l'analyse du sommeil permet de détecter une rechute lors d'une dépression. C'est un problème important, car les troubles dépressifs majeurs touchent environ une personne sur vingt et les rechutes sont courantes (50 à 60 % des personnes touchées, dans les cinq ans). Dans le domaine de la dépression, les troubles du sommeil et du rythme circadien sont très répandus, et il y a une relation directe entre les symptômes dépressifs et les troubles en question.

Les personnes suivies ont donc porté le bracelet mais ont aussi été évaluées cliniquement de façon périodique, pour tenter de déterminer les signaux associés à une rechute. De nombreux paramètres ont été mesurés : heure de début et heure de fin du sommeil, durée du sommeil, durée de l'éveil, temps total de sommeil, efficacité du sommeil, régularité, etc.

Les paramètres liés à une rechute

L'étude montre qu'une régularité du sommeil plus faible et une efficacité plus faible sont associées à une rechute. Une grande irrégularité et une amplitude quotidienne plus faible des rythmes d'activité ont aussi été associées à la rechute, tout comme les réveils fréquents. Les données sont validées tant par les analyses des bracelets que par les résultats cliniques et les autodéclarations des personnes qui participaient.

Un bracelet Fitbit.

Malgré tout, les personnes à l'origine de l'étude donnent quelques limites, notamment le fait que l'échantillon était un peu faible. De plus, le nombre de rechutes a pu limiter le suivi et l'analyse : une rechute au début du suivi a pu fausser certains résultats. Enfin, les algorithmes tendent à gonfler l'efficacité du sommeil, un problème souvent relevé avec l'Apple Watch, par exemple.

watchOS 26.2 : Apple durcit (un peu) l’échelle du score de sommeil

watchOS 26.2 : Apple durcit (un peu) l’échelle du score de sommeil

Le problème principal est malheureusement plus compliqué, et n'est pas évoqué dans l'étude. Car si les analyses des mesures de sommeil (ou d'autres capteurs intégrés dans les bracelets et les montres) peuvent permettre de détecter différentes pathologies, les fabricants des appareils en question sont assez frileux sur les analyses en question, spécialement dans le cas d'Apple. Les appareils et les applications tendent donc souvent à fournir des données brutes, sans forcément analyser les données ou être proactifs sur ce qui est détecté, pour éviter les erreurs inhérentes à ce genre de traitements... tout en empêchant la détection de certains problèmes.

Source :

Astuce : comment voir plus souvent son cadran d’Apple Watch en diminuant les activités en direct

Félix Cattafesta

vendredi 13 février à 11:00

Apple Watch

watchOS 10 a introduit la Smart Stack (« Défilement intelligent »), une pile intelligente de widgets qui s’ajuste selon le contexte et vos habitudes. Depuis watchOS 11, elle peut aussi afficher des activités en direct (minuteurs, lecture multimédia, exercices…) au premier plan. Pratique, mais parfois énervant quand on s’attendait à tomber sur son cadran en levant le poignet. Voici comment corriger le tir.

Dans votre Apple Watch, rendez-vos dans l’app Réglages puis dans Défilement intelligent et Activités en direct. Ici, décochez la case « Lancement auto des activités en direct ». Il faudra désormais tourner la molette de la montre pour voir apparaître ces raccourcis, qui ne seront plus au premier plan par défaut.

watchOS 10 : la Smart Stack va bousculer toutes vos habitudes

watchOS 10 : la Smart Stack va bousculer toutes vos habitudes

Cet écran permet au passage de mettre en place des réglages plus fin. Vous pouvez y désactiver les activités en direct de chaque app Apple indépendamment. Il faudra cependant passer par les réglages de la montre sur iPhone pour ajuster celles des apps tierces. De quoi ne plus se retrouver nez à nez avec un minuteur ou les contrôles de lecture quand vous regardez votre montre.

Notons qu’il est possible de spécifiquement couper les contrôles de lecture vidéo/audio, qui peuvent être pratiques mais que vous n’avez peut être pas besoin de gérer depuis votre poignet. Il faudra pour cela cliquer sur la rubrique « Apps multimédias » dans la catégorie « Activités en direct ».

Ces réglages peuvent être une option intéressante si vous avez des minuteurs qui s’accumulent dans vos Activités en Direct. Il peut être intéressant de garder uniquement celles ayant un véritable intérêt au quotidien afin de voir plus souvent son cadran et d’accéder plus facilement aux widgets de la pile intelligente.

Sony annonce les WF-1000XM6 pour concurrencer les AirPods Pro 3

Félix Cattafesta

vendredi 13 février à 09:53

Audio

Les AirPods Pro 3 ont un nouveau concurrent ! Sony a lancé hier ses WF-1000XM6, des écouteurs haut de gamme facturés 299,99 €. Ils viennent prendre la relève des WF-1000XM5 lancés à l’été 2023 avec une réduction de bruit que l’on nous promet 25 % plus efficace.

Image Sony

Le format n’évolue pas, Sony continuant de proposer des écouteurs plus discrets que ceux d’Apple en l’absence de tige. Le fabricant a cependant légèrement revu la conception afin de les rendre plus confortables à porter, les rendant au passage 11 % plus compacts. Sony vante évidemment un excellent son, aidé par un algorithme d’IA qui restaure en temps réel les fichiers compressés pour une meilleure qualité.

Sur le plan technique, Sony met en avant une nouvelle chaîne de traitement pour l’ANC, combinant deux processeurs dédiés à l'audio et un optimiseur adaptatif. La marque indique aussi passer à quatre microphones par écouteur pour un gain surtout sur les fréquences moyennes à hautes

La partie appels est également revue : Sony vante un capteur à conduction osseuse, deux microphones focalisés sur la voix assistés par IA et un algorithme de réduction du bruit pour mieux isoler la voix. L’autonomie annoncée est de 8 heures avec réduction de bruit active, et jusqu’à 24 heures avec le boîtier. La recharge sans fil Qi est prise en charge.

Côté connectivité, Sony annonce une antenne 1,5 fois plus grande que sur le modèle précédent et des algorithmes visant à stabiliser la liaison. Les WF-1000XM6 sont aussi compatibles Bluetooth LE Audio et Auracast, avec une latence mise en avant comme plus faible (un point qui peut compter pour le jeu vidéo). Le Bluetooth multipoint est évidemment de la partie.

Auracast, la technologie audio qu

Auracast, la technologie audio qu'on adorerait utiliser si Apple s'en occupait vraiment

Image Sony

Les premiers tests sont globalement positifs, avec une réduction de bruit jugée plus solide, une signature sonore bien maîtrisée et des appels en progrès, même si l’autonomie et le confort restent à vérifier selon les oreilles. Ces nouveaux écouteurs sont disponibles en coloris noir ou platine pour un tarif de 299,99 € directement chez Sony. On peut imaginer qu’ils arriveront prochainement sur Amazon en remplacement de leurs prédécesseurs. Notons que le tarif baisse un peu, car les WF-1000XM5 étaient facturés 20 € de plus au lancement.