Grosse triche au baseball avec une petite Apple Watch

Florian Innocente |

Une Apple Watch se retrouve au cœur d'une affaire de triche entre de grandes équipes américaines de baseball. Les Red Sox de Boston qui caracolent en tête de leur ligue ont admis avoir utilisé la montre pour obtenir un avantage sur leurs adversaires et d'autres équipes.

[màJ le 19/10] : Une Fitbit plutôt qu'une Apple Watch pour les tricheurs des Red Sox

Ce sont les Yankees de New York, deuxièmes au classement de la côte Est, qui ont levé le lièvre et porté plainte, raconte le New York Times. Ils ont remarqué que l'un des membres de l'équipe d'entraineurs des Red Sox regardait son Apple Watch à des moments clefs du jeu.

Il recevait, de la part d'un complice dans l'équipe chargée de la réalisation des replay vidéo, une info sur la manière dont le lanceur adverse se préparait à envoyer la balle vers son batteur. Une tactique décidée pour chaque lancement et à laquelle le batteur doit s'adapter rapidement. L'entraineur répercutait alors ce détail à ses hommes sur le terrain afin qu'ils anticipent la trajectoire et la force prévues pour ces lancers.

Tim Cook à Fenway Park, chez les Red Sox, le 10 juin

Intercepter des gestes tactiques échangés par l'équipe adverse n'a rien d'illégal, rappelle le quotidien, sauf lorsqu'on commence à employer des moyens matériels pour y parvenir. Les risques encourus par les Red Sox à la lumière de cette découverte sont encore inconnus.

Les Red Sox ont d'ailleurs reconnu la pratique mais ils ont accusé en retour les Yankees d'utiliser les images des caméras retransmettant les images du match pour obtenir eux-aussi ce type d'informations.

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Faille de sécurité dans plusieurs pacemakers Abbott : une mise à jour à cœur fermé

Mickaël Bazoge |

Les quelques 40 000 porteurs français de pacemakers mis au point par le fabricant Abbott sont invités à procéder à une mise à jour logicielle de leur appareil chez leur cardiologue traitant. La FDA (Food and Drug Administration) a en effet confirmé la présence d’une faille de sécurité qui permettrait à un malandrin vraiment mal intentionné d’accéder au pacemaker pour, par exemple, en vider plus rapidement la batterie ou en accélérer le rythme cardiaque.

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Même si aucun cas de piratage n’a été relevé, on comprend l’urgence de pratiquer la mise à jour au plus vite, une opération qui se règle par télétransmission et ne demande que quelques minutes, explique Le Monde. Pour la France, les patients devront prendre leur mal en patience puisque le nouveau logiciel doit d’abord obtenir le feu vert des autorités sanitaires européennes, le « marquage CE ». Ce sésame devrait être délivré à la fin du mois d’octobre.

La faille touche neuf modèles de pacemakers (Accent SR RF et MRI, Assurity et Assurity MRI, Accent DR RF, Anthem RF, Allure et Allure Quadra RF, Quadra Allure MP RF. Aux États-Unis, ils sont un demi-million à transporter ces appareils au plus près de leur cœur. Les pacemakers sont devenus de véritables petits ordinateurs, avec lequel on peut communiquer (dans ce cas, par radiofréquence). Mais qui dit ordinateur, dit aussi vulnérabilité logicielle… Pour éviter à l’avenir ces problèmes, la FDA va imposer une cahier des charges “cybersécurité” pour les matériels médicaux, qui s’ajoutera aux normes existantes.

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Les stocks d'AirPods sont au vert et les délais fondent sur l'Apple Store

Florian Innocente |

Encore un petit effort et les AirPods seront disponibles sous 24h sur l'Apple Store, comme n'importe quel produit. En cette mi-journée on est passé, sur la boutique en ligne, d'un délai de 2-3 semaines à désormais 1-2 semaines, ce qui donne une livraison entre le 21 et le 28 septembre (merci Pierre-Antoine).

crédit : Wall Boat

Gageons qu'autour d'octobre ce délai aura fondu comme neige au soleil alors que les clients commenceront à cogiter pour leurs futurs achats de Noël. Il aura presque fallu attendre un an pour que cette situation se régularise, c'est un record, mais ces petits écouteurs cartonnent, à en croire les estimations de ventes (lire Aux États-Unis, les AirPods captent 85% du chiffre d'affaires des écouteurs sans fil).

Les délais sur l'Apple Store ne sont toutefois pas un reflet fidèle de la réalité. Apple privilégie visiblement ses partenaires distributeurs puisqu'on obtient facilement ces écouteurs depuis cet été chez Darty, Boulanger, la Fnac ou Orange.

Les voyants des stocks sont également au vert, aujourd'hui, dans les Apple Store de Montpellier, Lyon (Confluence et Part-Dieu), Carré-Sénart, Atlantis, Val d'Europe et Opéra à Paris.

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Les bracelets fitness s'essoufflent derrière les montres connectées

Florian Innocente |

Une transition est en train de s'opérer sur le marché entre, d'un côté, les simples bracelets santé et, de l'autre, les montres connectées pourvues d'apps téléchargeables, observe IDC. Les ventes de bracelets ont vu pour la première fois leur croissance annuelle virer au rouge (-0,9 %) au dernier trimestre, alors que celle des montres avec apps progresse à toute berzingue avec + 60,9 %.

L'annonce récente par Fitbit de sa nouvelle montre Ionic s'inscrit dans cette tendance. Alors que la marque voit ses ventes dévisser et espère rebondir après son acquisition de Pebble en décembre.

Fitbit Ionic

Les dernières génération de montres sont étanches, capables de suivre de plus en plus d'activités sportives, le GPS y devient presque monnaie courante (41,5 % en sont équipées contre 24,5 % il y a un an) et elles peuvent utiliser des apps à même de répondre à certains besoins du quotidien. Ce qu'un bracelet faisait très bien, une montre peut le faire maintenant aussi bien et proposer même plus sans pour autant coûter une fortune. Apple, en annonçant pour watchOS 4 la capacité de connecter sa montre aux équipements des salles de sports, renforce par exemple l'attrait de sa watch pour tous les férus de gym, une clientèle importante.

Sur le second trimestre de cette année, l'Apple Watch a ainsi vu ses ventes augmenter de presque 50 % sur un an (3,4 millions d'unités écoulées), donnant à Apple la deuxième place du classement mondial. Elle talonne Xiaomi (3,5 millions de ventes) qui propose des bracelets à prix très abordables. Apple se retrouve à égalité avec Fitbit mais pour celui-ci c'est une vraie glissade, avec des ventes en baisse de pratiquement 41 % sur un an.

Xiaomi Mi Band 2

Sur le long terme, le marché de la santé peut devenir un élément différenciateur, poursuit IDC : « L'industrie médicale nourrit un intérêt croissant pour les wearables et les attentes des consommateurs vont en augmentant. C'est là que des sociétés comme Apple et Fitbit ont moyen, potentiellement, de conserver leur avance. Leurs développements dans le suivi d'activité et, peut-être, dans la détection de problèmes de santé seront un élément différenciateur important vis-à-vis de leurs rivaux à bas coût » (lire aussi Apple mouline dur pour améliorer les fonctions sportives de l'Apple Watch).

Contrairement à beaucoup de ses concurrents, Apple a l'avantage de pouvoir inscrire sa montre dans son écosystème : avec l'iPhone, avec Siri, avec des accessoires comme les AirPods et avec son App Store. Aucun autre acteur ne peut rivaliser sur ce point.

watchOS 4 va connecter les Apple Watch avec de nombreux matériels de salles de sport

De même, contrairement à Android Wear, le développement de watchOS ne souffre d'aucun répit. Chaque année amène imperturbablement sa grande révision système, ainsi que des mises à jour matérielles sur les montres et des collections saisonnières pour les bracelets. Une évolution réglée comme du papier à musique qui s'avère importante lorsqu'il s'agit d'installer une nouvelle plateforme sur de bonnes fondations et de fidéliser ses clients.

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Le Studio3 de Beats accueille la puce W1

Nicolas Furno |

Apple continue d’améliorer la gamme d’écouteurs et casques Bluetooth de Beats en ajoutant sa propre puce W1. Conçue à l’origine pour les AirPods, elle a trouvé place dans les Solo3, les Powerbeats3 et les BeatsX. À partir d’aujourd'hui, un nouveau casque vient rejoindre la collection : le Studio3.

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Ce casque circumaural vient entourer les oreilles sans les toucher. C’est un modèle plus encombrant que le Solo3 qui vient se poser sur les oreilles, mais il apporte plusieurs avantages en contrepartie. Il devrait être plus confortable et surtout mieux isoler, notamment parce qu’il intègre une fonction d’isolation active du bruit.

Popularisée par Bose, cette technologie consiste à enregistrer en permanence les bruits autour de vous pour les annuler en envoyant une fréquence inversée en temps réel. L’isolation active est surtout efficace en train ou en avion, dans les environnements bruyants et réguliers. La filiale d’Apple évoque une annulation adaptative capable de s’adapter à l’environnement et le constructeur indique qu’elle surpasse celle de ses concurrents. Naturellement, il faudra voir à l’usage ce que cela donne réellement.

Le son lui-même est censé être adapté en temps réel en fonction du style de musique et de vos préférences. On imagine (et espère) qu’une app permettra de régler ce paramètre et de désactiver d’éventuels effets sonores appliqués par le casque.

La puce W1 apporte des avantages incontestables, les mêmes que sur tous les autres modèles. Connexion simplifiée et surtout transfert instantané d’un appareil à l’autre via son compte iCloud, mais aussi autonomie en hausse. Le Studio3 pourra tenir 40 heures en coupant l’isolation active, jusqu’à 22 heures « seulement » en la laissant activée. À titre de comparaison, le QC35 de Bose qui est son concurrent direct affiche 20 heures en Bluetooth et avec isolation active.

Par ailleurs, dix minutes de recharge doivent suffire à obtenir trois heures de musique. À ce sujet, quel dommage que Beats s’en tienne encore et toujours au micro-USB : le Lightning aurait été un meilleur candidat, ou mieux encore, l’USB-C qui commence à se généraliser.

Six coloris sont proposés, ici le bleu, le gris ombré et le rose porcelaine. Cliquer pour agrandir

Ce nouveau modèle est affiché à 350 €, trente de moins que chez Bose. Le Studio3 est livré avec une housse de transport et un câble jack qui intègre des commandes, un bon point pour les cas où le Bluetooth n’est pas une option.

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Réalité augmentée : les conseils d’Apple aux concepteurs d’interfaces

Anthony Nelzin-Santos |

Il y a plus de trente ans, Apple publiait la première version de ses Human Interface Guidelines, ses recommandations en matière de conception d’interfaces utilisateur. Symbole de l’incroyable évolution des technologies depuis lors, Apple vient de publier la première version de ses recommandations pour la réalité augmentée, qui s’annonce comme l’un des principaux centres d’intérêt d’iOS 11 et du prochain iPhone.

« Les applications peuvent utiliser la technologie de réalité augmentée d’Apple », ARKit, « pour plonger les utilisateurs dans un environnement où des objets virtuels réalistes se mêlant naturellement au monde réel. » Ces recommandations s’adressent moins aux développeurs qu’aux concepteurs d’interface, et expliquent donc clairement et simplement le principe de la réalité augmentée :

Dans les applications en réalité augmentée, la caméra de l’appareil est utilisée pour représenter l’environnement physique sur l’écran, en direct. Des objets virtuels en trois dimensions sont superposés à l’image, ce qui donne l’impression qu’ils existent réellement. L’utilisateur peut repositionner son appareil pour étudier les objets sous différents angles et, si cela est pertinent, interagir avec ces objets à l’aide de gestes et de mouvements.

Ces trois petites phrases ouvrent un univers de possibilités, dont des possibilités de concevoir des atrocités. Sans contraindre les concepteurs d’applications, Apple les invite à respecter quelques principes :

  • utiliser l’intégralité de l’écran, en minimisant le nombre de boutons et d’informations recouvrant la représentation de l’environnement de l’utilisateur ;
  • représenter les objets réalistes de manière réaliste, en prenant notamment garde à leurs dimensions, à leurs propriétés physiques, et à la gestion des textures et des ombres ;
  • prendre en compte les contraintes spatiales, les grandes pièces vides munies de larges surfaces planes étant un idéal théorique plutôt qu’une réalité pratique ;
  • garder à l’esprit le confort et la sécurité de l’utilisateur ;
  • introduire progressivement les mouvements et les déplacements, si l’application en nécessite ;
  • utiliser des sons et des vibrations pour renforcer l’immersion dans la réalité « mixte ».

Le champ de l’interface en réalité augmenté reste encore largement à défricher, mais les démonstrations proposées par Apple et les premières applications montrent clairement les limites immédiates. La première concerne l’« entrée » dans la réalité augmentée : les applications ARKit ont besoin de quelques secondes pour analyser l’environnement et détecter les différents plans de projection des objets. Apple propose aux développeurs d’impliquer les utilisateurs dans ce processus, d’en faire une partie de l’expérience plutôt qu’un obstacle technique.

La deuxième concerne le placement des objets virtuels dans l’environnement réel : les applications ARKit qui montrent qu’elles ont détecté une surface plane et accompagnent le placement d’un objet avec une mire sont plus immédiatement accessibles. La troisième concerne l’interaction avec ces objets : il faut préférer la manipulation directe à la manipulation par des boutons, limiter le mouvement à deux axes et la rotation à un axe, et privilégier les indicateurs graphiques aux indicateurs textuels.

Si ARKit représente une grande avancée dans le domaine de la réalité augmentée, il est loin d’être parfait. Apple invite les développeurs à guider clairement les utilisateurs : « allumez la lumière » si l’appareil ne reconnaît pas de surfaces, « bougez plus lentement » si l’appareil détecte des mouvements trop rapides… À tout moment, l’utilisateur devrait pouvoir remettre son environnement « mixte » à zéro, plutôt que d’être confronté à un problème insoluble.

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Google : des navigateurs web expérimentaux pour la réalité augmentée sur iOS et Android

Mickaël Bazoge |

ARKit fait régulièrement la une de l’actualité grâce aux applications qui, depuis la WWDC de juin, exploitent les outils de réalité augmentée mis au point par Apple. Et au vu de ce que les développeurs nous ont montré jusqu’à présent, la hype se justifie amplement ! Mais Google n’allait pas laisser toute la lumière à Apple : le moteur de recherche a lancé cette semaine ARCore, qui reprend peu ou prou les mêmes principes que la plateforme de la Pomme pour les apps Android. Mais pas uniquement.

Google propose également aux développeurs web de s’intéresser à la réalité augmentée, en utilisant non pas les outils de programmation d’Android, mais la bibliothèque Javascript three.ar.js que l’entreprise met à disposition de tous. Et pour mettre le pied à l’étrier, on pourra compiler et installer sur son appareil mobile un navigateur web spécialement conçu à cet effet, pour Android ou… pour iOS. Si le premier est une version expérimentale de Chromium basé sur ARCore, le butineur pour iOS s’appuie sur ARKit.

Les deux navigateurs peuvent ensuite accéder aux mêmes pages web contenant des « expériences » de réalité augmentée. Google en livre quatre (à cette adresse) qui n’ont certes rien d’exceptionnelles, mais qui donne une idée du potentiel de l’AR sur le web. Google prend soin de préciser que WebARonARCore et WebARonARKit, les deux apps en question, ne sont pas des navigateurs complets. De plus, les API Javascript fournies ne sont pas standards, elles n’ont d’ailleurs pas emprunté la voie de la standardisation. Il s’agit vraiment d’une expérimentation.

En ce qui concerne la standardisation de la réalité augmentée pour le web, on en est encore aux balbutiements (il existe un groupe de discussion sur le forum du W3C). La réalité virtuelle en revanche compte WebVR que les navigateurs commencent à prendre en charge, comme Firefox… et peut-être un jour Safari.

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