Réalité augmentée : Apple réplique à Google

Mickaël Bazoge |

Comme une réponse du berger à la bergère. Quelques heures après le lancement par Google de son succédané d'ARKit (lire : ARCore, la riposte de Google à ARKit), Apple réplique en présentant plusieurs applications iOS exploitant sa plateforme de réalité augmentée.

Une poignée de développeurs s'est rendue hier au siège d'Apple pour montrer leurs apps et discuter le bout de gras avec la presse présente autour du processus de développement. Étaient notamment présents Ikea, les réseaux télés Food Network et AMC, Giphy, Climax Studios et Touch Press. Vous trouverez dans cet article les démos en vidéo de quelques unes de ces applications.

Les développeurs ont loué la facilité de conception des apps avec les outils d'Apple, mais ils sont surtout intéressés par le volume important d'utilisateurs : les apps ARKit seront en effet accessibles à plus de 380 millions d'iPhone et d'iPad fonctionnant avec un A9 ou A10. Du côté d'ARCore, la solution concurrente de Google, on espère pouvoir toucher 100 millions de terminaux (avec en tête de pont les Pixel et le Galaxy S8).

Dit autrement, ARKit sera — après le coup de semonce de Pokémon GO — l'étincelle qui permettra à la réalité augmentée de devenir véritablement grand public. Et d'ouvrir aux développeurs de nouvelles perspectives.

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Les applications fin prêtes, ou presque

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The Walking Dead: Our World est un jeu produit par AMC, principal diffuseur de la série TV. Il faudra dégommer du zombie, dont les apparitions dans l'environnement immédiat du joueur devraient provoquer quelques frayeurs ! On progressera dans le jeu en shootant dans les morts-vivants et en secourant les pauvres âmes qui trainent, des survivants tirés de la série.

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The Very Hungry Caterpillar AR est une création Touch Presse. Derrière ce nom rigolo se cache l'adaptation d'un livre pour enfants, La Chenille qui fait des trous, d'Eric Carle. Il s'agit pour le mouflet de pointer des objets apparaissant sur l'écran de l'iPhone ou de l'iPad tout en suivant les aventures de la petite chenille.

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IKEA Place devrait rapidement être une application très populaire, ne serait-ce que par son utilisation assez logique de la réalité augmentée. On peut ainsi positionner des répliques virtuelles de meubles dans les pièces de sa maison. Pour commencer, le catalogue offrira 2 000 objets qu'IKEA a numérisés et retouchés. Un travail qui a demandé sept semaines de travail.

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Food Network In The Kitchen permet de placer des desserts (virtuels, hélas) et de les décorer à son goût. L'app s'accompagne de recettes pour réaliser les douceurs en question. Ici, la réalité augmentée sert surtout de prétexte pour s'amuser, ce n'est pas une partie intégrante de l'expérience.

Après les GIF dans les discussions, voici venir les GIF dans le monde réel ! GIPHY World permet en effet de placer des images animées où on le souhaite dans son environnement. On peut partager la scène avec ses amis, qui peuvent à leur tour ajouter des GIF. Plutôt intéressant sur le papier, mais est-ce que cette expérience ira plus loin que la simple démo technique ?

Arise est un jeu du studio Climax dans lequel il faudra aider un personnage à grimper dans des décors virtuels posés sur un bureau ou une table, bien réels ceux-là. Le niveau peut aussi être en suspension au-dessus du plancher.

Aucune date n'a été précisée pour ces applications. Quant à iOS 11, il faudra attendre le keynote (du 12 septembre sans doute) pour savoir quand la version finale sera disponible.

Mise à jour — À quelques encablures de la finale d'iOS 11, Apple fournit aux développeurs de nouveaux extraits de code afin de mieux exploiter ARKit, ainsi que des guidelines pour l'interface de leurs applications. C'est un document très complet qui est proposé à cette adresse, comprenant des conseils et des bonnes pratiques qui permettront aux utilisateurs de profiter au mieux des apps de réalité augmentée.

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ARCore, la riposte de Google à ARKit

Stéphane Moussie |

Je suis, je suis, je suis : un kit de développement qui permet de créer des applications tirant parti de la réalité augmentée et compatibles avec des dizaines de millions d’appareils… non, il ne s’agit pas d’ARKit, mais d’ARCore, un nouveau projet de Google.

Google expérimente la réalité augmentée depuis 2014 avec Tango, une technologie fonctionnant avec des appareils spécifiques bardés de caméras et de capteurs, le dernier en date étant le smartphone ZenFone AR.

Anticipant certainement la déferlante ARKit qui se profile — tous les iPhone et iPad avec une puce A9 ou A10 deviendront des lucarnes de réalité augmentée sous iOS 11 —, Mountain View passe la seconde et adopte la même stratégie qu’Apple.

La plateforme ARCore n’a pas besoin de capteur spécial ni de double appareil photo pour fonctionner, elle apporte la réalité augmentée aux smartphones Android ordinaires.

Le Pixel et le Galaxy S8 sont les deux premiers terminaux compatibles annoncés, et Google espère qu’ARCore sera utilisé sur 100 millions d’appareils à la fin de sa phase de bêta. Un chiffre sans commune mesure avec le nombre de terminaux Tango en circulation, mais malgré tout inférieur aux 380 millions d’iPhone qui pourront bénéficier d’ARKit dès la sortie d’iOS 11.

ARCore, qui fonctionne avec les outils habituels des développeurs Android (Java/OpenGL, Unity et Unreal Engine), apporte trois nouvelles capacités aux smartphones :

  • motion tracking : ARCore détermine la position et l’orientation du téléphone pendant qu’on le manipule. Les objets virtuels restent ainsi en place.
  • compréhension de l’environnement : ARCore détecte les surfaces horizontales, comme les tables ou les sols, où placer les objets virtuels.
  • mesure de la lumière : ARCore mesure la lumière ambiante afin de permettre aux développeurs d’éclairer les objets virtuels d’une manière réaliste.

Ce qu’ARCore ne sait pas faire à l’inverse de Tango, c’est la mesure de la profondeur, cette opération demandant un composant spécial, comme un capteur de détection par mesure du temps de vol — dont l’iPhone 8 bénéficiera.

« [Tango] nous a beaucoup appris, il nous a aidé à repousser les limites des apps mobiles, mais nous allons vraiment nous concentrer sur ARCore », déclare Clay Bavor, le responsable de la division réalité augmentée/virtuelle de Google, dans une interview à Ars Technica. Autrement dit, Tango est abandonné, et tant pis pour le ZenFone AR qui vient à peine d’être lancé.

Pour démocratiser le plus possible ARCore, Google entend le rendre indépendant des versions majeures d’Android dont le déploiement est toujours contraint par le bon vouloir des fabricants et des opérateurs.

Google n’a annoncé pour l’heure aucune app maison tirant parti d’ARCore, mais l’entreprise a déjà des idées en tête. « Pour la géolocalisation, au lieu d’essayer de trouver où votre point bleu se situe, Maps pourrait juste vous dire “va par ici” », expose Clay Bavor.

« Nous sommes vraiment enthousiastes au sujet d’ARCore. C’était ce dont nous rêvions en investissant pendant des années dans Tango. Notre objectif maintenant est de rendre la réalité augmentée courante. » Apple voit sa concurrence d’un seul coup augmenter.

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Apple s’occupe du support de Beddit

Mickaël Bazoge |

L’intégration de Beddit au sein d’Apple se poursuit à petit pas. En attendant de savoir ce que le constructeur compte faire de ce spécialiste du suivi du sommeil acheté en mai, la Pomme se charge désormais de son support clientèle. La page Contact de Beddit renvoie désormais directement sur l’assistance du site d’Apple, comme l’a remarqué Mark Gurman.

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Ce faisant, Apple montre son engagement envers des clients qui pouvaient légitimement s’inquiéter de l’avenir de la plateforme, qui compte non seulement des applications iOS et watchOS, mais également des accessoires à placer dans le lit. Le moniteur Beddit 3 est d’ailleurs toujours vendu sur l’Apple Store (150 €). Lors de l’acquisition, dont on ignore le montant, Beddit indiquait que les données personnelles de ses clients étaient elles aussi prises en charge par Apple et sa politique très stricte.

Le suivi du sommeil sera-t-il une des nouveautés de la prochaine Apple Watch ? Ça n’en prend pas le chemin, puisque l’on parle surtout d’une connexion cellulaire intégrée, mais qui sait. Réponse, sans doute, autour du 12 septembre.

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Fitbit s'essaye aux écouteurs Bluetooth avec les Flyer

Stéphane Moussie |

Pour accompagner sa nouvelle montre Ionic, Fitbit va commercialiser des écouteurs Bluetooth, les premiers de sa conception.

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« Des études montrent que 64 % des utilisateurs de bracelets/montres d’activité sont intéressés par l’achat d’écouteurs sans fil », déclare James Park, le CEO de Fitbit, dès lors il était normal que la marque se lance sur ce créneau.

Les Fitbit Flyer sont Bluetooth, mais pas entièrement sans fil comme les AirPods. À l’instar des BeatsX ou des Powerbeats, les deux oreillettes sont reliées par un câble passant derrière le cou.

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Pas de jaloux, Fitbit vise tout le monde avec les Flyer. Si vous êtes sportif, vous apprécierez la résistance à la transpiration ainsi que le choix des embouts et l’ajout d’ailettes pour un maintien optimal. Si vous ne l’êtes pas, les Flyer ont l’air suffisamment discret pour la vie de tous les jours. Une moitié des oreillettes est en aluminium. L’autre moitié en plastique se retire pour mettre l’ailette, si on le souhaite.

Les Fitbit Flyer disposent d’un son « de haute qualité » (le contraire aurait été étonnant) et de deux égaliseurs : Signature, pour un rendu fidèle, et Power Boost, pour plus de basse et de stéréo.

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La télécommande sur le câble dispose de deux micros et trois boutons. Les Fitbit Flyer peuvent être connectés simultanément à deux appareils et peuvent actionner les assistants des différentes plateformes (Siri, Google Assistant…).

Ils seront disponibles en octobre pour 129 €. Les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes.

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watchOS 4 bêta 8 pointe le bout de son nez

Nicolas Furno |

Dans la foulée d’iOS 11 bêta 8, voici une huitième bêta également pour watchOS 4. Comme toutes les versions précédentes, cette bêta est réservée aux développeurs et elle nécessite d’installer la version correspondante d’iOS sur l’iPhone associé à la montre.

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On ne s’attend pas à grand-chose de nouveau pour cette mise à jour, si ce n’est quelques ultimes corrections de bugs. La mise à jour pèse moins de 30 Mo sur une Series 0. S’il y a du nouveau, nous ne manquerons pas de vous en informer !

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Ionic, la montre de Fitbit à 349 € qui concurrence l'Apple Watch

Stéphane Moussie |

Fitbit lance finalement sa première montre connectée, la Ionic. Ce nouveau produit va plus loin que la Blaze lancée l’année dernière, qui était à mi-chemin entre le tracker d’activité et la montre. Fitbit entend cette fois vraiment concurrencer Apple et les partenaires de Google.

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La Ionic a un design un peu plus raffiné que la Blaze, mais elle reste toujours très carrée et n’est pas aussi chic qu’une Apple Watch en acier ou une montre Android Wear ronde. Fitbit essaye quand même de se sortir de l’ornière sportive en proposant des bracelets interchangeables en cuir.

Son boîtier est fabriqué en aluminium série 6 000. De petites bandes de plastique, similaires à celles au dos des derniers iPhone, sont présentes sur le côté pour laisser passer les ondes du Wi-Fi, du Bluetooth et du GPS (pas de connexion cellulaire). L’écran tactile « haute résolution » est aussi lumineux que celui de l’Apple Watch Series 2 (1 000 nits) et protégé par du Gorilla Glass 3. La montre est étanche jusqu’à 50 mètres.

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Les fonctions logicielles habituelles des produits Fitbit sont présentes : suivi des performances sportives, du sommeil, de la fréquence cardiaque, etc. En plus, la Ionic inaugure Fitbit OS, un système d’exploitation ouvert aux développeurs tiers. On pourra télécharger des applications autonomes, fonctionnant sans smartphone à côté, telles qu’AccuWeather, Strava, Uber, Nest, Flipboard… On pourra aussi personnaliser l’affichage de l’heure avec des cadrans de tierce partie.

Un kit de développement public sera mis à disposition en septembre. Pour attirer les éditeurs sur cette nouvelle plateforme qui part de zéro, Fitbit fait valoir que le développement est rapide et exploite des technologies très répandues (JavaScript et SVG), que l’on peut toucher une « communauté mondiale d’utilisateurs sur les plateformes Android, iOS et Windows » et que les entreprises du secteur de la santé disposeront d’une plateforme ouverte.

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Pour appuyer cette facette montre connectée, Fitbit lance aussi Fitbit Pay, un service de paiement sans contact. Pas de banque française parmi les partenaires de lancement, mais l’entreprise prévoit d’ajouter des pays et des banques dans le futur.

La Ionic peut aussi servir de baladeur musical (jusqu’à 300 morceaux stockés en local) et de centre de notifications, mais elle ne bénéficie pas d’une intégration aussi poussée avec l'iPhone que l’Apple Watch. Par exemple, si l’on peut lire ses messages, on ne peut pas y répondre depuis la montre.

Enfin, dernier point mis en avant par Fitbit, la Ionic a une autonomie supérieure à quatre jours. Une assertion qu’il faudra vérifier, car cela est très élevé pour une montre équipée d’un écran couleur.

La Fitbit Ionic Adidas disponible l’année prochaine. Cliquer pour agrandir

En bref, Fitbit signe là son produit le plus complet à ce jour et effectivement le plus à même de concurrencer l’Apple Watch. À 349 €, la Ionic est vendue le même prix que l’Apple Watch Series 1 (42 mm) ou 100 € de moins que la Series 2. Mais Cupertino pourrait frapper un grand coup dès le mois prochain en ajoutant à sa montre une connexion cellulaire.

Les précommandes pour la Ionic sont dès à présent ouvertes. Le produit sera disponible en octobre. Et de la même manière qu’Apple a noué un partenariat avec Nike, Fitbit lancera début 2018 une Ionic édition Adidas.

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Beats : les nouveaux coloris des casques Solo3 disponibles en France [et aussi les Pill+ et les PowerBeats3]

Mickaël Bazoge |

Il n'aura pas fallu attendre trop longtemps pour voir apparaitre les nouveaux coloris du Solo3 en France ! Les quatre casques, proposés à la vente depuis quelques jours aux États-Unis et au Royaume-Uni, sont ainsi disponibles depuis ce matin sur l'Apple Store en France, où ils sont vendus 299,95 € pièce, soit le même prix que les autres modèles.

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Regroupés au sein de la collection Urbaine, ces casques se déclinent en Bleu océan, Vert olive, Rouge brique et Gris asphalte. Ces casques supra-auriculaires sans fil, qui intègrent la puce W1 d'Apple, sont de bons modèles qui bénéficient d'une autonomie impressionnante (lire notre test). Et si ces coloris ne vous conviennent pas, la boutique d'Apple en propose bien d'autres.

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La folie des couleurs urbaines n'est pas terminée ! L'Apple Store commercialise aussi de nouvelles enceintes Bluetooth Pill+ en Vert caca d'oie olive et Gris asphalte (199,95 €). Et attendez, il y a aussi les Powerbeats3 dans les mêmes déclinaisons que le Solo3 (199,95 €).

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