Test du AirFly Pro : un adaptateur pour utiliser ses AirPods en avion

Félix Cattafesta |

Il vous est peut-être déjà arrivé de bougonner en vous asseyant à votre siège au départ d’un vol : le vieillissant système de divertissement face à vous fonctionne uniquement avec une prise mini-jack, vous condamnant à passer les heures à venir avec les inconfortables écouteurs filaires prêtés par la compagnie. Twelve South croit pouvoir répondre à ce problème grâce à son AirFly Pro, un adaptateur Bluetooth qui promet de rendre n’importe quel appareil compatible avec vos AirPods. Ce produit n’est pas une nouveauté au catalogue, le fabricant ayant toute une gamme AirFly qu’il renouvelle régulièrement. Facturée une cinquantaine d’euros, cette version Pro est-elle un bon investissement ? Réponse dans notre test.

Le contenu de la boîte.

L’AirFly Pro est un petit gadget faisant la taille d’un demi-boîtier d’AirPods affichant un poids plume de 16 grammes. Rien de bien sorcier dans le design : le produit est blanc, avec un gros bouton pour le couplage et un plus petit sur la droite pour le remettre à 0. Un taquet permet d’alterner entre deux modes de connexion, et un port USB-C sert à recharger l’accessoire. L’engin se branche grâce à son port mâle 3,5mm, recouvert par un capuchon.

La boîte contient un manuel en anglais (facilement trouvable en français sur le net) ainsi qu’une pochette de transport. Le câble livré est USB-C vers USB-A, ce qui n’est pas forcément un problème, car beaucoup d’avions ont encore des ports USB-A au niveau des sièges. Cela peut valoir le coup de le glisser dans son sac pour recharger un iPad, un iPhone 15, voire l’AirFly Pro si vous arrivez en fin de batterie.

Le couplage avec les AirPods est simple, mais un peu perturbant la première fois. Comme il n’y a pas d’écran pour valider la paire d’AirPods que l’on souhaite connecter, il faut passer les deux appareils en mode couplage et les coller côte à côte en espérant que cela fonctionne. La confirmation se fait à l’aide des voyants lumineux, et on avance donc à tâtons. Attention si vous avez une coque de protection pour votre boîtier d’écouteurs, qui peut parfois empêcher d’accéder au bouton arrière.

Beond donnera des Vision Pro à ses passagers pendant leur vol vers les Maldives

Florian Innocente |

La compagnie aérienne Beond va offrir un Vision Pro à ses passagers pendant leur vol. Il faudra toutefois partir aux Maldives, seule destination assurée par ce nouvel acteur dans le ciel. S'isoler dans son Vision Pro, pendant un vol, en regardant un film sur un écran virtuel large comme la cabine, fait partie des scénarios promus par Apple pour son casque. Les dirigeants de Beond ont pris la Pomme au mot et vont proposer à leurs clients d'utiliser un Vision Pro pendant leur voyage.

Crédit : Apple.

Les passagers auront tout loisir de regarder des vidéos faisant la promotion des Maldives et des activités qu'ils pourront y pratiquer. Une mise en bouche de ce qui les attend, vante le patron de la compagnie. Sur place, des films vont être bientôt tournés expressément pour être appréciés à leur juste mesure à travers le casque, explique le communiqué.

Crédit : BeOnd.

Beond est une toute jeune compagnie qui met le confort au premier rang de son service et fait des Maldives son unique destination. Le premier vol commercial s'est déroulé en novembre dernier, au départ de Munich. Beond vient tout juste de réceptionner son deuxième Airbus — 68 places pour le premier, 44 pour le second — afin d'effectuer plus de trajets depuis une petite poignée d'aéroports en Europe, en Asie-Pacifique et au Moyen-Orient. Beond vise une flotte de 32 avions, tous luxueusement équipés, d'ici 5 ans.

Les Vision Pro seront proposés à partir de juillet prochain à certains passagers. Il n'y a pas plus de détails, mais cela laisse supposer qu'il s'agira d'une prestation payante avec des casques en nombre limité. Cela peut même être vendu comme une option haut de gamme. Dès lors que le billet dans la classe "Opulence" de Beond coûte juste à peine moins cher qu'un Vision Pro.

Cela pourrait surtout requérir une solide organisation s'il faut tenir compte des tailles des cache-lumière et des problèmes de vue de chaque candidat, avec des inserts adaptés à prévoir. À moins que les porteurs de lunettes ne soient écartés d'office ! Après avoir fait la démonstration des consignes de sécurité à leurs passagers, les hôtesses et stewards pourront embrayer sur les bons gestes de l'informatique spatiale. Dans l'attente de voir si cette annonce se concrétise réellement, la compagnie aura attiré vers elle un peu de la lumière du lancement du Vision Pro…

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Spotify disponible sur le Vision Pro… grâce à un développeur tiers

Anthony Nelzin-Santos |

Spotify est maintenant disponible sur le Vision Pro, mais le service de streaming suédois n’y est pour rien. Inspiré par Christian Selig, qui est parti du site de YouTube pour bidouiller une application native, Peter Gammelgaard Poulsen est parti du site de Spotify pour bricoler une application visionOS. Le résultat, baptisé Vision Tunes, fait illusion.

Image WatchGeneration.

L’application, dont l’icône rappelle le carton du générique des Looney Tunes, adapte l’interface de la version web de Spotify aux canons d’interface de visionOS. Dans le casque, la fenêtre translucide évoque l’application tvOS, qui est plus fonctionnelle qu’élégante. La navigation trouve naturellement sa place dans la palette latérale et les contrôles de lecture dans un « ornement » sous la fenêtre.

Image WatchGeneration.

En attendant que Spotify se décide à proposer une application native, ce qui pourrait prendre un certain temps si l’on en juge par son intérêt envers l’intégration native au HomePod, Vision Tunes fera donc l’affaire. Comme Juno pour YouTube, Vision Tunes est proposée à 5,99 €.

YouTube, Spotify et bien d’autres apps n’ont rien prévu pour visionOS

YouTube, Spotify et bien d’autres apps n’ont rien prévu pour visionOS

Juno : un lecteur YouTube pour visionOS par le créateur d’Apollo

Juno : un lecteur YouTube pour visionOS par le créateur d’Apollo

YouTube prévoit finalement une app pour le Vision Pro

YouTube prévoit finalement une app pour le Vision Pro

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Les écouteurs oreilles libres Bose Ultra se posent sur l’oreille, pas à l’intérieur

Nicolas Furno |

Le dernier produit présenté par Bose est bien différent de ce que le constructeur ou même l’industrie proposaient jusque-là. Les « Écouteurs oreilles libres Bose Ultra », c’est leur nom officiel, ne s’insèrent pas à l’intérieur du conduit auditif comme les AirPods Pro ou même, dans une moindre mesure, les AirPods 3. Ils viennent s’accrocher sur l’extérieur de l’oreille et diffusent de la musique ou tout autre audio sans bloquer l’environnement. Aucune isolation passive ou encore moins active ici, l’idée est justement de ne pas être isolé du monde extérieur.

Image Bose.

À bien des égards, les promesses de Bose rappellent celle d’Apple avec le Vision Pro, qui intègre deux haut-parleurs juste à côté des oreilles. Ces écouteurs posés sur l’oreille doivent offrir un son spatial de qualité sans vous isoler. D’après les premiers tests, la qualité audio n’est pas aussi bonne qu’avec des écouteurs traditionnels, en particulier du côté des basses fréquences qui manquent particulièrement. Ils seront sans doute plus indiqués pour écouter des voix, podcasts ou appels, que de la musique, même si la qualité reste apparement correcte.

Ce design particulier a d’autres avantages, le premier étant le confort. Bose a conçu un produit en deux parties reliées par un morceau de silicone : une base avec la batterie est placée à l’arrière de l’oreille, l’autre avec l’écouteur est positionnée juste devant le canal auditif. Il faut manifestement s’habituer à les positionner correctement, car ce n’est pas aussi naturel qu’avec des appareils plus traditionnels. Une fois en place, les écouteurs oreilles libres Bose Ultra se font entièrement oublier et ce sera un avantage décisif, notamment pour tous ceux qui n’apprécient pas d’avoir quelque chose dans les oreilles.

Image Bose/watchGeneration.

Pour le reste, on est sur des écouteurs sans fil assez classiques en 2024, associés à un boîtier qui servira aussi à les recharger. Bose annonce jusqu’à 7,5 heures d’autonomie en mode classique et jusqu’à 4,5 heures avec l’audio spatial, sachant que l’étui peut ajouter jusqu’à 19,5 heures. Le boîtier lui-même ne se charge qu’en USB-C, il n’y a pas d’induction au programme. Le constructeur affiche aussi un indice d’étanchéité IPX4, ce qui devrait en faire de bons accessoires de sport.

Cette idée originale est payée au prix fort : le constructeur demande pas moins de 350 € pour les écouteurs oreilles libres Bose Ultra. On est bien au-delà des AirPods Pro 2, qui peuvent offrir un mode transparence pour les moments où il faut être attentif à ses alentours, mais qui imposent aussi de fermer son canal auditif. Si la proposition de Bose vous intéresse, vous pouvez commandez les écouteurs dès aujourd’hui, en blanc ou en noir.

Image Bose.

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TikTok disponible sur le Vision Pro dans une version optimisée

Stéphane Moussie |

TikTok est dès à présent à la page pour le Vision Pro. Cette application optimisée pour visionOS reprend les fonctionnalités principales des versions mobiles, comme les commentaires, les cœurs et les options de partage. Elle tire parti du large espace d’affichage disponible en exposant les commentaires et les profils dans un panneau latéral, à côté de la vidéo verticale.

Parmi les autres grandes plateformes de vidéo, YouTube n’a pas encore d’application visionOS, mais en prévoit une, et Netflix estime que ça ne vaut pas le coup pour le moment. Disney+ et myCanal ont des applications optimisées, tandis que Prime Video propose seulement son app iPad.

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Rétropédalage de Peloton, qui garde la compatibilité GymKit

Stéphane Moussie |

Face à la bronca de ses clients, Peloton fait machine arrière. Seulement deux jours après avoir annoncé la fin de la prise en charge de GymKit, le fabricant de vélos et de tapis de course d'appartement déclare que cette option va finalement perdurer.

Peloton Bike+

« Nous vous avons entendu haut et fort, il s’agit d’une fonctionnalité importante pour vous », écrit Peloton dans un email adressé à ses clients. La compatibilité GymKit permet de synchroniser les données d’un équipement sportif avec l’Apple Watch, permettant ainsi d’avoir ces infos au poignet et dans l’écosystème Apple.

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Test du Vision Pro : au doigt et à l’œil

Félix Cattafesta |

Après un méticuleux déballage suivi d’une séance d’essayage des différents bandeaux, il était plus que temps d’enfiler le Vision Pro. Mise en route, premières sensations, nouvelles méthodes de contrôles… Plongeons ensemble dans le monde de l’informatique spatiale.

Sommaire général du test

Le Vision Pro étant un appareil drastiquement différent de ce que l’on a l’habitude de voir, nous vous proposons un test complet en plusieurs parties. Les prochains articles seront publiés dans les jours qui viennent sur WatchGeneration.

Premiers contacts

Le Vision Pro affiche tout d’abord un écran noir une fois sur le nez, et vous demandera de maintenir la couronne digitale en son sommet enfoncée pendant quelques instants afin d’adapter les lentilles à l’écart entre vos yeux. Cela étant fait, votre environnement apparaît comme si vous ne portiez que de simples lunettes. Cette entrée en matière permet d’immédiatement juger de l’efficacité du passthrough, la technologie qui filme l’environnement à l’aide de caméras frontales pour le restituer à travers les écrans du Vision Pro.

Les attentes à ce niveau étaient hautes tant les retours enthousiastes ont été nombreux lors des premières démos. Les vidéos marketing d’Apple donnent l’impression que l’on peut voir dans le casque de façon aussi claire qu’à travers des lunettes. Et en enfilant le Vision Pro en pleine journée dans un bureau éclairé, le résultat rend… bien. On peut voir son environnement en couleur de manière très correcte, avec tout de même un léger grain qui trahit le fait qu’on ne regarde finalement qu’un flux vidéo. À peine le temps de reprendre son souffle que le mot « Hello » se trace dans les airs, tandis que les haut-parleurs jouent une note magistrale. L’effet est réussi.

L’appareil lance ensuite une petite vidéo de présentation apparaissant dans une fenêtre flottante. C’est basique, mais déjà impressionnant : la vidéo est d’une excellente qualité, et on peut s’en approcher sans voir ressortir aucun pixel. C’est aussi le moment de constater que les fenêtres sont correctement figées dans l’espace, sans effet de tremblement ou de recul que l’on a parfois pu voir sur certaines expériences en réalité augmentée pour iOS. De ce point de vue là, c’est assez magique, et ça l’est encore plus quand on réalise que les fenêtres produisent de véritables ombres dans son salon. L’attention au détail d’Apple est bien là.

Un nouveau type d’interaction

Arrive ensuite la mise en place de ce qui sera le clavier et la souris de visionOS, à savoir vos mains et vos yeux. Le système vous invite à regarder vos paluches pendant quelques instants pour les enregistrer, celles-ci servant par la suite d’équivalent au clic gauche. On passe ensuite à la configuration du suivi des yeux, qui feront office de curseur. En pratique, vous regardez un élément de l’interface (bouton « suivant », zone de texte, etc.) avant de « cliquer » en effectuant un pincement de doigt. Pas besoin de montrer ostensiblement sa main au casque étant donné que celui-ci est bardé de caméras, et on peut donc la laisser reposer dans une position confortable.

La calibration des yeux est assez fun étant donné que l’on voit plusieurs petits points se mettre à flotter dans la pièce. Il faut les regarder avant d’effectuer un pincement des doigts pour les « cocher ». Cette mise en jambe fait office de petit tutoriel, et la démarche est à répéter 3 fois dans différents environnements lumineux. Elle peut être réeffectuée à tout moment depuis les Réglages, ou encore en appuyant quatre fois sur le bouton supérieur du casque. Cela sera pratique pour prêter son Vision Pro à un ami, le suivi des yeux étant difficilement utilisable sans calibration personnalisée.

Le calibrage des yeux sur visionOS.

Il faut prendre le coup de main de ce nouveau mode d’interaction, au centre de l’expérience de visionOS et qui est immédiatement mis en pratique pour la suite de la configuration du casque. Les premières minutes sont bluffantes tant le système est réactif, et il suffit de regarder une partie de l’interface pour la voir se mettre en surbrillance. Le clic est aisé, et il y a sans conteste un côté magique : on se croirait dans un film de science-fiction. Mis à part si vous avez essayé le Quest Pro, c’est sans doute la première fois qu’un appareil réagira directement en fonction de là où vous regardez.

De son côté, le passthrough impressionne sans vraiment émerveiller. Si c’est sans doute le meilleur du marché et un très gros cran au-dessus du Quest 3, l’image garde un certain grain et un manque de netteté qui ne disparaissent jamais même lors d’une journée ensoleillée. Cela vient du fait que l'écran n'est pas entièrement DCI-P3, et qu'il ne peut donc reproduire « que » la moitié des couleurs visibles par l'œil humain. La qualité se dégrade brusquement dès lors que l’on baisse la lumière, et l’écran d’un iPhone est difficile à lire sans augmenter légèrement la taille de la police. On peut lire une notification ou sur un écran, mais cela demande pour ma part de se concentrer d’une manière désagréable alors que je ne porte pas de lunettes et que je n’ai pas de problème de vue particulier.

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