Depuis le lancement du Vision Pro, une application1 manque réellement au casque d'Apple, pour les amateurs de loisir : YouTube. Le seul moyen de profiter du service de Google était en effet de passer par le navigateur, et c'est une voie qui a des limites. Mais ce problème est enfin réglé : Google vient de publier une app YouTube pour visionOS.
YouTube sur Vision Pro.
Elle est compatible avec les deux versions du casque, simplifie la navigation et prend en charge les différents modes dédiés à la réalité virtuelle que YouTube propose, que ce soit les vidéos à 360° ou celle en VR180 (un format Google qui permet de voir un environnement en 3D positionné uniquement devant l'utilisateur). Google annonce aussi que les vidéos en 8K sont prises en charge sur le modèle M5. Ce n'est pas lié à la qualité de la dalle, mais plus probablement au fait que le M5 est capable de décoder matériellement le codec AV1.
Depuis watchOS 9, Apple affine le suivi du sommeil sur l’Apple Watch. Données détaillées, graphiques précis, promesses de rigueur scientifique : que valent réellement ces mesures une fois la montre retirée du poignet ?
Le suivi du sommeil chez Apple : une approche progressive
Apple n’a jamais abordé le sommeil de manière spectaculaire. Contrairement à plusieurs acteurs du marché, la marque a préféré avancer par paliers et intégrer le suivi nocturne relativement tard dans son écosystème. Cette retenue, souvent commentée, traduit une certaine prudence. Le sommeil demeure un terrain complexe, situé à la frontière entre observation physiologique et interprétation statistique.
Aujourd’hui, l’Apple Watch distingue plusieurs phases nocturnes (éveil, léger, profond et paradoxal) grâce à un ensemble de capteurs déjà présents au poignet. Accéléromètre, gyroscope et capteur cardiaque fonctionnent en synergie. La fréquence respiratoire s’ajoute à l’analyse, observée de manière indirecte pendant la nuit. Chaque matin, les résultats apparaissent dans l’application Santé sous une forme claire, accessible, presque didactique.
Ce suivi s’inscrit dans une logique plus globale. Le sommeil ne se limite pas à une donnée isolée, il interagit avec l’activité physique, la variabilité de la fréquence cardiaque et l’exposition quotidienne à la lumière. Cette vision transversale fait partie des meilleures fonctionnalités de l’Apple Watch, sans pour autant dissiper toutes les interrogations liées à la précision des mesures.
Ce que mesurent réellement les capteurs nocturnes
L’Apple Watch n’observe pas l’activité cérébrale. Elle ne capte ni les ondes neuronales ni les micro-éveils, comme le ferait un électroencéphalogramme en milieu clinique. L’analyse repose exclusivement sur des corrélations statistiques. Les mouvements du poignet, les variations du rythme cardiaque ainsi que les cycles respiratoires servent d’indices pour estimer les différentes phases du sommeil.
Dans les faits, ces estimations se montrent cohérentes lorsqu’il s’agit d’identifier les grandes tendances. Une nuit fragmentée apparaît nettement. Une accumulation de fatigue ressort sur plusieurs jours. En revanche, la distinction fine entre sommeil profond et sommeil paradoxal reste délicate. Plusieurs travaux indépendants ont mis en évidence les difficultés rencontrées par les montres connectées, Apple incluse, pour différencier ces stades de façon constante.
La force du système conçu par Apple réside surtout dans la stabilité de ses algorithmes. Les variations d’une nuit à l’autre se révèlent moins erratiques que chez certains concurrents. Cette régularité facilite l’analyse sur la durée, à condition d’accepter une part d’approximation inhérente à ce type de technologie.
Apple Watch face aux références médicales
Comparer une Apple Watch à une polysomnographie hospitalière revient à opposer deux univers radicalement différents. D’un côté, un dispositif clinique lourd, truffé d’électrodes, supervisé par des professionnels de santé. De l’autre, un objet grand public pensé pour le confort et l’usage quotidien.
Les tests réalisés en conditions contrôlées montrent un écart mesurable. L’Apple Watch identifie correctement les périodes de sommeil et d’éveil dans la majorité des situations. Les erreurs manifestes restent rares. En revanche, la durée exacte des phases profondes diverge régulièrement des données issues des examens médicaux de référence.
Cela ne signifie pas que la montre se trompe systématiquement. Elle propose une lecture interprétative. Pour un usage personnel, cette lecture suffit à repérer des anomalies récurrentes : nuits trop courtes, fragmentation excessive, horaires instables. En revanche, elle ne se substitue pas à un diagnostic clinique, notamment en cas de suspicion d’apnée du sommeil, voire d’insomnie persistante.
Sur WatchGeneration, ce point avait déjà été abordé dans le dossier consacré au suivi santé de l’Apple Watch. Celui-ci rappelle que la frontière entre bien-être connecté et outil médical reste clairement assumée par Apple.
Les limites souvent ignorées par les utilisateurs
L’une des faiblesses majeures du suivi du sommeil réside dans l’usage réel. Une Apple Watch doit être portée correctement, avec un serrage adapté et une autonomie suffisante. Dans la pratique, de nombreux utilisateurs rechargent leur montre pendant la nuit. Certains vont jusqu’à la retirer par inconfort. Ces habitudes altèrent la qualité des données, parfois sans que l’on en ait conscience.
Un autre facteur sous-estimé s’incarne dans l’influence des routines de coucher. Le système repose sur des plages horaires définies à l’avance. Un endormissement hors de ces créneaux perturbe la détection initiale du sommeil. Les travailleurs nocturnes, tout comme ceux aux horaires irréguliers, rencontrent fréquemment ce type de décalage, avec des graphiques partiels et des débuts de nuit mal interprétés.
Enfin, la lecture des résultats demande un minimum de recul. Une mauvaise nuit isolée n’a rien d’alarmant. Pourtant, l’accumulation de données favorise parfois une forme d’auto-surveillance excessive. Apple tente d’en limiter les effets et met l’accent sur des tendances hebdomadaires, jugées plus pertinentes que des alertes ponctuelles.
L’intégration dans l’écosystème Apple : un vrai atout
Là où la montre connectée Apple se démarque nettement, c’est dans sa capacité à contextualiser le sommeil. Les données nocturnes dialoguent avec l’iPhone, l’iPad et le Mac. Le mode Sommeil influe sur les notifications, la luminosité des écrans et les rappels de coucher.
Cette cohérence renforce la pertinence des analyses sur le long terme. Une dégradation de la qualité du sommeil peut être mise en relation avec une hausse de la charge d’entraînement, associée à une diminution des phases de récupération. L’utilisateur ne consulte plus une métrique isolée, mais un ensemble cohérent intégré à son quotidien numérique.
Cette lecture correspond au traitement habituel de ce type de sujet sur WatchGeneration, davantage centré sur l’usage que sur la seule performance chiffrée. La technologie gagne en pertinence lorsqu’elle s’efface derrière l’usage. Dans ce cadre précis, le suivi du sommeil de l’Apple Watch trouve une légitimité que les chiffres bruts ne suffiraient pas à justifier seuls.
Faut-il se fier aux résultats au quotidien ?
La question de la fiabilité appelle une réponse nuancée. La montre connectée Apple ne délivre pas une vérité médicale absolue. Elle soumet une photographie approximative, mais cohérente du sommeil. Pour une personne en bonne santé, cette photographie aide à ajuster ses habitudes : horaires plus réguliers, meilleure récupération, attention portée aux signaux de fatigue.
Dès que des troubles plus sérieux apparaissent, la montre atteint toutefois ses limites. Apple le reconnaît implicitement dans ses mentions légales. Le suivi du sommeil relève du bien-être, pas du diagnostic. Cette distinction, parfois frustrante, évite des interprétations hâtives et des conclusions anxiogènes liées à des nuits atypiques.
Pour conclure, l’Apple Watch ne transforme pas son porteur en patient sous surveillance médicale. Elle agit plutôt comme un miroir nocturne, imparfait mais instructif. Sa fiabilité se juge moins à la minute près qu’à sa capacité à révéler des tendances durables, lisibles sur plusieurs semaines. À condition de conserver une distance critique et de ne pas surinterpréter chaque graphique, le suivi du sommeil proposé par Apple s’impose comme un outil d’observation pertinent, fidèle à l’ADN de la marque et à sa recherche de cohérence logicielle.
Les casques à réduction de bruit, c’est très bien… jusqu’à ce qu’ils camouflent un bruit que l’on aurait bien aimé entendre ! C’est le cas d’une sonnette un peu faible ou lorsque quelqu’un frappe à la porte. Heureusement, Apple propose une fonction pour vous prévenir quand l’iPhone repère certains sons.
Image WatchGeneration
Celle-ci s’appelle « Reconnaissance des sons » et peut être trouvée dans les Réglages d’iOS, rubrique Accessibilité puis Reconnaissance des sons. Il faut télécharger un petit fichier d’une vingtaine de Mo à la première activation. Le système propose ensuite une liste de sons à reconnaître.
Ceux-ci sont variés : on y trouve différents types d’alarmes, des bruits d’animaux ou d’autres liés à de multiples objets. L’iPhone peut par exemple reconnaitre un klaxon, un bris de verre, un écoulement d’eau ou encore une bouilloire. Le téléphone peut également reconnaître des pleurs de bébé ou une quinte de toux.
Une fois les bruits sélectionnés, iOS va vous envoyer une notification (à la sonnerie personnalisable) lorsque le bruit est détecté. Il est possible d’ajouter un raccourci « Reconnaissance des sons » dans le centre de contrôle pour en activer ou en désactiver un à la volée. Cela sera pratique si vous voulez seulement repérer les bruits de sonnettes chez vous par exemple.
L'iPhone peut apprendre des sons. Image WatchGeneration
Notons que si l’iPhone ne reconnaît pas votre sonnette ou un appareil ménager particulier, il est possible de lui apprendre à la détecter. Dans le menu « Reconnaissance des sons » se trouve une option « Appareil électroménager ou sonnette personnalisé ». Il faut alors la faire sonner cinq fois de suite à proximité du téléphone pour l’enregistrer.
WebKit, le moteur de rendu web d’Apple, évolue parallèlement aux mises à jour des systèmes d’exploitation et c’est pour cette raison que la version 26.3 du moteur a été publiée en même temps que les OS 26.3. La liste des nouveautés est détaillée sur le blog officiel du projet et une fois n’est pas coutume, le Vision Pro a droit à un changement important. La version de Safari incluse dans visionOS 26.3 assombrit désormais l’environnement autour d’une vidéo qui est lue « en plein écran ».
Une vidéo lue en plein écran dans Safari sous visionOS 26.3, avec l’environnement automatiquement assombri. Image WebKit.
La notion même de plein écran n’a plus trop de sens dans un casque de réalité virtuelle et elle ne s’affiche pas sur toute la surface de visionOS, on peut s’en douter. La vidéo lue depuis Safari reste limitée à un rectangle flottant, mais le fait d’assombrir la zone autour de la vidéo devrait renforcer la sensation d’immersion. C’est certainement l’équivalent du mode plein écran sur nos appareils traditionnels limités à la 2D.
Parmi les autres nouveautés dans WebKit 26.3, on peut citer l’arrivée de Zstandard (Zstd), un algorithme de compression des contenus géré par Meta qui vient s’ajouter à gzip, le plus courant, et Brotli. Vous l’ignorez peut-être, mais les contenus affichés dans votre navigateur web sont en général compressés par le serveur qui les distribue. C’est une bonne manière d’économiser la bande-passante, sans aucun effet visible pour les utilisateurs puisque le navigateur se charge de les décompresser à la volée. C’est pour cette raison que WebKit doit gérer spécifiquement l’algorithme, qui promet d’obtenir des fichiers encore plus compacts tout en accélérant les opérations de (dé)compression par rapport aux alternatives.
La prise en charge de Zstd reste limitée à l’heure actuelle, même si on peut l’activer depuis bien des années dans le serveur web Caddy et nginx peut le faire grâce à un module. Côté navigateur web, Safari rejoint Firefox, Chrome et tous les navigateurs basés sur Chromium . Apple note qu’il faut macOS 26.3 pour en bénéficier, même si Safari 26.3 sera distribué sur d’anciennes versions du système d’exploitation dédié aux Mac.
Parmi les autres changements, on repère des ajustements pour les sites web construits autour d’une seule page pour imiter une app. Il y a comme toujours une longue liste de corrections et améliorations mineures, à retrouver sur le blog officiel du projet.
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Fonctions intelligentes : ils profitent pleinement des nouveautés d'iOS 26, comme la mise en pause automatique nocturne lorsque vous sombrez dans les bras de Morphée.
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Avec cette génération, Apple a encore affiné la qualité sonore et l'efficacité de l'annulation de bruit, faisant de ces écouteurs un compagnon de route indispensable pour les possesseurs d'iPhone.