Autour du Vision Pro flotte un parfum tenace, celui du fameux "champ de distorsion de la réalité". D'un côté, une petite frange d'irréductibles persuadée d'avoir trouvé le Saint Graal de l'informatique spatiale. De l'autre, les chiffres, implacables : le casque est le plus grand accident industriel d'Apple depuis des décennies. Entre l'ego d'un dirigeant sur le départ et le pragmatisme de son successeur, anatomie d'un échec fascinant.
Il faut le dire et le répéter : deux choses peuvent être parfaitement vraies en même temps. Le Vision Pro possède des cas d'usage uniques, une technologie embarquée qui fait rêver et un potentiel bluffant. Mais quand une entreprise génère près de 90 milliards de dollars de chiffre d'affaires par trimestre, vendre une poignée de casques, après avoir englouti des milliards en R&D, s'appelle un échec. Un naufrage commercial d'une ampleur inédite à Cupertino depuis bien longtemps. Il faut remonter très, très haut pour retrouver trace d'une telle déroute.
Plus les choses avancent, plus la rumeur autour des supposés AirPods Ultra prend du plomb dans l'aile. Initialement, cette nouvelle paire d'écouteurs devait pointer le bout de son nez d'ici la fin de l'année. Mais entre les difficultés de développement liées à Siri et les évidents soucis de confidentialité inhérents à la présence de caméras qui semble-t-il effraient les dirigeants d’Apple, la commercialisation avait d'ores et déjà glissé vers 2027. Aujourd'hui, un nouveau coup de froid s'abat sur le projet.
Un coup d'arrêt soudain
Dernière nouvelle en date, et si l'on en croit le fuiteur Kosutami, le développement serait purement et simplement au point mort. Une indiscrétion d'autant plus surprenante qu'au mois de mai dernier, malgré les obstacles, le projet semblait sur de bons rails. À l'époque, Mark Gurman expliquait que ces nouveaux AirPods en étaient au stade de la validation du design (DVT), l'ultime étape majeure avant le lancement de la pré-production.
Pourtant, Kosutami, vient doucher les espoirs d'un lancement imminent avec un lapidaire « suspendu ». Il convient toutefois de prendre ces déclarations avec les pincettes de rigueur : s’il avait vu juste avec dix mois d'avance concernant la batterie cerclée de métal de l'iPhone 16 Pro, il s'était lourdement trompé en annonçant une sortie des AirPods Pro 3 pour le mois d'août 2024.
Reste que ce coup de frein s'inscrit dans un contexte plus large. Apple avait d'abord prévu de dévoiler ces écouteurs bardés de caméras plus tôt cette année, avant de revoir ses plans face aux retards à l'allumage de ses initiatives en matière d'intelligence artificielle.
L'arrivée du nouveau Siri et des fonctions repensées de Visual Intelligence laissait pourtant penser que les AirPods à caméras étaient de retour dans la course.
Des yeux pour Siri, et une LED pour la vie privée
Pour rappel, d'après les informations de Mark Gurman, ces écouteurs auraient pour mission d'alimenter Siri en informations visuelles en continu, permettant ainsi à l'assistant de « voir » et de comprendre son environnement. Concrètement, l'utilisateur pourrait interroger Siri sur les objets qui l'entourent, recevoir des rappels contextuels sur mesure, ou encore profiter d'un guidage directionnel pas à pas particulièrement précis.
Côté design, ces écouteurs s'inscriraient dans la droite lignée des futurs AirPods Pro 3, mais se distingueraient par des tiges plus imposantes, espace nécessaire pour y loger les fameux capteurs optiques. Enfin, pour tenter de désamorcer les inévitables polémiques sur la vie privée, Apple aurait prévu d'intégrer un indicateur LED qui s'allumerait dès que les caméras transmettraient des données à Siri. Un garde-fou technologique indispensable si ce projet finit, un jour, par sortir des laboratoires de Cupertino.**
La société promettait une version corrigée sans indiquer de date et c'est désormais chose faite : la version 2.0.0 de l'app Braun Family Care corrige le problème. Nous avons pu appairer notre thermomètre en Bluetooth, même si la sociÖtì a encore quelques problãmes avec les accents.
C'est moyennement clair.
Le ThermoScan 7+, régulièrement en promotion nettement sous son prix public de 80 €, est un modèle auriculaire qui est, selon la marque, bien adapté aux enfants. Il peut donc se synchroniser en Bluetooth avec un iPhone et l'app est compatible avec l'app Santé d'Apple depuis la version 1.4 en janvier.
Avant/Après
Fait rare dans ce domaine, Braun annonce que les données de santé et les données personnelles qui étaient récupérées par l'app et envoyées sur les serveurs de la société vont maintenant être stockées uniquement en local. La société recommande d'activer iCloud pour l'app (pour garder les données en cas de problème avec le smartphone) et indique que les données précédemment enregistrées sur les serveurs seront supprimées le 31 octobre 2026. Elles sont encore accessibles sur app.braunhealthcare.com jusqu'à cette date.
Apple Car Keys prend son temps, c’est certain, mais petit à petit de plus en plus de marques automobiles semblent décider d’y venir. Ainsi, 9to5Mac a remarqué qu’un nouvel ajout a été fait à la liste des constructeurs compatibles sur les serveurs d’Apple.
Malheureusement, la XL1 ne devrait pas être compatible… dommage. Image Wikipedia/RudolfSimon, CC BY-SA 3.0.
BMW, Audi, Mercedes, Genesis, Hyundai, Kia, Lotus, Polestar, Volvo, RAM, Toyota ou encore Porsche : la liste est déjà belle, même s’il manque encore de nombreux constructeurs européens. Cela dit, les Allemands sont déjà particulièrement bien représentés, et le nouvel arrivant reste dans cette tradition : Volkswagen, la voiture du peuple, entre ainsi dans le club des marques compatibles Apple Car Key.
Pour le moment, ce n’est que l’apparition de la marque dans la liste des constructeurs compatibles sur les serveurs d’Apple qui permet cette affirmation. Si aucun modèle précis n’est enregistré, c’est cependant une information généralement très fiable : historiquement, seuls les constructeurs en phase finale d’adoption du système sont intégrés dans cette liste par Apple.
Reste donc à connaître les modèles qui seront compatibles avec la fonction, et si celle-ci sera d’office dans la voiture ou nécessitera le paiement d’une option supplémentaire. Si l’arrivée des modèles électriques de la marque ne fait aucun doute, rien n’indique que le constructeur ne généralisera pas à toute sa gamme, quelle que soit la motorisation.
Alors que les rumeurs prêtent à Apple l’envie de venir piétiner les plates-bandes de Meta sur les lunettes connectées, et que cette dernière a sorti sa nouvelle collection s’affranchissant de Ray-Ban, il semble que Meta ait décidé de traire un peu plus sa vache à lait, comme le rapporte The Verge.
Image Meta.
En effet, l’entreprise de Mark Zuckerberg a décidé de faire passer certaines fonctions de ses lunettes connectées par l’abonnement à Meta One Premium. Si l’accès à un support amélioré peut se comprendre, une limitation horaire sur la fonction Conversation Focus, en revanche, paraît étrange voire déplacée.
Cette fonction ressemble à ce que les AirPods Pro 2 et 3 permettent déjà dans certains pays, en améliorant la perception des sons ambiants pour l’utilisateur. Meta indique que cette fonction est limitée à 3h d’utilisation gratuite par mois, portée à 15h pour les abonnés à Meta One Premium.
Avec de telles brides, la logique voudrait que le fonctionnement nécessite de passer par les serveurs de Meta, et donc de consommer de la bande passante et de la puissance de calcul dans le cloud. Or, selon les tests de The Verge, il n’en est rien : la fonction est toujours utilisable une fois les appareils mis en mode avion, wi-fi coupé et data désactivée. Autrement dit, la fonction semble être exécutée purement en local, sans la nécessité du moindre serveur distant.
Mais alors, quelle est la logique derrière cette décision ? Meta n’a pas donné d’explication officielle. Il est cependant assez aisé de faire quelques déductions : l’intelligence artificielle, comme dans de nombreuses autres entreprises (demandez donc à xAI) est un gouffre financier pour Meta, et il semble que le retour sur investissement ne soit pas aussi bon qu’espéré.
Il semble donc que Meta ait décidé de se reposer sur son produit phare, à savoir ses lunettes connectées. Reste que prendre ce genre de risque alors que les concurrents se préparent à entrer sur le marché semble faire preuve d’un manque de vision certain. Un comble pour des lunettes…