Ouf ! Les possesseurs de Vision Pro ont de nouveau quelque chose à se mettre sous la dent. Disney+ a rétabli son catalogue de films en 3D en Europe.
Disney+ sur Vision Pro. Image Apple.
Ces contenus avaient disparu au début de l’année, en même temps que la prise en charge du Dolby Vision et du HDR10+ sur toutes les plateformes. Ce recul technique important était lié à un différend autour de brevets. Le géant du divertissement était accusé par l’entreprise InterDigital d’avoir enfreint sa propriété intellectuelle, conduisant à une injonction judiciaire affectant Disney+.
Les formats HDR ont finalement fait leur retour à la mi-mars et les films en 3D ont été réactivés dans la foulée sur visionOS. Une quarantaine de titres est à nouveau disponible, sans devoir tricher avec un VPN. Ce catalogue reste essentiel pour le Vision Pro, car il s’agit de l’un des rares ensembles de contenus issus de grandes licences qui tirent réellement parti de ses capacités d’immersion.
Les programmes au format Apple Immersive Video, principalement proposés par Apple, sont encore plus spectaculaires (ils immergent vraiment le spectateur dans une scène), mais ils restent peu nombreux et chaque thématique ne parle pas forcément à tout le monde.
Gare aux contrefaçons d’AirPods Max. Des imitations copient tellement bien le casque d’Apple qu’il est très difficile de déceler leur vraie nature immédiatement. Le youtubeur Deus Ex Silicium en a fait la démonstration en disséquant un exemplaire particulièrement réussi.
Une copie parfaite en apparence
L’histoire commence comme beaucoup d’autres. Un acheteur, Romain, acquiert un AirPods Max de première génération via une plateforme de revente entre particuliers. La transaction se fait en mains propres, lui permettant d’examiner le produit, de l’essayer et de vérifier le son. Rien ne semble suspect.
Le casque se connecte immédiatement à l’iPhone, se synchronise via iCloud et se comporte comme un modèle officiel. Le packaging et les accessoires semblent authentiques. À l’œil nu, impossible de faire la différence.
Image Deus Ex Silicium
C’est un peu plus tard que Romain remarque que quelque chose cloche : les mises à jour du firmware échouent systématiquement. Il envoie alors son casque au SAV d’Apple, qui refuse la prise en charge au motif que l’appareil a été modifié. En apportant son exemplaire chez un réparateur pour avoir des explications, il apprend alors qu’il possède en fait une contrefaçon, un cas que les centres de réparation voient passer de temps en temps.
À l’intérieur, une toute autre histoire
D’après l’analyse de Deus Ex Silicium, extérieurement, rien ne trahit la copie. Les vis utilisées sont même identiques à celles de l’AirPods Max original, alors qu’il s’agit de modèles peu courants. Le poids est lui aussi identique. Néanmoins, un premier indice apparaît quand on entrechoque les oreillettes : l’original sonne dense, quand la contrefaçon sonne creux — une différence toutefois difficile à observer sans avoir l’original dans les mains simultanément.
Si la copie sonne creux, c’est parce qu’elle contient bien moins de composants. De nombreux éléments sont absents, notamment des micros et des circuits essentiels. Le mécanisme de charnière est simplifié à l’extrême. Sur l’original, chaque côté embarque sa propre électronique autour de la puce H1, pour une soixantaine de circuits intégrés significatifs au total. Sur la copie, tout est réduit au strict minimum.
Image Deus Ex Silicium
Il n’y a par exemple qu’un seul capteur de proximité, sur le côté gauche, contre deux sur le modèle officiel. Les micros dédiés à la réduction de bruit active sont absents, ce qui veut dire que cette fonction phare disparaît donc entièrement. La contrefaçon a tout de même une chose inédite : des masses de chaque côté, pour arriver au même poids que l’original sans embarquer autant de composants.
Le système sur puce fabriqué par Bluetrum n’a rien à voir non plus avec le H1 d’Apple. Les haut-parleurs, eux, s’en sortent honorablement, mais restent sans commune mesure avec ceux du modèle officiel.
Une illusion bien rodée
Le plus frappant est le contraste entre l’extérieur et l’intérieur. La coque, l’armature et le tissu semblent authentiques, à tel point que le youtubeur pense qu’ils le sont vraiment et qu’ils proviennent de la même usine que les produits originaux. Mais tout l’intérieur est bidon. « Il faut bien comprendre que l'électronique de cette contrefaçon, et j'inclus les haut-parleurs, est du niveau de celle qu'on peut trouver dans un casque Bluetooth chinois vendu 20 € sur des boutiques en ligne », explique Deus Ex Silicium.
Le problème, c’est que ce type de contrefaçon se vend plusieurs centaines d’euros. Avec un casque neuf proche des 600 €, les faussaires peuvent écouler leurs copies entre 200 et 400 €, un tarif suffisamment attractif pour séduire, tout en leur assurant une marge très confortable au regard du coût réel de fabrication.
Comment éviter de se faire avoir alors ? En théorie, depuis iOS 16, l’iPhone peut alerter lorsqu’on tente de jumeler de faux AirPods. En pratique, ce cas montre que certaines contrefaçons passent entre les mailles du filet. Le plus sûr reste donc d’acheter des AirPods Max chez Apple ou auprès de revendeurs officiels (Fnac, Amazon, Joybuy…), en évitant les places de marché.
En occasion, il faut faire preuve d’une vigilance extrême. Comme souvent, un prix trop attractif doit mettre la puce à l’oreille. Demandez la facture (même si elle peut elle aussi être falsifiée…) et prenez le temps de tester scrupuleusement le produit, notamment la réduction de bruit active dans le cas des AirPods Max.
Le fabricant français Engo continue de parier sur la réalité augmentée comme compagnon des sportifs. L’entreprise vient de présenter une troisième version de ses lunettes Engo, qui embarquent un petit écran affichant des statistiques. Elles sont dès à présent disponibles sur son site pour 349,95 € avec des verres teintés, 399,95 € avec des lentilles photo-adaptatives qui s’assombrissent automatiquement au soleil.
Image Engo
Contrairement à d’autres, comme les Meta Ray-Ban avec Oakley, Engo vise spécifiquement les sportifs et n’embarque pas de caméras ou de haut-parleurs. Cette nouvelle version vise à améliorer le concept initial, qui affiche les données de course directement dans le champ de vision pour éviter d’avoir à regarder sa montre. Les informations apparaissent dans un coin en haut à droite sans gêner la course.
La marque promet désormais jusqu’à 20 heures d’autonomie, contre seulement 12 sur la version précédente. L’écran a été amélioré pour donner une meilleure luminosité, ce qui sera pratique pour les courses en plein soleil. Caché au-dessus des plaquettes de la monture et reflété à l’aide d’un miroir, il monte maintenant à 3 000 nits. La paire pèse 38,5 grammes.
L’application compagnon gagne une interface entièrement revue, avec des widgets dynamiques configurables selon le type de sortie. L’idée n’est plus seulement d’afficher des métriques, mais de faire en sorte que les données soient plus faciles à lire pendant l’effort grâce à des jauges, des alertes et une personnalisation plus poussée. 
Image Engo
De plus, les lunettes intègrent aussi des outils pensés pour les séances structurées, comme le fractionné ou les variations d’allure. Nous avions testé la deuxième génération, qui nous avait beaucoup plu : l’écran était efficace et lisible pour des lunettes de bonne qualité. L’accessoire est compatible iOS et avec l’Apple Watch. Nous regrettions à l’époque quelques incohérences dans l’app, mais Engo a visiblement travaillé sur ce point. Notons que les lunettes de précédente génération restent en vente pour 299,95 €.
Il y a environ cinq ans, en 2021, Sonova achetait la branche grand public de Sennheiser, une marque réputée pour ses casques et écouteurs. Le fabricant de prothèses auditives suisse, dont certains se demandaient pourquoi il achetait un fabricant de casques, vient d'annoncer souhaiter se séparer de la branche grand public.
Image Sennheiser.
Le communiqué explique que la marque veut innover, évidemment avec de l'IA, mais aussi se recentrer sur le marché des appareils auditifs. La marque souhaite distribuer elle-même ses produits, en rachetant des sociétés locales dans certains pays. Le but est évidemment d'améliorer les marges, de rationaliser les processus et de créer de la valeur.
Image Sennheiser.
De façon très concrète, la branche dédiée au grand public, c'est-à-dire les casques et les écouteurs, sort du bilan comptable de Sonova et est en vente dès maintenant. Du point de vue légal, la vente doit être conclue dans les 12 mois dans ce cas de figure, et une réintégration après cette période semble peu probable, compte tenu du communiqué.
Sauf si un prétendant sort du bois rapidement, il y a donc peu de nouveautés à attendre de Sennheiser dans les prochains mois… et une disparition de la marque n'est pas exclue à moyen terme, donc. Si vous avez envie d'un Momentum 4 (par exemple), c'est donc probablement le moment de l'acheter.
Vous espériez un « grand soir » pour le design de l’Apple Watch cette année ? Il va falloir, semble-t-il, s’armer de patience. Sur le front de l'esthétique, le cru 2026 s'annonce particulièrement calme, pour ne pas dire ennuyeux.
L'idée d'une rupture visuelle s'éloigne. À l'occasion d'une session de questions-réponses organisée par Bloomberg, le journaliste Mark Gurman a douché les espoirs des observateurs : il ne s'attend à aucun changement majeur de design pour la prochaine génération de montres connectées, attendue à la rentrée prochaine.
Si Apple suit sa routine habituelle, nous devrions donc retrouver un boîtier identique à celui que nous connaissons déjà par cœur. Pas de révolution à l'horizon, mais une énième itération d'une formule que Cupertino semble juger indéboulonnable.
L’arlésienne de l’Apple Watch « X »
Pourtant, les rumeurs n’ont pas manqué ces dernières années. On a tout entendu : du projet radical « Apple Watch X » pour marquer le coup, à l'adoption d'un nouveau système d'attache magnétique pour les bracelets afin de gagner de la place à l'intérieur du boîtier. Mais comme souvent avec les bruits de couloir persistants, la réalité est plus prosaïque : rien de tout cela ne semble prêt pour une commercialisation immédiate.
Certes, l’Apple Watch Ultra a apporté un souffle de nouveauté lors de son lancement en 2022. Mais depuis, même ce modèle « extrême » s'est contenté de mises à jour marginales, à l'image du coloris Noir de Jais de la Series 10. Le design de la montre connectée d'Apple semble être entré dans une phase de maturité... ou de stagnation, selon le point de vue.
Faut-il s’en plaindre ? Pas nécessairement. Le design actuel fonctionne, et une montre n'a pas besoin de se réinventer tous les ans pour rester efficace. Mais pour les technophiles en quête de nouveauté visuelle, le calendrier risque de paraître long.
Si l’on en croit les dernières indiscrétions, une véritable refonte structurelle de l'Apple Watch ne serait pas au programme avant, au moins, deux ans. Cette année, les véritables nouveautés devraient venir de l'intérieur avec l’accueil de nouveaux capteurs de santé et d’un SoC plus puissant. Reste à savoir si ce surplus de muscle ouvrira enfin la voie à de nouveaux usages inédits ou s'il servira uniquement de moteur à l'intelligence artificielle maison.