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AirPods Ultra : des caméras, mais pour quoi faire ?

Christophe Laporte

mardi 10 février à 06:05

Audio

La rumeur est tenace : Apple préparerait de nouveaux AirPods Pro, que l’on a tendance un peu trop facilement à rebaptiser « AirPods Ultra ». S’ils conserveraient dans les grandes lignes le design des actuels AirPods Pro 3, ils auraient une particularité de taille : l’intégration d’une caméra.

D’où la question qui tourne en boucle depuis des mois : une caméra, d’accord, mais pour quoi faire ?

AirPods Pro : un modèle « Ultra » pour la fin de l

AirPods Pro : un modèle « Ultra » pour la fin de l'année ?

Perception spatiale et prix plancher

Si les derniers bruits de couloir se confirment, la prochaine itération des écouteurs pommés miserait tout sur la perception spatiale. Selon le "leaker" Kosutami, les futurs AirPods Pro seraient capables de « comprendre » leur environnement immédiat.

Cerise sur le gâteau, cette montée en gamme technique ne se traduirait pas forcément par une explosion de la facture finale. Une rareté chez Apple qui mérite d'être soulignée, si elle se vérifie.

Infrarouge ou véritable capteur ?

Reste une zone d’ombre : Apple va-t-elle loger un véritable capteur photo ou se contenter d’un simple capteur infrarouge ? Ming-Chi Kuo, toujours bien informé, évoquait déjà dès 2024 l'arrivée de l'infrarouge dans nos oreilles.

L’idée a fait son chemin. En juillet 2025, la firme de Cupertino a d’ailleurs décroché un brevet portant sur l’utilisation de caméras — façon projecteur de points Face ID — pour la détection de proximité et la cartographie 3D. Tout cela est très séduisant sur le papier, mais pour quelles applications ?

Des yeux au service des oreilles

L'ajout de ces capteurs pourrait d'abord servir à affiner l'audio spatial. En "voyant" la configuration de la pièce, les AirPods adapteraient le rendu sonore en temps réel. On peut aussi imaginer une réduction de bruit bien plus intelligente, capable de distinguer instantanément si l’on se trouve dans un open-space bruyant ou sur un trottoir balayé par le vent.

En matière d’accessibilité, des AirPods dotés de "yeux" ouvriraient des perspectives passionnantes pour les malvoyants. Enfin, pour les sportifs, ces écouteurs pourraient percevoir les mouvements du corps avec une précision chirurgicale, transmettant des données précieuses à l’Apple Watch pour corriger une posture ou une foulée. Mais tout cela reste très théorique : quand Apple s'aventure sur un nouveau terrain, elle préfère généralement la politique des petits pas. Inutile, donc, de placer la barre trop haut pour le moment.

Un laboratoire pour le futur « AI Pin »

Le site Wccftech avance une hypothèse plus pragmatique à l’heure de l’intelligence artificielle omniprésente. Ces AirPods Pro truffés de capteurs serviraient de banc d’essai pour un projet encore plus secret : le fameux « AI Pin » d'Apple.

Concept réalisé à l’aide d’une IA

Ce module, que l'on imagine de la taille d’un AirTag, embarquerait caméras, micros et haut-parleurs pour devenir un assistant personnel autonome. Avant de nous épingler ce badge à la boutonnière, Apple compte peut-être utiliser nos conduits auditifs comme laboratoire à ciel ouvert. En attendant, si Cupertino pouvait en profiter pour enfin améliorer les micros des futurs AirPods Pro 3, on ne s'en plaindrait pas.

Runna : l'app de running qui vous pousse un peu trop chez le kiné

Christophe Laporte

lundi 09 février à 10:00

Services

L’engouement pour la course à pied en France ne se dément pas. Aujourd'hui, obtenir un dossard pour un marathon majeur relève du parcours du combattant, presque autant que la préparation physique elle-même. 

Image : Karla Arróniz / Unsplash

Pour accompagner ces nouveaux forçats du bitume, les services de coaching numérique comme Campus ou RunMotion Coach ont fleuri. Le pitch est rodé : des plans sur-mesure, une synchronisation parfaite avec l’Apple Watch ou Garmin, et une adaptation aux sensations de l'utilisateur. Le tout pour une quinzaine d'euros par mois, là où un entraîneur en chair et en os réclamerait un billet de 100 euros minimum.

Mais tout n'est pas rose dans le monde merveilleux du coaching algorithmique. Runna, l’application britannique tombée dans l’escarcelle de Strava l’an dernier, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. Alors qu’elle affiche une croissance insolente — un million d’utilisateurs mensuels, en hausse de 74 % sur un an —, les témoignages de blessures se multiplient.

Image : Runna

Le prix caché de l'algorithme

C’est le revers de la médaille d’une croissance trop rapide. Comme le rapporte le Wall Street Journal, pour de nombreux utilisateurs, l’économie réalisée sur le coach humain s’est payée par un passage forcé chez le kiné. Sur les réseaux sociaux, les récits de coureurs "cassés" par l'app se succèdent. Des professionnels de santé affirment même voir débarquer chaque semaine plusieurs patients dont les maux sont directement imputables aux plans d'entraînement jugés trop stricts de Runna.

Le problème est structurel : si l'IA excelle pour mouliner des données quantitatives (allure, distance, fréquence cardiaque), elle reste souvent sourde aux signaux qualitatifs. Elle ne sait pas encore distinguer la "bonne" fatigue, inhérente à l'effort, de la douleur aiguë, signe avant-coureur d'une lésion. Un angle mort qui risque de devenir la norme à mesure que le fitness cède aux sirènes de l'intelligence artificielle.

Image : Eagle Media Pro / Unsplash

« L’appli m'a poussée dans mes retranchements »

Prenez le cas de Kerry Wagenhauser. À 27 ans, cette coureuse cherchait la simplicité pour préparer son deuxième semi-marathon : ne plus avoir à réfléchir et suivre un plan aveuglément. L'algorithme a fait son œuvre, triplant son volume hebdomadaire en six mois. Mais l'application a oublié un détail : la météo. Sous une chaleur étouffante, Kerry peine à tenir les cadences imposées. Plutôt que de lever le pied, le coach virtuel dans ses oreilles lui assène qu'elle est "trop lente".

Résultat ? Une blessure de surmenage au mollet à deux mois de l'échéance. "L'application a augmenté le kilométrage et l'intensité si vite que mon corps n'a pas pu suivre" confie-t-elle après avoir résilié son abonnement. Pour son kiné, le verdict est sans appel : le plan manquait cruellement de jours de repos.

Si les plans de Runna sont connus pour être particulièrement exigeants, tous les acteurs du marché ne partagent pas cette vision « no pain, no gain » (Il faut souffrir pour réussir). Chez Campus, le maître mot reste la progressivité. La philosophie maison est limpide : mieux vaut en faire un peu moins que trop. Pour les responsables du projet, la clé de la performance ne réside pas dans l'accumulation de kilomètres à tout prix, mais dans la continuité et la progressivité. Car, rappelons-le, un coureur qui ne se blesse pas est, par définition, un coureur qui progresse. Un principe de précaution que l'algorithme de Runna semble avoir un peu trop vite évacué au profit de l'efficacité théorique.

Image : Henry Ren / Unsplash

Un mea-culpa en mode "mise à jour"

Face à la grogne, la direction de Runna tente d'éteindre l'incendie. Josh Oppenheim, le directeur de l'exploitation, explique qu'une mise à jour majeure a été déployée en janvier pour adoucir la progression, notamment pour les débutants.

"Je suis sincèrement désolé d'apprendre que des gens se blessent", concède-t-il, tout en rappelant que la course à pied reste un sport d'impact. Pour corriger le tir, Runna teste actuellement une fonctionnalité baptisée "Not Feeling 100%". Elle permet de tempérer le plan en cas de maladie, de douleur ou de simple surcharge de travail. Reste à savoir si l'algorithme saura enfin écouter l'humain, ou s'il continuera de privilégier la courbe de progression théorique au détriment de la santé de ses abonnés.

Instant Workouts : Strava promet un coach intelligent, mais l’IA s’emballe

Instant Workouts : Strava promet un coach intelligent, mais l’IA s’emballe

Promo : les AirPods 4 à nouveau en promo à 109 €, les AirPods Pro 3 à 219 € 🆕

Christophe Laporte

dimanche 08 février à 17:15

Audio

Si vous attendiez le moment idéal pour renouveler vos écouteurs, Amazon vient de donner un sérieux coup de balai sur les prix. Les AirPods 4 repassent sous la barre symbolique des 110 €, tandis que les AirPods Pro 3 s'affichent 219 €, ce qui est un tarif très intéressant.

Image : Apple

AirPods 4 : l'entrée de gamme à 109 €

C'est sans doute l'offre la plus marquante de la journée. Les AirPods 4 sont à nouveau proposés à 109 €, égalant leur plus bas prix historique sur Amazon. Pour rappel, le tarif officiel est fixé à 149 €. C'est une économie substantielle pour un produit récent qui n'a pas à rougir de ses performances.

Test des AirPods 4 : double dose de confort

Test des AirPods 4 : double dose de confort

Ces écouteurs restent le choix de prédilection pour ceux qui sont allergiques aux embouts en silicone. Grâce à leur design "ouvert", ils se font oublier même après plusieurs heures d'utilisation, offrant une écoute naturelle et aérée. Côté technique, ils ne manquent de rien :

  • Audio spatial et égalisation adaptative.
  • Intégration parfaite (bascule automatique, partage audio).
  • Fonctions intelligentes : ils profitent pleinement des nouveautés d'iOS 26, comme la mise en pause automatique nocturne lorsque vous sombrez dans les bras de Morphée.

AirPods Pro 3 : 30 € de réduction

Pour ceux qui cherchent l'expérience ultime avec réduction active du bruit, les AirPods Pro 3 ne sont pas en reste. Actuellement affichés à 219 €, ils constituent une option solide pour les utilisateurs exigeants qui souhaitent s'isoler dans les transports ou au bureau sans pour autant payer le prix fort de lancement.

Avec cette génération, Apple a encore affiné la qualité sonore et l'efficacité de l'annulation de bruit, faisant de ces écouteurs un compagnon de route indispensable pour les possesseurs d'iPhone.

Test des AirPods Pro 3 : un vrai coup de cœur

Test des AirPods Pro 3 : un vrai coup de cœur

Il n’existe pas (encore) de montres connectées capable de mesurer la glycémie

Christophe Laporte

dimanche 08 février à 07:46

Santé

C’est un rappel salutaire qu’a effectué cette semaine la Bundesnetzagentur. Contrairement aux promesses martelées par certaines publicités en ligne, il n’existe pas à ce jour de montre capable de mesurer la glycémie de manière non invasive.

Apple News devient-il un nid à « scams » ?

Apple News devient-il un nid à « scams » ?

Un raz-de-marée de produits hors-la-loi

Dans son rapport annuel sur la surveillance du commerce électronique, l'agence fédérale allemande a épinglé pas moins de 1 266 annonces suspectes l'année dernière touchant au total plus de 5 millions d’appareils. Dans cet inventaire à la Prévert de la contrefaçon et de l'esbroufe, les montres connectées se taillent la part du lion. Elles cumulent les infractions, entre allégations de santé mensongères et non-respect flagrant des réglementations européennes sur les équipements radio.

Sur le fond, les organismes de réglementation et les laboratoires de tests indépendants sont unanimes : aucun appareil grand public, qu’il s’agisse d’une montre ou d’une bague connectée, n’est homologué pour mesurer le taux de glucose sans être couplé à un dispositif externe comme l’Abbott FreeStyle Libre.

Affirmer le contraire n'est pas seulement une pratique commerciale trompeuse, c'est un jeu dangereux. Pour un utilisateur diabétique, s'appuyer sur des données fantaisistes pour prendre des décisions thérapeutiques peut s'avérer lourd de conséquences.

Le « Saint Graal » attendra encore

Cette intervention musclée des autorités souligne une vigilance accrue face à la prolifération de gadgets à bas prix qui pullulent sur les places de marché. C’est aussi un rappel brutal de la réalité technologique : malgré les fantasmes du marketing et les rumeurs persistantes, la mesure de la glycémie reste, pour l'heure, hors de portée des capteurs qui ornent nos poignets.

Et ce n'est pas demain la veille que l'on pourra surveiller son diabète à l'aide d'une Apple Watch. Le défi technique est tel que même les ingénieurs de Cupertino avancent avec prudence. Si l'horizon se rapproche inévitablement, la surveillance du diabète par l'Apple Watch n'est pas encore une réalité immédiate. En 2023, Mark Gurman estimait qu'il faudrait entre trois et sept ans pour voir apparaître un capteur de glucose non invasif. En 2026, nous entrons désormais dans cette fenêtre de prédiction, mais, pour le moment, aucune rumeur ne laisse entendre l’arrivée prochaine d’une Apple Watch équipée d’un tel dispositif. La révolution médicale au poignet suit son cours, mais elle n'a pas encore tout à fait franchi la ligne d'arrivée.

Entre 3 et 7 ans d

Entre 3 et 7 ans d'attente pour le capteur de glucose sur l'Apple Watch

Strava : les « Instant Workouts » s’exportent enfin sur Apple Watch et Garmin

Christophe Laporte

samedi 07 février à 07:15

Sport

Il y a à peine quelques semaines, Strava présentait Instant Workouts, un coach intelligent chargé de proposer des entraînements à la carte, calibrés selon vos précédentes activités.

La présentation, qui repose sur un système de cartes, se veut assez ludique. L’utilisateur peut ainsi choisir le type d’entraînement personnalisé qu’il souhaite effectuer en fonction de son objectif du moment :

  • Le maintien de la forme actuelle.
  • La progression vers un objectif ciblé.
  • L’exploration de nouvelles disciplines.
  • La récupération active après un gros bloc.

Une fois le profil sélectionné, Strava propose une liste d’activités. Dans le cadre d’une séance en extérieur, la plateforme va même jusqu’à suggérer un parcours associé.

Instant Workouts : Strava promet un coach intelligent, mais l’IA s’emballe

Instant Workouts : Strava promet un coach intelligent, mais l’IA s’emballe

Un chaînon manquant désormais comblé

Si l’IA de Strava connaît parfois quelques ratés, le plus gros défaut d’Instant Workouts résidait jusqu'à présent dans son incapacité à exporter le contenu d'une séance vers une montre connectée.

Le problème est désormais partiellement corrigé. Pour les activités de type vélo et course à pied, l’application affiche un bouton permettant d’exporter sa séance vers son Apple Watch ou son compteur Garmin.

Fait intéressant : pour le moment, Strava envoie le contenu de la séance non pas vers sa propre application, mais directement vers l'app Exercice de watchOS. Est-ce une solution temporaire en attendant mieux ? L’avenir nous le dira.