Lors d'un voyage en Chine, un employé d'iFixit a acheté de faux produits Apple, avant évidemment de les démonter. Il y a une Apple Watch Ultra 3, un casque AirPods Max 2 et une paire d'AirPods Pro 3.
Une fausse Apple Watch
La fausse Apple Watch Ultra 3 ressemble vaguement à une vraie. L'interface est familière, certes, mais on peut voir Alipay préinstallé par exemple. Le moteur haptique est moins bon que celui d'Apple selon iFixit, et les différentes complications sur l'écran d'accueil ne fonctionnent pas et changent juste la couleur de l'interface.
Alipay. Image iFixit.
L'intérieur de la montre est basique, comme les capteurs. La batterie n'est ni vissée, ni collée, ni même fixée : elle est juste soudée à la carte principale avec deux points. Sa capacité est de 260 mAh (0,99 Wh), environ la moitié de celle de l'Apple Watch Ultra 3 (542 mAh, à peu près 2 Wh). En clair, ça ne vaut probablement pas le prix demandé pour la copie.
La structure est basique. Image iFixit.
Un faux casque
Ensuite, il y a un faux casque AirPods Max 2. L'arceau est de mauvaise qualité, comme la canopée chère à Apple. Les oreillettes sont en plastique, et le tissu à l'intérieur était abîmé alors même que le casque n'avait pas été porté. On peut noter que le casque est reconnu par iOS et il n'y a visiblement pas de réduction de bruit.
Endommagé dès l'arrivée. Image iFixit.
Bonne nouvelle, la batterie est amovible, mais la conception est évidemment basique. Point amusant, le casque contient des pièces en métal pour simuler le poids élevé du casque d'Apple.
Un poids. Image iFixir.
De faux écouteurs
Enfin, il y a de faux AirPods Pro 3. Ils font visiblement un peu plus illusion, même si nos confrères ont arraché une partie de la structure en voulant changer les embouts, qui sont visiblement collés.
Incassable. Inca… Cassé. Image iFixit.
La batterie n'est pas fixée à l'intérieur (mais soudée), il n'y a pas de microphone MEMS et la construction est proche de celle des premiers AirPods. Il n'y a ni réduction de bruit ni capteur de fréquence cardiaque.
C'est basique. Image iFixit.
Le boîtier a bien une bobine pour la charge sans fil, mais la batterie n'a pas de marquage, donc probablement une capacité faible.
La conclusion d'iFixit, c'est que les produits sont des déchets électroniques dès le départ, même s'ils font éventuellement illusion pour faire croire que vous avez de vrais produits Apple. Rappelons tout de même que des AirPods ou une Apple Watch Ultra sont certes relativement onéreux… mais ne sont pas des signes extérieurs de richesse pour autant…
Nous croyons toujours au Vision Pro ! C’est en substance le message qu’Apple a voulu faire passer lors d'une récente interview, alors que les rumeurs de difficultés s'accumulent autour de son ordinateur spatial.
Application 3DLive de Dassault Systèmes sur Vision Pro. Image Apple.
Dernièrement, Mark Gurman assurait que l'appareil se vendait moins bien qu'à ses débuts. Pourtant, la sortie de la version M5 fin 2025 s'est accompagnée d'une baisse de prix. Des bruits de couloir évoquant le démantèlement de l'équipe dédiée ont aussi semé le doute sur l'avenir du projet, même si, en réalité, les ingénieurs plancheraient encore sur un successeur.
Face à cette mauvaise presse, la firme de Cupertino a décidé de réagir. Elle a ainsi envoyé Kevan Parekh prêcher la bonne parole auprès du youtubeur Bobby Tonelli. Sans surprise, le directeur financier n’a pas commenté directement les rumeurs ni fait de révélations fracassantes. Mais son discours très policé se veut rassurant :
Nous n’en sommes qu’au début. […] Nous voyons vraiment [le Vision Pro] comme un écosystème. Nous considérons cela comme une opportunité à long terme et comme une voie prometteuse pour un impact profond et durable.
Apple semble donc toujours engagée dans l’aventure Vision Pro. Selon Mark Gurman, un nouveau modèle plus léger et plus fin est en préparation, mais il ne verrait pas le jour avant 2028 ou 2029. Lorsque Kevan Parekh parle d’écosystème, il faut sans doute voir plus large que le seul Vision Pro. L’expérience acquise avec le casque pourrait profiter à de futurs lunettes connectées — un produit susceptible de toucher un public bien plus large —, tout comme l’écosystème logiciel construit par les développeurs tiers.
À ce sujet, le directeur financier assure que le nombre d’applications visionOS continue de progresser et que leur qualité s’améliore. « Nous apprécions particulièrement le dynamisme de la communauté de développeurs autour de cette plateforme », déclare-t-il en flattant les rares studios qui investissent encore du temps et de l'argent dans cet environnement.
Il cite notamment des usages dans le domaine médical, avec des applications permettant de s’entraîner à des procédures chirurgicales sans avoir recours à un scalpel. Une application française, ClearSurgery, accompagne même les chirurgiens dans le bloc opératoire en projetant des écrans virtuels dans leur champ de vision.
Au passage, on s’étonne un peu de voir Kevan Parekh monter au créneau pour défendre le Vision Pro. Ce n’est habituellement pas le rôle du directeur financier de promouvoir aussi directement un produit — son prédécesseur, Luca Maestri, ne donnait pas ce genre d’interviews. Quoi qu’il en soit, nous verrons ce soir lors de la WWDC 2026 si Apple chouchoute réellement son coûteux casque en lui offrant une mise à jour logicielle de premier plan.
On l’évoquait plus tôt dans la semaine : il y a quelque chose d’assez étonnant dans l’Apple de 2026. De nombreux produits sont prêts à être commercialisés d’un point de vue matériel, mais leur lancement est reporté à cause de soucis logiciels. La liste est sur le point de s’allonger avec les AirPods Ultra, si l’on en croit Wired.
Le site américain, peu habitué à relayer de simples rumeurs, affirme qu'Apple va très probablement repousser la sortie de ses écouteurs équipés de caméras. Si le matériel est bel et bien finalisé, l'intelligence visuelle de Siri n'est tout simplement pas au niveau. En interne, les dirigeants s'inquiètent également des risques considérables en matière de vie privée que poseraient des écouteurs dotés d'objectifs, surtout en l'absence de cas d'usage véritablement convaincants. La Pomme n'a d'ailleurs pas souhaité commenter ces indiscrétions.
À quoi peut bien servir une caméra sur des AirPods ?
Cela nous amène à la question centrale : quel avantage Apple espère-t-elle tirer de l'ajout de caméras à ses AirPods ? Le contexte est d'autant plus délicat que les consommateurs sont de plus en plus méfiants face à la surveillance passive exercée par les lunettes connectées, les sonnettes vidéo et même les smartphones.
D’après les rumeurs, ces AirPods repensés arboreraient des tiges plus imposantes pour y loger des caméras basse résolution. Celles-ci agiraient comme les « yeux » de Siri afin de fournir un contexte visuel aux requêtes vocales. Il ne s'agit pas de capturer des photos ou des vidéos pour les réseaux sociaux, mais plutôt de faciliter la navigation en s'appuyant sur des points de repère urbains ou d'identifier des aliments pour aider à faire ses courses.
Comme c'est souvent le cas avec les accessoires connectés de niche, les applications en matière d'accessibilité s'annoncent également prometteuses. Un Siri omniscient, peut-être associé à des capteurs infrarouges, pourrait apporter une vraie valeur ajoutée aux utilisateurs malvoyants. Reste une inconnue de taille dans tous ces scénarios : l'orientation de ces caméras. Quoi qu'il en soit, Mark Gurman précise qu'une petite diode s'allumerait dès que des données visuelles seraient transmises vers le cloud, afin d'avertir l'entourage.
Si la protection de la vie privée est un argument marketing abondamment utilisé par Apple, elle la pénalise paradoxalement dans la mise au point de ses services. La conception de technologies autour de l’intelligence artificielle est d’autant plus complexe si l’on cherche rigoureusement à respecter la confidentialité de ses utilisateurs.
Le traitement de ces données visuelles, cruciales pour affiner les modèles d'IA, représente un défi majeur. Apple ne disposant pas d'un modèle de fondation capable de rivaliser pleinement avec le GPT d'OpenAI ou le Gemini de Google, l'entreprise doit ruser. S'appuyer sur ses partenaires nécessiterait un nettoyage et une anonymisation drastiques des données captées par les AirPods. L'autre piste serait un traitement local, directement sur l'iPhone ou les écouteurs, pour les tâches basiques. Pour les requêtes plus lourdes, Apple pourrait s'en remettre à son architecture Private Cloud Compute et ses serveurs sécurisés. L'évolution de cette infrastructure cloud face aux géants du secteur sera d'ailleurs l'un des chantiers stratégiques majeurs de John Ternus lorsqu'il prendra officiellement la suite de Tim Cook au 1er septembre. En effet, pour le moment, elle semble incapable de prendre en charge dans de bonnes conditions les technologies de Google pour le nouveau Siri.
En attendant, si l’idée d’Apple est intéressante, à force de tergiverser, elle risque de se faire doubler par la concurrence. La firme de Cupertino a ce don de légitimer des catégories entières de produits avant même de les avoir commercialisés : les rumeurs suffisent à bousculer les feuilles de route des constructeurs du monde entier. Anshel Sag, analyste principal chez Moor Insights & Strategy, en tire d'ailleurs une conclusion limpide : si nous ne voyons pas débarquer une horde de clones d'AirPods équipés de caméras d'ici la fin de l'année, ils inonderont très certainement les allées du CES l'année prochaine.
La concurrence se prépare - Image : Guangfan Technology
Le concept flotte déjà dans l'air, notamment du côté de Shenzhen où le sujet anime de nombreuses réunions de développement. Des entreprises chinoises, à l'image de Guangfan Technology (soutenue par Lenovo), VibeLens ou Mozin, explorent déjà activement cette voie et ont même commencé à présenter des prototypes d'écouteurs dotés d'objectifs.
Les écouteurs de Mozin
Enfin, il y a un dernier point technique à prendre en compte sur ces AirPods Ultra qui pourrait légitimement inquiéter Apple et ses utilisateurs. Intégrer une caméra exige de la place, et cela pourrait se faire au détriment de la batterie et de l’autonomie globale de ces écouteurs. L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Si Nomad est surtout connu pour ses bracelets sportifs, la marque s‘est aussi aventurée sur un terrain plus habillé avec le Stratos Band. Lancé fin 2025, il s'agit d'un accessoire hybride évoquant le bracelet à maillons d‘Apple, tout en s‘en distinguant nettement. Ici, les pièces en titane ne forment pas une chaîne continue : elles sont reliées par une bande en fluoroélastomère chargée d’apporter de la flexibilité et une meilleure aération.
Image WatchGeneration
Cette approche mixte vise à donner le rendu premium du titane sans les contraintes d’un bracelet entièrement métallique. Avec cette construction hybride, le Stratos Band essaie surtout d’assouplir l’idée du bracelet métallique pour Apple Watch. Vendu à partir de 135 € chez les revendeurs, est-ce une réussite ? Jetons ensemble un coup d'œil.
Un bracelet hybride au style bien marqué
Le Stratos Band propose donc un mélange assez original. Sur la face extérieure, le bracelet repose sur des maillons en titane de grade 4, un matériau que Nomad présente comme résistant aux rayures et plus léger que l‘acier (le tout fait 52 grammes). Au revers, on trouve de petits rectangles de FKM (pour fluorkautschukmaterial), le nom standardisé pour les différents types de fluoroélastomères. Ils font office de charnières entre les différentes pièces métalliques. Cet élastomère est déjà utilisé dans plusieurs bracelets de la marque, comme les modèles Rocky Point et Tempo.
En fin d'année dernière, Nomad a lancé le Stratos Band, un bracelet mi-habillé mi-sportif mélangeant maillons en titane et une partie en fluoroélastomère. Un accessoire haut de gamme vendu 179 € rapidement critiqué : plusieurs lecteurs notaient alors que l'on trouvait un modèle similaire pour moins de vingt euros sur des sites comme AliExpress. La marque affirme pourtant ne pas avoir rebadgé un produit générique, mais avoir été victime d’une fuite de design dans sa chaîne de production.
Image WatchGeneration
Nous testons actuellement le Stratos Band, ce qui nous a poussés à revenir sur cette histoire assez inhabituelle. Nomad est une marque à la bonne réputation, connue pour ses accessoires certes souvent plus chers que la moyenne, mais généralement bien finis et originaux. Cependant, avant même l'annonce du Stratos Band, on trouvait sur certains sites chinois des modèles quasiment identiques, du concept global jusqu'au fermoir aimanté. Sur Reddit, certains ont alors accusé la marque d'avoir simplement ajouté son logo sur un bracelet de marque blanche avant de le revendre plus cher.
Peu après le lancement, le cofondateur de Nomad a pris la plume sur Reddit pour se défendre. Il y a expliqué qu'une ancienne version des fichiers CAD du bracelet avait fuité sur ses chaînes de production en Asie, permettant à des copieurs de sortir leur version avant même celle de Nomad. Interrogée à ce sujet, l’entreprise nous a confirmé cette version par mail :
Au cours du développement du bracelet Stratos Band, notre design a malheureusement fait l'objet d'une fuite au sein de la chaîne d'approvisionnement, au profit d'une usine de contrefaçons qui a commencé à produire et à commercialiser un bracelet reprenant notre design exclusif. Nous avons déposé il y a plusieurs mois des demandes de brevet de design qui sont actuellement en instance. À mesure que des contrefaçons apparaissent en ligne, nous faisons tout notre possible pour les faire retirer, mais les lois sur la propriété intellectuelle peuvent être difficiles à faire respecter, surtout en l'absence d'un brevet délivré.
Cette explication reste difficile à vérifier indépendamment, mais elle permet au moins de comprendre comment des modèles très proches ont pu apparaître en ligne avant même le lancement officiel du Stratos Band. Le bracelet de Nomad a un design travaillé : ses maillons en titane sont reliés par une bande de fluoroélastomère, tandis que le fermoir est aimanté. Autrement dit, il est peu probable qu’un modèle aussi spécifique ait été imaginé, prototypé et industrialisé en quelques jours seulement.
Sur Reddit, le co-CEO avait été interrogé sur un hypothétique déplacement de la production aux États-Unis pour limiter les fuites. Il expliquait alors que cette option avait bien été envisagée, mais qu’elle se heurtait à la réalité d’une chaîne de fabrication extrêmement spécialisée. Le titane est moulé par injection métallique puis durci. Les attaches exigent un cahier des charges très strict, tandis que le plastique doit être coloré, moulé en salle blanche, puis ébavuré après un traitement à très basse température.
Image WatchGeneration
Nomad expliquait qu'une production en Chine permettait de limiter les coûts, d'autant plus que les ajustements de design peuvent être réalisés en quelques jours là où ils prendraient probablement un à deux mois aux États-Unis. Et dans tous les cas, une production américaine ne résoudrait qu'une partie du problème : rien n'empêche des concurrents d'acheter le bracelet après lancement pour le décortiquer et en proposer une imitation quelques semaines plus tard.
Il n'est pas bien compliqué de trouver des copies de bracelets de grandes marques, que ce soit Apple ou Nomad. Si certains sont réussis, la qualité est généralement moins bonne, par exemple au niveau des attaches ou des aimants. Un utilisateur de Reddit a acheté un Stratos Band AliExpress afin de les comparer directement : selon lui, la version de Nomad serait plus légere, disposerait d’aimants plus puissants et de broches nettement plus longues que la copie AliExpress. Il note aussi des différences dans le dessin des maillons, des attaches et de la finition, avec un rendu qui se rapprocherait davantage de celui de l’Apple Watch Ultra.