Bonne nouvelle pour les utilisateurs de Wear OS : Spotify y a eu droit à une grosse mise à jour sur les montres de Google. Celle-ci apporte un système de navigation basé sur les gestes et une interface revue. Le site AndroidAuthority a publié une petite vidéo montrant l’évolution.
En pratique, les utilisateurs peuvent désormais faire glisser leur doigt vers le bas sur l’écran d’accueil pour afficher de grandes pochettes d’album. Un tapotement sur cet écran permet de lancer ou de mettre en pause la musique, tandis qu’un double tap fait passer à la piste suivante.
À l’inverse, faire glisser son doigt vers le haut affiche les fonctions de découverte comme l’accueil, la recherche, la bibliothèque et les téléchargements. L’écran principal permet aussi de gérer la file d’attente, de régler un minuteur de mise en veille ou d’ouvrir un menu plus complet.
Autrement dit, l’interface abandonne une partie de ses boutons au profit des gestes. Une évolution logique sur un petit écran, où chaque pixel compte. Spotify mise ici sur une navigation plus directe, plus lisible et plus naturelle au poignet.
Cette refonte est en cours de déploiement progressif via la dernière version de l’application disponible sur le Play Store. Spotify promet déjà d’autres améliorations pour Wear OS dans les prochains mois, signe que la montre connectée prend une place plus importante dans son écosystème.
C’est un fait : Apple a surpris son monde en présentant, en début de semaine, les AirPods Max 2. Mais une fois l’effet d'annonce passé et l'enthousiasme retombé, le constat s’impose de lui-même. En attendant notre exemplaire de test, force est de constater que les forces et les faiblesses du casque n’ont quasiment pas évolué. Cinq ans après le premier modèle, le fleuron audio d’Apple semble figé dans le temps, pour le meilleur et, aussi, pour le pire. Le diagnostic de Headphonesty est d'ailleurs sans appel : Apple s’obstine dans un conservatisme technique qui commence à peser lourd face à des rivaux qui, eux, n'ont pas chômé.
Sur le segment des casques premium, Apple continue de faire cavalier seul sur le choix des matériaux. Là où toute la concurrence a basculé sur des plastiques techniques de haute qualité pour gagner en légèreté, Cupertino persiste avec son alliage d’aluminium et son arceau en acier inoxydable. Certes, l’objet est beau, son toucher est incomparable, mais sur la balance, la sanction est immédiate : 386 grammes.
C’est simple, les AirPods Max 2 pèsent 50 % de plus qu’un Sony WH-1000XM5. Si la répartition du poids est exemplaire grâce au tissu mesh de l’arceau, la physique finit toujours par rattraper l'utilisateur. Après deux heures de musique, l'écart de 130 grammes avec les rivaux ne se lit plus sur une fiche technique, il se ressent directement dans les cervicales. Apple privilégie la noblesse des matériaux sur le confort de longue durée, un choix de plus en plus difficile à justifier face à un Sennheiser Momentum 4 qui pèse 100 grammes de moins.
20 heures d’autonomie en 2026 ?!?
En 2020, promettre 20 heures d’autonomie avec réduction de bruit active plaçait Apple dans la moyenne haute du marché. En 2026, c’est une autre histoire. Sans avoir modifié la moindre cellule de sa batterie, Apple se retrouve désormais en queue de peloton.
Pendant que Cupertino faisait du surplace, le reste de l’industrie a bondi. Sony propose désormais 30 heures pour un tarif bien inférieur, tandis que Sennheiser frôle les 60 heures sur une seule charge. Passer de "milieu de tableau" à "dernier de la classe" sans changer de recette est un pari risqué. Pour l’utilisateur intensif, cela signifie des passages plus fréquents à la borne de recharge.
Image : WatchGeneration
Le retour de l’étui « soutien-gorge »
On espérait une révision profonde de l’accessoire le plus controversé de l’écosystème Apple, mais il n'en est rien. Le Smart Case conserve son design clivant, laissant l’arceau totalement exposé aux éléments et aux rayures au fond d'un sac. Plus gênant encore, le casque ne dispose toujours pas d’un mécanisme de pliage digne de ce nom, restant l’un des plus encombrants du marché.
Mais le vrai point noir reste l’absence persistante de bouton d’allumage. Apple s’obstine à imposer son étui pour forcer le passage en mode basse consommation. Sans lui, le casque reste en veille active, drainant sa batterie inutilement. C’est une contrainte d'usage d'un autre âge que la concurrence a balayée depuis longtemps avec de simples boutons physiques ou des mises en veille automatiques intelligentes.
Le sans-fil privé de Lossless
Apple Music met en avant son catalogue « Lossless » (sans perte), mais le casque le plus onéreux de la gamme est incapable d’en profiter sans fil. Les AirPods Max 2 se contentent toujours du codec AAC plafonnant à 256 kbps.
L'ironie est totale : pour exploiter tout le potentiel sonore d'un casque à 579 €, il faut lui coller un fil à la patte via le port USB-C. Apple n’a toujours pas jugé bon de déployer un codec propriétaire à haut débit, laissant Sony et son LDAC dominer la partie technique.
Image WatchGeneration
Le prix de l'immobilisme
À 579 €, l’AirPods Max 2 reste le casque le plus cher de sa catégorie, tout en étant le plus lourd, le moins endurant et le moins pratique à transporter. Apple mise tout sur l’intégration parfaite à son écosystème et sur la puissance de la puce H2 pour la réduction de bruit et l'audio spatial.
Est-ce suffisant pour justifier un tel investissement alors que le design n'a pas bougé d'un iota en six ans ? Pour les fidèles de la marque, sans doute. Pour les autres, la pilule risque d'être difficile à avaler face à des alternatives plus modernes, plus légères et plus endurantes.
Fin de partie pour la version VR d’Horizon Worlds, la « plateforme » qui aurait dû devenir l’élément central du métavers promis par Meta en 2021. L’app va être débranchée le 15 juin prochain : les propriétaires de casques Quest ne pourront plus se connecter sur les serveurs ou y uploader de nouveaux contenus. Cela marque un tournant dans la stratégie de Mark Zuckerberg, qui semble avoir complètement oublié le métavers pour mettre les bouchées doubles sur l’intelligence artificielle.
Horizon Worlds n’a jamais vraiment trouvé son public. Pensée comme une sorte de réseau social construit pour la VR, l’app proposait de visiter des mondes créés par Meta comme par d’autres joueurs. Souvent comparé à VRChat, le projet a toujours été limité d’un point de vue technique et aura surtout marqué les esprits pour ce selfie de l’avatar de Mark Zuckerberg évoquant plus un jeu GameCube que le futur de l’informatique. La plateforme ne va pas complètement disparaître étant donné qu’elle restera accessible… sur mobile. On est loin de Ready Player One.
Le mois dernier, Meta avait planté un premier clou dans le cercueil d’Horizon Worlds en annonçant concentrer ses efforts sur la version mobile. Une simple séparation des deux produits était évoquée à l’époque, laissant penser que la déclinaison VR allait continuer de vivoter. Cela ne sera pas le cas, et cela laisse craindre le pire pour le futur de la VR. Meta a fermé ses plus gros studios de jeux en réalité virtuelle au début d’année. Il s’agissait d’un des rares gros poissons à développer pour le secteur avec Sony, qui a lui aussi fermé ses studios dédiés il y a quelque temps.
Meta va-t-elle complètement abandonner la VR après avoir débranché sa tête de gondole et dépensé des dizaines de milliards de dollars dans le projet ? L’entreprise a redirigé ses ressources vers des lunettes connectées en collaboration avec Ray-Ban, qui semblent avoir trouvé leur public. On ne parierait donc pas sur la présentation prochaine d’un Quest 4 maintenant que Meta s’est lancée corps et âme dans la course à l’IA et alors qu’Apple semble vouloir la concurrencer avec ses propres lunettes connectées.
Cet abandon ne sort pas de nulle part : en janvier, Meta a commencé à supprimer 1 000 postes au sein de sa division réservée à la réalité virtuelle. L’entreprise en avait profité pour annoncer la fermeture de la version pensée pour le travail d’Horizon Worlds. Les nostalgiques pourront jeter un œil à la page dédiée au métavers du site de Meta, affirmant que « le métavers est l'avenir de la communication numérique ».
Serions-nous face à une nouvelle semaine de lancement de produits Apple ? Après les AirPods Max 2 hier, Cupertino vient de lever le voile sur une nouvelle déclinaison des Powerbeats Pro 2. Cette édition réalisée en partenariat avec Nike s’inspire du coloris de certaines chaussures de sport.
Image Beats
Le look est plutôt original, avec le logo Nike d’un côté et celui de Beats de l’autre. Le boîtier tacheté de jaune semble avoir eu droit à un fond de bombe de peinture et arbore le slogan « Just Dot It » à l’intérieur. Beats présente ce modèle comme sa première collaboration officielle avec Nike, et la met en valeur dans une campagne avec LeBron James, que vous pourrez retrouver en vidéo à ce lien.
Mis à part ce nouveau coloris, il s’agit exactement des mêmes Powerbeats Pro 2 que l’on connaît depuis leur sortie en début d’année dernière. Ce sont des écouteurs sans fil visant les sportifs grâce à un maintien solide, proposant une réduction de bruit et de l’audio spatial. Ce modèle a apporté un capteur cardiaque, ce qui peut être pratique pour les entraînements sans montre.
Image Beats
Les écouteurs Beats ont l’avantage d’être pensés aussi bien pour les iPhone que les smartphones Android. Ces Powerbeats Pro 2 sont un bon choix : la réduction du bruit est efficace, l’audio spatial fonctionne bien, l’autonomie très correcte et le port confortable. Le prix de base reste élevé pour un boîtier de charge assez gros. N’hésitez pas à relire notre test pour plus de détails.
Ces nouveaux écouteurs arriveront le 20 mars sur les sites d’Apple, de Beats et de Nike. Si vous êtes intéressés, notons que les Powerbeats Pro 2 sont vendus moins cher chez Amazon : on trouve les 4 coloris de base pour 229 €, contre 299,95 € via le canal officiel.
Bonne nouvelle pour les utilisateurs de montres Garmin : WhatsApp a désormais droit à son application native. Celle-ci peut être téléchargée directement depuis la boutique Connect IQ. C’est un petit événement, car il s’agit de la première et de la seule application de messagerie tierce disponible sur les montres connectées Garmin.
Image Garmin
Le communiqué de presse indique qu’il faudra une montre compatible. Si les modèles spécifiques ne sont pas cités, Garmin évoque « certains modèles des gammes fēnix, Forerunner, Venu et Vivoactive ». Tom’s Guide explique que les Forerunner 570 et 970, les Fenix 8, y compris les versions Pro et Solar, les Venu 4, Enduro 3, Tactix 8, Vivoactive 6, Venu X1 et D2 Air X15 sont prises en charge. Si la liste est confirmée, cela devrait laisser les montres datant de 2023 ou plus anciennes sur le carreau.
L’app permet de consulter rapidement ses messages et conversations récentes, mais aussi de répondre à l’aide du clavier intégré. Les emojis et les réactions aux messages sont pris en charge. L’utilisateur pourra afficher davantage d'historique de discussion, avec jusqu'à dix messages visibles à l'écran. Les appels entrants devraient apparaître, laissant la possibilité de les refuser.
Il faut toutefois garder en tête quelques limitations. L’app nécessite un iPhone ou un Android appairé avec l’application mobile WhatsApp installée. La montre peut afficher un appel entrant, mais ne permet pas, à ce stade, de le prendre directement au poignet.
Meta se bouge depuis quelques mois avec ses applications pour montres. On a vu débarquer une version Apple Watch de WhatsApp en novembre dernier après des années de disette. Les rumeurs voudraient que Mark Zuckerberg prépare une montre Meta, ce qui explique peut être ce regain d’intérêt.