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De l’accéléromètre à la respiration : comment l’Apple Watch analyse votre sommeil

Christophe Laporte

lundi 05 janvier à 07:46

Santé

Avouez-le : vous vous êtes réveillé le 1er janvier et votre Apple Watch vous a affiché un score de sommeil moins flatteur que d’habitude. Ce n’est pas seulement la faute aux excès du réveillon. Avec watchOS 26.2, Apple a revu son échelle de notation pour rendre ses analyses plus pertinentes, quitte à se montrer plus sévère.

watchOS 26.2 est disponible avec un score de sommeil qui n’est plus dans la lune

watchOS 26.2 est disponible avec un score de sommeil qui n’est plus dans la lune

Si Apple a attendu le mois de septembre pour lever le voile sur ces nouveautés, la firme de Cupertino mise gros sur la santé nocturne. Elle a d'ailleurs lancé une vaste campagne de promotion pour mettre en avant les capacités de sa montre dans ce domaine. Mais au-delà du marketing, Apple a également publié un livre blanc [Format PDF] décortiqué par la chaîne The Quantified Scientist. On y apprend comment les ingénieurs ont revu leur copie pour améliorer la détection des phases de sommeil.

Image : Andrej Lišakov / Unsplash+

« Core » plutôt que « léger » : une question de respect

Premier changement notable, qui n'est pas que cosmétique : la terminologie. Là où la concurrence parle souvent de sommeil « léger », Apple persiste et signe avec le terme « Core » (lent en français). Le document technique explique ce choix : pour Apple, qualifier cette phase de légère pourrait laisser croire qu'elle est facultative.

En réalité, les phases N1 et N2 (regroupées sous l'appellation Core) représentent plus de 50 % d'une nuit normale. C'est durant ces moments que le cerveau consolide la mémoire et traite les informations de la journée. En changeant de mot, Apple redonne ses lettres de noblesse à la majeure partie de notre nuit.

L’accéléromètre « écoute » votre respiration

Traquer le sommeil et ses différentes phases n’est pas une mince affaire. Ce qui est frappant, c’est la méthode privilégiée par Apple : contrairement à ce que l’on pourrait croire, la montre ne s’appuie pas prioritairement sur la fréquence cardiaque pour segmenter vos nuits.

Que nenni : l’Apple Watch se base essentiellement sur les données de l'accéléromètre. Mais attention, il ne s'agit pas juste de savoir si vous donnez des coups de coude à votre conjoint. Apple utilise un échantillonnage à haute fréquence capable de détecter les mouvements subtils induits par votre respiration. C'est cette analyse des motifs respiratoires via le mouvement du poignet qui permet à Apple de se passer de la variabilité cardiaque (VFC) tout en affichant un très bon niveau de précision si l’on se fie à ce que fait la concurrence. Pourquoi se passer d’une telle donnée ? The Quantified Scientist émet une hypothèse : Apple cherche à ménager l’autonomie de sa toquante.

Une précision en nette hausse

Avec ce nouvel algorithme, Apple s’est attaché à mieux détecter le sommeil profond, qui était jusque-là le point faible de l’appel Watch.

Grâce à cette base de données massive, Apple a pu affiner ses scores. Selon les données de la marque, le taux de concordance passe de 62 % à 68 %. Apple affirme avoir fait des progrès sur deux autres points :

  • Les états d’éveil : La précision grimpe de 70 % à 79 %. Apple a notamment travaillé sur la détection des moments de « veille calme », ces instants où l'on reste immobile au lit tout en étant parfaitement réveillé.
  • Le sommeil paradoxal (REM) : La phase des rêves gagne aussi en fiabilité, avec une précision qui atteint désormais 82 % (contre 78 % auparavant).

Le correctif spécial « grasse matinée »

Enfin, Apple a corrigé un comportement qui irritait de nombreux utilisateurs. Jusqu’ici, le suivi du sommeil s’arrêtait net dès que l’on désactivait son alarme. Un fonctionnement binaire qui ne reflétait pas la réalité de ceux qui aiment traîner au lit.

Désormais, si vous coupez votre réveil et que vous replongez dans les bras de Morphée, la montre continue de classifier vos phases de sommeil normalement. Un correctif bienvenu pour les dimanches matin paresseux.

Une science (encore) complexe

Pour établir ces statistiques, Apple a confronté les relevés de sa montre à la polysomnographie, l'examen de référence en clinique qui utilise des électrodes pour mesurer l'activité du cerveau. En entraînant ses algorithmes sur plus de 1 100 nuits, la firme a appris à l'Apple Watch à traduire les micro-mouvements et le rythme respiratoire du poignet en phases de sommeil cohérentes.

Apple n’est d'ailleurs pas peu fière du résultat : elle estime que les erreurs résiduelles de son algorithme sont désormais comparables aux marges d'erreur des experts humains qui analysent les tracés en laboratoire. Un brin d'autosatisfaction qui souligne surtout la difficulté de l'exercice.

Quoi qu’il en soit, le sommeil reste une science complexe et de nombreuses zones d'ombre subsistent. Mais au vu des moyens investis, on comprend mieux pourquoi Cupertino met aujourd'hui autant d'énergie à promouvoir son fameux score de sommeil.

Pebble Round 2, ou comment faire revivre une légende de la montre connectée

Christophe Laporte

dimanche 04 janvier à 07:46

Montres connectées

Pebble arrivera-t-elle vraiment à renaître de ses cendres ? Son créateur, Eric Migicovsky, y croit dur comme fer. Dix ans après le lancement du modèle original, il tente un nouveau pari avec la Pebble Round 2, une version modernisée qui entend bien corriger les erreurs du passé tout en conservant l'ADN de la marque.

C’est un retour aux sources qui ne manque pas d’allure. La nouvelle Pebble Round 2 reprend les lignes de la Pebble Time Round, l’une des montres les plus emblématiques du constructeur, mais en gommant son principal défaut : les bordures d'écran. Cette fois-ci, l'affichage e-paper couleur de 1,3 pouce occupe toute la surface, offrant un design bien plus contemporain.

Surtout, la technique fait un bond en avant : la résolution est deux fois plus élevée que sur le modèle original. Ce gain de densité permet d'afficher beaucoup plus de texte et de notifications avec une finesse inédite, tout en conservant une lisibilité parfaite en plein soleil. Grâce aux progrès du Bluetooth et à la frugalité de cette dalle, la montre promet désormais deux semaines d'utilisation sur une seule charge, le tout dans un boîtier toujours aussi fin. Sa prédécesseur devait passer par la case recharge tous les 3 jours.

15 000 apps et cadrans dès le premier jour

L’autre force de cette résurrection tient dans son héritage. Contrairement à d'autres projets qui partent de zéro, la Pebble Round 2 s'appuie sur un véritable trésor de guerre : un catalogue de 15 000 applications et cadrans créés par la communauté au fil des ans. Cette logithèque historique est accessible immédiatement, assurant à l'utilisateur de trouver chaussure à son pied dès la sortie de la boîte.

Côté logiciel, la montre tourne sous PebbleOS, désormais open-source, et assure une compatibilité avec iOS et Android. Fidèle à sa philosophie, Pebble ne cherche pas à concurrencer l'Apple Watch sur le terrain de la santé : si le suivi du sommeil et de l'activité est présent, le capteur de fréquence cardiaque brille par son absence.

Pebble lance l’Index 01, la bague qui note ce que votre cerveau oublie

Pebble lance l’Index 01, la bague qui note ce que votre cerveau oublie

Pour les nostalgiques ou les technophiles en quête de simplicité, la Pebble Round 2 est disponible en précommande sur le site de rePebble pour 199 $ (finitions noir mat, argent brossé ou or rose). Les premières livraisons sont attendues pour le mois de mai.

Promo : une batterie de poche à 10 € pour recharger l’Apple Watch partout

Christophe Laporte

samedi 03 janvier à 22:51

Apple Watch

Le péché mignon de l’Apple Watch, c’est son autonomie. Sa grande force, en revanche, reste la recharge rapide, qui permet de corriger le tir en grande partie. Si vous êtes souvent en déplacement, ce petit accessoire actuellement en promotion à 10 € peut donc se révéler particulièrement utile.

Il s’agit d’une batterie ultra-compacte d’une capacité de 3 000 mAh, équipée d’un galet permettant de recharger directement votre montre. Selon le modèle, elle peut recharger un peu plus d’une fois une Apple Watch Ultra, et entre quatre et cinq fois une Apple Watch “classique”. Le constructeur indique qu’il faut entre trente minutes et une heure pour recharger environ les trois quarts de la batterie d’une Apple Watch, une durée qui dépend bien sûr du modèle et de la capacité de sa batterie.

Avec ses dimensions réduites (7,8 × 4,7 × 1,6 cm) et son poids plume de 74 grammes, ce chargeur se glisse facilement dans une poche ou un sac. Présenté comme compatible avec toutes les Apple Watch à partir de la Series 2, il intègre également un port USB-C, capable de recharger d’autres appareils. Le fabricant cite notamment les AirPods. Il est aussi possible de recharger un iPhone, mais compte tenu de la capacité limitée de la batterie, cette option reste à envisager en dernier recours.

Habituellement vendu 17,99 €, ce chargeur est actuellement proposé à 9,99 €. À ce prix, deux coloris sont disponibles : bleu ou noir. L’appareil est livré avec un câble de charge USB-C.

Apple dévoile quelques petites nouveautés pour Apple Fitness+

Pierre Dandumont

vendredi 02 janvier à 17:20

Santé

Apple vient d'annoncer quelques nouveautés pour Apple Fitness+ (qui garde le +), mais on espère franchement que les nouveautés promises par les entraîneurs ne sont pas celles-ci. Premièrement, il y a un nouveau défi, qui avait déjà été dévoilé : si vous remplissez vos anneaux sept fois en janvier, vous aurez un badge.

Un badge à gagner. Image Apple.

Deuxièmement, il y a un défi pour les utilisateurs de Strava (différents de celui déjà vu) : si vous effectuez douze séances durant le mois de janvier, vous pouvez gagner un badge Apple Watch dans l'app Strava.

De nouveaux entraînements

Apple annonce de nouveaux entraînements, qui seront disponibles dès le 5 janvier. Le premier, Make Your Fitness Comeback, va proposer trois séances par semaine pendant un mois pour vous remettre en forme, avec du yoga, du HIIT (entraînement fractionné de haute intensité) et du travail sur la force. Les amateurs de yoga tenteront Build a Yoga Habit in 4 Weeks, avec deux séances de dix minutes par semaine pendant un mois. Back-to-Back Strength and HIIT va proposer trois entraînements par semaine (sur trois semaines) avec dix minutes centrées sur la force et dix minutes sur le HIIT. Enfin, Strength Basics in 3 Weeks va se focaliser sur la musculation avec trois entraînements par semaine pendant trois semaines.

De nouveaux entraînements. Image Apple.

Pour le reste, Apple Fitness+ va accueillir KAROL G pour de nouveaux entraînements liés à une star, ainsi que de nouveaux invités dans Time to Walk, où les invités partagent des histoires, photos et chansons en parallèle des entraînements. On verra notamment Mel B des Spice Girls ou l'actrice Michelle Monaghan.

Pour rappel, Apple Fitness+ est facturé 10 € par mois avec un mois d'essai gratuit. Vous pouvez aussi recevoir trois mois gratuits avec certains appareils (comme les Apple Watch). Enfin, le service est aussi intégré dans la version la plus onéreuse d'Apple One, proposée à 35 €/mois.

Vision Pro : malgré un nouveau modèle, Apple reste dans l’impasse

Christophe Laporte

jeudi 01 janvier à 12:52

Réalité virtuelle

Les nouvelles se suivent et se ressemblent concernant le Vision Pro. Elles sont mauvaises, et le nouveau modèle sorti récemment n’a rien changé à l’équation. Entre désintérêt du public et coupes budgétaires drastiques, l'informatique spatiale version Cupertino cherche toujours son second souffle.

Image : Apple

Un budget publicitaire réduit à peau de chagrin

Le retour à la réalité (non augmentée) a été brutal pour les dirigeants d’Apple l’année dernière. Face à l’indifférence du marché, la firme a été contrainte de freiner la production de son casque. Le Financial Times, qui fait le point sur le dossier, illustre cette prise de conscience par une statistique terrible : l’année dernière, Apple aurait réduit de 95 % son budget publicitaire initialement prévu pour la promotion en ligne de son nouvel univers.

La fin de production du Vision Pro serait actée

La fin de production du Vision Pro serait actée

Effectivement, tout semble à l’arrêt. Sa commercialisation reste cantonnée à 13 pays, et Apple n’a pas cherché à étendre sa disponibilité géographique l'an passé, signe d'un certain attentisme, pour ne pas dire d'un aveu d'échec.

La petite victoire de Meta

Les ventes du Vision Pro sont anémiques face au rouleau compresseur Meta : citant les chiffres d'IDC, le quotidien financier estime qu’Apple a écoulé à peine 45 000 exemplaires lors des trois derniers mois de l’année. Une quantité négligeable, presque anecdotique, comparée aux millions d’iPhone, d’iPad ou de Mac vendus sur la même période. Seul motif de consolation : avec un peu de chance, le Vision Pro se vend peut-être mieux que le Mac Pro.

Résultat, pour le plus grand plaisir de Mark Zuckerberg, le Vision Pro vit dans l’ombre des casques Meta qui s’arrogent environ 80 % du marché. Certes, le ticket d’entrée n’est pas le même : moins complexes techniquement, les Quest sont vendus quelques centaines d’euros. Reste que même pour Meta, la fête est finie. Le marché des casques ne décolle tout simplement pas, avec des ventes globales en baisse d’environ 14 % l’année dernière.

Image : Apple

Le serpent qui se mord la queue

Pour Apple, la problématique reste inchangée : c’est l’éternel paradoxe de l’œuf et de la poule. Même si Cupertino annonce fièrement un catalogue de 3 000 applications pour visionOS, la « killer app » se fait toujours attendre. Face à la faiblesse du parc installé, les développeurs préfèrent rester à l’écart de la plateforme, ce qui rend l'appareil d'autant moins attractif pour le grand public.

Le péché originel d’Apple est sans doute d’avoir voulu commercialiser, dans un premier temps, un appareil dont le prix le réserve exclusivement à une clientèle professionnelle ou très fortunée. À l’image de ce qu’elle avait réussi avec l’iPod, Apple serait sans doute parvenue à susciter davantage d’enthousiasme en lançant un appareil plus limité techniquement, mais nettement plus abordable.

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