Ouvrir le menu principal

WatchGeneration

Recherche

Actualités

WhisperPair : une faille de Fast Pair permet de détourner des casques et écouteurs, même sur iPhone

Félix Cattafesta

vendredi 16 janvier à 17:13

Audio

Des chercheurs de l’université belge de KU Leuven ont découvert de sérieuses vulnérabilités dans le « Fast Pair » (Association express) de Google, qui permet de connecter rapidement des appareils audio à un téléphone Android. Baptisée WhisperPair, la faille peut être utilisée pour diffuser une musique à n’importe quel volume, suivre les appareils à distance et même écouter les conversations. Elle touche des produits de marques connues comme Sony, Anker ou Nothing. Bien qu’elle concerne un processus lié à Android, les propriétaires d’iPhone ne sont pas épargnés par cette vulnérabilité.

Casque WH-1000XM5. Image Sony

Selon les chercheurs interrogés par Wired, de nombreux fabricants implémenteraient Fast Pair de façon incomplète. En théorie, la spécification prévoit qu’un accessoire ne doit pas pouvoir s’appairer avec un nouvel appareil s’il est déjà appairé. En pratique, sur certains modèles, un attaquant à portée Bluetooth peut malgré tout déclencher un appairage silencieux.

L’attaque a été testée sur 25 produits, et 17 d’entre eux pouvaient être piratés. Les chercheurs ont réussi à lancer une piste audio, à monter le son et même à écouter une conversation grâce au micro intégré.

Si Fast Pair est une fonctionnalité spécifique à l’écosystème Android, les propriétaires d'iPhone ayant un appareil Bluetooth concerné ne sont pas épargnés : les pirates peuvent même aller plus loin. Sur certains accessoires Sony et sur les Pixel Buds Pro 2, il est possible de lier le produit à un compte Google pour peu qu’il n’ait jamais été utilisé sur un smartphone Android et relié à un compte.

Autrement dit, un pirate peut « s’approprier » l’accessoire de sa victime et suivre son emplacement à distance. L’utilisateur recevrait bien une notification lui indiquant qu’un objet inconnu le suit, mais il pourrait logiquement imaginer qu’il s’agit d’une erreur étant donné que le téléphone détecte « son » casque.

La liste des appareils touchés est disponible à ce lien. Les casques comme les Sony WH-1000XM6, XM5, et XM4 sont concernés, tout comme les écouteurs Anker Soundcore Liberty 4 NC, les Nord Buds 3 Pro de OnePlus ou même les Pixel Buds Pro 2 de… Google. Notons également la présence dans la liste des Nothing Ear (a). Apple fait figure de bon élève étant donné que les Beats Solo Buds ne sont pas vulnérables, tout comme le Bose QC Ultra ou le Sonos Ace.

Si vous avez un appareil concerné, Google indique avoir recommandé des correctifs à ses partenaires en septembre 2025 et avoir renforcé son processus de certification pour limiter le risque à l’avenir. L’entreprise affirme ne pas avoir constaté d’exploitation de la faille en dehors du cadre des tests des chercheurs. Selon Wired, tout n’est pas encore parfaitement verrouillé et certaines mesures complémentaires ont pu être contournées, mais Google dit travailler sur ces points. Le correctif est là, mais encore faut-il penser à garder son casque ou ses écouteurs à jour, ce qui passe généralement par une app tierce que tous les clients ne téléchargent pas.

Utilisez-vous un accessoire pour protéger votre Apple Watch ?

Christophe Laporte

vendredi 16 janvier à 08:25

Sondage

C’est un grand classique du possesseur d’Apple Watch. On déballe sa montre, on admire la courbure du verre, la finition de l’aluminium (ou le brillant de l’acier pour les plus chanceux), et puis vient la première sueur froide : le choc contre un montant de porte. Si les plus philosophes vous diront qu’une rayure n’est qu’une « patine » qui donne du caractère, la réalité est plus prosaïque. Sur une Apple Watch Ultra, l'argument du look "vécu" peut s'entendre. Mais de manière générale, force est de constater qu’il y a des montres qui s’accommodent mieux des outrages du quotidien qu’une Apple Watch en finition Minuit.

Image : WatchGeneration
Image : WatchGeneration

La panoplie du parfait paranoïaque

Pour éviter le drame, le marché regorge d’accessoires plus ou moins gracieux. On peut schématiquement diviser les solutions en trois catégories :

  • Le bumper (la coque) : Pour ceux qui craignent surtout pour le boîtier, le bumper est un bon compromis. Souvent léger, il encaisse les coups latéraux. L’écran reste exposé, mais l’épaisseur supplémentaire offre une petite zone de sécurité bienvenue.
  • La protection intégrale : C’est l’option « char d'assaut ». Le cadre avec protection d'écran intégrée protège tout, tout le temps. C’est la solution ultime, mais le toucher à l’écran est moins agréable.

Comme souvent, tout est affaire de compromis. Et vous, que faites-vous pour protéger votre Apple Watch ?

On a regardé un match de NBA en vidéo immersive sur Vision Pro : une première impressionnante, mais perfectible

Stéphane Moussie

mercredi 14 janvier à 15:14

Apple Vision

Deux ans après son lancement, le Vision Pro franchit un cap. Sa capacité d’immersion a déjà été mise à profit pour faire vivre des événements sportifs comme jamais auparavant, mais il fallait jusqu’ici se contenter de documentaires retraçant des compétitions passées. La donne vient de changer : le 9 janvier, un match de NBA a été diffusé en direct au format Apple Immersive et d’autres vont suivre dans les semaines à venir. Une révolution dans la façon de regarder du sport ?

Alors que la plupart des matchs de foot sont toujours filmés en 1080p, il faut mesurer le saut technologique que représente le format Apple Immersive Video. On parle de caméras de pointe, les Blackmagic URSA Cine Immersive, qui enregistrent en 8K sur 180 degrés. Le résultat est saisissant : l’image vous entoure et vous donne l’impression d’être au cœur de l’action.

Image Apple

Une place au premier rang qui se mérite

Mais avant de plonger dans le vif du sujet, un point sur les prérequis s'impose, car regarder un match de basket en format immersif n’est pas à la portée de tout le monde. D’abord, il faut un Vision Pro, ce qui élimine d'emblée 99 % du public. Ensuite, l’application. Aux États-Unis, les matchs sont diffusés dans l’app NBA ou via Spectrum SportsNet. Le câblo-opérateur donne d’ailleurs son nom au dispositif global, Spectrum Front Row, qui couvre les six matchs des Lakers retransmis dans ce format.

En France, seule l’app NBA est disponible, avec une grosse déception à la clé : impossible de regarder les matchs en direct. Dans l’hexagone, les droits du live appartiennent à beIN Sports et Amazon. Par conséquent, la rencontre n’est accessible dans l’app NBA que 24 heures après sa diffusion. Cela réduit fortement l’intérêt du dispositif, même s’il est possible de masquer les scores pour éviter les spoilers et préserver le suspense.

Je vous en prier. Image WatchGeneration.

Par ailleurs, l'accès aux matchs (en direct comme en replay) via l’app NBA nécessite un abonnement. Le forfait de base, le League Pass, est facturé 21,99 €/mois. L’offre Premium, à 28,99 €/mois, ajoute le téléchargement des matchs et supprime la publicité. Des formules annuelles sont également proposées, respectivement à 146,99 € et 199 €.

Une fois l’abonnement souscrit, deux vidéos immersives sont proposées pour la rencontre entre les Milwaukee Bucks et les Los Angeles Lakers qui s’est tenue le 9 janvier : le match intégral ou un résumé d'environ 6 minutes.

En amateur de sport et curieux de technologie, je ne me suis pas privé, j’ai regardé la quasi-totalité du match, même si je connaissais déjà son issue. La retransmission — en différé pour moi, donc — débute par l’avant-match et l’échauffement. On voit notamment LeBron James enchaîner les paniers comme si l’on se trouvait soi-même au bord du terrain. La sensation dominante est cette proximité inédite avec les joueurs : on les observe dans les moindres détails, comme si on se tenait juste à côté d'eux. C’est saisissant.

App NBA. Image WatchGeneration.

Viennent ensuite l’hymne américain et les cheerleaders, toujours filmés de près. C’est à ce moment que les premières limites techniques apparaissent. On note des micro-coupures audio autour de l’hymne, puis un mixage imparfait lors du passage des pom-pom girls, la musique étant presque inaudible. Le format Apple Immersive Video ne se limite pas à l'image en effet, il comprend aussi de l’audio spatial, une partie visiblement complexe à gérer en direct dans une enceinte sportive.

Au bord du parquet

Après les animations, place au jeu ! Au coup d’envoi, la première caméra est placée au bord du terrain, quasiment au centre et assez bas, offrant une légère contre-plongée. Celle-ci est en fait simplement posée sur la table de marque. On a l'impression d'être assis au premier rang, à une place qui vaut plusieurs milliers de dollars — comme le Vision Pro, à vrai dire. Cette proximité permet d’apprécier la vitesse et la puissance des athlètes d’une manière inédite, tout en restant confortablement installé chez soi.

Meta veut doubler la production des lunettes connectées et lève le pied sur la VR

Félix Cattafesta

mercredi 14 janvier à 11:53

Wearables

Meta tient quelque chose avec ses lunettes connectées en partenariat avec Ray-Ban. De nombreux rapports ont fait état des excellentes ventes du modèle de base, régulièrement en rupture de stock en boutique. Le premier modèle à écran se vend tellement bien aux États-Unis que l’entreprise a repoussé son lancement à l’international faute de pouvoir tenir la cadence côté production. Selon Bloomberg, Meta et EssilorLuxottica (maison-mère de Ray-Ban) envisagent de doubler leur capacité de production de lunettes intelligentes d'ici la fin de l'année afin de répondre à la demande.

Image WatchGeneration

Le succès des Meta Ray-Ban a visiblement pris de court Meta. Si le premier modèle présenté en 2021 n’avait pas intéressé grand monde, celui de 2023 a beaucoup plus convaincu. L’appareil photo est correct, le son aussi, et le produit est maintenant connecté à l’IA de Meta pour répondre à des questions sur ce que l’on a sous les yeux. Il est rapidement devenu le plus vendu dans de nombreux magasins Ray-Ban, tant et si bien que Meta envisage désormais d’en produire 20 millions de paires par an, pouvant même monter à 30 millions si la demande le justifie.

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Un joli succès qui contraste fortement avec celui des casques VR, qui ne font plus beaucoup parler d’eux depuis le lancement du Quest 3S fin 2024. Toujours selon Bloomberg, l’entreprise a décidé de lever le pied sur les dépenses : elle va supprimer 1 000 postes dans son « Reality Labs », en charge des produits VR et liés au métavers. L’idée est de rediriger les dépenses vers le secteur qui marche, à savoir les lunettes IA. Plusieurs studios de jeux VR de Meta ont été directement touchés, l’entreprise ayant fermé Armature Studio, Sanzaru Games (Asgard’s Wrath) et Twisted Pixel (Marvel’s Deadpool VR).

Mais alors, le métavers est-il mort et enterré ? Meta va-t-elle de nouveau changer de nom pour refléter sa dernière marotte ? Non ! Le CTO de Meta Andrew Bosworth a annoncé dans un mémo interne que les efforts sur le métavers allaient désormais se concentrer sur… la version mobile. La déclinaison VR va passer au second plan, l’ambition étant maintenant de « redoubler d'efforts pour offrir les meilleures expériences Horizon et les meilleurs outils de création IA sur mobile ».

Les ressources et les équipes vont être redirigées « presque exclusivement vers le mobile » pour accélérer le déploiement d’Horizon, une sorte de jeu avec différents minijeux plus proche d’un Fortnite que de Ready Player One. En parallèle, Meta n’arrête pas ses investissements dans le domaine de l’IA. Mark Zuckerberg a récemment annoncé Meta Compute, une « initiative de haut niveau » visant à « construire des dizaines de gigawatts au cours de cette décennie, et des centaines de gigawatts ou plus à terme ».

Instant Workouts : Strava promet un coach intelligent, mais l’IA s’emballe

Christophe Laporte

mercredi 14 janvier à 08:45

Sport

Pour le commun des mortels, Strava est avant tout le réseau social incontournable où l'on vient glaner quelques « Kudos » après sa sortie dominicale. Si la plateforme est parfois critiquée pour son côté vitrine, son ambiance reste nettement plus respirable que celle des réseaux sociaux traditionnels. C’est, au choix, un tableau de bord pour garder un œil sur sa santé ou un outil redoutable pour tracer des itinéraires cyclistes.

Image : Henry Ren / Unsplash

Mais dès qu'il s'agit d'entrer dans le dur de l'entraînement, les utilisateurs les plus exigeants s'évadent souvent vers des solutions tierces : TrainingPeaks ou Nolio pour le suivi humain, ou des algorithmes spécialisés comme Runna (récemment acquis par Strava), Campus ou RunMotion Coach. À l'heure où elle prépare son introduction en bourse, la firme de San Francisco veut briser ce plafond de verre. Avec Instant Workouts, Strava entend transformer son application en un véritable partenaire d’entraînement intelligent.

L’IA comme moteur de motivation

Sous le capot, c'est l’intelligence artificielle qui mène la danse. Ce nouvel outil analyse votre historique d’activité pour générer des recommandations personnalisées. L’idée est limpide : vous proposer la séance idéale au moment T, que vous soyez adepte de la course à pied ou de la musculation, pour casser la routine.

Accessible directement depuis le flux principal, Instant Workouts vous donne le choix du type d’entrainement que vous recherchez entre :

  • Le maintien de la forme actuelle.
  • La progression vers un objectif ciblé.
  • L’exploration de nouvelles disciplines.
  • La récupération active après un gros bloc.

Un coach qui connaît le terrain (enfin en théorie)

Plus qu’une simple liste d’exercices piochés au hasard, l’outil couvre plus de 40 disciplines. Pour les sorties en extérieur, Strava exploite son plus grand atout : sa Heatmap. L'application peut ainsi générer automatiquement un itinéraire adapté à votre séance du jour.

Avec cette offensive, Strava vient chasser sur les terres de Garmin. Le constructeur américain propose déjà des suggestions quotidiennes sur ses montres, mais il a tendance à les monnayer via l'abonnement Connect+ (8,99 €/mois). Un virage vers le service payant qui agace : l'an dernier, Garmin a même réservé son célèbre rapport annuel à ses seuls abonnés Premium. Dans le genre, Strava n’est pas mieux et s’est même servi de son rapport annuel comme argument commercial pour s’abonner.

Image : Strava

Le chaînon manquant de l’Apple Watch ?

Pour les technophiles, la vraie valeur ajoutée d'Instant Workouts résidera dans son évolution à venir : la possibilité d’envoyer directement les séances vers les montres Garmin ou l’Apple Watch. C’est sans doute pour cette raison que Strava a enfin recommencé à prendre son application watchOS au sérieux ces derniers mois.

Image : Strava

Pour les utilisateurs de la montre d'Apple, c'est potentiellement une petite révolution. Apple se refuse toujours à proposer un véritable système de coaching adaptatif dans Forme. Strava pourrait donc combler ce vide. La plate-forme a annoncé travailler également sur un système de guidage vocal pas à pas que l'on nous promet enfin "fluide".

Une promesse séduisante, mais encore brouillonne

Si la promesse est séduisante sur le papier, la mise en pratique ressemble pour l'heure à un chantier mal balisé. Le célèbre testeur Ray Maker a essuyé les plâtres, et son verdict est sans appel : l’IA de Strava lui a infligé des allures de course totalement délirantes, basées sur un temps de 16 minutes au 5 km. C’est à peine trois minutes de plus que le record de France de Jimmy Gressier, un niveau stratosphérique que l'algorithme a cru déceler dans une unique sortie erronée, enregistrée par une bague Oura trois mois plus tôt. Plutôt que de s’appuyer sur un historique de données cohérentes, Strava s’est accroché à cette anomalie isolée pour lui imposer un rythme suicidaire. Tout n'est pas à jeter pour autant : Ray reconnaît que les structures d'entraînement pour le vélo, notamment dans la catégorie « Build », sont plutôt bien senties et cohérentes pour qui cherche à progresser.

Mais le tableau vire au grotesque dès que l'on aborde la navigation, un comble pour une plateforme qui se veut le roi de l'itinéraire. Pour une séance de fractionné exigeant de la régularité, l’app a déniché des sentiers techniques et des ravins impraticables à haute vitesse. À l’inverse, pour une sortie longue de plus de deux heures, Strava s’est contenté de suggérer de bêtes boucles autour du pâté de maisons de l'utilisateur. Entre des allures de champion olympique et des parcours dignes d'une punition dans le quartier, l'« intelligence » de Strava a manifestement besoin d'un sérieux entraînement de fond avant de justifier le prix de son abonnement.

Apple et Strava font équipe pour vos résolutions de janvier

Apple et Strava font équipe pour vos résolutions de janvier