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Button : deux anciens d’Apple tentent leur chance avec un gadget IA qui laisse sceptique

Nicolas Furno

jeudi 09 avril à 17:34

Wearables

Chris Nolet et Ryan Burgoyne travaillaient ensemble à Cupertino, au sein de l’équipe du Vision Pro, avant de tenter leur chance avec un matériel dédié à l’IA. Alors que bien d’autres avant eux ont échoué, Humane également créée par d’anciens d’Apple en tête, le duo espère convaincre avec le « Button ». Ce petit accessoire peut se porter sur un vêtement, dans l’esprit de l’iPod Shuffle carré pour les plus anciens sages parmi nous, ou alors être gardé dans une poche. Comme son nom le suggère, il prend essentiellement la forme d’un bouton que l’on presse pour parler à un modèle de langage.

La vidéo est indéniablement soignée, on sent l’influence du marketing d’Apple. Sans aller jusqu’à dire que c’est de la science-fiction, les échanges semblent bien trop rapides pour être crédibles, sachant que le Button est loin d’être autonome. Ses concepteurs essaient de troubler le message, en indiquant que c’est un ordinateur né à l’ère de l’IA et en laissant entendre que tous ceux qui ont précédé, smartphone compris, sont désormais dépassés :

Chaque ordinateur utilisé aujourd’hui a été conçu avant l’arrivée de l’IA. Téléphones, ordinateurs portables, montres : tous ont été pensés pour un monde antérieur aux modèles de langage. Button est un minuscule ordinateur conçu dès l’origine pour l’IA. Il se clipse sur un vêtement ; une pression permet de parler, et il répond en une demi-seconde. Il exécute des « apps vocales » qui reposent sur une architecture spécialement pensée pour la rapidité : lorsque l’on parle à un ordinateur, tout doit être instantané.

Sauf que le Button dépend toujours d’un smartphone à proximité pour lui fournir son lien à internet. On ne sait pas exactement ce qui est géré sur le petit module à accrocher à un vêtement, mais on sait que le modèle de langage sous-jacent tourne sur des serveurs distants. La promesse d’une réponse en une demi-seconde semble trop belle pour être vraie dans ces conditions, même s’il faut relever que le journaliste de Wired qui a pu tester un prototype a obtenu une réponse effectivement rapide, en une seconde environ d’après son témoignage.

Par rapport à l’AI Pin de Humane ou encore au Rabbit R1, le Button a pour lui une simplicité qui est bien dans l’esprit d’Apple. Pas de caméras ici, le design semble soigné avec de l’aluminium joliment arrondi, une prise USB-C pour charger sa batterie et un seul gros bouton sur la façade. Ce dernier active l’écoute, sans cela l’appareil reste normalement inerte. C’est un aspect positif dans cette catégorie, au moins l’utilisateur reste en contrôle. En contrepartie, le produit sera aussi moins utile : il nécessite d’avoir une main de libre, il n’a aucune idée de l’environnement faute de caméra… bref, c’est l’équivalent d’un assistant comme Siri ou du mode vocal de ChatGPT, mais déporté sur un vêtement.

Image Button Computer.

Est-ce qu’un tel appareil peut être utile ? Pourquoi pas, même si on peut aussi objecter que des AirPods seront tout aussi compétents et bien mieux adaptés dans la plupart des situations. Le principal avantage du Button est de pouvoir servir dans des environnements où les écouteurs seraient un problème. Est-ce que ça vaut les 229 $ (196 € HT) demandés par ses concepteurs, suivis d’un abonnement facturé 8 $ (7 € HT) par mois ? Les Américains peuvent tenter l’expérience en précommandant un exemplaire à 50 $ de moins, les livraisons étant promises à partir de décembre 2026.

Au lancement, seul l’iPhone et iOS seront pris en charge, même si Android sera ajouté par la suite. Ajoutons que l’abonnement reste optionnel, à condition de fournir une clé d’API pour un modèle existant. Dans l’ensemble, ce sont de meilleures conditions qu’avec l’AI Pin, qui voulait entièrement remplacer le smartphone. Reste quand même à savoir si ce sera suffisant pour convaincre. Pour rappel, l’appareil de Humane n’a même pas dépassé l’année d’existence avant de disparaître…

Humane arrête les frais : l’AI Pin disparaît immédiatement et l’entreprise est vendue à HP

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Suunto Spark : des écouteurs à conduction aérienne qui analysent votre foulée

Félix Cattafesta

jeudi 09 avril à 09:56

Audio

Suunto continue de diversifier son catalogue et vient de présenter une nouvelle paire d’écouteurs sans fil. Baptisés Spark, il s’agit d’un modèle ouvert qui ne vient pas boucher le canal auditif, ce qui sera pratique pour rester sur le qui vive pendant sa pratique sportive. Le produit sort du lot en proposant quelques fonctions dédiées aux sportifs.

Image Suunto

Les écouteurs peuvent suivre la cadence et évaluer la technique de course en se basant sur le temps de contact au sol. Ils surveillent la position de la tête pendant l'activité, celle-ci ayant tendance à bouger au fur et à mesure que la fatigue s’installe (les coureurs ont par exemple tendance à se pencher vers l’avant). L’information est donc intéressante, d’autant plus qu’elle ne peut pas être obtenue via une montre traditionnelle.

Mis à part ça, Suunto vante « des basses puissantes et des aigus clairs » pour des écouteurs légers faisant moins de 10g par oreillette. L’audio spatial est pris en charge, et différents modes d’égalisation sont disponibles afin d’affiner le son à ses goûts.

Ces Spark affichent une autonomie de 7 h 30 par charge ou jusqu’à 36 heures avec le boîtier. Leur indice IP55 devrait leur permettre de résister à la transpiration, à la poussière, à la pluie et à la neige. Des contrôles tactiles sont présents, et l’application maison dispose d’un mode permettant de les retrouver. Notons aussi la possibilité d'appairer ces écouteurs à deux appareils différents ainsi qu’une technologie de réduction de bruit du vent pour le micro.

Image Suunto/WatchGeneration

Ce n’est pas la première tentative de Suunto dans le domaine audio, la marque proposant déjà des casques à conduction osseuse comme le Wing ou le Sonic. Les Sparks sont facturés 149 € et sont disponibles en noir, en blanc ou en orange.

Škoda imagine une sonnette de vélo que l’isolation active ne bloque pas

Nicolas Furno

mercredi 08 avril à 17:18

Audio

Le dernier produit de Škoda n’est pas une nouvelle voiture, mais… une sonnette pour les vélos ?! Nous ne sommes plus le 1er avril et c’est très sérieux : le constructeur automobile tchèque, qui a débuté dans le monde du cyclisme, a imaginé un accessoire qui émet une sonnerie bien spécifique pour se faire entendre, même en croisant un piéton avec un casque ou des écouteurs à isolation active sur les oreilles. La DuoBell est une sonnette pour vélo visuellement très classique, bien qu’un peu plus grosse que la moyenne. Elle est strictement mécanique, avec deux coques en métal qui sont frappées par le mécanisme intégré pour produire le bon son.

Son secret, c’est la fréquence choisie quand elle sonne. Les ingénieurs de Škoda ont analysé des casques à isolation active populaires sur le marché pour trouver une zone de fréquences qui n’est jamais filtrée par les processus d’annulation du bruit, tout en restant bien audible par les humains. Elle se situe entre 750 et 780 Hz et c’est cette zone qui est visée par la DuoBell. Pour produire la bonne tonalité, il a fallu imaginer un design spécifique, avec deux cloches métalliques placées dos à dos et un mécanisme intégré qui les fait résonner d’une manière spécifique.

Contrairement à ce que l’on pourrait craindre, le résultat reste harmonieux à l’oreille. Pendant ses tests, le constructeur a relevé des gains importants : la DuoBell était audible à 22 mètres de distance, ce qui est bien supérieur à un modèle traditionnel. D’après son concepteur, le dispositif laisse aux piétons 5 secondes supplémentaires pour réagir, ce qui suffit pour éviter un accident. Pour vérifier si les gains étaient réels en pratique, Škoda a équipé plusieurs livreurs Deliveroo qui travaillent à Londres et les retours semblent unanimes.

Le mécanisme à l’intérieur, pour produire pile la bonne sonorité. Image Škoda.

La DuoBell n’est pas vraiment un produit commercial, Škoda le présente plutôt comme un projet de recherche ouvert à tous les constructeurs et accessoiristes qui souhaiteront reprendre ses travaux. L’entreprise a créé des prototypes avec sa propre marque et elle compte en distribuer d’autres à des gestionnaires de flottes de vélo à Londres, sans pour autant s’engager sur une production à grande échelle. Les tests menés en laboratoire et toute la documentation associée peuvent être téléchargés depuis cette page web.

Reste maintenant à espérer que les concepteurs de casques et écouteurs à isolation active ne se mettent pas à bloquer spécifiquement cette fréquence…

Le Vision Pro pourrait enfin s'ouvrir aux accessoires tiers

Félix Cattafesta

mercredi 08 avril à 16:39

Apple Vision

Le Vision Pro a un gros défaut : il pèse entre 750 et 800 g, ce qui en fait un appareil très lourd sur le visage. Apple cherche activement à corriger le tir et envisagerait un casque plus modulaire. AppleInsider a remarqué un nouveau brevet concernant le casque visant à le rendre plus évolutif. De quoi laisser l’utilisateur sacrifier un peu d’autonomie pour diminuer le poids de l’engin.

Le Developper Strap sur le Vision Pro. Image Apple

Appelé « Périphérique à porter sur la tête avec accessoires connectables », ce brevet n°12596254 décrit un casque n'ayant « pas besoin d'intégrer des composants permanents assurant toutes les fonctions que l'utilisateur souhaitera utiliser par la suite ». Autrement dit, un appareil plus modulaire sur lequel on pourrait brancher des accessoires pour débloquer de nouvelles fonctionnalités, et les enlever quand on en a pas besoin.

Les descriptions mentionnent certains choix que pourraient faire les utilisateurs, optant par exemple pour un « écran haute résolution et avec une grande autonomie » ou bien un « format plus compact » selon le moment. On peut aussi penser à tout un tas d’utilisation spécialisée dans des domaines comme la médecine ou l’industrie, qui pourraient profiter d’accessoires supplémentaires n’intéressant pas le grand public.

Le brevet évoque une solution assez ouverte permettant de changer rapidement d’options. « Un utilisateur peut souhaiter disposer de fonctions différentes selon les situations », indique Apple. « Par exemple, un utilisateur peut souhaiter avoir un affichage haute résolution chez lui et une grande autonomie de batterie lorsqu'il est à l'extérieur ». On imagine que tout cela serait facturé sous forme d’accessoires payants.

Image WatchGeneration

L’idée qui transparaît entre les lignes semble être d’améliorer l’autonomie du casque, l’entreprise cherchant visiblement un moyen de laisser le choix d’une batterie plus petite et un format plus compact. Le brevet suggère également que les écrans du casque pourraient être changés par des modèles à plus faible résolution, ce qui améliorerait l’autonomie en déplacement.

Si on imagine assez mal un Vision Pro 100 % démontable par l’utilisateur, Apple pourrait facilement autoriser un écosystème d’accessoires. Le casque actuel est complètement fermé pour les clients lambda, Apple proposant seulement un bandeau à port USB-C aux développeurs. Cupertino pourrait décider d’ouvrir l’appareil au grand public et aux fabricants avec un équivalent des accessoires « Made for iPhone ». De quoi rendre le casque plus polyvalent, et peut-être attirer plus de clients.

Les Apple Store vont bientôt pouvoir repérer les AirPods mélangés

Félix Cattafesta

mercredi 08 avril à 12:26

Audio

Les employés des Apple Store vont bientôt avoir de nouveaux outils pour les réparations d’AirPods. Selon nos informations, les Genius pourront prochainement savoir si les écouteurs apportés lors d’un rendez-vous en boutique sont bien ceux qui ont été fournis avec le boîtier.

Ces deux AirPods sont-ils bien les vôtres ? Image WatchGeneration

Il est en effet courant que des personnes arrivent à un rendez-vous en Apple Store avec un duo d’AirPods dont l’un n’est pas celui d’origine. Ce genre d’étourderie peut se produire dans plusieurs contextes : après avoir mélangé ses écouteurs avec ceux d’un proche, en attrapant par erreur un AirPod identique au bureau…