Ouvrir le menu principal

WatchGeneration

Recherche

Actualités

L’Apple Ring, le remède miracle aux problèmes d’autonomie de la montre d’Apple ?

Christophe Laporte

lundi 13 juillet à 07:40

Montres connectées

Les années passent, mais le constat demeure. S'il est un élément de friction qui dissuade encore nombre d'utilisateurs de céder aux sirènes de l'Apple Watch, c'est bien son endurance.

Disons-le franchement : Apple n'a jamais véritablement cherché à résoudre ce problème. La Pomme s'est arc-boutée sur la même doctrine que pour l'iPhone à ses débuts, à savoir garantir une journée complète d'utilisation, sans pour autant viser plus loin.

Si ce compromis suffit à beaucoup, il reste inacceptable pour d'autres. Pendant longtemps, l'iPhone a d'ailleurs traîné cette même mauvaise réputation, stigmate d'une époque où Apple était obsédée par la minceur de ses terminaux. Aujourd'hui, la course à la finesse absolue n'est plus le mantra de Cupertino, et ses smartphones figurent paradoxalement parmi les meilleurs élèves du marché à ce petit jeu-là.

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie

Pour l'Apple Watch, la philosophie est tout autre. Plutôt que de chercher à étirer significativement la durée de vie de la batterie de ses tocantes, le constructeur a préféré miser sur la vitesse de charge. Une petite pause de 20 ou 30 minutes sur son galet magnétique suffit pour lui redonner des couleurs.

Il convient toutefois de nuancer : avec l'Apple Watch Ultra 3, Apple a mis en avant, pour la première fois depuis bien longtemps, des gains d'autonomie face à la génération précédente. Dans les faits, l'amélioration est palpable, mais elle n'a rien de révolutionnaire. Il sera d'ailleurs très intéressant d'observer si cette trajectoire se confirme avec les nouvelles montres attendues à la rentrée.

C'est dans ce contexte que l'argumentaire de Vanessa Hand Orellana résonne de manière particulièrement pertinente. Pour la journaliste de CNET, le développement d'une bague connectée estampillée d'une pomme constituerait tout simplement la meilleure réponse au talon d'Achille de l'Apple Watch.

La bague : le parfait complément de la montre

Bien qu'elle apprécie énormément le produit de Cupertino, la journaliste concède ne jamais avoir réussi à l'adopter totalement pour surveiller ses nuits, ce qui ampute logiquement la pertinence de son suivi de santé global. Bien qu'elle considère la montre d'Apple comme le traqueur le plus précis du marché, la nécessité de la recharger quotidiennement implique qu'elle passe souvent la nuit sur son socle. Or, c'est précisément pendant notre sommeil que sont récoltées les données de santé les plus précieuses.

« Les bagues connectées comme l'Oura Ring ou les bracelets sans écran comme ceux de Whoop et Fitbit ont su se faire une place en faisant exactement l'inverse de l'Apple Watch : en disparaissant », analyse-t-elle.

Ces appareils savent se faire oublier au poignet ou au doigt pendant une semaine, capturant ainsi des tendances physiologiques de fond qui échappent inévitablement à une montre posée sur une table de chevet. En exigeant autant d'attention de la part de ses utilisateurs, Apple laisse selon elle un vide béant. Une bague connectée nécessitant peu d'entretien viendrait parfaitement compléter l'Apple Watch et comblerait cette lacune.

La Oura Ring 5 offre une autonomie d’une semaine environ

La continuité des données, le vrai nerf de la guerre

Pourtant, la plateforme santé d'Apple ne manque pas d'arguments. L'application Signes vitaux est d'ores et déjà capable de croiser les métriques pour alerter sur des signes de maladie, ou encore de suivre la récupération et les cycles menstruels avec une redoutable efficacité. Le bémol, souligne Vanessa Hand Orellana, c'est que la viabilité de ces analyses repose sur un port nocturne ininterrompu. Cela implique une charge mentale non négligeable : penser à la recharger avant de se coucher, sans pour autant l'oublier sur son chargeur le lendemain matin.

L'estimation rétrospective de l'ovulation d'Apple en est le parfait exemple. Elle nécessite au minimum cinq nuits consécutives d'analyse du sommeil pour établir une température de référence, et environ deux cycles menstruels complets sans interruption pour débloquer les prédictions. Pire encore, changer de modèle ou réinitialiser sa montre oblige à repartir de zéro.

« Comparez cela avec l'Oura Ring 5, qui tient une semaine ou plus au doigt sans interruption avant d'avoir besoin d'être rechargée », illustre-t-elle. « Même si j'oublie de la porter la nuit où elle charge, je n'ai pas à réinitialiser mes données de référence. Elle reprend simplement là où elle s'était arrêtée. »

Cette continuité des données offre un véritable confort, permettant par exemple de consulter ses prévisions en temps réel, et non de façon rétrospective. C'est cette friction en moins qui permet de relier plus facilement les points entre les variations hormonales, le sommeil, la récupération et l'activité physique.

Apple Ring : vers un nouveau relais de croissance ?

Bien évidemment, les pistes pour gonfler l'autonomie de l'Apple Watch existent : un système sur puce (SoC) plus efficient, une dalle OLED moins vorace, l'émergence de nouvelles générations de batteries, ou tout simplement accepter un certain embonpoint pour y loger un accumulateur plus volumineux. Mais même en mettant toutes ces optimisations bout à bout, notre consœur n'imagine pas une seule seconde l'Apple Watch se muer subitement en véritable chameau, à l'instar de ce que proposent Garmin ou Coros.

D'où sa proposition : Apple devrait concevoir sa propre bague. Cupertino dispose d'absolument toutes les briques technologiques et du savoir-faire en matière de miniaturisation pour y parvenir. Nul doute qu'avec son expérience, le constructeur californien serait capable de livrer un produit aux finitions particulièrement léchées. Les rumeurs d'une Apple Ring se suivent et se contredisent d'ailleurs depuis des années. Aux dernières nouvelles, Apple aurait cependant décidé de mettre ce projet en sourdine… Affaire à suivre.

Apple iRing : la rumeur d

Apple iRing : la rumeur d'une bague connectée repointe le bout de son nez

Ménopause, Workout Buddy et sport : les nouveautés santé de watchOS 27

Nadim Lefebvre

samedi 11 juillet à 09:33

Apple Watch

Chez Apple, le suivi de la santé passe incontestablement par le poignet. Et puisque les évolutions matérielles de l'Apple Watch se font rares ces dernières années, c'est watchOS qui prend le relais pour enrichir l'expérience utilisateur. La preuve avec la bêta de watchOS 27, qui déploie trois nouveautés dédiées au bien-être et au sport.

La santé féminine devient proactive

La plus grosse nouveauté est sur le volet de la santé féminine. L’application Suivi de cycle ajoute la détection de la préménopause et de la ménopause. Concrètement, pour les utilisatrices de 40 ans et plus, l’Apple Watch sera désormais capable d'analyser l'historique des cycles pour envoyer des notifications si les schémas suggèrent l'apparition de ces symptômes. Au-delà de la simple alerte au poignet, l'application Santé s'enrichit également de nouvelles ressources éducatives pour aider à mieux appréhender cette transition. Évidemment, Apple prend le soin de rappeler que la montre ne remplace pas un diagnostic médical.

Image : Apple

Workout Buddy : enfin indépendant, mais peu porté sur les langues

Introduit l'année dernière sous watchOS 26, le « Workout Buddy » (le coach sportif algorithmique d'Apple) gagne en maturité. Il est désormais capable de fournir de nouvelles analyses de progression basées sur votre historique (rythme, distance, durée). Mais la vraie bonne nouvelle, c'est qu'il fonctionne désormais de manière autonome, sans avoir besoin d'un iPhone à proximité.

watchOS 26 : quand Workout Buddy, le coach d

watchOS 26 : quand Workout Buddy, le coach d'Apple, hallucine

En revanche, le français reste toujours aux abonnés absents : Workout Buddy se limite à l’anglais et désormais à l’espagnol. Si l'on pourrait pester contre un énième retard d'Apple, cette limitation s'explique en réalité par le fonctionnement même de la fonction. L'algorithme s'appuie en effet sur les voix des véritables coachs du service Fitness+. Tant qu'Apple n'aura pas embauché de sportifs francophones pour animer ses cours en vidéo, son coach virtuel restera incapable de vous encourager dans la langue de Molière. Une fâcheuse habitude qui s'étend bien au-delà de la Watch, puisqu'Apple Intelligence a mis un an à parler français. Quant à Siri AI, il faudra sans doute patienter jusqu'à l'année prochaine pour une prise en charge du français.

Des pas synchronisés et un meilleur suivi en salle

Du côté des petits correctifs de qualité de vie, Apple a revu ses algorithmes de mouvements pour affiner la précision des distances parcourues sur les tapis de course. Mais la palme de la fonctionnalité la plus évidente revient sans doute à la gestion du podomètre : le décompte des pas de l’application Santé et celui de l’application Forme seront désormais parfaitement synchronisés. On s'étonnerait presque de découvrir que ce n'était pas le cas jusqu'à aujourd'hui.

watchOS 27 : toutes les nouveautés pour l’Apple Watch

watchOS 27 : toutes les nouveautés pour l’Apple Watch

Il ne faut pas écarter l'hypothèse d'une surprise de dernière minute en septembre car Apple a pris l’habitude de garder ses meilleures cartouches en matière de santé pour sa keynote de rentrée. On se souvient que des nouveautés majeures comme la détection de l’apnée du sommeil, puis plus récemment l’hypertension et le score de sommeil n'avaient fait l'objet d'aucune annonce lors de la WWDC. Elles avaient été dévoilées en grande pompe en septembre, en même temps que les nouvelles Watch.

En fin de compte, à l'image d'iOS 27, cette mise à jour logicielle se contente de consolider les acquis avec des correctifs et de petits ajustements de qualité de vie. Le prochain bouleversement n'est pas attendu avant 2028 avec l'hypothétique Apple Watch Series 13 : c'est à cette date qu'Apple pourrait enfin introduire son très convoité suivi de la glycémie, une technologie complexe qui serait vraisemblablement intégrée à l'intérieur même du bracelet de la montre.

Apple Watch : la révolution des bracelets attendrait la Series 13

Apple Watch : la révolution des bracelets attendrait la Series 13

AirPods sur la touche : pourquoi les stars du foot renouent avec les écouteurs filaires

Nadim Lefebvre

vendredi 10 juillet à 07:20

Audio

À l’occasion de la Coupe du Monde 2026 de football, le journal l’Équipe s’est intéressé au retour des écouteurs filaires aux oreilles des plus grandes stars du ballon rond. Si l’aspect pratique se conjugue avec un effet de mode évident, on constate un retour en grande pompe de nombreux appareils tech que l’on croyait tombés en désuétude.

Image : Math / Unsplash

Des EarPods en passant par les vinyles et l’iPod, le charme du « rétro » séduit massivement une génération en quête de simplicité. De quoi donner des sueurs froides aux directeurs marketing qui misent tout sur leurs dispendieuses révolutions sans fil et dématérialisées.

Le pragmatisme du vestiaire

L'image peut surprendre. Que ce soit Declan Rice et les joueurs d'Arsenal lors de la dernière finale de Ligue des Champions, ou Désiré Doué et Aurélien Tchouaméni avec les Bleus, le câble blanc fait un retour remarqué dans les couloirs des stades.

Faut-il y voir une soudaine phobie des ondes ou un secret d'athlète jalousement gardé ? Pas vraiment.

Les footballeurs n'ont pas découvert un avantage caché aux écouteurs filaires et, comme on s’en doute, ce n’est pas non plus une question de prix. Les raisons sont beaucoup plus simples : un modèle filaire ne tombe jamais en panne de batterie, ne subit aucune déconnexion capricieuse et, surtout, se perd beaucoup moins facilement au fond d'un sac de sport. À l'échelle d'un quotidien rythmé par les déplacements, les voyages et les entraînements, ces petits détails peuvent compter.

Image : simerpreet singh / Unsplash

Une question d'image, pas de fiche technique

D’un point de vue purement technologique, le match n'a pas lieu d'être. Les AirPods Pro et autres casques haut de gamme écrasent les EarPods sur tous les tableaux : réduction de bruit active, intégration à l'écosystème, audio spatial... Il faut dire que depuis la disparition de certains modèles spéciaux chez Bose, il n'existe plus d'écouteurs filaires intégrant toutes les technologies modernes.

Les AirPods, c’est dépassé : vive les écouteurs filaires !

Les AirPods, c’est dépassé : vive les écouteurs filaires !

Mais le filaire apporte autre chose. Les écouteurs filaires ne reviennent pas parce qu'ils sont meilleurs : ils reviennent parce qu'ils racontent quelque chose.

Afficher un câble qui pend sur son survêtement, c'est revendiquer une forme de simplicité, presque d'authenticité. Un accessoire banal à 19 euros devient un symbole d'une esthétique des années 2000, presque une manière de prendre ses distances avec la course permanente aux nouveautés.

De l'iPod au compact photo : la nostalgie de l'objet dédié

Ce phénomène dépasse d'ailleurs largement les pelouses de football. Le vieux monde technologique effectue des retours réguliers et inattendus.

Les vinyles passent largement devant les CD aux États-Unis, les sonneries font de la résistance

Les vinyles passent largement devant les CD aux États-Unis, les sonneries font de la résistance

Le vinyle en est l'exemple le plus frappant. Remplacé par le CD, puis largement dépassé par le streaming, il est revenu en force non pas pour sa praticité, mais pour l'expérience physique et culturelle qu'il propose.

Image : Travis Yewell / Unplash

La logique est exactement la même pour l'iPod, que de nombreux jeunes chinent aujourd'hui sur le marché de l'occasion. L'iPod ne fait rien de mieux qu'un iPhone, mais il incarne une époque, une certaine sobriété numérique, et surtout, il ne fait qu'une seule chose (lire de la musique), loin des notifications incessantes. La mode des « dumb phones », ces téléphones dont les fonctionnalités sont réduites à la portion congrue, s’inscrit dans la même tendance pour les personnes en quête de sobriété numérique et de déconnexion.

Même constat du côté de la photographie : les appareils compacts « point-and-shoot » du début des années 2000 s'arrachent à prix d'or. Les smartphones capturent des clichés infiniment plus nets, mais ces petits boîtiers offrent une personnalité et un grain que l'hyper-traitement logiciel moderne a fini par lisser.

Image : iGeneration

Le délicieux paradoxe d'Apple

Dans cette histoire, la position d'Apple est particulièrement ironique. Cupertino a été l'architecte principal de la disparition du fil en supprimant la prise jack de l'iPhone 7 il y a tout juste dix ans, ouvrant la voie à la révolution AirPods.

iPhone 7 : en finir une fois pour toutes avec la prise jack

iPhone 7 : en finir une fois pour toutes avec la prise jack

Le contraste est d'autant plus frappant sur le terrain du marketing. D'un côté, la Pomme sort l'artillerie lourde en s'offrant les services de têtes d'affiche mondiales : Lamine Yamal est mis à contribution pour assurer la promotion de ses futurs casques Beats, tandis que Vinícius Júnior est placardé pour vanter les mérites des AirPods Pro. De l'autre, pendant que la marque débourse des fortunes pour pousser ses modèles sans fil lors de ces vitrines mondiales, une partie des icônes des nouvelles générations réhabilite spontanément et gratuitement les écouteurs de 2012.

Vinicius Júnior danse au rythme des AirPods Pro 3 dans la nouvelle pub d’Apple

Vinicius Júnior danse au rythme des AirPods Pro 3 dans la nouvelle pub d’Apple

Le futur casque Beats s

Le futur casque Beats s'affiche déjà sur les oreilles de Lamine Yamal

Une ironie qui n'a pas dû échapper à Apple, qui continue prudemment de vendre ses EarPods, désormais déclinés en USB-C. Évidemment, ce retour du fil ne signifie pas la fin des AirPods, pas plus que le succès du vinyle n'a remplacé Spotify ou Apple Music. Mais il rappelle une chose : dans la tech, les objets ne disparaissent pas toujours. Certains changent simplement de statut.

Apple domine outrageusement le marché des montres connectées dopées à l'IA

Christophe Laporte

vendredi 10 juillet à 06:34

Apple Watch

Parfois chahutée sur le terrain de l'intelligence artificielle, Apple a de quoi se consoler en regardant les chiffres de son produit le plus personnel. Selon une récente étude de Counterpoint Research, les ventes mondiales de montres connectées capables de faire tourner des modèles d'IA en local (Edge AI) ont bondi de 70 % au premier trimestre 2026, pour atteindre un taux de pénétration de 25 %. Et c'est là que la firme de Cupertino savoure : elle écrase littéralement ce segment avec une part de marché frôlant les 90 %. Autrement dit, neuf tocantes « intelligentes » sur dix écoulées en ce début d'année sont frappées d'une Pomme.

Image : Apple

De la montre connectée à la montre vraiment intelligente

Une montre connectée, c'est bien. Une montre intelligente, c'est tout de même mieux. C'est indéniablement la tendance lourde des mois et années à venir. Mais qu'entend-on exactement par « Edge AI » ? Le cabinet Counterpoint définit ces montres comme des appareils portables équipés d'un moteur neuronal dédié (NPU) permettant d'exécuter l'inférence d'apprentissage automatique en local, que ce soit partiellement ou totalement. Pour entrer dans cette catégorie, il suffit qu'au moins une fonction clé, liée à la santé, à la sécurité ou à l'interaction, s'appuie principalement sur cet accélérateur matériel.

À mesure que les modèles d'intelligence artificielle gagnent en compacité et en efficacité, et que les puces sont taillées sur mesure pour les digérer, les constructeurs rapatrient de plus en plus de traitements directement sur l'appareil. Du côté de l'Apple Watch, cela se traduit par l'utilisation du Neural Engine embarqué pour analyser les gestes, traiter les requêtes Siri ou évaluer des signaux de santé et de sécurité sans avoir à faire d'incessants allers-retours avec les serveurs d'Apple.

Est-ce d'ailleurs pour coller au mieux à cette tendance qu'Apple a fini par laisser sur le bas-côté la toute première Apple Watch Ultra, qui ne pourra pas installer watchOS 27 ? Si cette première génération d'Ultra dispose bel et bien d'un NPU, celui-ci accuse sérieusement le coup face à la puissance de feu de ses successeurs.

Fin de parcours pour l’Apple Watch Ultra : Apple fait-elle vraiment moins bien que la concurrence ?

Fin de parcours pour l’Apple Watch Ultra : Apple fait-elle vraiment moins bien que la concurrence ?

Mohit Agrawal, directeur de recherche chez Counterpoint, résume parfaitement cet enjeu qui est désormais autant logiciel que matériel :

« L'IA locale dans les montres connectées ne se résume plus à une simple intégration matérielle, elle englobe désormais l'optimisation logicielle. La véritable avancée réside dans des modèles plus petits et plus efficaces, ainsi que dans un accès au niveau du système d'exploitation qui permet à n'importe quelle application d'exécuter des inférences localement. »*  L'analyste souligne que l'IA doit dépasser le stade de l'application isolée pour devenir « une couche personnelle fonctionnant sur des données personnelles. » C'est cette intégration intime qui autorise des alertes de santé instantanées, un contrôle gestuel fluide et des expériences sur mesure.

La santé comme principal moteur

Dans les faits, quels sont les véritables cas d'usage de l'intelligence artificielle sur nos poignets ? Alors qu'Apple ne montre qu'un empressement très modéré à déployer Workout Buddy, son coach sportif dans d'autres langues, l'IA se concentre pour l'heure massivement sur un seul secteur : la santé.

Plutôt que d'envoyer nos constantes vitales dans le nuage, les montres traitent désormais les algorithmes en local pour analyser la fréquence cardiaque, les cycles de sommeil et la température en temps réel. C'est ce qui permet de détecter sur l'appareil des anomalies telles que la fibrillation auriculaire, l'apnée du sommeil ou l'hypertension. Résultat, le déploiement de ces fonctions médicales a explosé sur l'ensemble du marché : au premier trimestre 2026, les expéditions de montres dotées d'un tensiomètre ont doublé, tandis que celles capables de détecter l'apnée du sommeil ont carrément triplé. La prochaine étape pour les constructeurs ? S'attaquer à des défis encore plus complexes, à l'image du diabète.

Pour soutenir cette ambition, les fondeurs font évoluer le silicium à un rythme effréné, transformant ces simples traqueurs d'activité en véritables assistants de santé intelligents. Apple avait donné le ton dès 2023 avec sa puce S9, dotée d'un Neural Engine à quatre cœurs taillé pour les tâches d'apprentissage automatique. À quelques mois du grand rafraîchissement automnal, on ne serait d'ailleurs pas étonné d'apprendre que ce fameux NPU constitue, une fois de plus, l'un des axes d'amélioration majeurs de la cuvée 2026 des Apple Watch.

Le collier Fi Ultra permet de retrouver un chien perdu grâce à un GPS et à Starlink

Pierre Dandumont

jeudi 09 juillet à 13:12

Wearables

Fi, qui propose des colliers pour les animaux équipés d'un traqueur, vient d'annoncer le Fi Ultra Dog. Ce collier est prévu pour le meilleur ami de l'homme et permet de le retrouver pratiquement dans toutes les situations. Il intègre en effet un récepteur GPS double bande mais aussi du Wi-Fi pour une localisation rapide, à la manière des smartphones. Et comme les smartphones, il peut se connecter à Internet en 4G pour vous envoyer sa localisation précise, avec la possibilité de passer par les satellites de Starlink (aux États-Unis) si l'animal est dans une zone blanche.

Le collier Fi Ultra.

En clair, le bracelet dispose d'une solution de localisation qui fonctionne à peu près partout, même en partie en intérieur (grâce au Wi-Fi) et qui vous permet de récupérer la position dans la majorité des cas. À part si l'animal est bloqué dans une grotte isolée, le collier devrait fonctionner. Le modèle Ultra, par ailleurs, dispose d'un mécanisme qui permet d'éviter qu'un chien s'échappe grâce à la localisation et à des moteurs haptiques qui peuvent empêcher que l'animal sorte de la zone dans laquelle il doit rester.

Deux contraintes fortes : le prix et l'autonomie

La première contrainte est l'autonomie. Un modem 4G couplé à un récepteur GPS et les nombreuses fonctions rendent le collier moyennement autonome. La marque annonce entre un et trois jours d'autonomie, en fonction de l'usage et de la vitalité de l'animal. La batterie se recharge en USB-C en deux à trois heures.

Le collier Fi Ultra sur un chien.

La seconde est le prix, assez élevé. Le collier lui-même vaut 200 $ seul, et il doit être accompagné d'un abonnement à 190 $ par an. Il finance les serveurs et la connexion du collier aux réseaux de téléphonie (notamment celui de T-Mobile, employé pour l'accès à Starlink). La société indique que les personnes qui ont déjà un abonnement peuvent y passer pour 300 $.

Le collier Fi Ultra sur un chien.

Ce sont évidemment deux points importants, mais à mettre à l'aune des fonctions : le collier est très complet et a de l'intérêt dans certains cas, surtout pour ceux qui vivent dans des endroits isolés où les traqueurs Bluetooth comme les AirTags sont complètement inutiles. Le collier n'est pas disponible dans nos contrées, notamment parce que l'accès aux satellites de Starlink dépend des accords avec les opérateurs et que la couverture pour la connexion depuis un modem cellulaire est essentiellement réservée aux États-Unis.