Le composant clé de l’AirPods Max 2, c’est indubitablement la puce H2. Le casque embarque aussi un nouvel amplificateur à gamme dynamique élevée, mais c’est bien sa puce qui permet les améliorations les plus significatives, qu’il s’agisse des fonctionnalités supplémentaires ou de la réduction de bruit active encore plus efficace.
« Quand nous concevons des puces, nous pensons toujours à leur finalité dans les produits. Nous ne vendons pas de puces à d’autres marques, ce qui permet à notre équipe de savoir exactement pour quoi elles sont conçues », explique Tim Millet, le responsable Platform Architecture chez Apple, dans une interview accordée à TechRadar.

Selon lui, la puce H2 dépasse même la puissance de calcul des Mac dans certaines opérations bien précises : « Nous avons implémenté des giga-opérations en virgule flottante de la manière la plus économe en énergie possible. Tout est question de latence. Il est difficile de tromper l'oreille humaine quand il s’agit d'audio. »
Tim Millet présente la puce H2 comme une « plateforme ». On avait pu constater ce caractère avant même le lancement de l’AirPods Max 2 : introduite dans les AirPods Pro 2 en 2022, elle a ensuite trouvé sa place dans les AirPods 3, les AirPods 4 et les AirPods Pro 3. Les Pro 2 ont régulièrement progressé au cours de leur existence grâce à des mises à jour logicielles : fonctions de santé auditive, traduction en direct, télécommande de l’appareil photo, audio adaptatif, gestes de la tête…
« La plateforme H2 continue de démontrer son potentiel d'évolution », déclare Tim Millet à l’occasion de son intégration dans l’AirPods Max 2. De quoi laisser penser qu’elle pourrait encore se trouver au cœur de prochaines générations, même si une version H3 serait en cours d’élaboration.
« Parvenir à ces améliorations de l’ANC, et notamment à cette performance 1,5 fois supérieure, est un véritable exploit, d'autant plus que nous n'avons absolument pas modifié la conception du casque, ni sa forme ni ses matériaux », ajoute Eric Treski, en charge du marketing des produits audio.

C’est un point sur lequel insiste Apple lourdement dans cette interview : l’amélioration de l’ANC comme l’ajout de nouvelles fonctions reposent uniquement sur la puce H2. Parmi elles, il y a la traduction en direct, qui exploite les micros pour isoler la voix d’un interlocuteur situé face à l’utilisateur plutôt que la sienne, « un véritable défi sans modifier l’architecture physique des micros », note Eric Treski.
Cela pose une question : pourquoi avoir tout misé sur la seule puce H2, sans toucher au reste du matériel pour simplifier ces évolutions ? Ces déclarations confirment que, pour une raison inconnue, le design du casque est figé, alors même qu’il n’est pas exempt de défauts (poids élevé, maille qui se déforme…). Une interrogation qui n’a malheureusement pas été posée aux deux cadres d’Apple.
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