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Après l’iPhone, les AirPods s'envoient aussi dans l'air !

Christophe Laporte

mardi 07 avril à 07:11

Audio

Décidément, les astronautes dans l'espace ont fait le plein de produits Apple avant de quitter le plancher des vaches. On savait déjà qu’un iPhone 17 Pro Max faisait partie de la mission Artemis II pour immortaliser la Terre. On savait aussi que l’ordinateur de bord de la capsule Orion repose sur un processeur PowerPC 750FX, lointain cousin du G3 qui animait nos vieux iBook. Un clin d'œil technologique savoureux pour cet équipage qui s'apprête à faire le tour de la Lune.

Artemis II : des iPhone 17 Pro Max dans la poche, et un iBook aux commandes

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Mais la Pomme ne s’arrête pas aux systèmes critiques. Une vidéo récente en provenance de la Station Spatiale Internationale montre qu’un autre accessoire phare de Cupertino a trouvé sa place en apesanteur : les AirPods.

Image : Apple

Un boucan d'enfer en apesanteur

C’est par le biais d’une séquence partagée par l’astronaute Jessica Meir que l'on a pu apercevoir les célèbres écouteurs blancs en plein travail. Si, pour nous, les AirPods sont l'accessoire idéal pour s'isoler dans le métro, ils deviennent un outil de confort quasi indispensable à bord de l’ISS.

Il faut imaginer que la station est un environnement industriel bruyant, où les systèmes de ventilation et les machines tournent en permanence pour maintenir l'équipage en vie. Dans ce vacarme incessant, les AirPods permettent aux astronautes de s'offrir une bulle de sérénité ou d'écouter du contenu audio pendant leurs sessions quotidiennes d'entretien physique.

Là-haut, l'exercice n'est pas une option, mais une nécessité pour contrer la perte de densité osseuse et la fonte musculaire liées à l'absence de gravité. Les astronautes doivent donc s’astreindre à une routine rigoureuse sur des machines de résistance spécifiques.

Au passage, l’usage de ces écouteurs totalement sans fil en apesanteur offre un avantage logistique inattendu : si l’un d’eux s’échappe de l’oreille pendant l’effort, il ne finit pas sa course sous un rack de musculation. Sans pesanteur pour l'attirer vers le sol, l'AirPod se contente de flotter à portée de regard. Il n'y a plus qu'à le cueillir au vol avant qu'il ne dérive trop loin. Apple n'avait sans doute pas prévu ce cas d'usage, mais ses écouteurs semblent aussi à l'aise dans le vide spatial que dans nos oreilles de terriens.

Artemis II : la NASA publie des photos de la Terre prises à l’iPhone 17 Pro Max

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Promo : la Series 11 à 380 €, l’Apple Watch Ultra 3 à 811 €

Félix Cattafesta

lundi 06 avril à 12:06

Apple Watch

C’est le bon moment pour acheter une Apple Watch. La Series 11 est en ce moment affichée à 380,77 € par Amazon Espagne. Il s’agit du modèle GPS noir 46mm avec un bracelet sport en taille M/L. Le produit est vendu et expédié par Amazon Espagne, sachant que les frais de port sont inclus dans le prix.

Apple Watch Series 11. Image WatchGeneration

Vous pouvez utiliser votre compte français pour vous connecter sur le pendant espagnol de la plateforme. Le tarif sur la fiche produit évolue légèrement au passage dans le panier afin d’ajuster la TVA. C’est une bonne affaire à ce prix : la Series 11 est vendue 479 € dans l’Hexagone, ce qui représente donc 100 € d’économisés.

Il est possible d’économiser encore un peu en passant par les vendeurs tiers sur Rakuten, certains proposant aujourd’hui la montre à 349 €. Attention cependant, car les vendeurs précisent qu’il s’agit de modèle d’import et que la livraison peut prendre plusieurs jours.

Si vous lorgnez plutôt sur une Ultra 3, la dernière montre pour sportif est en ce moment en promo chez Amazon France. La toquante y est facturée 811,60 €, soit 9 % de moins qu’en boutique. Il s’agit du modèle noir avec la boucle Trail. Seule la déclinaison avec le bracelet en taille M/L est affichée à ce prix.

Apple Watch Ultra 3. Image WatchGeneration

Vous ne pouvez pas vraiment vous tromper en achetant un de ces deux modèles : ce sont les derniers sur le marché. Lancée en septembre, la Series 11 a gagné un nouveau processeur et un verre plus résistant. De son côté, la Ultra 3 apporte une hausse d’autonomie et un écran affichant les secondes même quand il est inactif. N’hésitez pas à relire nos tests pour plus de détails.

Ce démontage des AirPods Max 2 va vous étonner (ou pas)

Christophe Laporte

vendredi 03 avril à 21:35

Audio

Quand Apple a fait la démonstration des AirPods Max 2, elle a énormément insisté sur le « potentiel » de sa plateforme H2. Tim Millet, le responsable Platform Architecture à Cupertino, a longuement martelé que cette puce en avait encore sous la pédale et qu'elle constituait le véritable bond en avant de cette mise à jour.

Image : WatchGeneration

Du potentiel, le design des AirPods Max doit aussi en avoir un sacré paquet. En presque six ans de commercialisation, celui-ci n’a pour ainsi dire pas bougé d'un iota. Un immobilisme qui confine à l'ironie quand on regarde l'étiquette tarifaire : comme le note iFixit, en 2026, pour 50 $ de plus que le prix de ce casque, vous pouvez repartir avec un MacBook sous le bras. Dans le doute, les spécialistes du démontage ont tout de même sorti les tournevis pour vérifier si, par miracle, le changement se cachait dans les entrailles de la bête.

AirPods : la puce H2, une « plateforme » qui a encore du répondant

AirPods : la puce H2, une « plateforme » qui a encore du répondant

Sous les coques, le statu quo

Le verdict du tournevis est sans appel : passer des AirPods Max de première génération au modèle « 2 » révèle une architecture matérielle rigoureusement identique. La structure interne n'a pas bougé d'un millimètre et le cheminement pour accéder aux composants suit le même protocole qu'auparavant. En réalité, le seul véritable changement notable est le remplacement des anciennes puces par les fameuses puces H2, logées dans chaque écouteur. C’est l’unique concession faite à la modernité technique dans un écrin qui commence sérieusement à accuser le poids des années.

Malheureusement, Apple n’a semble-t-il pas profité de cette révision pour corriger les défauts de jeunesse qui empoisonnent la vie de certains utilisateurs. On pense notamment aux problèmes de condensation qui s'accumule dans les oreillettes, un phénomène récurrent dans les environnements humides qui n’a fait l’objet d’aucune modification structurelle.

AirPods Max 2 : Apple n’a pas corrigé ses principaux défauts

AirPods Max 2 : Apple n’a pas corrigé ses principaux défauts

Le tableau n'est guère plus reluisant concernant la durabilité à long terme. Apple boude toujours son propre programme de « Self Service Repair » pour ce produit : aucune pièce détachée officielle n’est proposée, et les manuels de réparation brillent par leur absence. Pour iFixit, le constat est amer. Si Apple avait consenti à rendre la batterie et le port USB-C plus accessibles, ce casque aurait pu prétendre à une longévité exemplaire. En l’état, la note de réparabilité reste clouée à un médiocre 6/10. Les AirPods Max 2 sont peut-être plus « intelligents » grâce à leur puce, mais pour le reste, il faudra attendre encore quelques années et un éventuel successeur.

AirPods : la puce H2, une « plateforme » qui a encore du répondant

Stéphane Moussie

jeudi 02 avril à 11:42

Audio

Le composant clé de l’AirPods Max 2, c’est indubitablement la puce H2. Le casque embarque aussi un nouvel amplificateur à gamme dynamique élevée, mais c’est bien sa puce qui permet les améliorations les plus significatives, qu’il s’agisse des fonctionnalités supplémentaires ou de la réduction de bruit active encore plus efficace.

« Quand nous concevons des puces, nous pensons toujours à leur finalité dans les produits. Nous ne vendons pas de puces à d’autres marques, ce qui permet à notre équipe de savoir exactement pour quoi elles sont conçues », explique Tim Millet, le responsable Platform Architecture chez Apple, dans une interview accordée à TechRadar.

La puce H2 dans les AirPods Pro 2. Image Apple/WatchGeneration.

Selon lui, la puce H2 dépasse même la puissance de calcul des Mac dans certaines opérations bien précises : « Nous avons implémenté des giga-opérations en virgule flottante de la manière la plus économe en énergie possible. Tout est question de latence. Il est difficile de tromper l'oreille humaine quand il s’agit d'audio. »

Tim Millet présente la puce H2 comme une « plateforme ». On avait pu constater ce caractère avant même le lancement de l’AirPods Max 2 : introduite dans les AirPods Pro 2 en 2022, elle a ensuite trouvé sa place dans les AirPods 3, les AirPods 4 et les AirPods Pro 3. Les Pro 2 ont régulièrement progressé au cours de leur existence grâce à des mises à jour logicielles : fonctions de santé auditive, traduction en direct, télécommande de l’appareil photo, audio adaptatif, gestes de la tête

« La plateforme H2 continue de démontrer son potentiel d'évolution », déclare Tim Millet à l’occasion de son intégration dans l’AirPods Max 2. De quoi laisser penser qu’elle pourrait encore se trouver au cœur de prochaines générations, même si une version H3 serait en cours d’élaboration.

« Parvenir à ces améliorations de l’ANC, et notamment à cette performance 1,5 fois supérieure, est un véritable exploit, d'autant plus que nous n'avons absolument pas modifié la conception du casque, ni sa forme ni ses matériaux », ajoute Eric Treski, en charge du marketing des produits audio.

AirPods Max 2. Image Apple.

C’est un point sur lequel insiste Apple lourdement dans cette interview : l’amélioration de l’ANC comme l’ajout de nouvelles fonctions reposent uniquement sur la puce H2. Parmi elles, il y a la traduction en direct, qui exploite les micros pour isoler la voix d’un interlocuteur situé face à l’utilisateur plutôt que la sienne, « un véritable défi sans modifier l’architecture physique des micros », note Eric Treski.

Cela pose une question : pourquoi avoir tout misé sur la seule puce H2, sans toucher au reste du matériel pour simplifier ces évolutions ? Ces déclarations confirment que, pour une raison inconnue, le design du casque est figé, alors même qu’il n’est pas exempt de défauts (poids élevé, maille qui se déforme…). Une interrogation qui n’a malheureusement pas été posée aux deux cadres d’Apple.

Revue de tests de l’AirPods Max 2 : un casque aussi impressionnant que frustrant

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Le casque AirPods Max 2 est disponible (mais pas partout)

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Whoop vs Bevel : la guerre des apps santé est déclarée

Christophe Laporte

jeudi 02 avril à 08:40

Santé

Voici sans doute l’un des procès les plus intéressants de ces dernières années dans le secteur de la santé connectée. Whoop et Oura proposent des accessoires qui rencontrent un succès grandissant : le premier mise sur un bracelet minimaliste sans écran, tandis que le second a popularisé le concept de bague connectée.

Pourtant, la force de ces solutions ne réside pas tant dans le matériel. Sur ce plan, une Apple Watch fait tout aussi bien, sinon mieux. La véritable valeur ajoutée se trouve dans le traitement logiciel. Ces appareils sont livrés avec des applications extrêmement bien conçues, détaillées et pédagogiques. En somme, tout l’inverse de l’application Santé d’Apple, qui reste un coffre-fort de données parfois indigeste. Pour parfaire ce modèle, ces acteurs imposent un abonnement, garantissant ainsi une rentabilité sur le long terme.

Bevel : l’invité qui prenait trop de place

Dans ce domaine, l’application de Whoop a longtemps fait figure de référence absolue. Elle a inspiré de nombreux concurrents, à commencer par Bevel, l’application qui monte en flèche dans l’écosystème iOS.

Bevel s'est progressivement rapproché de Whoop, tant sur le plan des fonctionnalités que de l’interface. L’éditeur a bien compris que la valeur résidait dans l'analyse plus que dans le capteur. Non seulement Bevel est capable d’interpréter les données de l’Apple Watch, mais elle gère depuis peu celles des montres Garmin et même des bagues Oura. Pour enfoncer le clou et tenter de plier le marché avant une arrivée — toujours hypothétique — d’Apple sur ce segment, Bevel a décidé en fin d’année dernière de rendre la quasi-totalité de ses fonctions gratuites.

Santé : Bevel fait sa révolution et devient (presque) gratuit

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Pour Whoop, Bevel est devenu un acteur beaucoup trop gênant. C’est dans ce contexte que le constructeur, qui n'hésite pas à s'offrir les services de sportifs de renommée mondiale pour sa promotion, a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.

Image : Whoop

Une offensive juridique sur tous les fronts

Le 17 mars 2026, Whoop a déposé plainte contre Finerpoint (l'éditeur de Bevel) devant le tribunal de district du Delaware. Si la procédure vise officiellement une violation de marque en vertu du Lanham Act, le dossier est bien plus épais. Whoop invoque également plusieurs brevets et dépôts de droits d’auteur, suggérant que la firme ne s'attaque pas seulement au nom ou au logo, mais bien à la substance même de l'application concurrente.

Bevel a également une app Apple Watch avec de nombreuses complications

Pour quiconque a déjà utilisé Bevel, la comparaison est inévitable. L’interface, l’accent mis sur les scores de récupération et de préparation, ou encore la manière dont la charge cardiaque et le sommeil sont mis en avant... Tout rappelle furieusement l’expérience Whoop.

Évidemment, s'inspirer d'un concept n'est pas illégal en soi — de nombreuses applications de fitness partagent les mêmes métriques — mais Whoop estime ici que Bevel a franchi la ligne rouge de la propriété intellectuelle.

Nettoyage de printemps avant l’entrée en bourse

Pour l'instant, l'application Bevel reste disponible et aucune fonctionnalité ne devrait disparaître du jour au lendemain. Mais l'issue de ce procès sera déterminante pour l'industrie : elle pourrait redéfinir les limites du design et des systèmes de notation pour toutes les applications d’analyse de santé tierces. À quel moment une interface devient-elle « trop » similaire à une autre ? C’est tout l’enjeu des débats à venir.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul front judiciaire pour Whoop. L'entreprise a récemment obtenu gain de cause contre Lexqi, un tribunal américain ayant ordonné l'arrêt des ventes des trackers de cette marque, jugés trop proches du design original de Whoop. D'autres litiges, notamment avec Polar, sont également en cours.

Alors qu'une introduction en Bourse semble être la prochaine étape logique pour Whoop, la société semble bien décidée à verrouiller son écosystème, protégeant aussi bien le design de son matériel que l'identité visuelle de son logiciel.