Autour du Vision Pro flotte un parfum tenace, celui du fameux "champ de distorsion de la réalité". D'un côté, une petite frange d'irréductibles persuadée d'avoir trouvé le Saint Graal de l'informatique spatiale. De l'autre, les chiffres, implacables : le casque est le plus grand accident industriel d'Apple depuis des décennies. Entre l'ego d'un dirigeant sur le départ et le pragmatisme de son successeur, anatomie d'un échec fascinant.
Une secte face à la froide réalité des chiffres
Il faut le dire et le répéter : deux choses peuvent être parfaitement vraies en même temps. Le Vision Pro possède des cas d'usage uniques, une technologie embarquée qui fait rêver et un potentiel bluffant. Mais quand une entreprise génère près de 90 milliards de dollars de chiffre d'affaires par trimestre, vendre une poignée de casques, après avoir englouti des milliards en R&D, s'appelle un échec. Un naufrage commercial d'une ampleur inédite à Cupertino depuis bien longtemps. Il faut remonter très, très haut pour retrouver trace d'une telle déroute.
Chirurgie de la cataracte : l’Apple Vision Pro s’invite (avec succès) au bloc opératoire
Le Vision Pro se vend mal ? Non il se vend très mal !
Pourtant, si l'on écoute la communauté …













