Sennheiser cherche à vendre sa division grand public

Nicolas Furno |

Sennheiser annonce dans un communiqué vouloir se séparer de sa division grand public. Le célèbre constructeur de produits audio allemand veut se concentrer sur ses produits destinés aux professionnels et il cherche ainsi un partenaire industriel pour la gamme grand public, celle que vous connaissez le mieux. À terme, les casques, écouteurs et enceintes de Sennheiser pourraient ainsi changer de marque, ou alors la marque pourrait être maintenue pour des produits conçus par un tiers.

Image Sennheiser.

L’entreprise met en avant la qualité de ses produits grand public pour séduire un acheteur potentiel, notant au passage que la marge de croissance sur ce secteur est encore grande. Pour autant, Sennheiser préfère se recentrer sur le marché professionnel. Les produits grand public du constructeur se distinguent par une qualité audio excellente, mais ils n’ont pas réussi à trouver leur place face à la concurrence.

Dans une interview récente accordée au site allemand Handelsblatt et citée par The Verge, les deux frères Sennheiser qui gèrent l’entreprise évoquent des chiffres de vente inférieurs aux attentes, notamment sur le marché des casques. Il faut dire que celui des écouteurs sans fil sur le modèle des AirPods a bousculé le marché et même si on trouve des produits Sennheiser, à l’image des Momentum True Wireless 2, ils souffrent d’une ergonomie inférieure et surtout d’un prix élevé.

Face à ces difficultés, Sennheiser a déjà licencié 650 personnes en 2020. Manifestement, la vente de la division grand public est l’étape suivante qui s’impose.

avatar iftwst | 

Ils cherchent à vendre cette division grand public OU un partenaire pour la développer.

Les deux possibilités, meme si elles sont assez différentes, montrent qd même que cette entreprise légendaire est en difficulté.

Quel dommage car l’audio perdrait bcp avec un
rebadgeage de Sennheiser « à la chinoise »....

avatar YetOneOtherGit | 

@iftwst

Sur un marché devenu très compétitif ou oeuvre des majors de l’industrie il faut une taille critique pour affronter la bataille.

De bons produits ne suffisent pas à faire un bon business.

avatar iftwst | 

@YetOneOtherGit

Malheureusement .....

avatar YetOneOtherGit | 

@iftwst

Après la répartition entre produits B2B et B2B et quasiment de 50/50.

L’activité économique reste saine.

L’idée de faire une scission des deux activités est assez rationnelle, la capacité de développer l’activité B2C touchant ses limites et elle n’est pas faite dans une situation désespérée, loin s’en faut.

avatar occam | 

@iftwst

Vous voulez comprendre le problème de base de la division Consumer Electronics de Sennheiser ?
Regardez comment Mike Beauchamp transforme un casque HD555 à 200 CAD$ en un HD595 à 350 CAD$ à 350 CAD$ en remplaçant un seul élément :
http://mikebeauchamp.com/misc/sennheiser-hd-555-to-hd-595-mod/

Sennheiser s’est essayé à une segmentation verticale à outrance de ses produits destinés aux grand public.
Mais il faut être Apple pour le faire a) judicieusement et b) avaler aux consommateurs.
La différenciation par le prix ne reflète en rien les différences matérielles et techniques intrinsèques. Quant à la fiabilité mécanique — Sennheiser mise depuis trop longtemps dans ce segment sur une construction « plastic-fantastic » qui ne ne tient pas assez la route. La concurrence sait mieux faire. Des prix premium pour une qualité d’entrée de gamme, ça passe de plus en plus mal. (Sauf quand on met une pomme dessus.)

La division Pro Audio souffre quelque peu de la concurrence de la division Neumann, dont les produits ont largement profité du rachat par Sennheiser (au contraire de ce que l’on pouvait craindre) et ont pris un nouvel essor, notamment avec les moniteurs actifs à DSP, où Neumann s’implante sur un terrain que dominait Genelec, et avec le lancement de casques de studio de bonne tenue. Ces derniers montrent comment faire du nouveau avec de l’ancien, quant on n’est pas tenu à préserver un air de famille.

Reste la division Business Communications.
Y a-t-il des lecteurs ayant eu eu la charge, ces douze derniers mois de Covid-19, d’équiper des dizaines ou des centaines de collaborateurs en headsets sans fil pour un usage home office ou des téléconférences en entreprise ?
Si oui, est-ce que vous avez évalué des solutions Sennheiser ?
Avec quelle issue ?
Quelles ont été vos expériences ?

Moi, on m’a refilé cette patate bouillante, et le temps de m’en débarrasser, j’en ai tiré un enseignement : une entreprise audio qui arbore une division Business Communications et qui ne parvient pas — en plein confinement et alors que la bureautique audiovisuelle est forcée à se faire omniprésente et permanente — à tout mobiliser pour proposer une stratégie modulée, étagée et cohérente, souffre d’un triple problème : de perception, de structure, et d’agilité.

Covid-19 aurait dû être la chance de Sennheiser. Au lieu de quoi, l’entreprise annonce des licenciements « en raison du Corona ».

avatar iftwst | 

@occam

Merci pour ton éclairage.

avatar YetOneOtherGit | 

@occam

On ne comprend jamais rien au business en écoutant un client 😄😉😂

avatar oomu | 

@YetOneOtherGit

arrêtez de jeter les gens par un simple commentaire rigolo. Ce n'est qu'une forme de mépris. Et au moins le propos de Occam est intéressant.

On s'en fout de si c'est inintéressant pour le "business", au moins, il NOUS parle. Mieux: il ME parle, de chose qui ME concerne: il donne un vécu, il donne un exemple concret, il souligne une anomalie de Sennheiser face à la situation.

Après on est comme vous, très exactement identique à vous, on sait tous les logiques de gestion d'entreprises, les logiques financières et comment faire de l'argent.

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

"Ce n'est qu'une forme de mépris."

Nullement le cas je peux te l’assurer, d’autant plus que je n’ai que de l’estime pour le Oomu😎

Tu n’es pourtant pas le dernier à manier l’ironie en ces lieux.

Je m’étonne que tu prennes mon propos au premier degré malgré force smileys 😳

avatar Nicolas Furno | 

@occam

Wow je découvre cette histoire pour les casques, c’est impressionnant et vraiment stupide. 😳

avatar oomu | 

@occam

j'ai équipé des dizaines d'employés en casque/micro.

Sennheiser n'est pas apparu dans mes recherches. Après, j'ai cherché qu'une solution peu onéreuse mais suffisamment confortable.

avatar Brice21 | 

@oomu

Je suis passé par la pour 1100 employés en télétravail.

Après de longue recherches j’ai sélectionné un modèle de MPOW pour un casque micro Bluetooth sans fil very low cost (29 euros HTVA, prix de gros) et les Soundcore Life Q30 pour le high cost (59 euros HTVA, pris de gros - 80 euros TVAC sur Amazon.fr).

La qualité du Q30, sa connection BT double, son autonomie de 30h, le comfort de ses coussinets de faux cuir, sa légèreté, la réduction de bruit paramètrable, l’app sophistiquée, les micros et l’égaliseur sont juste extraordinaire pour ce prix. Senheiser qu’on a considéré n’avait rien à la hauteur à ce prix. Tous mes employés sont devenus zinzin du Q30 et le portent 24/7, pour le télétravail mais aussi pour la musique (avec le joli sigle de ma société). C’est amusant, même ceux qui avaient acheté un Sony XM4 ou un Bose 700 à leurs frais...

Encore un produit chinois de grande qualité à un prix ras des pâquerettes qui lamine les marques occidentales historiques.

avatar hugome | 

@occam

Merci pour ton avis mais je ne suis pas vraiment convaincu.
Les stratégies de segmentation par blocage de features et l’usage de plastique ne sont pas des nouveautés apparues l’an dernier, on fait ça depuis des décennies. Il y a des causes plus profondes.
Je ne connais pas assez le marché des casques pour avoir un avis définitif. Je sais par contre que mon casque Sennheiser fonctionne parfaitement depuis 20 ans (et que je suis pas prêt d’en racheter).
On peut imaginer qu’il y a un problème marketing à adresser les 30 ans et qqs, par ailleurs beaucoup moins attachés à la HiFi qu’à une époque, faute de l’éducation des oreilles pour la reconnaître, et faute d’un environnement d’écoute pour l’apprécier (mobilité). Donc aussi un problème de demande, que l’on voit d’ailleurs bien avec la nouvelle concurrence de l’AirPod max qui déplace la demande hors du hifi vers le confort d’usage.

Assez d’accord en revanche avec ta conclusion : se planter dans l’audio l’année du Covid-19, c’est de mauvais présage.

avatar Eyquem | 

Très triste !

avatar NewtonMessagePad | 

Je confirme pour l’ergonomie perfectible. Sinon, c’est du bon matériel qui n’usurpe pas sa réputation.

avatar tbr | 

Sennheiser est l’un des plus emblématiques acteurs de l’audio. S’il devait disparaître, ce serait aussi grave que si Apple avait raté son retour.

avatar YetOneOtherGit | 

@tbr

"S’il devait disparaître"

Absolument pas le sujet 😉

avatar iftwst | 

@YetOneOtherGit

Je pense qu’il sous entendait «disparaître en tant qu’acteur grand public autonome et tel qu’on le connaît actuellement »

avatar YetOneOtherGit | 

@iftwst

Ça fait beaucoup de sous-entendu.

On peut voir les choses dans l’autre sens : la scission des activités B2B et B2C est sans doute le meilleur moyen de donner un avenir aux deux activités.

Nous ne sommes nullement sur une structure au bord du gouffre cherchant un repreneur, mais sur une entreprise fondamentalement saine anticipant son futur et décident une scission dans une situation où ils pourront ne pas accepter n’importe quoi.

Il y a d’ailleurs de grandes chances qu’ils conservent une part de capital dans le futur spin-of B2C.

Wait & See

avatar oomu | 

@YetOneOtherGit

"S’il devait disparaître"

S'IL

S'IL

Il envisage uniquement une possibilité

Il ne fait pas de sous-entendu, il est aussi clair qu'un Oomu dans la FACEbook !

et il exprime un sentiment, que cela serait triste SI ça devait arriver.

et curieusement, son sentiment m'intéresse, cela m'intéresse de l'avoir lu, car j'ignorais qu'on pouvait avoir autant d'affect pour Sennheiser. Il doit donc y avoir un intérêt que j'ai négligé : c'est intéressant.

Et à lire le ton de l'article et le commentaire cité, c'est clairement le Sujet. Indubitablement le Sujet, y a jamais eu plus Sujet que ce sujet là.

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

"Il envisage uniquement une possibilité"

on peut envisager absolument toutes les possibilités dans absolument tous les contexte.

Désolé mais l’information n’annonce nullement quoi que ce soit qui soi de l’ordre de la disparition de la marque 😎

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

"et il exprime un sentiment, que cela serait triste SI ça devait arriver.
"

« Tout est affaire de contexte » comme l’écrivait Aragon et le chantait Ferré 😜

avatar Wutanggg | 

J’ai un casque Sennheiser depuis 20 ans et je n’ai changé que les mousses et le câble mini jack.
C’est sur que face à des casques Bluetooth qui partent à la poubelle quand la batterie est naze, le renouvellement est pas le même

avatar Sgt. Pepper | 

@Wutanggg

Le fil c’est l’enfer , sur un usage multiple au quotidien 👺

avatar YSO | 

Marque d’une très grande qualité.
J’ai eu plusieurs de leurs casques (dont l’actuel Momentum filaire) : excellent, tant en qualité qu’en restitution.
Céder leur division => il faudra qu’elle change de nom pour éviter la confusion dans l’esprit des utilisateurs (Pro et grand public).
Trouver un partenaire pour se déployer : ça va être difficile de rester au top quand l’optimisation du rendement immédiat est le seul horizon. A moins de s’associer avec d’autres marques (Shure,...) c’est une boîte chinoise qui ramassera la mise.
On est mal

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

"il faudra qu’elle change de nom"

Tu plaisantes ?

La marque est un des principaux actifs de l’entreprise, la scission n’impliquera certainement pas un changement d’identité ce serait suicidaire 😎

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

Que se passe-t-il dans la tête du client quand une même marque est associée à de la qualité chez les produits haut de gamme et du « cochonium » dans les produits de la grande distribution ?
On fuit le bas de gamme et cela fait « tache d’huile » sur le haut de gamme.
La meilleure façon est de séparer les deux en dissociant les noms.

Si le nom doit rester unique, la meilleure solution reste de s’associer avec une marque fiable (Shure, autres) afin d’optimiser les coûts quitte à sous traiter.
C’est ce que fait Miele pour tout ce qui n’est pas lave-linge ou lave-vaisselle ou sèche linge (frigo => Lieberr en changeant la cosmétique intérieure, idem pour les autres articles). Et c’est du gagnant-gagnant.

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

"Que se passe-t-il dans la tête du client quand une même marque est associée à de la qualité chez les produits haut de gamme et du « cochonium » dans les produits de la grande distribution ?"

Pourquoi donc voudrais tu que la scission de la branche B2C se positionne sur du bas de gamme et tourne le dos à tout ce qui fait la valeur de la marque ?

Ce spin-of n’implique nullement un changement de positionnement.

Nous ne sommes nullement sur une entre aux abois se préparant à vendre son droit d’aînesse pour un plat se lentilles 😉

Mais sur une entreprise cherchant à dépasser les limites de sa capacité à valoriser ses produits sur le marché et anticipant une stratégie de sortie par le haut.

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

L’article indique bien que la marque veut « se séparer de sa division grand public ».
Donc quand tu te sépares de quelque chose, soit tu la vends complètement, soit tu cèdes sa réalisation (production) en gardant un œil dessus (qualité minimum) => partenariat, sous traitance.
De plus l’article indique que la marque « cherche un partenaire industriel pour la gamme grand public ».
Si tu sous-traites pour avoir moins de coûts de production, tu n’es plus maître du résultat et tu ne fais qu’apposer ton logo sur un produit dont la qualité sera au mieux équivalente à ce qu’il était précédemment, au pire tu laisses la qualité baisser en bernant le client avec ton logo (produit d’appel). Mais ça jettera le discrédit sur la marque (pour reprendre Miele : qu’elle est la plus-value à leur acheter des aspirateurs faits par Hoover ou Rowenta ?).

La seule solution viable (si recherche de partenaire) :
- Si tu veux maintenir ta qualité et avoir un contrôle total, tu crées 2 divisions avec un partenariat optimisé ou de l’achat de pièces tierces ; un assembleur de qualité (comme le fait Apple sur le hardware - même si la qualité a baissé par rapport au passé, sauf sur le très haut de gamme (MacPro)).
- Soit tu délègues un peu plus : tu fais sous-traiter mais en imposant un cahier des charges strict (qualitatif) avec un partenaire de confiance choisi (cf marques évoquées précédemment) - comme Miele (produit d’en face avec ton logo et ton emballage),
- Soit tu délègues totalement et là, comme évoqué précédemment il vaut mieux vendre et que ça change de nom (pour ne plus être associé à ce produit) => IBM qui a vendu ses UC à une boîte chinoise devenu Lenovo, ou Sony qui s’est séparé de ses Vaio
Tu trouveras maints exemples d’entreprises pour les 3 cas, dont certaines qui sont passées par les 3.

Restent à savoir ce qu’ils comptent faire et jusqu’où veulent-ils encore « laisser les doigts dedans » ? 😊

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

Ne te contente pas de MacGe pour suivre l’actualité économique 😉

Le CA de l’entreprise se partage en part quasiment égale entre B2B et B2C.

Sur l’activité B2C le potentiel de la marque est loin d’être exploité à son maxima faute de moyens particulièrement en terme de marketing et de distribution.

L’opération est une opération classique dans ce type de situation : un scission en deux entités distinctes.

La forme de cette scission peut prendre bien des voies : d’une scission complète avec un transfert total de contrôle de la nouvelle entité à une joint-venture.

Les objectifs sont :
- Tirer de la vente totale ou partielle de l’entité B2C les moyens de financer la croissance de l’activité B2B fort lucrative.
- Obtenir les moyens d’un accès plus efficace au marché pour le B2C
- Obtenir les moyens d’élargir l’offre B2C
- Obtenir les moyens de rationaliser encore plus les coûts de production
- Dégager des synergies sources d’économies

Je le répète l’entreprise n’est pas aux abois et l’opération est une pratique classique pour essayer de créer de la valeur plus efficacement.

Les procès d’intention sur une paupérisation de l’offre sont très précoces, d’autant plus qu’ils n’ont pas attendu cette opération pour segmenter l’offre et l’élargir vers de l’entrée de gamme.

L’entreprise touche simplement un plafond de verre de sa croissance et a l’intelligence d’anticiper pour assurer son avenir.

avatar gardiolan | 

@YetOneOtherGit

J'adore MacGe encore plus pour la qualité des commentaires (certains en tout cas) que celle des articles ! 😊

avatar mirando | 

@YSO

Les aspirateurs Miele me sont pas fabriqués ni par Hoover ni par Rowenta.
Pour les frigo c’est vrai c’est un rebranding d’une marque de référence du domaine Liebherr

avatar YSO | 

@mirando

Ça a dû changer car avant ils se ressemblaient bigrement

avatar oomu | 

@YetOneOtherGit

ben comme l'a fait HP.

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

"ben comme l'a fait HP."

En se débarrassant le la marque Compaq qui s’était débarrassé de la marque DEC ?

C’est cela ?

Ce type de disparition est toujours justifié par la force des marques.

Il y a fort peu de partenaires ou d’acheteurs potentiels ayant un intérêt à détruire la marque qui sur ce type de produit est un élément marketing fort.

Comme toujours comparaison n’est pas raison.

avatar MarcMame | 

@YetOneOtherGit

"La marque est un des principaux actifs de l’entreprise, la scission n’impliquera certainement pas un changement d’identité ce serait suicidaire 😎"

C’est plutôt les autres qui changent de nom lorsqu’ils arrivent dans le giron de la société (ex: Klein + Hummel en l’occurrence pour Neumann)

avatar max intosh | 

Samsung a racheté Harman contenant des marques légendaires (ou ex): JBL, et aussi Akg, Bang Olufsen, Revox, et d’autres. Les excellentes barres de son vendues sous la marque Samsung ont été mises au point par des ingénieurs Harman. Et aucune de ces marques n’a disparu, au contraire, les très haut de gamme amplis Mark Levinson sont revenus.

avatar YetOneOtherGit | 

@max intosh

Il y a toujours une visions diabolisée et de pertes de pureté dans l’esprit de beaucoup quand une entreprise perd son indépendance.

Il y a eu effectivement des catastrophes mais aussi de grandes réussites.

Encore une fois le manichéisme conduit à des impasses 😉

avatar oomu | 

@YetOneOtherGit

y a donc eu des catastrophes.

avatar YetOneOtherGit | 

@oomu

"y a donc eu des catastrophes."

Yep comme en toute chose, mais ne voir en toute initiative que sa possible issue catastrophique est une tournure d’esprit assez mortifère.

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

Peux-tu nous donner des grandes réussites (techniques et non commerciales) d’entreprises rachetées ?

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

La technique on s’en fout seul le commerciale et l’économique compte pour des opérations de ce type 😉

Et sauf erreur nos échanges ont débuté sur une hypothèse d’abandon de la marque ce qui est commercialement assez improbable.

Savoir si l’opération est intéressante d’un point de vue offre de produits futures ne m’intéresse pas, savoir si elle internante d’un point de vue business m’intéresse. 🤑

D’ailleurs l’opération n’est nullement motivée par des enjeux techniques mais purement par des enjeux commerciaux 😉

Techniquement les savoir-faire de l’entreprise sont certainement pas loin de l’état de l’art, là n’est pas le pb à adresser.

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

C’est là qu’est toute la différence entre nous deux :
- je suis pour la qualité du produit vis à vis du client => fidélisation du client par confiance dans le produit vendu. Si la qualité est là, les ventes suivrons (ex : Porsche, Hermès).
- tu es dans l’optimisation outrancière et le rendement immédiat, quitte à vendre « les bijoux de famille » (renier le savoir-faire) et son âme au diable + les employés à Pôle Emploi (ex : certaines marques de voitures -shutt 😊, et bien évidemment tous les produits de la grande distribution - confection ou alimentaire)

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

« tu es dans l’optimisation outrancière et le rendement immédiat, quitte à vendre « les bijoux de famille » (renier le savoir-faire) et son âme au diable + les employés à Pôle Emploi (ex : certaines marques de voitures -shutt 😊, et bien évidemment tous les produits de la grande distribution - confection ou alimentaire) »

Je n’ai pas dis ça c’est un procès d’intention aussi bien à mon égard qu’à celui de l’opération 😉

De plus l’entreprise n’a pas attendu cette opération pour segmenter son offre et aller vers l’entrée de gamme.

Pour le reste : il est loin d’être certain qu’une opération de ce type est un ROI immédiat et vise avant tout la réduction à outrance des coûts de production.

Ce dont a le plus besoin l’entreprise c’est de moyen d’accès au marché et de marketing bien plus que d’optimisation sur les coûts de production.

Nous restons sur des produits ayant de fort belles marges commerciales.

J’ai l’impression que tu généralises sans tenir compte du contexte et des spécificités de l’entreprise 😉

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

"- je suis pour la qualité du produit vis à vis du client => fidélisation du client par confiance dans le produit vendu. Si la qualité est là, les ventes suivrons (ex : Porsche, Hermès). "

La seule qualité qui compte c’est la qualité perçue et elle est bien souvent irrationnelle et en grande partie construire par le marketing.

Et même pour des entreprises sur des positionnements haut de gamme tel Porsche ou Hermès que tu cites, il y a une segmentation de l’offre, des compromis et une part fortement liée à l’image de marque et au marketing 😉

Croire que l’on fait du bon business en volume avec simplement de « bons » produits est une légende urbaine très répandues aussi fausse que l’assertion prétendant que le client est roi.

Sur bien des marchés la première clef est l’image de marque et le marketing : ils contribuent bien plus à la qualité perçue que le produit 😉

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

Je respecte ce que tu avances mais j’appelle ça un « one shot » :
Oui le marketing est nécessaire, mais si le produit n’est pas au rendez-vous ça sera plus bref que le temps des cerises ☺️
C’est un peu comme ceux qui font du buzz pour mettre leur produit au premier plan, c’est qu’ils n’ont rien d’autres à proposer.

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

"Oui le marketing est nécessaire, mais si le produit n’est pas au rendez-vous ça sera plus bref que le temps des cerises ☺️"

Nope bien des entreprises ont des succès durables avec un décalage conséquent entre qualité perçue et qualité réelle 😉

Apple par exemple ? 😉😂

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

Tout dépend ce que tu prends comme mètre étalon ! 😉😊

Apple était ultra fiable dans les années 2000. Et c’est vrai que ça n’a fait que baisser depuis un peu plus de 10 ans.

Mais il est vrai qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont roi 😄

avatar YetOneOtherGit | 

@YSO

"Apple était ultra fiable dans les années 2000. Et c’est vrai que ça n’a fait que baisser depuis un peu plus de 10 ans.
"

Alors que les volumes de ventes n’ont cessés de progresser, comme quoi 🤑

avatar YSO | 

@YetOneOtherGit

Normal : ça correspond à l’époque où ils on remplacé les vis par de la colle et le fer à souder et proposer des nouveaux OS X a raison d’un par an avec de l’obsolescence programmée face à ces OS. 😉😜

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