Test du Plume Flow, un capteur personnel de pollution de l’air

Anthony Nelzin-Santos |

Si vous êtes attentifs à la qualité de l'air, vous connaissez sans doute l'application Plume Air Report. Avec ses indicateurs colorés et ses notifications proactives, elle permet de savoir en un clin d'œil s'il est prudent d'aller faire un jogging ou une sortie avec les enfants. Mais elle fonctionne à l’échelle d’une ville, où la pollution peut varier d’un quartier à l’autre, d’une heure à l’autre.

Les Français de Plume Labs veulent aller plus loin : pour prendre « une longueur d’avance sur la pollution », il faut mesurer la pollution à l’échelle de la rue, voire à l’échelle de la personne. Lorsqu’ils ont fixé des boitiers au dos de pigeons londoniens, en 2016, on a d’abord cru à une blague. Sauf que le communiqué de presse montrait déjà des boitiers attachés aux sacs à dos des cyclistes.

Le Plume Flow.

Le Plume Flow, un « capteur personnel de pollution de l’air », est la conclusion logique de cette expérience. Ce petit boitier dessiné par Frog Design, dont la forme évoque vaguement celle des sonnailles, est un bel objet. Engoncée dans la discrète station d’accueil, sa dentelle d’acier inoxydable trônera fièrement au milieu de vos babioles. Sauf que le Flow n’est pas fait pour rester posé sur une crédence.

S’il possède une sangle en « cuir vegan », c’est-à-dire en plastique, c’est pour être attaché. Fixé à votre sac à dos, glissé dans votre brassard, voire pendant à votre ceinture, il doit vous suivre dans tous vos déplacements. Connecté à votre téléphone par l’entremise de sa puce Bluetooth LE à son application compagne, il superpose ses mesures de qualité de l’air à la carte de vos pérégrinations.

Un « mini-ventilateur automatisé », qui tourne à 15 000 TPM malgré son diamètre de cinq millimètres, aspire l’air ambiant à travers les trous disposés tout autour de l’appareil, une « entrée d’air 360° » élégamment déguisée. Plume assure qu’il faut tendre l’oreille pour entendre son « doux ronronnement », mais vous n’aurez aucun mal à entendre son sifflement régulier dans un environnement calme.

La sangle et les petits trous qui parsèment le capot du Flow. Ils n’ont pas qu’une fonction esthétique : ils permettent l’entrée d’air aspiré par le mini-ventilateur.

L’air passe entre un laser et une cellule photovoltaïque, les deux éléments d’un capteur à diffraction, qui permet de compter les particules en suspension. Plume s'intéresse plus particulièrement aux PM10, d'un diamètre aérodynamique inférieur à 10 micromètres, qui peuvent pénétrer dans les bronches, parmi lesquelles les PM2,5, d'un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 micromètres, qui peuvent pénétrer les alvéoles pulmonaires.

Deux membranes sont ensuite chauffées à 250 °C pour attirer les composés organiques volatils (COV), des milliers de substances dont certaines peuvent avoir des effets nocifs, et le dioxyde d’azote (NO2), polluant toxique associé à la circulation automobile et la production industrielle. La modification des caractéristiques électriques des membranes permet d’estimer la concentration des polluants, sans toutefois pouvoir distinguer les différents COV1.

Les données brutes sont analysées — on vous passe le laïus habituel sur l’intelligence artificielle — pour obtenir des mesures en microgrammes par mètre cube pour les particules fines, et en parties par milliard pour les COV et le NO2. Ces mesures sont enfin « traduites » en AQI, un index de qualité de l’air propre à Plume.

Trois exemples de données présentées par l’application, un trajet (à gauche) et deux résumés quotidiens, avec trois niveaux de pollution différents. Le trajet est très instructif : la pollution devient « très forte » alors même que l’on aborde la Creuse… parce que l’on est monté dans une vieille voiture diesel au sortir du train. Le résumé au centre reprend l’ensemble de la journée pendant laquelle ce trajet avait eu lieu : les données sont lissées. Le résumé à droite montre une première synchronisation après quelques jours : il faut attendre plusieurs heures avant que les capteurs soient étalonnés, et que les mesures soient fiables.

L’application donne cinq AQI : un AQI global, qui donne une idée du niveau général de pollution, et un AQI par polluant analysé, qui fait ressortir une pollution particulière. Si cet index facilite la compréhension, il empêche toute comparaison directe avec d’autres appareils. Disons que les données du Plume Flow semblent cohérentes avec celles produites par des capteurs traditionnels.

Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont exemptes de tous reproches. Le Flow doit pouvoir « se reposer », pour reprendre les mots du directeur des communications de Plume, pour étalonner ses capteurs. Autrement dit : s’il est continuellement exposé à une forte concentration de dioxyde d’azote, ses mesures perdront progressivement en précision, un phénomène de dérive qui n’est pas entièrement compensé de manière logicielle.

Ne parlons pas des bugs exceptionnels : celui qui a provoqué un affolement des compteurs dans la nuit du 31 janvier au 1er février, après l’installation précoce d’un nouveau firmware, n’a eu qu’une portée limitée et a été résolu très rapidement. Parlons plutôt des interrogations quotidiennes : le Plume Flow montre bien l’« exposition personnelle en temps réel », mais l’application échoue dans son rôle de « guide évolutif pour adopter les bons réflexes ».

Les diodes qui entourent le bouton tactile donnent un aperçu instantané du niveau de pollution.

Elle ouvre les yeux, c’est incontestable, mais ne permet pas d’y voir beaucoup plus clair. Elle est entièrement concentrée sur l’instant t : elle montre la pollution d’un lieu, d’un trajet, d’un jour. Mais c’est déjà le travail du matériel ! Il suffit d’une pression sur son bouton tactile pour savoir si la qualité de l’air est bonne (diodes vertes) ou exécrable (diodes violettes).

Vous voulez savoir si la qualité de l’air était meilleure hier ?Vous voulez savoir si vous devriez choisir un trajet plutôt qu’un autre ? L’application ne propose aucun outil comparatif, aucune carte des moyennes par semaine ou par mois, pas de récapitulatif périodique ou de courbe comparative des différentes expositions, aucune vue d’ensemble.

Pire : alors même que les données collectées sont centralisées, elles ne sont pas remontées pour former une carte collaborative, à la façon de la « Weathermap » de Netatmo. La vidéo de présentation du produit montrait pourtant cette fonction2, et le blog de Plume la mentionne encore. Bref : l’application Flow permet de savoir ce que l’on s’est pris dans la tête aujourd’hui, mais pas de prendre « une longueur d’avance sur la pollution », du moins pas sans faire le travail d’analyse soi-même.

Le Plume Flow vue de dos, sur sa station d’accueil. L’appareil comme la station possèdent un port USB-C.

Le cliché instantané n’est pas inintéressant, mais il pourrait carrément être précieux si l’on pouvait ajouter des remarques qualitatives aux données quantitatives. Imaginez que vous puissiez noter vos gênes respiratoires ou vos crises d’asthme, et que l’application puisse vous indiquer après quelques semaines les seuils déclencheurs et les lieux à éviter ! Voilà qui justifierait totalement le prix de l’appareil.

On comprend que Plume demande 179 € : le Flow intègre un système sur puce cadencé à 64 MHz, une petite merveille de ventilateur, un granulomètre à diffraction laser et des éléments chauffants, le tout dans un joli châssis. Mais cela le cantonne à une niche de clients suffisamment sensibles pour n’être pas satisfait des applications et pour supporter les particularités du Flow.

Les capteurs sont étalonnés pendant la synchronisation : sans synchronisation, les mesures dérivent après quelques jours, et le Flow vous promet une mort imminente par étouffement, même si la qualité de l’air est excellente. Or la synchronisation en arrière-plan n’est pas particulièrement fiable. Oubliez de jeter un œil aux données pendant un weekend de trois jours, et vous passerez la journée du lundi à attendre le bon étalonnage des capteurs et le retour des mesures à la normale.

Avec un iPod nano, pour l’échelle. Le Flow mesure 12,5 centimètres de haut, sangle comprise, pour un poids de 70 grammes.

Vous avez oublié de jeter un œil au Flow lui-même ? Les mesures ne dériveront pas… parce que la batterie sera tombée à plat. De la même manière qu’il vaut mieux le synchroniser quotidiennement, il faut recharger l’appareil tous les jours. En prenant soixante mesures par heure, Plume n’économise pas la batterie. La fréquence pourrait être modulée en fonction des déplacements — après tout, le Flow possède un accéléromètre.

Voilà qui nous laisse sur une impression mi-figue mi-raisin. Même si le Plume Flow est un petit concentré de technologie magnifiquement présenté, son prix dissuadera jusqu’aux personnes qui possèdent déjà une station météo à capteurs de COV et utilisent déjà des applications de suivi de la qualité de l’air. Reste la clientèle la plus sensible : les parents avec des enfants en bas âge, les personnes qui souffrent de troubles respiratoires, les « vélotaffeurs » et les sportifs citadins.

Plume ne fournit qu’une solution partielle à leurs problèmes. Faute d’être soutenu par une application qui permettrait d’exploiter les données sur plusieurs mois, le Flow est un outil plus réactif que proactif. C’est un bon début, un début prometteur, et même impressionnant sur le plan matériel. Mais est-ce que vous voulez dépenser 179 € dans une preuve de concept ?


  1. Dont les effets sont très variés, de la simple et bénigne odeur aux effets cancérigènes, en passant par les irritations et les allergies. Tous les COV ne sont pas d’origine humaine, comme le benzène utilisé dans la production de plastiques et de solvants, aux effets cancérigènes et génotoxiques, bien au contraire. ↩︎
  2. Et une interface plus proche de celle d’Air Report. ↩︎

Note

Les plus :

  • Design réussi
  • Petit condensé de technologie
  • Mesures claires et immédiates

Les moins :

  • Autonomie très faible
  • Absence d’une vue d’ensemble des données

Prix :

avatar tsarsmirnoff | 

« Cuir vegan »....là par contre c’est sans commentaire

avatar Kimaero | 

@tsarsmirnoff

Je me demandais si c’était un cuir végétal ou simplement du plastique ?

avatar stefhan | 

@tsarsmirnoff

+1 ?

avatar anonx | 

@tsarsmirnoff

C’est pas nouveau comme terme.. on en parlait déjà concernant l’intérieur des tesla notamment.

avatar A884126 | 

@tsarsmirnoff

Cuir vegan :

=> fibres synthétiques comme le polyuréthanne ou le PVC : le simili cuir, le skai mais aussi le Lorica, le chamude, le clarino et l'amara
=> plastique recyclé : par exemple des chambres à air ou d'autres matières synthétiques que l'on recycle sous forme de sacs et autres accessoires
=> matières végétales comme le liège, le lin ou le chanvre

avatar Link1993 | 

@A884126

Le premier point est un peu l'ironie dans tout ça...

L'utilisation d'hydrocarbures pour la fabrication de cuir vegan génère quantité de CO2 qui va générer plus de souffrance animal sur le long terme qu'une vraie vache qui servira à bien plus de chose et broutant dans un pré non arable capturant lui même du CO2...

Comme les vêtements synthétiques qu'ils achètent. Ou encore la non utilisation de coton OGM permettant une réduction de consommation de ressources dans les sols eux même et pouvant ainsi générer moins de souffrance animale...

avatar John McClane | 

@tsarsmirnoff

Avant on disait Skaï, mais ça ne faisait pas très classe !
Cuir Vegan c’est tout de suite mieux ?

avatar comboss | 

Mdrrrrr
Mais sérieux faut arrêter avec les gadget inutile.

J'aimerai juste le test pour voir s'il réagit à un pet post tacos mexicain sauce piment x1000

avatar SecretLitz | 

C'est un produit très utile pour ceux qui sont sensibles à la pollution de l'air et cherchent à l'éviter!

avatar 421 | 

Sinon, en moins sexy, à Bruxelles nous avons cela https://www.bruxselair.org/montage-detecteur/
Je le reçois dans quelques jours, je étais un CR MacGé ?

avatar Zara2stra | 

@421

Si j en « commande » un pour etre livré en france tu penses que ca passe ?

avatar Sorabji | 

Cuir vegan: si si, ça mérite un petit commentaire: plutôt que simili cuir, ou cuir artificiel, on dit cuir vegan. Comme non voyant plutôt qu’aveugle, mal entendant plutôt que sourd, contre performance plutôt qu’échec, contre vérité plutôt que mensonge: novlangue et manipulation, quand tu nous tient…

avatar nemrod | 

On s'en tape, c'est pas le sujet...

avatar Pierre-Nico | 

perso, je vis dans un pays qui a pas mal de soucis de pollution de l'air en ce moment (surtout les PM2.5) donc j'aurai bien aimer avoir un appareil comme celui-ci, mais l'absence collaboratif est un gros gros frein !

avatar Tatooland | 

Sérieusement, je suis le seul à trouver ce gadget inutile ?
J’aime bien l’auteur de l’article qui essaie de trouver un utilité au produit pour « les parents avec des enfants en bas âge » ou « les asthmatiques »...

avatar Link1993 | 

@Tatooland

Ça dépends qui. En Asie (non je ne cible pas la Chine :p ) ça peut l'etre.

Ma copine aussi, qui a des problèmes respiratoires peut aussi être la cible.
C'est un peu gadget, mais pas totalement inutile non plus.
En France avec notre air plutôt clean, ça servira juste au personnes très sensibles du coup.

avatar gela | 

@Tatooland

Non, pas le seul. Fabrication d'un gadget, donc production de pollution, pour nous confirmer que l'air est polluée. Cool.
Moi je pars du principe que l'air que je respire est polluée, l'eau que je bois aussi et la nourriture que j'avale, pareille.

avatar denantoi123 | 

@macge
Depuis plusieurs mois je ne vois plus la « cote » sur 10 lors des tests et je n’ai jamais trouvé de réponses dans les commentaires
Est-ce un bug de mon application ou c’est voulu ? ?

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@denantoi123 : nous abandonnons progressivement la notation sur 10.
avatar Yo83 | 

Je n’aime pas du tout le design de ce chose ?

avatar Jacalbert | 

Il y a une App : Plum Air qui répond à vos besoins ?
Gratuite je pense ?

avatar occam | 

@Jacalbert

"Il y a une App : Plum Air"

Merci de le mentionner.

PlumAir, gradué de 1 à 20.
Mais en pratique, la cote d’alerte maximale est atteinte à 18. Parce que le 18 PlumAir, on risque un fameux coup (du même nom).

Après, c’est nivôse.

avatar dawoudh68 | 

« En France l’air plutôt clean »? En fait pas tant que cela. Propriétaire d’un flow depuis la première heure j’en suis très satisfait (à la condition de le surveiller niveau calibration et s’en occuper effectivement) pour les informations qu’il m’apporte. C’est la généralisation de ce type de dispositifs qui réveillera peut-être les consciences sur la qualité dégradée de l’air que l’on peut trouver même chez nous. Maintenant pour ce qui est de la partie collaborative, nul doute que l’équipe y travaille, mais entre un outil de précision dont on s’occupe et que l’on surveille et le même objet considéré comme un gadget, les mesures partagées n’auront peut-être pas la même qualité... d’autant plus qu’il est également exploité en intérieur: intérêt de partager ces mesures sur une carte? Les choses ne sont certainement pas simples, mais ça vaut le coup de soutenir ces projets pour avancer dans le bon sens me semble-t-il. Il faut encore noter que l’équipe est bien réactive aux questions que l’on peut leur poser. Bonne chance à eux pour la suite.

avatar stardyfr | 

@dawoudh68

+1

avatar nicoplanet | 

@dawoudh68

« Propriétaire d’un flow depuis la première heure j’en suis très satisfait (à la condition de le surveiller niveau calibration et s’en occuper effectivement) pour les informations qu’il m’apporte. »

Je suis aussi utilisateur de la première heure et je passe beaucoup de temps à vélo en ville. Comme tout le monde, j’attends une version aboutie de l’app, car pour l’instant elle ressemble clairement à une pré-version.

Quand tu parles du niveau de calibration, tu fais références à quoi ? Tu le surveilles et t’en occupes comment ? Merci des infos.

avatar Jacalbert | 

L'alimentation vegan est bénéfique pour les animaux, la santé et l'environnement
Le Skaï est nettement moins digeste ??
voir aussi https://veganie.com/vegan-c-est-quoi/?v=d3dcf429c679

avatar 421 | 

@Jacalbert
«L'alimentation vegan est bénéfique pour les animaux, la santé et l'environnement»
Je me permet de corriger : «l’alimentation vegan LOCALE est benefique(...)

Si c’est pour importer des produits bio ne répondant aux critères européens des labels que par équivalence mutuelle, et non respect des normes, ou encore importer des produits issus de déforestation massive, je ne comprends pas cette logique shadock...

avatar Jacalbert | 

@421
Jamais entendu parler du second degré ? « il faut savoir parfois lire entre les lignes ou y deviner une seconde intention, de l’humour, de l’ironie »

avatar nemrod | 

On s'en tape, c'est pas le sujet...

avatar emorvill | 

Je l’ai depuis quelques mois et pas mal déçu. Je vais au taff en vélo donc pour moi ça avait vraiment un intérêt pour tester mon chemin et en découvrir d’autres moins pollués. Le pb c’est que c’est juste flippant et je pense que l’application n’est pas assez mature. Pas de partage de la pollution avec les autres utilisateurs et pas de prévisions justement par rapport à des jeux de données. En gros oui c’est pollué et ? Pour l’intérieur ça peut être intéressant mais pareil pas de notification pour dire d’aérer.

avatar dawoudh68 | 

@emorvill

Effectivement, mais avec l’info je mets maintenant des filtres pour réduire l’exposition sur le trajet les jours (trop fréquents) avec un niveau trop élevé de pollution. C’est déjà ça de gagné. Par ailleurs, avec le temps cela permet d’apprendre à anticiper selon les conditions météo, vent dominant... Parce qu’on a aussi un cerveau encore pour connecter et utiliser les données du Flow ;-)

avatar mirando | 

Les commentaires me font bondir.
J’avais pré-commandé (à 139) le flow et donc ai été livré dans les premiers en octobre. J’ai donc un recul de 4 bons mois.
C’est toujours mieux de commenter en ayant essayé.

Je l’ai trouvé très utile bien au-delà des résultats globaux à l’échelle d’une ville indiqué par l’appli gratuite Plume.
Car habitant sur une colline je voulais pouvoir tester mon air par rapport à la pleine. Effectivement la pollution était plus forte en bas.

D’autre part je l’ai essayé dans les bus. La pollution est beaucoup plus forte au fond que devant. Je mv suis posé la question. En fait c’est qu’on monte par l’avant donc c’est plus souvent aéré.

L’expérience du métro a également été très révélatrice. Les quais sont une horreur surtout quand un métro freine.
L’intérieur de la rame est meilleur.

Ensuite à un moment où mon capteur s’est affolé j’ai pas compris. Puis ayant observé j’étais passé près d’une terrasse de café qui provoquait des pics énormes de pollution. J’ai répété plusieurs fois l’expérience. Toujours le même résultats. Quand je vois des bébés dans leur poussette et les parents totalement inconscients de cette grave pollution parce qu’ils sont “dehors”

Autrement je l’utilise beaucoup chez moi. C’est intéressant de voir ce qui provoque la pollution. Et ça donne de nouveaux réflexes comme bien aérer les nouveaux meubles pendant plusieurs jours avant de les installer.

Intéressant de voir l’effet de cuisiner. Vaut mieux bien aérer même avec une hotte.

En-suite ca m’a permis de vérifier la pertinence de mon purificateur d’air Rowenta. Effectivement il est redoutablement efficace.

Peut-être suis-je plus sensible du fait qu’une partie de ma famille vit en Chine.

Pour moi C’est un véritable outil citoyen. Le fait de pouvoir mesurer des endroits précis permet de mettre les élus devant leurs responsabilités.

Et ça c’est énorme.

avatar Djahaz | 

Je ne vois pas trop ce que cela apprend que l'on ne savait déjà. Tu as l'air stupéfait de découvrir qu'en aérant la cuisine ou qu'en restant près de la porte du bus, on respire un air plus pur. Franchement, tu ne t'en doutais pas ? ? Tout le monde apprend cela dès l'enfance. On ne t'a jamais dit d'aérer ta chambre ? ?

En tout cas, ce gadget ajoute à la pollution, tout comme ton purificateur d'air.

Quant aux élus, s'il est de bon ton d'insinuer qu'ils seraient irresponsables, ils ont participé à faire baisser de manière importante la pollution de l'air depuis bien des années grâce aux lois, aux réglementations et à un volontarisme certain.

Heureusement qu'ils n'ont pas attendu la venue de ces gadgets polluants qui finiront dans très peu de temps dans des décharges où ils seront vaguement recyclés, après avoir participé inutilement au gaspillage des ressources naturelles et à la dégradation de l'environnement. Ce gadget est anti-citoyen au possible : inutile et polluant.

avatar dawoudh68 | 

@Djahaz

Vous êtes hélas dans l’erreur. En effet, selon votre situation, les conditions météo, le moment de la journée, pour une bonne partie de la population il est est fort probable qu’une bonne part du temps il ne faille surtout pas « aérer », la pollution extérieur (donnée localement par aucune application) étant bien plus importante et nocive que votre air interieur ! Flow me permet d’avoir des données localisées précises et de choisir s’il est judicieux ou non d’aérer à tel ou tel moment. Ce qui était peut-être vrai à une époque ne l’est plus forcément aujourd’hui...

avatar Djahaz | 

@dawoudh68

J'habite à la campagne, loin des villes et des routes et quand je vais au travail (à pied) je croise plus souvent un sanglier qu'une voiture. Sans doute qu'à tout moment, aérer ne m'amène qu'un air plus sain.

En ce qui concerne ta situation, je crois vraiment qu'il vaut cent fois mieux t'impliquer dans le conseil municipal ou dans un mouvement associatif ou politique que t'entourer de gadgets électroniques qui ne font qu'ajouter à la pollution. Tu ne peux pas te revendiquer d'une démarche citoyenne en polluant plus, cela ne tient pas.

D'autant plus que tu cours après une chimère : si tu vis à Paris, tu vas en respirer l'air, tu peux te débattre avec des trucs divers, ça n'y changera rien. Si tu veux respirer au quotidien un air peu pollué, tu dois trouver quelque chose de plus radical : partir.

Sinon, c'est comme les gens qui mangent des plats cuisinés et qui utilisent Yuka pour échapper aux trucs douteux qu'il y a dedans : le meilleur moyen de savoir ce qu'on a dans l'assiette, c'est de cuisiner des produits bruts (et de ne pas utiliser de smartphone si l'on est soucieux de préserver les ressources naturelles).

Je ne dis pas ce qu'il est bien ou non de faire ou de ne pas faire : j'exprime juste ma surprise face à des positions que je ne trouve pas cohérentes.

avatar becfin | 

@Djahaz

Technologie inutile ?

Vrai si tu en débats avec un sanglier mais faut arrêter de partir en live...

Cette « technologie » sera à tel point inutile qu’elle sera présente dans la poche de la moitié des habitants de cette planète.

« Aussi, l’OMS reconnaît désormais la pollution de l’air comme un « facteur de risque majeur » considérées comme étant à l’origine de 70 % des décès dans le monde. Selon les estimations de l’institution onusienne, ce risque serait, chez les adultes, en cause dans 29 % des morts par cancer du poumon, 25 % par accident vasculaire cérébral (AVC), ... »

https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/05/02/la-pollution-de-l-air-...

Et franchement ce phénomène va s’amplifier mais vous n’imaginez pas à quel point.

Djahaz, c’est justement grâce à ce genre de technologie alliée à une judicieuse analyse de données qui pourrait te permettre de rallier un gouvernement quel qu’il soit.

avatar Djahaz | 

Cette « technologie » sera à tel point inutile qu’elle sera présente dans la poche de la moitié des habitants de cette planète. [...] Djahaz, c’est justement grâce à ce genre de technologie alliée à une judicieuse analyse de données qui pourrait te permettre de rallier un gouvernement quel qu’il soit.
Quelques milliards de Flow Plume et du big data plein tubes vont sauver la planète. Tu n'imagines pas à quel point j'y crois à 100% ! ?

Plus de pollution c'est moins de pollution. ?

Plus c'est gros, plus ça passe !

avatar becfin | 

@Djahaz

Quelques milliards de Flow Plume et du big data plein tubes vont sauver la planète. Tu n'imagines pas à quel point j'y crois à 100% ! ?

Sauver la vie Djahaz, pas la planète.

avatar mirando | 

@Djahaz

Un peu hors sujet tes remarques qui se veulent désagréables. Tu te doutais que boire un verre en terrasse avec des fumeurs était comme faire une soirée dans un tunnel automobile ? :-)
J’exagère à peine.

Quant aux élus comme leur nom l’indique iks n’obéissent qu’à ce qui permet d’être réélu. Je ne suis pas un populiste qui dénonce les élus loin de là. Mais ils ont besoin de pression c’est sur.

Trouves tu normal que des écoles soient à quelques dizaines de mètres d’un tunnel automobile très fréquenté. Et la cheminée n’a aucun filtre et est camouflé dans un bâtiment anonyme.
Tu crois que si personne ne se bouge et prouve la nocivité les élus vont faire quelque chose?

avatar Djahaz | 

@mirando

Un peu hors sujet tes remarques qui se veulent désagréables

Je ne veux pas être désagréable : je réponds sans détour (mais sans haine) à dawoudh68 qui donne des leçons de morale citoyenne, alors que justement les citoyens vont se farcir les déchets de ses gadgets. Je te parie que le Plume Flow de dawoudh68 est à jeter dans moins de cinq ans, et je ne serais pas étonné que ce soit bien plus tôt encore.

Il me semble évident que les gens qui limitent à l'essentiel l'utilisation des objets électroniques, n'ont pas à recevoir des leçons de citoyenneté, c'est le monde à l'envers.

avatar dawoudh68 | 

@Djahaz

Désolé, je ne donnais aucune leçon de morale à personne, il faut s’il vous plaît prendre un peu de plus de distance... De plus, je ne juge personne et ne fait que partager mon expérience avec Flow et appuyer des arguments qui me font l’utiliser y compris au quotidien dans mes missions de Prévention. Pour ce qui est des déchets, vous n’imaginez même pas combien les choses sont recyclées chez moi, et personne ici n’est en mesure de porter un quelconque jugement sans nous connaître. Mais, lecteur depuis longtemps et pourtant prévenu des échanges qu’on y trouve et du niveau de cristallisation des esprits ici, j’ai cru bon pour une fois de partager quelque chose. Bien mal m’en a pris. Je continuerai le partage et la sensibilisation au quotidien avec des personnes en face de moi. Ceci étant dit, je reste tout de même pessimiste sur la qualité des échanges en ligne sur ce modèle de « commentaires » tant les esprits se corporatisent et se cristallisent sur n’importe quel sujet... Ceci dit je ne vous dérangerai plus ici. Bonne continuation à vous, mais n’oubliez pas de garder l’esprit ouvert.

avatar Djahaz | 

@dawoudh68

Le but d'un lieu d'échange est de confronter des points de vue, parfois différents ou antagonistes. C'est aussi l'altérité qui est recherchée.

Notamment, dans notre bref échange, je suis stupéfait de voir qu'il y a des gens comme toi qui choisissent de vivre dans un milieu pollué, mais à la fois qui s'en plaignent, tout en sur-consommant des gadgets polluants pour pallier l'air dégueulasse qu'ils se fadent au quotidien.

Eh bien, cela m'intéresse, et je te remercie de ton témoignage, cela m'oblige à voir que mon petit fonctionnement intellectuel tourne en rond et n'est pas universel.

Mon goût pour la nature m'a amené à habiter pendant des années une cabane en bois en pleine forêt amazonienne, en me nourrissant de manioc et de poisson (et de citron vert et de rhum aussi). L'idée d'habiter Paris avec un purificateur d'air et un capteur d'air relié à un smartphone est une option que je n'ai jamais envisagée. J'avoue que ta démarche me parait assez dingue, si ton objectif est une certaine harmonie avec la nature.

Je te le dis en toute franchise, non pas parce que je pense que tu es nul et que je suis dans le vrai, mais par respect au contraire. Par respect pour toi et par respect pour le point de vue que je défends. Si j'étais faux-cul, je te dirais que je trouve ton positionnement éco-citoyen idéal et remarquable, alors que je pense le contraire.

Et tant qu'à être franc jusqu'au bout, ne joue pas les victimes incomprises des méchants étroits d'esprit qui te chassent de ce lieu de discussion, parce que c'est faux. Reste au contraire ici et défends tes points de vue.

Bien toi, en toute sympathie.

avatar dawoudh68 | 

@Djahaz

J’accepte avec plaisir votre sympathie, et non je ne suis pas du tout parisien, mais dans une petite commune rurale en périphérie d’une agglomération plus grande dans laquelle je me déplace et pour le travail en vélo ou en transport en commun.
Pour ce qui est de la question des choix, je ne suis pas certain qu’il soit aussi facile que ce que vous l’entendez pour tout un chacun de juste suivre ses choix. Trouvez des compromis est déjà une très bonne chose. Et même s’il suffisait, par choix (en imaginant évidemment que les moyens le permettent), de quitter tel endroit de devenant trop pollué à mon goût, ne pensez-vous pas qu’il y aurait une forme d’égoïsme peu louable dans cette attitude? Et pour tous ceux que ne peuvent suivre ces choix à leur guise alors? Ceux qui ne sont pas informés et sensibilisés ? Cela vous éclaire-t-il sur mon propos?
Bien cordialement

avatar Djahaz | 

@dawoudh68

Pour ce qui est de la question des choix, je ne suis pas certain qu’il soit aussi facile que ce que vous l’entendez pour tout un chacun de juste suivre ses choix

Il est certain que ce n'est pas facile. N'empêche, je crois qu'à la vérité, on a toujours le choix. Y compris le choix de ne pas faire de choix, ce que l'on fait trop souvent par lâcheté, pour ne pas avoir à assumer et pour repasser la patate chaude aux circonstances, aux contraintes familiales, à la société, etc.

Mais en vérité, ce qui est terrible, c'est bien qu'on a le choix.

avatar Djahaz | 

@mirando

Tu te doutais que boire un verre en terrasse avec des fumeurs était comme faire une soirée dans un tunnel automobile ? :-)

Non, mais je suis persuadé que c'est totalement inintéressant en ce qui me concerne : passer mes soirées dans des tunnels automobiles n'est pas dans mes habitudes.

Et si mes amis fument en terrasse, eh bien, qu'ils fument avec ma bénédiction, j'ai connu pire, j'aime mes amis comme ils sont.

Quant aux élus comme leur nom l’indique iks n’obéissent qu’à ce qui permet d’être réélu. Je ne suis pas un populiste qui dénonce les élus loin de là. Mais ils ont besoin de pression c’est sur.

Si, c'est du populisme qui dénonce les élus a priori comme s'ils n'étaient que des élus, comme s'ils n'étaient pas aussi des êtres humains avec des convictions. (Et des lâchetés aussi ? Sans doute. Et alors ? Est-ce qu'on est vraiment certain de valoir mieux ? Tu vaux mieux qu'eux ? Tu en es certain ?)

Trouves tu normal que des écoles soient à quelques dizaines de mètres d’un tunnel automobile très fréquenté. Et la cheminée n’a aucun filtre et est camouflé dans un bâtiment anonyme.

Homme de paille. Je n'ai jamais dit ça, c'est dégoutant de le suggérer. Ton équation est : si je suis contre le Flow bidule, alors je suis pour la mort par asphyxie des petits enfants. Arrête ça, c'est nul.

Tu crois que si personne ne se bouge et prouve la nocivité les élus vont faire quelque chose?

Tu crois que sur-consommer des gadgets électroniques made in China est le summum de se que l'on peut appeler se bouger ? Vraiment ? Tu as acheté un bidule (moi aussi, j'en fais des trucs idiots), tu as sorti ta carte bleue, et donc, tu as agi en parfait éco-citoyen pour la qualité de l'air ? Franchement, en toute bonne foi, tu y crois ?

avatar mirando | 

Apres effectivement il faut recharger chaque soir, la carte n’est pas encore disponible mais il semblerait que ça va arriver.

Un petit reproche pour les oreilles sensibles, le petit bruit provoqué par le ventilo quand on s’endort et qu’il est pas loin. Je me demandais ce que ça pouvait être et j’ai compris :-)

Et j’aimerais dans une prochaine version qu’on puisse indiquer la température et qu’il soit protégé des éclaboussures meme si pas waterproof. En effet je n’ose jamais l’emmener quand il pleut dans mes nombreux trajets à vélo.

avatar Ali Ibn Bachir Le Gros | 
avatar mirando | 

@Ali Ibn Bachir Le Gros

Non mais vois êtes sérieux ou bien vous ne voulez pas comprendre ce qu’est un outil personnel de mesure par rapport à un outil global sur une ville qui donne simplement une moyenne qui n’indique pas votre exposition

Oui à quoi sert d’acheter une salade alors qu’on pourrait brouter gratis dans les champs

avatar Ali Ibn Bachir Le Gros | 

Oui à quoi sert d’acheter une salade alors qu’on pourrait brouter gratis dans les champs

J'ai toujours fait ça moi et j'ai jamais eu de problèmes.

avatar pasc' | 

Concernant la pollution et la fabrication des matières vegan plastique ou autre, le plus efficace c’est d’avoir un seul teeshirt si deux sont inutiles, deux vestes au lieu de trois. Imaginez si ce que vous n’avez jamais porté vous ne l’aviez pas acheté. La baisse de la Conso de moitié... quelle économie à tout point de vue.

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