Trois heures pour lancer Windows 7 sur Android Wear

Mickaël Bazoge |

En attendant de pouvoir installer et utiliser OS X El Capitan sur Apple Watch (et pourquoi pas), on peut déjà s’amuser à tester Windows 95, grâce à une bidouille grand luxe qui implique une paille… et beaucoup de temps devant soi (lire : Windows 95 démarre en une heure sur l'Apple Watch). Si on se sent d’humeur aventureuse, il est aussi possible de se lancer dans l’installation de Windows 7 sur une montre Android Wear !

C’est l’exploit accompli par Hacking Jules sur une montre LG, et d’après le didacticiel disponible en vidéo ici, l’opération est un tout petit peu moins complexe — pas besoin d’un moteur avec une paille pour éviter les mises en veille intempestives comme sur l’Apple Watch.

La bidouille doit pouvoir fonctionner avec n’importe quelle montre Android Wear mais dans tous les cas, il faudra faire preuve d’une grande patience : le démarrage de Windows 7 nécessite en effet trois heures.

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Android VR : le casque autonome chez Google se prépare

Mickaël Bazoge |

Du 18 au 20 mai, se tiendra Google I/O, le rendez-vous annuel des développeurs pour les différentes plateformes du moteur de recherche. À cette occasion, on devrait en savoir un peu plus sur les projets en matière d’assistant intelligent de Google, mais les conférences devraient beaucoup tourner autour de la réalité virtuelle. Google est très impliqué dans cette technologie et la filiale d’Alphabet va sans aucun doute mettre les bouchées doubles à cette occasion.

La rumeur a évoqué il y a quelques temps un projet appelé Android VR. Le journaliste Peter Rojas a laissé traîner ses oreilles et obtenu quelques croustillantes informations sur le sujet. D’après lui, Google lèvera bien le voile sur Android VR la semaine prochaine et, plus intéressant, l’entreprise lancera un nouveau casque autonome : pas besoin d’y glisser de smartphone donc, un peu à l’image des Vive ou Oculus Rift.

Le journaliste du Wall Street Journal précise néanmoins que le futur dispositif de Google sera moins puissant que les casques de HTC et de Facebook, mais qu’il apportera une meilleure expérience que le Gear VR de Samsung. Reste à voir comment fonctionnera un tel appareil : embarquera-t-il sa propre unité de calcul ? Faudra-t-il le brancher à un ordinateur ? Suspens.

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Google vend son Cardboard en France

Mickaël Bazoge |

Google a ajouté une nouveauté dans son Play Store en France. Il est maintenant possible d’acheter un casque Cardboard ! L’appareil en carton est proposé à 20 € l’unité, ou 30 € les deux. Le casque n’était disponible en vente directe qu’aux États-Unis, mais Google le distribue maintenant en France donc, mais aussi en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada.

On pouvait déjà s’équiper d’un Cardboard via des opérations promotionnelles (Paris Match en avait fourni un gratuitement avec chaque exemplaire, par exemple), ou tout simplement en achetant une copie sur Amazon, où on peut s’équiper pour trois francs six sous.

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Des montres et lunettes connectées au service d'une tricherie ratée

Florian Innocente |

Des lunettes équipées d'une caméra et des montres connectées, ce petit équipement mis au service d’une tricherie à un examen aura finalement conduit leurs utilisateurs à une exclusion de leur fac.

L’université de Rangsit à Bangkok en Thaïlande a exclu et mis sur liste noire trois étudiants en médecine qui s’étaient fait communiquer les réponses à un examen au moyen de leurs smartwatch. C’est en saisissant une première montre puis deux autres ainsi qu’une paire de lunettes, que le pot aux roses a été découvert.

Le stratagème s’est déroulé en deux étapes. Des étudiants, ou se présentant en tant que tel, sont venus à l’examen mais ils ont quitté la salle 45 minutes après, comme cela est autorisé en cas d’abandon. Portant des lunettes équipées de petites caméras ils étaient payés pour photographier les énoncés du test.

À l’extérieur, le contenu des lunettes a été déchargé sur un ordinateur et transmis à une équipe située dans un autre établissement. Les réponses ont ensuite été envoyées à trois élèves qui, eux, passaient l’épreuve pour de bon. Ils consultaient ces informations sur l’écran de leur montre connectée.

L’un d’eux a avoué avoir payé 50 000 bahts d’acompte (environ 1250 €) et un second versement de 800 000 bahts (20 000 €) était prévu en cas de réussite à l’examen. Dimanche, le recteur de l’université a publié sur Facebook les accessoires utilisés pour cette tricherie ratée.

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Pebble : à fond la forme

Mickaël Bazoge |

En décembre, Pebble ajoutait à ses montres des fonctions de mesures de l’activité (notamment le calcul du nombre de pas) ; ces fonctions ont été activées via une mise à jour du firmware des montres, un logiciel interne encore amélioré début février avec des mesures plus précises.

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Rebelote aujourd’hui au travers de Pebble Health, qui va au-delà du nombre de pas et de la mesure de la qualité du sommeil. Cette section de l’application Pebble™ a été ripolinée pour proposer un meilleur aperçu de l’activité de l’utilisateur, qui pourra compter sur cette nouvelle présentation pour améliorer sa qualité de vie. Ou la détériorer puisqu’après tout, pourquoi toujours vouloir faire mieux ?

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Parmi les nouvelles fonctions de ce firmware 3.12, on trouve aussi la détection automatique des courses et des longues marches, des Smart Alarms pour se réveiller frais comme la rosée du matin, ainsi que des résumés et des notifications pour encourager l’utilisateur.

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La création de l'Apple Watch motivée par la maladie de Steve Jobs

Florian Innocente |

Les fonctions santé ont été au cœur des motivations d’Apple pour créer l’Apple Watch après la disparition de Steve Jobs, explique Tim Bajarin dans un article de TIME. L’analyste a rencontré des responsables d’Apple qui ont participé à la définition de ce que devait être la montre, à la lueur de l’expérience personnelle de Jobs quelques années avant son décès.

Après avoir développé un cancer du pancréas en 2004, Steve Jobs a passé beaucoup de temps avec les médecins et affronté le système de santé, jusqu'à sa mort en 2011. Bien que cela ait eu une influence importante pour lui, à titre personnel, cela a également pesé sur la direction d'Apple. Durant cette période, Jobs s'est rendu compte à quel point le système de santé pouvait être défaillant. Il s'est donné comme tâche de tenter d'y apporter une contribution d'ordre numérique, pour en améliorer différents aspects, notamment la relation entre les patients, leurs données de santé et les praticiens qui les suivent.

La solution passait par la création d’un nouvel accessoire : « Ils en sont arrivés à la conclusion qu’un traqueur d’activité classique ne suffirait pas pour le genre de choses que Jobs et ses lieutenants voulaient réaliser. C’est ainsi qu’on en est arrivé à l’Apple Watch ».

On a pu voir par la suite qu’Apple ne s’était pas contentée de doter sa montre de fonctions santé associées à une application. Elle a créé une plate-forme complète avec des briques comme ResearchKit et plus récemment CareKit afin de créer des app de suivi des patients (lire ResearchKit, CareKit : quoi de neuf docteur Apple ?).

Ces initiatives ne sont pas un hobby, elles sont sous la supervision de Jeff Williams — numéro 2 d’Apple — qui les a détaillées abondamment lors des précédentes keynotes. Apple travaille main dans la main avec plusieurs laboratoires et universités et ces trousses à outils sont disponibles en open source.

Tim Bajarin raconte ensuite avoir visité le laboratoire dans lequel Apple met à l’épreuve les fonctions santé de sa montre. Les employés servent de cobayes, sous le contrôle de 7 professionnels qui leur font faire toutes sortes d’activités physiques.

Des caissons sont utilisés pour recréer des conditions climatiques et des variations de températures pour voir comment se comporte la montre. Apple avait déjà ouvert à la télévision les portes de ce laboratoire il y a un an en plein lancement de sa montre (lire Apple a testé l’Apple Watch avec une salle de sport secrète ).

Tim Bajarin conclut :

Plus j’observe les initiatives d’Apple dans la santé, plus je vois se dessiner un grand projet pour aider ses clients à être en meilleure santé et aider à réformer le système de santé. Si les dirigeants actuels d’Apple réussissent dans cet objectif, l’impact de l’entreprise pourrait être le legs le plus important de l’héritage laissé par Jobs.

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Test du Withings Go, un traqueur d'activité à écran E Ink

Anthony Nelzin-Santos |

Les montres connectées n’ont pas (encore) eu la peau des traqueurs d’activité. Au contraire : ils ne se sont jamais aussi bien porté. Alors que Misfit s’est vendue à Fossil et que Jawbone multiplie les faux pas, Fitbit et Withings ont imposé leur rythme au marché.

L’Américaine s’adresse aux sportifs sérieux avec le Surge et le Blaze, tandis que la Française joue la carte de l’élégance avec l’Activité et l’Activité Pop. Ce faisant, elles ont abandonné un énorme pan du marché à des sociétés multipliant les modèles à bas coût, voire très bas coût.

Le Go n’est pas une réponse directe aux traqueurs chinois à 15 €, mais à 70 €, le nouveau traqueur de Withings s’attaque à un marché très relevé. Il a toutefois un argument en sa faveur : au lieu de se contenter de diodes et d’indicateurs, il possède un véritable écran. Est-ce que cela fait la différence ? La réponse dans notre test.

Le Withings Go.
Le Withings Go.

Comme le Jawbone Up Move et le Misfit Shine 2 qu’il concurrence, le Withings Go prend la forme d’un petit galet — mais un galet à écran plutôt qu’à diodes. Ce n’est certes pas un écran tactile, mais sa zone centrale fait office de bouton. Ce n’est même pas un écran en couleurs, mais puisqu’il utilise de l’« encre électronique », il est parfaitement lisible en toutes conditions.

Withings laisse le choix entre un affichage clair…
Withings laisse le choix entre un affichage clair…
…et un affichage sombre. Ils sont aussi lisibles lun que lautre, et aussi sensibles au phénomène de rémanence typique des écrans E Ink.
…et un affichage sombre. Ils sont aussi lisibles l’un que l’autre, et aussi sensibles au phénomène de rémanence typique des écrans E Ink.

Mesurant à peine plus de 3,5 cm de diamètre et pesant à peine plus de huit grammes, le Go se fait vite oublier. Il est donc fourni avec une pince : on risquera moins de l’égarer après l’avoir fixé au revers d’une poche ou à la doublure d’un sac. Il est aussi fourni avec un bracelet : on risquera encore moins de l’égarer en l’ayant au poignet.

Le Go peut passer de l’un à l’autre au gré des envies… mais ces envies passeront rapidement. Le traqueur ne s’extrait que difficilement de ces accessoires, par l’avant dans un cas, par l’arrière dans l’autre, allez savoir pourquoi. Il faudra ensuite veiller à reporter le changement dans l’application Withings, sans quoi les données seront faussées.

Le Go est fourni avec une pince…
Le Go est fourni avec une pince…
…et un bracelet. Les accessoires de Withings sont de bien meilleure qualité que ceux de Misfit et de Jawbone, et ne risquent pas de laisser le Go séchapper.
…et un bracelet. Les accessoires de Withings sont de bien meilleure qualité que ceux de Misfit et de Jawbone, et ne risquent pas de laisser le Go s’échapper.

Mais gardons-le au poignet : c’est comme cela que Withings le présente, et c’est encore là où il semble le mieux. Pas besoin d’appuyer sur un bouton ou de lever le poignet d’une manière bien précise, le suivi d’activité n’est qu’à un coup d’œil. Le Go est un traqueur d’activité, et cela se voit de manière claire et forte.

L’effet est aussi sensible qu’il est difficile à expliquer : on se prend à savoir que l’on a marché 5 000 pas sans même s’être rendu compte que l’on a jeté un coup d’œil à l’écran. Sur ce point, le Go est encore plus efficace que l’Activité, dont l’aiguille n’est pas toujours bien visible. Il n’est certes pas aussi élégant qu’un Shine, mais il est bien plus immédiat.

Lorsque lon dépasse son objectif de pas, laiguille de lActivité revient à zéro, si bien que lon peut perdre le fil après trois ou quatre tours. Le Go affiche les choses de manière plus claire : on comprend bien, dans cet exemple, que lon a plus que triplé lobjectif. Les graphismes sont plutôt sommaires, frustes même, mais ils finissent par devenir attachants.
Lorsque l’on dépasse son objectif de pas, l’aiguille de l’Activité revient à zéro, si bien que l’on peut perdre le fil après trois ou quatre tours. Le Go affiche les choses de manière plus claire : on comprend bien, dans cet exemple, que l’on a plus que triplé l’objectif. Les graphismes sont plutôt sommaires, frustes même, mais ils finissent par devenir attachants.

Et il est tout aussi précis que n’importe quel autre traqueur. Son intérêt s’étiole cependant à mesure que l’on s’éloigne de la marche et de la course, bien que l’application de Withings prenne maintenant en charge de nombreuses activités. Fixé à une chaussette par exemple, il permettra de consigner une sortie à vélo, mais pas de l’analyser en détail.

Au cours de cette journée plutôt active, le Withings Go sest révélé tout aussi précis que lApple Watch. La différence tient sans doute au fait quils étaient portés à deux poignets différents : portés au même poignet sur 1 000 pas, les deux appareils se « tiennent » à dix pas près.
Au cours de cette journée plutôt active, le Withings Go s’est révélé tout aussi précis que l’Apple Watch. La différence tient sans doute au fait qu’ils étaient portés à deux poignets différents : portés au même poignet sur 1 000 pas, les deux appareils se « tiennent » à dix pas près.

Seule la natation est spécifiquement prise en charge — or on se jettera plus facilement à l’eau avec un traqueur à 70 € étanche à 50 mètres qu’avec une montre connectée à 400 € qui n’est pas officiellement waterproof. Ladite étanchéité est assurée par un joint scellant parfaitement le compartiment de la pile.

Le compartiment de la pile souvre (difficilement) à laide de loutil fourni. Il est scellé à laide dun joint, quil faudra replacer correctement avant de refermer la trappe, une opération qui nest pas difficile mais demande un peu dattention. Sauf à ce que vous nagiez régulièrement avec le Go ou que vous louvriez plus souvent quil le faut, vous ne devrez sans doute pas remplacer ce joint (et le cas échéant, vous naurez aucun mal à trouver un nouveau joint en ligne).
Le compartiment de la pile s’ouvre (difficilement) à l’aide de l’outil fourni. Il est scellé à l’aide d’un joint, qu’il faudra replacer correctement avant de refermer la trappe, une opération qui n’est pas difficile mais demande un peu d’attention. Sauf à ce que vous nagiez régulièrement avec le Go ou que vous l’ouvriez plus souvent qu’il le faut, vous ne devrez sans doute pas remplacer ce joint (et le cas échéant, vous n’aurez aucun mal à trouver un nouveau joint en ligne).

La pile, justement, est censée assurer huit mois d’autonomie. Withings ayant toujours été très optimiste en la matière, on tablera plutôt sur cinq ou six mois, un délai encore assez long pour oublier de changer la pile. L’application devrait cependant prévenir suffisamment tôt pour que vous ayez le temps d’en commander une nouvelle avant de tomber en panne.

Si vous portez le Go au poignet, il ne vous faudra pas huit mois pour vous demander comment y afficher l’heure. Il suffit d’appuyer fermement au centre de l’écran — lorsque vous penserez être à deux doigts de la casser, il « cliquera » comme un bouton, et l’heure s’affichera. Pour disparaître quelques secondes plus tard.

Withings ne permet malheureusement pas de l’afficher en permanence, sans doute pour ne pas grever l’autonomie en rafraîchissant l’écran soixante fois par heure. Reste que la société aurait pu travailler sur d’autres formes d’affichage de l’heure, voire sur des affichages combinant l’activité et l’heure. En l’état, l’écran peine à justifier son existence.

Il affiche l’activité… et après ? Pourquoi ne pas pousser l’utilisateur à accélérer la cadence s’il est encore loin de son objectif à la fin de la journée ? Pourquoi afficher une jauge d’activité vide en pleine nuit, plutôt qu’un symbole qui inviterait à aller se recoucher s’il est encore trop tôt pour aller démarrer la cafetière ?

Parce que le Go n’a pas été conçu pour ça. En l’étudiant de près, on comprend que son écran est divisé en trois zones distinctes : une à l’extérieur comportant soixante segments, une à l’intérieur comportant douze segments, et enfin un disque central. Il se comporte moins comme un écran de liseuse électronique que comme un afficheur sept segments de calculatrice.

Sur ce cliché, on devine les trois zones de lécran, notamment la couronne interne très légèrement renflée.
Sur ce cliché, on devine les trois zones de l’écran, notamment la couronne interne très légèrement renflée.

Cela n’explique pas que le bouton ne serve à rien d’autre qu’afficher l’heure : un double clic pourrait tout à fait permettre de (dés)activer manuellement le suivi de sommeil. On éviterait ainsi les petites imprécisions liées à la détection de coucher et de lever, ce qui rendrait le Go parfaitement fiable en la matière.

Bref : l’idée était prometteuse, l’exécution est moins convaincante qu’elle n’aurait pu l’être. Le Go n’aura aucun mal à trouver sa place au sein de la gamme de Withings, surtout si le vieux Pulse est définitivement abandonné. Mais dans un marché très concurrentiel, il semble pris entre des modèles plus capables sans être beaucoup plus chers, et des modèles moins chers sans être beaucoup moins capables.

C’est pourtant un bon petit traqueur, qui remplacera avantageusement un Pulse, dont on ne regrettera pas le cardiofréquencemètre imprécis, ou viendra seconder efficacement une Activité, sous l’eau ou sous la couette par exemple. Reste à espérer que Withings enfoncera le clou par des mises à jour logicielles : l’écran ne demande qu’à s’exprimer, même dans son cadre matériel très contraint.

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