Apple a eu le nez creux en devenant partenaire du marathon de Londres le week-end dernier. L’événement a été le théâtre d’une performance historique : les records du monde, masculin comme féminin, ont été pulvérisés. Chez les hommes, l’exploit frise l'irréel : Sébastian Sawe et Yomif Kejelcha ont tous deux franchi la ligne d'arrivée sous la barre mythique des deux heures.
Dans les pas de son ancienne égérie, Apple s’associe au marathon de Londres
Le grand absent de la ligne d'arrivée
Si le logo à la pomme s'affichait sur les banderoles, il était rigoureusement absent des poignets de l'élite. Comme le souligne Gadget & Wearables avec cette infographie, aucun des athlètes de tête ne portait d'Apple Watch. À ce jour, Apple reste l'une des rares marques du secteur à ne pas sponsoriser directement d'athlètes de haut niveau, laissant le champ libre à ses concurrents historiques.
Le top 3 masculin et féminin est ainsi outrageusement dominé par le duo Coros et Garmin. Seule exception : la Samsung Galaxy Watch 8 a réussi à se frayer un chemin sur le podium, portée par Jacob Kiplimo, troisième de l'épreuve masculine.
Le triomphe du pragmatisme sur le titane
Au-delà de la guerre des marques, une observation s’impose : la montre ne fait pas le coureur, et le prix ne fait pas la performance. Les modèles les plus représentés sont des modèles d’entrée de gamme, à l'instar de la Garmin Forerunner 255 (250 €) ou de la Coros Pace 3/4 (229 €).
Alors que Garmin dispose de modèles bien plus récents et onéreux, les coureurs les plus rapides de la planète continuent de plébisciter des outils d'entraînement légers et pratiques. Là où une Forerunner 965 ou une Fenix mise sur le luxe des matériaux et la beauté des écrans AMOLED, la Forerunner 255 mise sur l'efficacité : un poids plume, une précision GPS irréprochable, une autonomie solide et des outils d'entraînement sans fioritures.
La confiance avant la fiche technique
C’est sans doute la plus grande leçon de ce marathon de Londres. En pleine course vers le record du monde, les besoins changent : l’esthétique s’efface devant la fiabilité. Les athlètes ne cherchent pas la montre la plus chère, mais celle en laquelle ils ont une confiance aveugle quand chaque seconde et chaque foulée comptent. Un camouflet pour le segment "Ultra-premium" ? Pas forcément, mais un rappel utile que pour le sport de très haut niveau, le moins est souvent le mieux.











