Apple vante souvent la capacité de sa montre à sauver des vies. Si l’argument marketing est fort, le constat est bien réel. Une nouvelle étude de l’Université Médicale d’Amsterdam (UMC) pointe l’efficacité de l’Apple Watch dans la détection des fibrillations atriales.
La fibrillation atriale est un trouble du rythme cardiaque que l’on observe lorsque les cavités supérieures du cœur ne battent pas de façon synchronisée avec les cavités inférieures. Elles ont alors une activité rapide et saccadée. La fibrillation atriale concerne 1 % de la population générale, et peut survenir par épisodes ou être permanente.
L’UMC a suivi 437 patients de plus de 65 ans considérés comme présentant un risque élevé d'AVC. 219 personnes ont reçu une Apple Watch et l'ont portée environ 12 heures par jour, tandis que l’autre moitié du groupe a reçu des soins standards.
Le résultat est sans appel : après six mois, 21 personnes ont été diagnostiquées dans le groupe Apple Watch, contre 5 dans le groupe suivi standard. Cela représente environ quatre fois plus de nouveaux cas détectés avec la montre ! De plus, 57 % des patients diagnostiqués via l’Apple Watch étaient asymptomatiques : sans dépistage actif, ils n’auraient probablement pas consulté.
Les auteurs estiment que ce type de dépistage au long cours peut accélérer la prise en charge, et pourrait donc potentiellement réduire le risque d’AVC. L’équipe conclut qu’un tel gain de détection pourrait même, à terme, compenser le coût initial de l’appareil en évitant des complications plus lourdes.
La rumeur a fait du bruit hier soir : Apple travaillerait sur un pin’s carburant à l’IA, à la manière de l’AI Pin d’Humane. L’appareil ressemblerait à un petit badge légèrement plus épais qu’un AirTag, embarquant un haut-parleur, deux caméras et trois micros pour discuter avec une version de Siri dopée à l’IA.
En pratique, ce pin’s pourrait enregistrer tout ce qui se passe autour de vous afin de pouvoir répondre à des questions. Il s’agirait d’une sorte de super-Siri toujours accessible : le produit serait très intégré à l’écosystème Apple et dépendrait en partie du téléphone pour Apple Intelligence. Un bouton physique serait présent sur la tranche pour discuter sans passer par le smartphone. L’accessoire se rechargerait par induction à la manière de l’Apple Watch.
Le concept n’est pas sans rappeler le gros flop de l’AI Pin, lancé par la startup Humane créée par d’anciens d’Apple. Le produit était censé pouvoir envoyer des messages, analyser ce qu’il voit ou encore répondre à des questions complexes. Le gadget était visiblement trop lent pour être utile et jugé peu fiable. Humane ne s’est pas facilité la vie en créant son propre écosystème indépendant de ceux de Google ou d’Apple.
Apple aurait de grandes ambitions pour ce produit, visant d’en fabriquer environ 20 millions d’unités pour le lancement. Si les détails sur les fonctions restent minces, Apple a sans doute une carte à jouer grâce à son écosystème et ses nombreuses connaissances sur les utilisateurs.
Alors qu'Honor vient de dégainer une fonction de « dépistage de l'arrêt cardiaque » sur sa Watch GS 5, l'industrie s'intéresse de près à une métrique méconnue mais cruciale : la capacité de décélération (DC). Un indicateur que les montres d'Apple ou Garmin pourraient intégrer sans changer le moindre capteur.
La Honor Watch GS est vendue uniquement en Chine pour le moment pour moins de 100 €
Le marketing n'est jamais à une approximation près, mais derrière l'appellation « anti-sudden cardiac arrest » de la nouvelle Honor Watch GS 5 se cache une réalité scientifique solide. Plus qu'une prédiction miraculeuse, il s'agit de mesurer la capacité de décélération (DC) du cœur.
Un vieux concept, de nouveaux capteurs
La science n'est pas nouvelle : une étude publiée dans The Lancet dès 2006 démontrait que la DC est un prédicteur de mortalité plus fiable que la simple fraction d'éjection ou la variabilité de la fréquence cardiaque (VRC) classique. Concrètement, la DC mesure la capacité de votre système nerveux à ralentir le cœur. Si cette capacité s'effondre, le risque de mort subite cardiaque augmente, même si les autres signaux sont au vert.
Le point de bascule ? Le matériel actuel est déjà prêt.
En 2023, des chercheurs ont prouvé qu'une simple montre Garmin obtenait des résultats corrélés aux équipements médicaux pour mesurer cette DC.
Côté Apple, des analyses montrent que les relevés de l'Apple Watch permettent déjà de calculer cet indice avec précision.
Le défi : du bien-être au diagnostic
Si la technologie est là, pourquoi ne l'avons-nous pas encore au poignet ? La réponse tient en trois lettres : FDA. Pour éviter les foudres des régulateurs, les constructeurs doivent marcher sur des œufs :
On ne parle pas de « diagnostic », mais de « notification de rythme irrégulier ».
On ne « prédit » pas l'accident, on évalue un « facteur de risque ».
Pour Apple, Garmin ou Google, l'implémentation est purement logicielle. Les capteurs PPG (optiques) récoltent déjà les données nécessaires en arrière-plan. Il ne manque qu'un algorithme validé et une interface claire pour transformer ces millisecondes de battements en un score de risque compréhensible.
Une option pour 2026 ?
La capacité de décélération pourrait devenir l'argument phare des mises à jour de 2026. Pour Apple, ce serait une brique idéale pour enrichir l'offre de santé, potentiellement liée à un abonnement. Pour Garmin, un outil de plus pour rassurer une clientèle vieillissante ou très sportive.
Reste un obstacle : la notoriété de l'indice. Si tout le monde comprend l'intérêt d'un ECG, la « capacité de décélération » demande un effort de pédagogie. Mais avec la saturation du marché des capteurs de sommeil et d'oxygène, les constructeurs n'auront bientôt plus d'autre choix que d'aller sur ce terrain médical pour continuer à nous vendre des montres.
Surprise du jour, une rumeur de nouveau produit nous vient de The Information... et fait penser furieusement à l’AI Pin de Humane. Coup de folie d’Apple, ou comme par le passé coup de génie pour créer un succès là où les autres s’y sont cassé les dents ?
Apple pourra-t-elle faire mieux que l’AI Pin ? C’est à souhaiter ! Image Humane.
Un pin's dédié à Siri et à Apple Intelligence
Apple a longtemps regardé la mode des « pins IA » de loin, avec l’air de dire que tout ça n’était qu’une expérimentation un peu gadget. Selon The Information, ce temps‑là est terminé : à Cupertino, on planche désormais sur un petit galet bardé de capteurs, de micros et de caméras, pensé pour coller à vos vêtements et injecter une couche d’Apple Intelligence dans le monde réel.
Le concept : un disque à peu près de la taille d’un AirTag, un peu plus épais, en aluminium et verre, avec deux caméras (une focale standard, une grand‑angle), trois micros, un haut‑parleur, un bouton physique et une interface de charge magnétique façon Apple Watch. Comme de nombreux produits concurrents, y compris certaines catastrophes industrielles, l’idée est de capter tout ce qui se passe autour de vous, pour interagir plus efficacement avec l’environnement de l’utilisateur. Sur le papier, cette broche IA serait toujours reliée à l’écosystème Apple : un accessoire qui vit grâce au téléphone et à Apple Intelligence. L’interface minimale laisse deviner une interaction à la Siri, mais avec des modèles plus récents en coulisse grâce au partenariat avec Google.
Officiellement, Apple n’a bien entendu rien à dire, et en interne le projet est décrit comme suffisamment jeune pour pouvoir être annulé. Pourtant, un chiffre fait tiquer : Apple viserait environ 20 millions d’unités produites pour le lancement, qui pourrait intervenir dès 2027. Une telle prévision, si elle n’est pas sortie du chapeau, n’indique pas une lubie d’ingénieur, mais plutôt un produit de masse destiné à devenir aussi symbolique que les écouteurs blancs au début des années 2000.
On sent la manœuvre : Apple n’a pas gagné la bataille médiatique de l’IA générative face à OpenAI, mais compte se rattraper sur ce qu’elle sait faire de mieux, le matériel — et surtout l’intégration matériel/logiciel. Le pin serait une brique de plus dans cette stratégie, une façon de réinventer Siri en lui donnant un corps... et de concurrencer OpenAI et Jony Ive frontalement ?
L’ombre du Humane AI Pin
Reste une question simple : qui a vraiment envie d’un pin IA ? Humane s’y est cassé les dents en 2024, avec un produit conceptuellement proche : un petit bloc à clipser, une interface projetée dans la paume, de la voix, un peu de caméra, et la promesse d’un assistant ambiant qui remplace le smartphone. Le résultat : moins de 10 000 unités vendues, une critique assassine sur les performances et, au final, une revente de morceaux de la société à HP pour une somme modeste à l’échelle de la Silicon Valley.
Apple a évidemment un avantage énorme : sa base installée d’iPhone. Là où Humane devait tout inventer de zéro, Apple peut se contenter de greffer un point d’entrée supplémentaire à un écosystème déjà existant, comme elle l’a fait avec l’Apple Watch. Mais cela ne garantit pas que le grand public ait envie d’un objet de plus à charger et à porter sur lui, et il faudra avant toute chose que le nouveau Siri soit confortablement installé dans l’esprit des utilisateurs...
Lorsque vous faites du vélo ou que vous accélérez le pas, vous vous êtes peut-être déjà demandé à quelle vitesse vous alliez. Snel apporte une réponse simple et immédiate sur Apple Watch.
Cette application gratuite ne s’adresse pas aux athlètes qui veulent scruter leurs performances, mais aux marcheurs, coureurs ou cyclistes juste curieux de connaitre leur allure. Elle est inutile sur un tapis de course : comme elle s’appuie sur le GPS pour déterminer la vitesse, il faut nécessairement se déplacer en extérieur pour qu’elle fonctionne.
Snel. Image WatchGeneration.
Dès l’ouverture, l’application affiche la vitesse, mise en valeur au centre d’un compteur. Quelques options de personnalisation sont proposées : on peut changer de thème, choisir l’unité de mesure (mètres par seconde, kilomètres par heure ou miles par heure) et ajuster le nombre de décimales affichées.
Lors de mes essais à pied et à vélo, Snel s’est montrée fiable. On prend rapidement connaissance de sa vitesse, et voilà. Il serait appréciable de pouvoir consulter cette information via une complication sur l’écran d’accueil de l’Apple Watch, mais Apple réserve le rafraîchissement en temps réel à ses propres applications.
Made a little demo video for the App Store team to show the issue they ran into. Let's hope it works. pic.twitter.com/MDuFIXIYH7
En faisant défiler l’écran principal de Snel, on accède à un graphique retraçant l’évolution de la vitesse. L’application enregistre également la vitesse maximale atteinte, avec la possibilité de la réinitialiser manuellement. Et c’est tout.
Snel a été créée par Jordi Bruin, le développeur de MacWhisper, qui s’était lancé pour l’occasion un défi de… vitesse. La première version a été conçue en seulement quelques heures, comme il l’avait raconté sur X. Depuis, elle a reçu plusieurs améliorations. La dernière mise à jour remonte à septembre 2024, mais l’application fonctionne toujours correctement. Elle est open source et nécessite watchOS 10 au minimum.