Le fabricant français Engo continue de parier sur la réalité augmentée comme compagnon des sportifs. L’entreprise vient de présenter une troisième version de ses lunettes Engo, qui embarquent un petit écran affichant des statistiques. Elles sont dès à présent disponibles sur son site pour 349,95 € avec des verres teintés, 399,95 € avec des lentilles photo-adaptatives qui s’assombrissent automatiquement au soleil.
Image Engo
Contrairement à d’autres, comme les Meta Ray-Ban avec Oakley, Engo vise spécifiquement les sportifs et n’embarque pas de caméras ou de haut-parleurs. Cette nouvelle version vise à améliorer le concept initial, qui affiche les données de course directement dans le champ de vision pour éviter d’avoir à regarder sa montre. Les informations apparaissent dans un coin en haut à droite sans gêner la course.
La marque promet désormais jusqu’à 20 heures d’autonomie, contre seulement 12 sur la version précédente. L’écran a été amélioré pour donner une meilleure luminosité, ce qui sera pratique pour les courses en plein soleil. Caché au-dessus des plaquettes de la monture et reflété à l’aide d’un miroir, il monte maintenant à 3 000 nits. La paire pèse 38,5 grammes.
L’application compagnon gagne une interface entièrement revue, avec des widgets dynamiques configurables selon le type de sortie. L’idée n’est plus seulement d’afficher des métriques, mais de faire en sorte que les données soient plus faciles à lire pendant l’effort grâce à des jauges, des alertes et une personnalisation plus poussée. 
Image Engo
De plus, les lunettes intègrent aussi des outils pensés pour les séances structurées, comme le fractionné ou les variations d’allure. Nous avions testé la deuxième génération, qui nous avait beaucoup plu : l’écran était efficace et lisible pour des lunettes de bonne qualité. L’accessoire est compatible iOS et avec l’Apple Watch. Nous regrettions à l’époque quelques incohérences dans l’app, mais Engo a visiblement travaillé sur ce point. Notons que les lunettes de précédente génération restent en vente pour 299,95 €.
Il y a environ cinq ans, en 2021, Sonova achetait la branche grand public de Sennheiser, une marque réputée pour ses casques et écouteurs. Le fabricant de prothèses auditives suisse, dont certains se demandaient pourquoi il achetait un fabricant de casques, vient d'annoncer souhaiter se séparer de la branche grand public.
Image Sennheiser.
Le communiqué explique que la marque veut innover, évidemment avec de l'IA, mais aussi se recentrer sur le marché des appareils auditifs. La marque souhaite distribuer elle-même ses produits, en rachetant des sociétés locales dans certains pays. Le but est évidemment d'améliorer les marges, de rationaliser les processus et de créer de la valeur.
Image Sennheiser.
De façon très concrète, la branche dédiée au grand public, c'est-à-dire les casques et les écouteurs, sort du bilan comptable de Sonova et est en vente dès maintenant. Du point de vue légal, la vente doit être conclue dans les 12 mois dans ce cas de figure, et une réintégration après cette période semble peu probable, compte tenu du communiqué.
Sauf si un prétendant sort du bois rapidement, il y a donc peu de nouveautés à attendre de Sennheiser dans les prochains mois… et une disparition de la marque n'est pas exclue à moyen terme, donc. Si vous avez d'un Momentum 4 (par exemple), c'est donc probablement le moment de l'acheter.
Vous espériez un « grand soir » pour le design de l’Apple Watch cette année ? Il va falloir, semble-t-il, s’armer de patience. Sur le front de l'esthétique, le cru 2026 s'annonce particulièrement calme, pour ne pas dire ennuyeux.
L'idée d'une rupture visuelle s'éloigne. À l'occasion d'une session de questions-réponses organisée par Bloomberg, le journaliste Mark Gurman a douché les espoirs des observateurs : il ne s'attend à aucun changement majeur de design pour la prochaine génération de montres connectées, attendue à la rentrée prochaine.
Si Apple suit sa routine habituelle, nous devrions donc retrouver un boîtier identique à celui que nous connaissons déjà par cœur. Pas de révolution à l'horizon, mais une énième itération d'une formule que Cupertino semble juger indéboulonnable.
L’arlésienne de l’Apple Watch « X »
Pourtant, les rumeurs n’ont pas manqué ces dernières années. On a tout entendu : du projet radical « Apple Watch X » pour marquer le coup, à l'adoption d'un nouveau système d'attache magnétique pour les bracelets afin de gagner de la place à l'intérieur du boîtier. Mais comme souvent avec les bruits de couloir persistants, la réalité est plus prosaïque : rien de tout cela ne semble prêt pour une commercialisation immédiate.
Certes, l’Apple Watch Ultra a apporté un souffle de nouveauté lors de son lancement en 2022. Mais depuis, même ce modèle « extrême » s'est contenté de mises à jour marginales, à l'image du coloris Noir de Jais de la Series 10. Le design de la montre connectée d'Apple semble être entré dans une phase de maturité... ou de stagnation, selon le point de vue.
Faut-il s’en plaindre ? Pas nécessairement. Le design actuel fonctionne, et une montre n'a pas besoin de se réinventer tous les ans pour rester efficace. Mais pour les technophiles en quête de nouveauté visuelle, le calendrier risque de paraître long.
Si l’on en croit les dernières indiscrétions, une véritable refonte structurelle de l'Apple Watch ne serait pas au programme avant, au moins, deux ans. Cette année, les véritables nouveautés devraient venir de l'intérieur avec l’accueil de nouveaux capteurs de santé et d’un SoC plus puissant. Reste à savoir si ce surplus de muscle ouvrira enfin la voie à de nouveaux usages inédits ou s'il servira uniquement de moteur à l'intelligence artificielle maison.
Après l’iPhone, les lunettes connectées seront-elles le futur gadget au cœur de nos vies numériques ? C’est ce qu’espère Meta et ce que semble croire Apple, dont les rumeurs voudraient qu’elle planche sur une première paire de lunettes augmentées. Neal Stephenson, l’auteur de science-fiction à qui l’on doit le terme « métavers » et qui a travaillé pour l’entreprise de casque AR Magic Leap, a longtemps pensé pareil… avant de se raviser il y a quelques jours dans un billet de blog. Il estime que nous utiliserons encore tous des smartphones dans 20 ans.
L’auteur explique avoir changé son fusil d’épaule. « Dans vingt ans, tout le monde continuera à fixer des écrans rectangulaires portables », prédit-il. « Du moins, ce sera le cas si la seule alternative consiste à porter des appareils sur le visage. J'aurais peut-être dû m'en douter, vu tout le temps, les efforts et l'argent que les gens consacrent à soigner leur apparence au maximum ».
Neal Stephenson met le doigt sur un des principaux problèmes du Vision Pro et des casques de VR : il est rarement agréable de porter un objet sur son visage. Les casques actuels impliquent souvent de se décoiffer, de potentiellement ruiner son maquillage et de se plaquer des bandes de mousse sur le visage, ce qui n’est pas très bon pour la peau.
Les lunettes Meta sont plus discrètes et moins gênantes, mais elles n’en restent pas moins basées sur un format qu’une bonne partie de l’humanité rêverait de ne jamais avoir à porter. Neal Stephenson évoque dans son billet l’aspect « inquiétant » des lunettes connectées, rappelant que les porteurs de Google Glass ont rapidement été surnommés « glasshole ». Le phénomène n’échappe pas aux Meta Ray-Ban, dont les dérives ont vite été pointées du doigt.
Apple semble pourtant y croire. L’année dernière, Eddy Cue avait déclaré que l’iPhone allait peut-être disparaître dans la prochaine décennie. En 2019, un rapport interne montrait que l’entreprise semblait croire que les lunettes allaient remplacer les smartphones dans les dix prochaines années.
Si rien ne dit que les lunettes connectées vont remplacer le smartphone, le format pourra tout de même se faire une place sur le marché. Les Meta Ray-Ban sont peut-être inquiétantes d’un point de vue de la vie privée, mais restent efficaces comme AirPods de secours et pour discuter avec l’IA. Couplé à un capteur cardiaque, le produit pourrait se révéler être une bonne alternative à l’Apple Watch. Meta semble l’avoir compris, ayant commencé à proposer des déclinaisons orientées vers les sportifs.
L’une des priorités absolues d’Apple est de proposer au plus vite une gamme de produits dopés à l’intelligence artificielle. Le produit le plus attendu à court terme est sans doute le fameux « HomePad » (ou un iPad robotisé) qui devrait permettre à Cupertino de faire un véritable bond en avant en matière de domotique.
Toutefois, Apple semble également vouloir s'aventurer sur des terres déjà défrichées par la concurrence. Avec des fortunes diverses : si Meta semble avoir trouvé son public avec ses lunettes connectées, d’autres comme Humane ont mordu la poussière avec l'AI Pin. Mis au point par des anciens de la maison, ce petit boîtier a sans doute été l’un des échecs les plus retentissants de la « GenAI ». Mais selon Mark Gurman, Apple ne compte pas laisser ce segment à l'abandon et pourrait proposer sa propre vision de l'accessoire portable dès 2027.
Sur le plan du design, Apple ne chercherait pas à réinventer la roue. Le projet actuel décrit un appareil circulaire, dont la taille se rapprocherait de celle d’un AirTag. Conçu avec un châssis mêlant aluminium et verre, l’objet serait toutefois légèrement plus épais que la balise de recherche afin de loger l'électronique nécessaire. Un bouton physique sur la tranche permettrait de garder un contrôle manuel sur l'appareil.
Côté ergonomie, la polyvalence semble de mise. Apple envisagerait plusieurs modes de fixation : un clip magnétique pour l'accrocher à un vêtement ou un sac, ou encore un système de cordon pour le porter en pendentif. Pour la recharge, Apple recyclerait son savoir-faire acquis avec l'Apple Watch en optant pour un système de charge par induction magnétique.
Image : Humane
Les « yeux et les oreilles » de l’iPhone
Contrairement à Humane qui voulait faire de son Pin un remplaçant du smartphone, Apple jouerait la carte de l’écosystème. L’appareil ne serait pas autonome, mais positionné comme un accessoire de l'iPhone. Équipé d'une puce basse consommation (type H2, que l’on trouve dans les AirPods), il déléguerait le plus gros du traitement de données au processeur du téléphone. En interne, certains employés décrivent d'ailleurs le produit comme « les yeux et les oreilles » de l’iPhone.
La partie optique fait cependant l'objet de rumeurs divergentes. Mark Gurman évoque une caméra basse résolution, incapable de prendre des photos, mais fonctionnant en permanence pour analyser l'environnement via l'Intelligence Visuelle. De son côté, The Information parle d’un double module (standard et grand-angle) capable de capturer de véritables clichés et vidéos, à l'image des lunettes de Meta. Vu qu’Apple est en pleine phase de développement, il est probable qu’elle ait exploré ces deux pistes.
Siri et Gemini : le duo de choc
Le nerf de la guerre reste Siri. Pour 2027, Apple préparerait une refonte majeure de son assistant avec iOS 27. Grâce à son partenariat avec Google, la Pomme s'appuierait sur une version de Gemini pour offrir un agent conversationnel au niveau de la concurrence. L'Apple Pin deviendrait ainsi l'interface physique idéale pour interagir avec cette IA, même si Apple hésiterait encore à intégrer un haut-parleur au boîtier (pour des raisons de confidentialité) ou à forcer l'usage des AirPods pour le retour audio.
Une concurrence qui s’organise
Apple n’est évidemment pas seule sur le coup. Jony Ive, l'ancien designer iconique de la marque, travaille de son côté avec Sam Altman (OpenAI) sur un appareil dédié à l'IA. Si les rumeurs évoquent un produit de poche plutôt qu'un « wearable », la confrontation semble inévitable à l'horizon 2027.
Meta travaille avec Oakley. Image Oakley
En parallèle, Apple mène d'autres expérimentations. Des AirPods équipés de caméras infrarouges pour analyser l'environnement seraient à un stade de développement plus avancé et pourraient arriver dès cette année. Des lunettes intelligentes, infiniment plus proches du concept de Meta que d'un Vision Pro, sont également dans les tuyaux.
Reste une inconnue de taille : le projet « Pin » est encore à un stade précoce et pourrait être annulé si Apple estime que les AirPods ou les lunettes couvrent mieux ces besoins. Mais une chose est sûre : après l'écran, Apple veut désormais habiter nos vêtements.