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Les Ray-Ban Meta, sujet de friction dans les zones réglementées

Greg Onizuka

vendredi 20 février à 19:30

Wearables

Si le temps de la surprise et du rejet provoqué par les lunettes prototypes vendues par Google en 2013 semble loin, ce n’est pas pour autant que les lunettes connectées sont maintenant acceptées partout, comme le remonte The Verge.

C’est design, connecté, mais ça peut aussi vous rapporter de gros ennuis. Image Ray-Ban/Meta.

Une mise en garde claire et précise

Pour son audition dans le procès qui implique Meta et sa façon de gérer l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux, Mark Zuckerberg est arrivé avec une équipe portant chacun une paire de Ray-Ban Meta. La mise en garde ne s’est pas faite attendre de la part de la juge Carolyn Kuhl : elle a rapidement signalé que tout enregistrement effectué à la cour devrait être effacé, sous peine de sanctions pénales :

Si vous avez fait ça [enregistrer des éléments du procès], vous devez supprimer cela, ou vous serez reconnu coupable d’outrage à la cour.

Suite à cet avertissement, elle a exigé que chaque membre de l’équipe se sépare de ses lunettes connectées. Malgré tout, l’un des acolytes de Mark Zuckerberg portait visiblement encore les siennes dans le hall du palais de justice, et a dû justifier qu’aucun enregistrement n’a été effectué afin d’éviter des poursuites.

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Test des lunettes Ray-Ban Meta : un appareil photo en toutes circonstances

Plus près de nous, un soupçon d’espionnage industriel

En France aussi, ces lunettes indiscrètes ne sont pas les bienvenues partout, et soulèvent des inquiétudes, voire des soupçons sur le comportement de certains employés. Ainsi, c’est sur la chaîne de montage du Rafale qu’un intérimaire de 19 ans a été interpelé récemment portant des Ray-Ban Meta sur son lieu de travail.

Porter des lunettes connectées sur le lieu de fabrication d’un avion de chasse n’était pas très malin... Image Wikipedia/Tim Felce, CC BY-SA 2.0.

Si l’enquête a révélé que le jeune de 19 ans n’avait au final pas utilisé ses lunettes pour prendre en photo des éléments confidentiels, cette histoire lui aura valu une enquête officielle et une garde à vue sur soupçons d’atteinte aux intérêts de la Nation, vol de données et violation du secret de fabrique. S’il s’en sort blanchi pour l’utilisation supposée des lunettes connectées, il devra en revanche répondre d’une autre accusation devant le tribunal, ayant pris des photos du câblage qu’il devait effectuer sur la partie avant de l’avion avec son téléphone portable : il sera donc jugé pour exécution non autorisée de dessin, levée ou enregistrement dans une zone interdite.

Un rappel que tout n’est pas permis

Que ce soit aux USA comme en France, ces mises en garde ou accusations rappellent que l’utilisation d’un appareil photo, qu’il soit dans un smartphone ou dans des lunettes connectées n’est pas autorisée partout, loin s’en faut. Suivant les lieux, leur utilisation peut valoir à leur porteur une simple mise en garde, mais aussi aller jusqu’à des peines de prison.

Ray-Ban Meta Display : le lancement en France renvoyé aux calendes grecques

Ray-Ban Meta Display : le lancement en France renvoyé aux calendes grecques

Concernant le cas précis des lunettes connectées, si ces deux cas sont les premiers remontés publiquement, leur diffusion de plus en plus grande avec des utilisateurs toujours plus nombreux amènera à n’en pas douter ce type de problèmes à se multiplier dans les années à venir... jusqu’à ce que des règles bien précises finissent par être placardées sur tous les bâtiments concernés, rappelant de laisser ces appareils à l’entrée ?

Le métavers n'est pas un échec pour Meta, mais Horizon Worlds l'abandonne pour se tourner exclusivement vers le mobile

Pierre Dandumont

vendredi 20 février à 12:05

Réalité virtuelle

Souvenez-vous : en octobre 2021, le groupe Facebook devenait Meta1, pour mettre en avant le métavers. Et vous vous souvenez du métavers ? C'était le mot à la mode entre le cloud et les NFT, un peu avant l'IA. En tout cas, chez Meta, on n'y croit visiblement plus. La version pour le travail d'Horizon Worlds a été fermée en début d'année et le monde virtuel va devenir un produit exclusivement mobile.

Meta veut doubler la production des lunettes connectées et lève le pied sur la VR

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Le post de blog de Meta est assez clair sur ce point : Horizon Worlds va être séparé de la plateforme de réalité virtuelle Quest VR, pour devenir un produit pensé pour les appareils mobiles uniquement, un peu à la manière de Roblox ou Fortnite (qui est devenu avec le temps une plateforme plus qu'un jeu). Bien évidemment, Meta va continuer à développer la réalité virtuelle : cette séparation est là pour permettre aux développeurs de se concentrer clairement sur chacune.

La réalité virtuelle n'est pas un échec, mais ça n'a pas marché. Image Meta.

Plus largement, l'engouement sur la réalité virtuelle a été largement surestimé, et Andrew Bosworth (responsable de la division Reality Labs) en est conscient. Il considère que l'industrie de la réalité virtuelle ne s'est pas développée autant que prévu, ni aussi vite que Meta l'avait imaginé, mais ça ne veut pas dire que c'est un échec, juste que ça n'a pas marché. Et Meta va continuer à développer des casques : la société explique que même sans avoir sorti de nouveau casque en 2025, les résultats restent bons. Les achats des clients actuels augmentent (+13 %) et Meta annonce plus d'un million d'abonnés actifs pour son offre Meta Horizon+.

Meta Horizon+ propose des jeux. Image Meta.

Pour autant, ce sont bien les développeurs tiers qui sont mis en avant : 86 % du temps passé avec un casque sur la tête se fait sur des applications qui ne viennent pas de chez Meta.

Le métavers a fait perdre 4 milliards de dollars à Meta au premier trimestre

Le métavers a fait perdre 4 milliards de dollars à Meta au premier trimestre

Reste que même si le post se veut positif, avec une phrase comme « Ce voyage est terminé à 1 % » (qui sous-entend qu'il reste 99 % à faire), le message n'est tout de même pas très engageant pour l'avenir du métavers et de la réalité virtuelle. Et le focus sur l'IA qui est actuellement en cours n'est pas non plus un succès retentissant, tant la concurrence est rude dans ce domaine (et Apple l'a bien vu, avec Apple Intelligence).

Meta : l’équipe de rêve dédiée à l’IA se fissure déjà

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  1. On peut même se demander si le nom restera ou si Mark Zuckerberg décidera un jour de renommer le groupe avec un nom tourné vers l'IA.  ↩︎

Apple Event du 4 mars : et si Apple en profitait pour passer la cinquième sur la F1 et le Vision Pro ?

Greg Onizuka

jeudi 19 février à 21:20

Apple Vision

Le 4 mars, Apple prépare une « Apple Experience » aux quatre coins du monde, afin fort probablement de présenter ses nouveaux produits... Cependant, le timing est aussi parfait pour d’autres annonces concernant la nouvelle marotte du constructeur : la Formule 1.

Une telle vue embarquée avec un Vision Pro pourrait être très intéressante... pour les estomacs bien accrochés. Image Formula One.

C’est John Gruber qui lance l’hypothèse l’air de rien, par l’intermédiaire de son blog, rappelant qu’Apple n’en est pas à son coup d’essai en la matière : elle propose déjà des sessions en direct de la NBA sur Vision Pro, permettant une immersion totale dans les matchs de basket des Lakers.

On a regardé un match de NBA en vidéo immersive sur Vision Pro : une première impressionnante, mais perfectible

On a regardé un match de NBA en vidéo immersive sur Vision Pro : une première impressionnante, mais perfectible

Or, le 4 mars tombe certes en pleine semaine (ce qui est déjà peu commun pour une présentation Apple), mais intervient surtout 48h avant le lancement de la saison 2026 de F1, dont les essais libres commencent le vendredi 6 mars pour une première course le dimanche 8 mars à Melbourne, en Australie.

Si une diffusion en direct pour Vision Pro n’est pas encore à l’ordre du jour, tant la mise en place d’un tel flux sur des monoplaces relève du défi technique, Apple pourrait très bien en profiter pour lancer une démo technique comme elle en a le secret, donnant ainsi au quidam (équipé d’un Vision Pro tout de même) la possibilité de se mettre dans la peau de Max Verstappen, Lando Norris ou encore Charles Leclerc l’espace d’un instant, pouvant voir et entendre dans toutes les directions depuis le cockpit d’une monoplace de F1.

Vision Pro, Shot on iPhone : Apple à la fête à la soirée de présentation de la nouvelle F1 de Red Bull Racing

Vision Pro, Shot on iPhone : Apple à la fête à la soirée de présentation de la nouvelle F1 de Red Bull Racing

Ce type d’expérience, commencée avec la NBA, est de toute manière amenée à s’étendre à d’autres sports et événements organisés avec la pomme comme sponsor, et Apple ne s’est pas cachée de vouloir créer « de nouvelles façons de profiter de la F1 ». Pour le moment réservée au Vision Pro, une telle expérience serait amenée à s’étendre une fois Apple capable de mettre sur le marché ses lunettes de réalité augmentée, projet au long cours s’il en est. Et l’idée n’est pas aberrante : l’une des plus grosse limitations du Vision Pro à sa sortie (et encore maintenant) était le manque de contenus. En profitant de son levier immense de par ses partenariats, Apple pourrait corriger cette erreur avant même la sortie de produits plus avancés ou plus grand public.

Les lunettes Apple à écran intégré attendraient 2028

Félix Cattafesta

jeudi 19 février à 15:54

Réalité augmentée

Meta a réussi son coup avec les Meta Ray-Ban, ses lunettes connectées qui se vendent comme des petits pains. Apple aurait dans l’idée de proposer une alternative, mais celle-ci n’arriverait qu’en 2027 dans une version assez basique sans écrans. Selon le cabinet d’analyses Omdia (via ETNews), Apple plancherait cependant sur une version plus avancée à écrans qui arriverait courant 2028.

Les Meta Ray-Ban. Image WatchGeneration

Cupertino suivrait ainsi le calendrier de Meta, qui mène la danse dans le domaine. L’entreprise a lancé ses premières lunettes en 2021 et un modèle à écran intégré en 2025. Elle aurait déjà prévu un successeur pour 2027. Cette révision serait équipée d'un duo d’écrans OLEDoS et d'un système projetant une image directement dans l'œil de l'utilisateur via des micro-projecteurs et des miroirs semi-transparents. Un tel système devrait donner des images plus nettes à l'extérieur.

Ray-Ban Meta Display : le lancement en France renvoyé aux calendes grecques

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Apple arriverait avec un produit similaire en 2028. Cette deuxième version serait équipée de deux écrans OLEDoS de 0,6 pouce. Cette technologie se base sur un écran OLED fabriqué directement sur une fine plaque de silicium, comme une puce. Cela donne une dalle beaucoup plus petite et beaucoup plus nette avec plus de pixels. Elle consomme souvent moins d’énergie, ce qui est un point important sur un produit aussi fin.

En attendant de résoudre le casse-tête technique que représente l’intégration d’écrans dans des lunettes, Apple voudrait accélérer la cadence et rapidement lancer une alternative aux Meta Ray-Ban. L’idée serait de proposer des lunettes sans écrans basées sur Siri, permettant d’écouter sa musique ou de prendre des photos. La production de masse pourrait commencer en 2026 avant un lancement en 2027.

Pin

Pin's avec IA, AirPods avec caméras, lunettes connectées : Bloomberg relance les rumeurs

La concurrence n’attend pas Apple et compterait occuper le terrain bien avant 2028. D’après Omdia, Asus et RayNeo viseraient déjà une arrivée de lunettes AR à écrans OLEDoS dès 2026. Comme dans d’autres domaines, Apple viserait donc à prendre son temps pour arriver avec un produit plus abouti.

Source :

Garmin : à l'heure où Apple abandonne Health+, son service fait un tabac

Christophe Laporte

jeudi 19 février à 07:30

Montres connectées

Tous les indicateurs sont au vert pour Garmin. Le spécialiste du GPS et des technologies portables vient d’annoncer des résultats records qui ont fait bondir son action de 10 % hier à Wall Street. Il faut dire que l’Américain a pulvérisé les attentes : au quatrième trimestre, le bénéfice ajusté par action s'est établi à 2,79 $ (contre 2,40 $ attendus) pour un chiffre d’affaires en hausse de 17 %, flirtant avec les 2,12 milliards de dollars.

Le Fitness en locomotive

C’est le segment « Fitness », qui tire la croissance vers le haut. Avec une progression fulgurante de 42 % en un an, cette division confirme que Garmin n'est plus seulement un fabricant d'appareils de navigation, mais un véritable poids lourd de l'électronique grand public. Un succès qui ne manquera pas de faire lever un sourcil du côté de l'Apple Park.

Au-delà du matériel, Garmin muscle son jeu sur le terrain des services. Entre les abonnements satellites inReach et la plateforme Connect+, cette activité progresse désormais aussi vite, sinon plus, que le reste du groupe. Interrogé sur cette montée en puissance, Cliff Pemble, le PDG de Garmin, se montre particulièrement optimiste :

« Notre activité basée sur l'abonnement croît aussi fortement, voire plus, que l'ensemble de nos activités. Mais comme tout le reste progresse massivement en parallèle, elle n'a pas encore franchi le seuil des 10 % de notre chiffre d'affaires global. »

Le patron de Garmin ne compte pas s'arrêter là et voit dans les services un levier de croissance pour chaque segment de l'entreprise, de l'aviation à la marine.

Image : Garmin

Connect+ : transformer l'essai du gratuit vers le payant

Si les débuts de Connect+ ont été timides, la machine semble enfin lancée. Cliff Pemble a donné des indices clairs sur la stratégie à venir, citant notamment le succès des fonctions de suivi nutritionnel. Selon lui, le taux de conversion des utilisateurs passant de la période d'essai gratuite à l'abonnement payant est « très, très élevé ».

Connect+ : Garmin fait payer des conseils par IA

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L'idée est désormais d'étendre ce modèle. On peut imaginer un équivalent de Connect+ pour les pilotes d'avion ou des services de données premium pour les navigateurs, allant bien au-delà de la simple mise à jour de cartes. Garmin cherche à verrouiller son écosystème en rendant ses services indispensables à ses utilisateurs les plus fidèles.

Image : Garmin

Le spectre de la gratuité chez Apple

Alors que Garmin commence à cueillir les fruits de cette stratégie, la marque à la pomme aurait fait machine arrière. En gestation depuis plusieurs années, « Health+ » a été mis au moins sur pause, Eddy Cue estimant que la valeur ajoutée n'était pas encore suffisante pour justifier un abonnement supplémentaire. Toutefois, ce changement de stratégie pourrait être un vrai souci pour Garmin.

Santé : Apple revoit sa copie et remise « Health+ » au placard

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Apple pourrait prendre tout le monde à contre pied et proposer des fonctionnalités similaires — aujourd'hui payantes chez la concurrence — directement et gratuitement dans une version survitaminée de l'application Santé. Pour l'utilisateur final, le choix entre un abonnement mensuel chez Garmin et une fonction intégrée « offerte » par Apple pourrait vite être fait. La guerre du sport connecté ne fait que commencer.

Source :