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AirPods : la puce H2, une « plateforme » qui a encore du répondant

Stéphane Moussie

jeudi 02 avril à 11:42

Audio

Le composant clé de l’AirPods Max 2, c’est indubitablement la puce H2. Le casque embarque aussi un nouvel amplificateur à gamme dynamique élevée, mais c’est bien sa puce qui permet les améliorations les plus significatives, qu’il s’agisse des fonctionnalités supplémentaires ou de la réduction de bruit active encore plus efficace.

« Quand nous concevons des puces, nous pensons toujours à leur finalité dans les produits. Nous ne vendons pas de puces à d’autres marques, ce qui permet à notre équipe de savoir exactement pour quoi elles sont conçues », explique Tim Millet, le responsable Platform Architecture chez Apple, dans une interview accordée à TechRadar.

La puce H2 dans les AirPods Pro 2. Image Apple/WatchGeneration.

Selon lui, la puce H2 dépasse même la puissance de calcul des Mac dans certaines opérations bien précises : « Nous avons implémenté des giga-opérations en virgule flottante de la manière la plus économe en énergie possible. Tout est question de latence. Il est difficile de tromper l'oreille humaine quand il s’agit d'audio. »

Tim Millet présente la puce H2 comme une « plateforme ». On avait pu constater ce caractère avant même le lancement de l’AirPods Max 2 : introduite dans les AirPods Pro 2 en 2022, elle a ensuite trouvé sa place dans les AirPods 3, les AirPods 4 et les AirPods Pro 3. Les Pro 2 ont régulièrement progressé au cours de leur existence grâce à des mises à jour logicielles : fonctions de santé auditive, traduction en direct, télécommande de l’appareil photo, audio adaptatif, gestes de la tête

« La plateforme H2 continue de démontrer son potentiel d'évolution », déclare Tim Millet à l’occasion de son intégration dans l’AirPods Max 2. De quoi laisser penser qu’elle pourrait encore se trouver au cœur de prochaines générations, même si sur une version H3 serait en cours d’élaboration.

« Parvenir à ces améliorations de l’ANC, et notamment à cette performance 1,5 fois supérieure, est un véritable exploit, d'autant plus que nous n'avons absolument pas modifié la conception du casque, ni sa forme ni ses matériaux », ajoute Eric Treski, en charge du marketing des produits audio.

AirPods Max 2. Image Apple.

C’est un point sur lequel insiste Apple lourdement dans cette interview : l’amélioration de l’ANC comme l’ajout de nouvelles fonctions reposent uniquement sur la puce H2. Parmi elles, il y a la traduction en direct, qui exploite les micros pour isoler la voix d’un interlocuteur situé face à l’utilisateur plutôt que la sienne, « un véritable défi sans modifier l’architecture physique des micros », note Eric Treski.

Cela pose une question : pourquoi avoir tout misé sur la seule puce H2, sans toucher au reste du matériel pour simplifier ces évolutions ? Ces déclarations confirment que, pour une raison inconnue, le design du casque est figé, alors même qu’il n’est pas exempt de défauts (poids élevé, maille qui se déforme…). Une interrogation qui n’a malheureusement pas été posée aux deux cadres d’Apple.

Revue de tests de l’AirPods Max 2 : un casque aussi impressionnant que frustrant

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Le casque AirPods Max 2 est disponible (mais pas partout)

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Whoop vs Bevel : la guerre des apps santé est déclarée

Christophe Laporte

jeudi 02 avril à 08:40

Santé

Voici sans doute l’un des procès les plus intéressants de ces dernières années dans le secteur de la santé connectée. Whoop et Oura proposent des accessoires qui rencontrent un succès grandissant : le premier mise sur un bracelet minimaliste sans écran, tandis que le second a popularisé le concept de bague connectée.

Pourtant, la force de ces solutions ne réside pas tant dans le matériel. Sur ce plan, une Apple Watch fait tout aussi bien, sinon mieux. La véritable valeur ajoutée se trouve dans le traitement logiciel. Ces appareils sont livrés avec des applications extrêmement bien conçues, détaillées et pédagogiques. En somme, tout l’inverse de l’application Santé d’Apple, qui reste un coffre-fort de données parfois indigeste. Pour parfaire ce modèle, ces acteurs imposent un abonnement, garantissant ainsi une rentabilité sur le long terme.

Bevel : l’invité qui prenait trop de place

Dans ce domaine, l’application de Whoop a longtemps fait figure de référence absolue. Elle a inspiré de nombreux concurrents, à commencer par Bevel, l’application qui monte en flèche dans l’écosystème iOS.

Bevel s'est progressivement rapproché de Whoop, tant sur le plan des fonctionnalités que de l’interface. L’éditeur a bien compris que la valeur résidait dans l'analyse plus que dans le capteur. Non seulement Bevel est capable d’interpréter les données de l’Apple Watch, mais elle gère depuis peu celles des montres Garmin et même des bagues Oura. Pour enfoncer le clou et tenter de plier le marché avant une arrivée — toujours hypothétique — d’Apple sur ce segment, Bevel a décidé en fin d’année dernière de rendre la quasi-totalité de ses fonctions gratuites.

Santé : Bevel fait sa révolution et devient (presque) gratuit

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Pour Whoop, Bevel est devenu un acteur beaucoup trop gênant. C’est dans ce contexte que le constructeur, qui n'hésite pas à s'offrir les services de sportifs de renommée mondiale pour sa promotion, a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.

Image : Whoop

Une offensive juridique sur tous les fronts

Le 17 mars 2026, Whoop a déposé plainte contre Finerpoint (l'éditeur de Bevel) devant le tribunal de district du Delaware. Si la procédure vise officiellement une violation de marque en vertu du Lanham Act, le dossier est bien plus épais. Whoop invoque également plusieurs brevets et dépôts de droits d’auteur, suggérant que la firme ne s'attaque pas seulement au nom ou au logo, mais bien à la substance même de l'application concurrente.

Bevel a également une app Apple Watch avec de nombreuses complications

Pour quiconque a déjà utilisé Bevel, la comparaison est inévitable. L’interface, l’accent mis sur les scores de récupération et de préparation, ou encore la manière dont la charge cardiaque et le sommeil sont mis en avant... Tout rappelle furieusement l’expérience Whoop.

Évidemment, s'inspirer d'un concept n'est pas illégal en soi — de nombreuses applications de fitness partagent les mêmes métriques — mais Whoop estime ici que Bevel a franchi la ligne rouge de la propriété intellectuelle.

Nettoyage de printemps avant l’entrée en bourse

Pour l'instant, l'application Bevel reste disponible et aucune fonctionnalité ne devrait disparaître du jour au lendemain. Mais l'issue de ce procès sera déterminante pour l'industrie : elle pourrait redéfinir les limites du design et des systèmes de notation pour toutes les applications d’analyse de santé tierces. À quel moment une interface devient-elle « trop » similaire à une autre ? C’est tout l’enjeu des débats à venir.

Ce n'est d'ailleurs pas le seul front judiciaire pour Whoop. L'entreprise a récemment obtenu gain de cause contre Lexqi, un tribunal américain ayant ordonné l'arrêt des ventes des trackers de cette marque, jugés trop proches du design original de Whoop. D'autres litiges, notamment avec Polar, sont également en cours.

Alors qu'une introduction en Bourse semble être la prochaine étape logique pour Whoop, la société semble bien décidée à verrouiller son écosystème, protégeant aussi bien le design de son matériel que l'identité visuelle de son logiciel.

Jay Blahnik : l’homme des anneaux boucle son dernier tour chez Apple

Christophe Laporte

jeudi 02 avril à 08:03

Apple Watch

Figure médiatique du bien-être chez Apple, Jay Blahnik quittera Cupertino cet été. Officiellement, le vice-président des technologies de fitness prend sa retraite. Officieusement, ce départ à seulement 57 ans, en pleine tempête judiciaire et managériale, soulève pas mal d’interrogations.

Image : Apple

C’est par un courriel interne assez classique qu’Apple a annoncé la nouvelle : Jay Blahnik partira en juillet pour « passer du temps avec sa famille » et s’installer à New York. À 57 ans, l’argument de la retraite sonne un peu prématurément pour un cadre de ce rang, surtout au sein d’une entreprise où les carrières au sommet ont tendance à jouer les prolongations.

Jay Blahnik, le patron d

Jay Blahnik, le patron d'Apple Fitness, est accusé de harcèlement et de propos déplacés

Des anneaux et des accrocs

Arrivé de chez Nike en 2013, Blahnik a été l’un des piliers de l’Apple Watch. On lui doit la gamification de notre activité physique à travers les fameux anneaux à compléter chaque jour. Il a ensuite piloté le lancement de Fitness+, le service de coaching par abonnement de la Pomme.

Mais derrière l’image de sérénité et de santé de fer véhiculée par les vidéos du service, l’ambiance en coulisses semble avoir été nettement moins tonique. Depuis deux ans, des nuages s’accumulaient au-dessus du département Fitness.

Un timing qui interroge

Le départ de Blahnik coïncide avec un malaise persistant au sein de ses équipes. Comme l'avait rapporté le New York Times, une part non négligeable de ses collaborateurs — une dizaine sur une centaine — a dû s'absenter pour des raisons de santé mentale ou de congés médicaux prolongés ces dernières années. En cause : un management décrit par certains comme particulièrement éprouvant.

Si Apple a longtemps fait bloc derrière son vice-président, balayant les accusations suite à une enquête interne, le dossier reste brûlant. Une procédure judiciaire pour harcèlement, lancée par une ancienne employée, doit d'ailleurs aboutir à un procès l'année prochaine.

En choisissant de vider son casier dès cet été, Jay Blahnik s'offre une sortie de scène avant que l'affaire ne revienne sous les projecteurs. Pour Apple, c'est l'occasion de tourner une page devenue un peu trop encombrante, même si la manière — un départ à la retraite à 57 ans — ne trompe pas grand monde dans les couloirs de l'Apple Park.

Le casque AirPods Max 2 est disponible (mais pas partout)

Pierre Dandumont

mercredi 01 avril à 15:05

Audio

L'annonce a été un peu une surprise, mais le casque AirPods Max 2 est bien en vente. Il est toujours à 580 € chez Apple, comme le précédent. Chez Amazon, il est bizarrement encore en rupture de stock (au même prix) dans toutes les couleurs (bleu, violet, minuit, lumière stellaire et orange). Il propose essentiellement la même chose que le premier, avec une puce H2, plus efficace, un son encore meilleur et une réduction de bruit encore plus efficace.

Image Apple.

Boulanger le propose aussi, en stock pour toutes les références. Il est aussi en vente à la FNAC. Là, le modèle noir est annoncé disponible dès le 8 avril, comme le modèle bleu (les autres sont indisponibles).

Image Apple.

Les premiers tests sont plutôt positifs sur la qualité du casque, nous l'avons vu, mais les défauts de la première génération — le poids, l'autonomie — sont encore bien présents. Le casque d'Apple est donc une réussite… sans corriger ses problèmes pour autant.

Revue de tests de l’AirPods Max 2 : un casque aussi impressionnant que frustrant

Revue de tests de l’AirPods Max 2 : un casque aussi impressionnant que frustrant

On peut tout de même noter que le poids n'est pas un problème pour certains : la contrefaçon mise en avant récemment dans une vidéo montre que les fabricants chinois qui copient le casque d'Apple mettent des morceaux de métal pour que le poids des copies soit le même que celui du véritable casque, alors qu'ils pourraient mettre en avant une édition spéciale moins lourde (ou pas).

AirPods Max : attention à ces contrefaçons indétectables au premier coup d’œil

AirPods Max : attention à ces contrefaçons indétectables au premier coup d’œil

Notons enfin que la première version (dans sa variante USB-C) est à 480 € en noir chez Amazon, mais aussi en bleu au même prix.

Apple oublie de nettoyer le code HTML des notes de version de watchOS 26.4

Félix Cattafesta

mercredi 01 avril à 15:02

Apple Watch

Oups. Apple a laissé par erreur du code HTML dans les notes de version de watchOS 26.4. Deux de nos lecteurs nous ont remonté ce petit bug d’affichage qui s’est manifesté dans les bêtas du système. Au lieu d’obtenir les nouveautés de la mise à jour, les utilisateurs se sont retrouvés face à des lignes de code brutes dans les Réglages de la montre.

Ce code HTML ne correspond à rien de sensible ou d’embêtant ; il s’agit du squelette d’une page. On y retrouve les indications de mise en forme les plus basiques : des balises <p> pour structurer les paragraphes, des <b> ou <strong> pour mettre certains termes en gras, ainsi que des liens hypertextes (<a href>) pointant vers les pages de support habituelles d'Apple.

Cupertino a également laissé apparaître ses feuilles de style (le CSS), qui dictent l'apparence précise de chaque élément sur le petit écran de la montre. On y voit ainsi les réglages de la police système apple-system, une taille de caractères fixée à 12.0px, ou encore le code couleur hexadécimal #0000FF utilisé pour colorer les liens en bleu.

En temps normal, ces balises sont interprétées par le système pour afficher un texte propre, aéré et cliquable. Ici, pour une raison inconnue (probablement une erreur de copier-coller ou un souci d'interprétation du moteur de rendu), le code apparaît en clair.

Ce genre de petite coquille peut arriver dans les versions bêtas, quand les équipes de Cupertino finalisent encore les détails cosmétiques. Si cela n'empêche en rien le bon fonctionnement de l'Apple Watch, cela fait toujours un peu désordre.

Source :

Merci Armand et Stéphane