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AirPods Pro : un modèle « Ultra » pour la fin de l'année ?

Christophe Laporte

mercredi 21 janvier à 06:52

Audio

Apple n’a pas pour habitude de bousculer le calendrier de ses AirPods. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le parcours des AirPods Pro : lancés en 2019, ils ont attendu 2022 pour une vraie deuxième génération, avant une révision mineure en 2023 pour céder aux sirènes de l’USB-C.

Pourtant, la routine pourrait bientôt laisser place à une petite révolution. Depuis la rentrée de septembre, les rumeurs se font de plus en plus insistantes sur l'arrivée d'un modèle haut de gamme inédit, bardé de nouveautés matérielles, d'ici la fin de l’année.

Une caméra infrarouge dans les oreilles

C’est Ming-Chi Kuo qui a ouvert le bal des indiscrétions : les AirPods Pro de 2026 profiteraient d'une mise à jour matérielle « significative », marquée par l'intégration d'au moins une minuscule caméra infrarouge. L'intérêt ? Permettre aux écouteurs de reconnaître les gestes de la main et, surtout, d'offrir une expérience d'audio spatial renforcée en parfaite symbiose avec le Vision Pro.

Ming-Chi Kuo : il y aurait de nouveaux AirPods Pro en 2025 et 2026

Ming-Chi Kuo : il y aurait de nouveaux AirPods Pro en 2025 et 2026

Cette piste a été corroborée par le leaker chinois « Instant Digital », qui apporte une précision de taille : plutôt qu'une simple mise à jour, Apple lancerait une variante plus onéreuse, venant se placer juste au-dessus des AirPods Pro 3 introduits en 2025. Une stratégie de segmentation qui rappelle celle des AirPods 4, désormais déclinés en deux versions.

Vers un segment « Ultra » à plus de 300 € ?

Actuellement, la gamme audio d'Apple oscille entre 149 € et 579 € (pour l'AirPods Max). Entre les AirPods Pro à 279 € et le casque haut de gamme, il y a un espace vide que Cupertino semble déterminée à combler. Face à la montée en puissance de concurrents comme Bang & Olufsen, Bowers & Wilkins ou Bose sur le segment des écouteurs de luxe, l'idée d'un modèle plus exclusif est tout sauf farfelue.

Pour marquer la différence, Apple pourrait faire un pari radical : abandonner les capteurs de pression sur les tiges au profit d’un contrôle intégralement basé sur les gestes grâce à la fameuse caméra.

Sous le capot, le passage à une puce H3 est une possibilité. Selon Mark Gurman, ce nouveau processeur audio est en développement depuis un certain temps déjà. Ce serait un bond attendu, alors que les AirPods Pro 3 sortis l’an dernier se contentaient de la puce H2 inaugurée en 2022.

Côté calendrier, si Apple est fidèle à ses habitudes, ce nouveau modèle devrait pointer le bout de son boîtier lors du special event de septembre. Reste à savoir si ces « AirPods Pro Ultra » sauront convaincre les utilisateurs de repasser à la caisse pour quelques gestes de la main.

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Mojo King utilise l’Apple Watch pour suivre votre taux de testostérone

Félix Cattafesta

mardi 20 janvier à 10:49

Santé

La start-up coréenne 6Letters a récemment lancé Mojo King, une application iOS pensée pour donner une estimation du taux de testostérone en se basant sur les données de l’Apple Watch. L’ambition est de rendre le suivi simple au quotidien en s’appuyant sur des données déjà récupérées par l’accessoire. L’app nécessite watchOS 10.6 et iOS 17.6.

L’app en action. Image WatchGeneration

L’application se base sur l’analyse de la variabilité de la fréquence cardiaque (HRV) afin d’observer des variations associées à l’équilibre hormonal masculin. 6Letters insiste sur l’approche non invasive, la mesure se faisant simplement en ouvrant l’application sur son téléphone et sa montre simultanément. Le résultat sera évidemment loin de celui d'une prise de sang, mais de telles estimations pourront aider à suivre une tendance et ouvrent des portes dans le suivi de la santé.

En pratique, l’application compare les signaux du porteur à des références par tranche d’âge et aux rythmes circadiens sur 24 heures. Elle classe ensuite les résultats en deux catégories : « Teto Guy » lorsque les valeurs sont au-dessus de la moyenne ajustée à l’âge, « Egen Guy » lorsqu’elles sont en dessous. Ces catégories viennent d’un argot à la mode en Corée dans lequel teto renvoie à testosterone et egen à estrogen, des mots servant à décrire des archétypes.

Si l’idée est intéressante, les données sont malheureusement assez maigres pour le moment. On peut bien partager son taux de testostérone estimé et afficher un historique, mais l’app n’enregistre rien dans Santé. C’est donc assez peu exploitable pour l’instant, sauf à vous concentrer uniquement sur ce point.

Le suivi sur la montre. Image WatchGeneration

Ceux désirant suivre ce marqueur sur le long terme vont devoir sortir la carte bancaire, l’app fonctionnant sur un modèle d’abonnement. La formule Pro à 6 € par mois supprime les pubs, tandis que l’abonnement Premium (10 €/mois) donne accès au suivi en continu et à l’historique complet. D’autres fonctions devraient arriver par la suite, comme des modes dédiés à la gestion de la perte de cheveux dépendante des hormones ou une application sœur orientée hormones féminines.

Détection des chutes : l’Apple Watch et ses rivaux dans le collimateur de la justice

Christophe Laporte

mardi 20 janvier à 07:30

Apple Watch

Dans le petit monde des montres connectées, la détection des chutes est passée en quelques années du statut de gadget facultatif à celui d'argument de vente indispensable. C'est pourtant cette tranquillité d'esprit, vendue à grands coups de spots publicitaires émouvants, qui pourrait coûter très cher aux constructeurs. Apple, Samsung, Google et Garmin sont aujourd'hui accusés d'avoir bâti leur succès sur une technologie qui ne leur appartient pas, mettant en péril la disponibilité même de leurs produits sur le marché américain.

À l'origine de cette secousse sismique, on trouve UnaliWear, une entreprise texane spécialisée dans les technologies pour seniors. Elle affirme que les leaders du marché ont purement et simplement copié sa technologie brevetée, baptisée RealFall. Le cœur du litige repose sur la capacité de la montre à faire la distinction entre une véritable chute et les mouvements brusques du quotidien, comme s'asseoir lourdement ou applaudir. UnaliWear estime que ses brevets, notamment ceux portant sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour filtrer ces fausses alertes, ont été enfreints par l'intégralité de l'industrie.

Le dossier a pris une tournure très sérieuse en ce mois de janvier 2026 puisque l’International Trade Commission a officiellement ouvert une enquête. L'enjeu dépasse le simple cadre financier des tribunaux de district car UnaliWear réclame une ordonnance d'exclusion limitée. Si l'ITC donne raison à la start-up, l'importation de l'Apple Watch, de la Galaxy Watch ou des montres Garmin pourrait être interdite sur le sol américain, créant un séisme commercial sans précédent pour ces géants de la tech qui n'ont pas l'habitude qu'on leur dicte leur loi.

Le précédent Masimo

Il est impossible de ne pas faire le parallèle avec l'affaire Masimo qui a tant coûté à Apple. On se souvient qu'à l'époque, la firme à la pomme avait dû se résoudre à désactiver le capteur d'oxygène dans le sang aux États-Unis pour maintenir ses produits en rayon, avant d'être condamnée à verser 634 millions de dollars en novembre dernier. Pour la détection des chutes, le scénario pourrait se répéter avec deux issues probables. Soit une modification logicielle profonde des algorithmes au risque d'en dégrader la précision, soit la signature d'un accord de licence sonnant et trébuchant qui forcerait les constructeurs à admettre qu'ils ne sont pas les inventeurs de tout ce qu'ils touchent.

La procédure devrait s'étaler sur une période de 15 à 18 mois, ce qui nous mène à une décision finale vers la mi-2027. D'ici là, les utilisateurs américains peuvent rester sereins car leur montre continuera de veiller sur eux sans changement immédiat. Cependant, les ingénieurs de Cupertino et d'ailleurs vont devoir redoubler d'inventivité pour prouver que leur magie algorithmique ne doit rien aux travaux de la petite entreprise texane, tout en préparant peut-être déjà le terrain pour une mise à jour corrective qui éviterait le pire.

L’ITC rouvre le dossier du capteur d’oxygène sanguin de l’Apple Watch, à la demande de Masimo

L’ITC rouvre le dossier du capteur d’oxygène sanguin de l’Apple Watch, à la demande de Masimo

Les Apple Watch SE 3 et Series 11 toujours privées de Configuration familiale avec connexion mobile

Stéphane Moussie

lundi 19 janvier à 15:42

Apple Watch

Quatre mois après leur lancement, les Apple Watch SE 3, Series 11 et Ultra 3 ne sont toujours pas gérées par BetterRoaming, ce qui pose problème dans un cas précis. BetterRoaming est en effet le seul opérateur qui propose en France un forfait compatible avec la Configuration familiale.

Image Apple

La Configuration familiale, c’est le dispositif d’Apple qui permet à un parent de configurer une Apple Watch pour son enfant qui n’a pas d’iPhone. La montre est alors rattachée à l’iPhone du parent. Il est possible d’utiliser une Apple Watch sans forfait mobile dans ce cadre, mais l’intérêt du système s’en trouve fortement limité.

Sans connexion cellulaire, la montre ne permet ni de communiquer avec l’enfant en dehors du domicile ni de suivre sa géolocalisation. Or, ce sont précisément ces usages que met en avant Apple avec ce système.

En Espagne aussi BetterRoaming ne gère pas les Apple Watch 2025, mais les clients ont une alternative avec l’opérateur Movistar. En France, bien qu’Orange, SFR et Free Mobile commercialisent une option eSIM pour l’Apple Watch, ils ne proposent rien pour la Configuration familiale, qui requiert une prise en charge spécifique.

Une Apple Watch avec Configuration familiale permet de géolocaliser un enfant qui n’a pas d’iPhone. Image Apple.

En pratique, si vous souhaitez équiper votre enfant d’une Apple Watch cellulaire sans lui fournir d’iPhone, il faut donc se limiter à une Apple Watch SE 2 ou à une Series 10 au maximum. Mais attention, le forfait dédié n’est pas donné : c’est 8,99 €/mois sans engagement ou 79 €/an. Mieux vaut peut-être dégoter un iPhone pas cher qui restera dans un tiroir et souscrire un forfait Free Mobile à 8,99 €/mois qui inclut l’option Apple Watch.

Nous avons contacté BetterRoaming début janvier afin d’obtenir des explications sur cette absence de compatibilité et sommes toujours dans l’attente d’une réponse.

Test de l’Apple Watch SE 3 : la montre qui a tout compris

Test de l’Apple Watch SE 3 : la montre qui a tout compris

Une montre connectée, un chalumeau et un cadavre : l’affaire autrichienne au parfum de polar

Christophe Laporte

lundi 19 janvier à 13:00

Montres connectées

On le sait, nos smartphones sont devenus les mouchards préférés des enquêteurs. Mais dans les dossiers criminels les plus troubles, c’est désormais un autre accessoire, encore plus intime, qui prend le relais pour faire parler les morts : la montre connectée. En Autriche, l’affaire Christian Pilnacek en apporte une démonstration aussi fascinante que macabre.

Christian Pilnacek en 2016 - image : SPÖ Presse und Kommunikation

Un haut fonctionnaire dans la tourmente

L’Autriche se déchire depuis deux ans autour de la disparition de Christian Pilnacek. Ce haut fonctionnaire, véritable éminence grise du ministère fédéral de la Justice, a été retrouvé mort le 20 octobre 2023 dans un bras secondaire du Danube.

Le décor est digne d'un polar : arrêté en état d'ébriété la veille, relâché, il est raccompagné chez lui, puis repart laissant son téléphone derrière lui vers 1 heure du matin. Son corps est découvert quelques heures plus tard par un conducteur de pelleteuse. Si l'autopsie officielle conclut à une noyade, la thèse est loin de faire l’unanimité. Pilnacek, alors sous une pression politique intense pour son rôle dans certains dossiers judiciaires, aurait-il été « aidé » ? Pour répondre, la justice se tourne vers le seul compagnon qu'il n’avait pas délaissé ce soir-là : sa montre Samsung Galaxy.

Image : Samsung

Des mouvements de poignet « marquants »

Longtemps ignorée par les enquêteurs, qui affirmaient avec un aplomb remarquable en 2023 qu’elle ne contenait « aucune donnée pertinente », la montre est revenue au centre du jeu en mai 2025. Sous l'impulsion d'une commission d'enquête parlementaire, l’analyse des données a révélé des anomalies que le simple bon sens peine à expliquer.

Selon un expert IT cité par le quotidien Der Standard, la montre a enregistré des « mouvements de poignet marquants » pendant environ une minute et demie. Des gestes qui, selon le spécialiste, « dépassent le cadre d'une simple marche », sans pour autant permettre de confirmer formellement une lutte. Plus troublant encore : la montre est passée d'elle-même en « mode natation » dès 1h36 du matin, soit près de deux heures avant l’heure présumée du décès.

Le baromètre et le mystère du Bluetooth

L'examen technique de la montre soulève d'autres lièvres. À un moment donné, le baromètre de l'appareil a enregistré une variation spécifique (« baro diff vehicl »), suggérant que le porteur aurait pu monter dans un véhicule.

Autre point troublant : l’analyse des données a montré que la montre aurait tenté de se connecter à d'autres appareils Bluetooth durant la nuit. Cela suggère qu'il n'était peut-être pas seul, ou qu'un autre appareil se trouvait à proximité immédiate au moment des faits.

C’est ici que l’affaire bascule dans l’absurde. Pour accéder à l'intégralité des données de santé chiffrées, les experts ont besoin de la montre physique. Problème : elle a disparu. Après avoir été remise par les enquêteurs à la veuve de Pilnacek, Caroline List, on a perdu sa trace.

Quant au smartphone du défunt, qui aurait pu compléter le puzzle numérique, sa destinée est plus radicale : sa veuve a admis l'avoir détruit… au chalumeau. Une méthode d’effacement de données pour le moins artisanale, mais d'une efficacité redoutable, qui laisse aujourd'hui la justice autrichienne face à un écran noir et une montre introuvable.

Un témoin numérique bavard, mais que l’on peut faire taire

La morale de l'histoire est aussi fascinante qu’inquiétante. Nous achetons ces appareils pour optimiser notre santé, mais nous portons volontairement un bracelet électronique dont le niveau de détail ferait rêver n'importe quel officier de probation. Pour la justice, ce n'est plus un gadget, c'est un témoin oculaire qui ne peut pas être intimidé.

Pourtant, cette affaire souligne un paradoxe très contemporain. Nous n’avons jamais produit autant de preuves sur nos propres vies, et pourtant, la vérité reste fragile. Entre les données chiffrées sur les serveurs des constructeurs et la destruction physique des appareils — qu’il s’agisse d’une disparition mystérieuse ou d’un passage au chalumeau — le « témoin numérique » peut encore être réduit au silence.

Des données de l

Des données de l'app Santé comme pièces à conviction dans une affaire d'homicide

Source :