Les années passent, mais le constat demeure. S'il est un élément de friction qui dissuade encore nombre d'utilisateurs de céder aux sirènes de l'Apple Watch, c'est bien son endurance.
Disons-le franchement : Apple n'a jamais véritablement cherché à résoudre ce problème. La Pomme s'est arc-boutée sur la même doctrine que pour l'iPhone à ses débuts, à savoir garantir une journée complète d'utilisation, sans pour autant viser plus loin.
Si ce compromis suffit à beaucoup, il reste inacceptable pour d'autres. Pendant longtemps, l'iPhone a d'ailleurs traîné cette même mauvaise réputation, stigmate d'une époque où Apple était obsédée par la minceur de ses terminaux. Aujourd'hui, la course à la finesse absolue n'est plus le mantra de Cupertino, et ses smartphones figurent paradoxalement parmi les meilleurs élèves du marché à ce petit jeu-là.
L’iPhone 17 Pro Max écrase la concurrence en autonomie
Pour l'Apple Watch, la philosophie est tout autre. Plutôt que de chercher à étirer significativement la durée de vie de la batterie de ses tocantes, le constructeur a préféré miser sur la vitesse de charge. Une petite pause de 20 ou 30 minutes sur son galet magnétique suffit pour lui redonner des couleurs.
Il convient toutefois de nuancer : avec l'Apple Watch Ultra 3, Apple a mis en avant, pour la première fois depuis bien longtemps, des gains d'autonomie face à la génération précédente. Dans les faits, l'amélioration est palpable, mais elle n'a rien de révolutionnaire. Il sera d'ailleurs très intéressant d'observer si cette trajectoire se confirme avec les nouvelles montres attendues à la rentrée.
C'est dans ce contexte que l'argumentaire de Vanessa Hand Orellana résonne de manière particulièrement pertinente. Pour la journaliste de CNET, le développement d'une bague connectée estampillée d'une pomme constituerait tout simplement la meilleure réponse au talon d'Achille de l'Apple Watch.
La bague : le parfait complément de la montre
Bien qu'elle apprécie énormément le produit de Cupertino, la journaliste concède ne jamais avoir réussi à l'adopter totalement pour surveiller ses nuits, ce qui ampute logiquement la pertinence de son suivi de santé global. Bien qu'elle considère la montre d'Apple comme le traqueur le plus précis du marché, la nécessité de la recharger quotidiennement implique qu'elle passe souvent la nuit sur son socle. Or, c'est précisément pendant notre sommeil que sont récoltées les données de santé les plus précieuses.
« Les bagues connectées comme l'Oura Ring ou les bracelets sans écran comme ceux de Whoop et Fitbit ont su se faire une place en faisant exactement l'inverse de l'Apple Watch : en disparaissant », analyse-t-elle.
Ces appareils savent se faire oublier au poignet ou au doigt pendant une semaine, capturant ainsi des tendances physiologiques de fond qui échappent inévitablement à une montre posée sur une table de chevet. En exigeant autant d'attention de la part de ses utilisateurs, Apple laisse selon elle un vide béant. Une bague connectée nécessitant peu d'entretien viendrait parfaitement compléter l'Apple Watch et comblerait cette lacune.
La continuité des données, le vrai nerf de la guerre
Pourtant, la plateforme santé d'Apple ne manque pas d'arguments. L'application Signes vitaux est d'ores et déjà capable de croiser les métriques pour alerter sur des signes de maladie, ou encore de suivre la récupération et les cycles menstruels avec une redoutable efficacité. Le bémol, souligne Vanessa Hand Orellana, c'est que la viabilité de ces analyses repose sur un port nocturne ininterrompu. Cela implique une charge mentale non négligeable : penser à la recharger avant de se coucher, sans pour autant l'oublier sur son chargeur le lendemain matin.
L'estimation rétrospective de l'ovulation d'Apple en est le parfait exemple. Elle nécessite au minimum cinq nuits consécutives d'analyse du sommeil pour établir une température de référence, et environ deux cycles menstruels complets sans interruption pour débloquer les prédictions. Pire encore, changer de modèle ou réinitialiser sa montre oblige à repartir de zéro.
« Comparez cela avec l'Oura Ring 5, qui tient une semaine ou plus au doigt sans interruption avant d'avoir besoin d'être rechargée », illustre-t-elle. « Même si j'oublie de la porter la nuit où elle charge, je n'ai pas à réinitialiser mes données de référence. Elle reprend simplement là où elle s'était arrêtée. »
Cette continuité des données offre un véritable confort, permettant par exemple de consulter ses prévisions en temps réel, et non de façon rétrospective. C'est cette friction en moins qui permet de relier plus facilement les points entre les variations hormonales, le sommeil, la récupération et l'activité physique.
Apple Ring : vers un nouveau relais de croissance ?
Bien évidemment, les pistes pour gonfler l'autonomie de l'Apple Watch existent : un système sur puce (SoC) plus efficient, une dalle OLED moins vorace, l'émergence de nouvelles générations de batteries, ou tout simplement accepter un certain embonpoint pour y loger un accumulateur plus volumineux. Mais même en mettant toutes ces optimisations bout à bout, notre consœur n'imagine pas une seule seconde l'Apple Watch se muer subitement en véritable chameau, à l'instar de ce que proposent Garmin ou Coros.
D'où sa proposition : Apple devrait concevoir sa propre bague. Cupertino dispose d'absolument toutes les briques technologiques et du savoir-faire en matière de miniaturisation pour y parvenir. Nul doute qu'avec son expérience, le constructeur californien serait capable de livrer un produit aux finitions particulièrement léchées. Les rumeurs d'une Apple Ring se suivent et se contredisent d'ailleurs depuis des années. Aux dernières nouvelles, Apple aurait cependant décidé de mettre ce projet en sourdine… Affaire à suivre.
Apple iRing : la rumeur d'une bague connectée repointe le bout de son nez













