Métavers : le projet fou de Mark Zuckerberg décrypté

Félix Cattafesta |
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Métavers. Le mot est sur toutes les lèvres depuis que Mark Zuckerberg a tenu un bien étrange keynote le 28 octobre dernier. Le dirigeant a entre autres révélé que son groupe allait changer d'identité pour devenir Meta, un nom plus en phase avec ses ambitions. La démarche n'est pas anodine quand on sait que Facebook compte pas loin de trois milliards d'utilisateurs au total. Changer l'identité d'une telle société est un pari audacieux, surtout pour se concentrer sur un concept qui n'intéresse pas encore le grand public.

Image Meta

On se doutait que Facebook travaillait sur un projet de ce genre, mais le réseau social n'avait jamais aussi directement abordé le sujet. Pendant une heure et quart, Mark Zuckerberg a présenté le métavers, un projet qu'il voit comme le prochain chapitre de son groupe, mais aussi du monde numérique tout entier, rien que ça. De quoi parle-t-il exactement ? Plongeons ensemble dans le métavers.

Méta-quoi ?

Notons d'emblée qu'il est difficile de donner une définition claire et précise du métavers, car aucune n'est gravée dans le marbre et partagée par tous les acteurs du numérique. On peut tenter de le résumer par une numérisation complète des instants sociaux via la création d'un monde parallèle accessible grâce aux nouvelles technologies. C'est une sorte d'« internet 2.0 » que l'on pourrait visiter physiquement par le biais de la réalité augmentée et virtuellement avec la réalité virtuelle. On pourrait s'y promener, discuter et travailler de manière incroyablement immersive. Meta parle d'« espace social virtuel en 3D où vous pourrez partager des expériences immersives avec d'autres personnes, même si vous ne pouvez pas être ensemble en personne, et faire ensemble des choses que vous ne pourriez pas faire dans le monde physique. »

Le métavers selon Meta : le monde réel et le monde virtuel s'entrelacent grâce à la réalité augmentée et d'autres technologies.

Le concept remonte au roman de science-fiction Le Samouraï virtuel de Neal Stephenson, qui raconte un futur dystopique dans lequel une sorte de super-internet a vu le jour. Il est possible de s'y connecter grâce à des lunettes spéciales et l'on y est représenté par un avatar. N'importe qui peut le rejoindre et les actions virtuelles ont des conséquences dans le monde réel. L’idée a marqué les esprits et inspiré bien des auteurs, que ce soit dans la littérature (Ready Player One) ou au cinéma (Matrix).

Évidemment, transposer cela dans la réalité est un sacré challenge et les entreprises se montrent (heureusement) moins ambitieuses que les auteurs de science-fiction. La plupart s'accordent sur le fait que l'utilisateur y sera représenté par un avatar personnalisable et pouvant retranscrire des émotions. On trouve généralement quatre axes principaux : le jeu, le travail, le commerce et les interactions sociales. Par exemple, un créateur de produits virtuels pourra tenir sa boutique de vêtements, discuter avec les clients puis jouer avec ses amis après le travail, tout ça dans le métavers. Cette immersion sera praticable dans une interface simple et naturelle pour l'utilisateur, qui pourra s'y connecter aisément depuis des appareils non contraignants.

Image Meta

Ce concept est longtemps resté un doux rêve pour de multiples raisons. Comment créer le métavers ? Qui pour le développer, le financer ? Et même avec une source d'argent infini et toute la bonne volonté du monde, comment faire en sorte que chacun puisse s'y connecter ? S'y immerger ? Quels standards adopter pour que les grandes entreprises se réunissent autour d'un projet commun ? Autant de questions auxquelles Mark Zuckerberg a tenté de répondre dans son keynote.

Petite balade dans le métavers

Si la vidéo de présentation a pu surprendre, c'est notamment parce qu'elle ne montre rien de concret. Mark Zuckerberg dévoile plus une vision à long terme que des services ou produits prochainement disponibles. Et sa vision est la suivante :

On peut considérer le métavers comme un internet incarné, où l'on ne se contente pas de regarder le contenu, on y est […] C'est une nouvelle phase d’expériences virtuelles interconnectées utilisant des technologies telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée.

Si cela est abstrait, la conférence était toutefois émaillée de vidéos-concepts montrant comment l'entreprise envisage tout cela. La présentation mélangeait un peu tout : on a pu voir des idées autant pensées pour la réalité virtuelle (celle demandant un gros casque comme un Oculus Quest 2) que pour la réalité augmentée. D'autres étaient plus énigmatiques et ressemblaient plus à des fantasmes qu'à quelque chose de concrétisable.

Sans s'attarder sur le côté technique, le métavers de Facebook ambitionne de vous laisser créer plusieurs avatars vous représentant. On pourra s'en modeler un au style ultra-réaliste pour les conférences professionnelles et un autre plus fun et plus cartoon pour les sessions de jeux entre amis. Un aspect primordial est que ceux-ci retranscrivent fidèlement les émotions et expressions du visage, afin de proposer une bonne immersion et de reproduire au mieux les relations sociales.

Une fois son avatar créé, plusieurs applications seront accessibles entre lesquelles on devrait pouvoir alterner sans contraintes et sans s'en rendre compte. Meta a prévu que l'on puisse se créer un coin personnel que l'on pourra meubler à sa guise, une sorte de hub dans lequel on pourra se changer, afficher ses créations ou inviter des amis.

Outre découvrir l'appartement de ses contacts, il sera aussi possible d'aller explorer d'autres « mondes » modelés par des joueurs. Sur ce point-là, l'idée de Meta se rapproche de VR Chat, de Roblox ou encore de Second Life. Les utilisateurs pourront créer des zones (un stade de foot, une île déserte, la Lune…) explorables par d'autres. Il sera possible de s'y promener ou d'accomplir des activités spécifiques, comme du sport, du shopping, des mini-jeux, etc.

Image Meta

Il sera aussi possible de s'y rendre pour travailler, avec des salles de réunions et des bureaux virtuels. Les créateurs de tout poil pourront ouvrir leurs boutiques et évidemment vendre leurs objets physiques ou numériques sous forme de NFT (avec une commission à la clé pour Meta ?). Le métavers est censé améliorer les relations vendeurs/clients par rapport au web, car il serait facile de présenter un produit visuellement à un potentiel acheteur. À ce niveau-là, Mark Zuckerberg explique qu'il veut se baser sur un système le plus ouvert possible. Les achats ne seront pas limités au métavers Facebook, on pourra les revendre ou les emporter dans un autre écosystème.

Plusieurs utilisations ludiques ont été présentées : il sera possible de jouer avec des personnes à l'autre bout de la planète à des jeux pensés spécialement pour le métavers. On pourra aussi faire sa séance de sport ou visiter un musée à plusieurs.

Une partie de carte entre amis dans le métavers. Image Meta.

Un des points soulignés par Mark Zuckerberg, c'est la quasi-absence d'interface utilisateur informatique : tout devrait être fluide, comme dans « la vraie vie ». Si vous avez déjà vu Minority Report ou essayé un casque Oculus Quest, vous voyez de quoi il veut parler. Par exemple, on pourra simplement tendre la main vers des objets virtuels pour les saisir. Il sera possible de se passer de clavier, en dictant ce que l'on veut faire ou en écrivant avec ses doigts dans les airs — mais est-ce vraiment une bonne idée ? Les différentes applications ne feront qu'un « tout » et on ne devrait pas avoir l'impression d'être en train d'utiliser une gigantesque usine à gaz, mais quelque chose de cohérent. C'est la promesse en tout cas.

Évidemment, rien de concret n'a véritablement été présenté et il reste de nombreuses interrogations auxquelles même Meta n'a sûrement pas les réponses. Le keynote est plus un fantasme stylisé que quelque chose qui sera bientôt disponible, ne serait-ce que sur le plan matériel. Mais Mark Zuckerberg y croit :

Nous sommes pleinement engagés dans cette démarche. C'est la prochaine étape pour l'entreprise et l'internet en général.

Et les actions du groupe le montrent. Quand Meta s'appelait encore Facebook, il y a eu notamment l'acquisition d'Oculus en 2014, puis bien d'autres studios ou start-ups spécialisées dans la réalité virtuelle ou augmentée. Une première paire de lunettes (un peu) connectées est sortie à la rentrée et un des pontes du Facebook Reality Labs a récemment été nommé directeur de la technologie de Meta.

Les Ray Ban Stories, un premier pas dans l'univers des lunettes connectées.

Rappelons que Meta dispose d'une base d'utilisateurs hors norme grâce à Facebook, WhatsApp, Instagram et Messenger. À ce sujet, jusqu'où ira Meta pour pousser son idée ? Sera-t-on bientôt obligé de se créer un avatar et de rejoindre le métavers pour se connecter à WhatsApp et Instagram ? Aura-t-on seulement un intérêt particulier à entrer dans le métavers ? Il va falloir que l'entreprise nous démontre qu'une réunion avec des avatars en 3D est plus efficace qu'une conférence en visio, ou encore qu'une partie d'échecs en AR est plus amusante que par écrans interposés.

Pour convaincre le grand public, Meta pourrait ouvrir des boutiques physiques permettant de venir essayer ses produits et services liés au métavers, selon le New York Times. L'entreprise pourrait donc avoir un large champ d'action pour faire connaitre son projet et familiariser le plus grand nombre. Le challenge va plutôt être de pousser des millions de personnes à sauter le pas, ce qui n'est pas une mince affaire.

Meta n'est pas le seul sur le créneau

Si ces idées sont futuristes, elles ne datent pas d'hier : Sony ou Linden Labs ont déjà tenté des expériences similaires, quoique moins ambitieuses, il y a des années. Pour le premier, cela s'est fait par le Playstation Home, une application PS3 qui se présentait comme un endroit de rencontre et d'échange pour la communauté PlayStation. Lancé en 2008, on pouvait s'y créer un avatar, un coin perso, et visiter des lieux publics où discuter avec d'autres joueurs. Il était également possible de jouer à des jeux, d'assister à des évènements et d'acheter des vêtements et accessoires pour son avatar. Arrêté en 2015, le service n'avait jamais vraiment dépassé le stade de l'expérimentation malgré un petit noyau de fans acharnés.

Sur le Playstation Home, il était possible de se rendre dans des salles à thèmes, ici pour les fans d'Harry Potter. Image Wiki Pottermore.

Linden Labs a lancé en 2003 Second Life, un projet qui se rapproche assez de ce qu'envisage Mark Zuckerberg, en plus basique. Il n'y a pas toute la composante réalité virtuelle/augmentée, notamment. Second Life est un monde virtuel persistant dans lequel on peut se créer un avatar, explorer des mondes modelés par les autres joueurs et acheter des objets. Ici, pas de quêtes à réaliser ou de niveaux à passer comme dans un jeu vidéo, il s'agit plutôt de vivre une vie alternative virtuelle. Une monnaie spéciale a été créée, le Dollar Linden, avec laquelle on peut se payer une parcelle de terrain pour bâtir sa maison ou son magasin. La vision de Linden Labs diffère de celle de Meta sur un point : les développeurs ne fournissent rien aux joueurs mis à part des outils.

« Tous les éléments qui y sont présents ont été créés par nos résidents et non par les collaborateurs de Linden Lab. Nous jouons simplement le rôle de facilitateur […] Pour que le métavers existe, il doit être créé et géré par les personnes qui y vivent » explique Anya Kanevsky, directrice de la division Produit de Second Life, auprès du JDN. À l'inverse, Meta semble vouloir proposer ses propres services et produits, comme des jeux pensés pour le métavers. Si Second Life a fait les gros titres en 2007, il se fait depuis beaucoup plus discret. Il compte cependant toujours 200 000 utilisateurs actifs journaliers et a été relancé par les multiples confinements.

On a tendance à l'oublier, mais la campagne présidentielle de 2007 a aussi eu lieu sur Second Life. Image Rejin Tenjin.

Ces deux projets sortis dans les années 2000 étaient limités techniquement et la technologie a bien progressé depuis. La plateforme Roblox, parfois assimilé à un métavers, représente bien l'avancée de la technique. Le jeu se veut être une collection d'expériences créées par les utilisateurs, que l'on peut essayer avec des amis ou des inconnus. On peut par exemple enchainer une suite de jeux inspirés de la série Squid Game avant d'aller construire un bateau sur une carte plus bac à sable. Roblox est accessible sur n'importe quel iPhone ou iPad et il ne faut pas plus de quelques secondes pour se retrouver sur un univers créé par d'autres joueurs.

Fortnite est aussi régulièrement assimilé à un métavers, et le CEO d'Epic ne cache pas ses ambitions dans le domaine : « Fortnite est un jeu. Mais reposez-moi la question dans 12 mois », tweetait-il fin 2019. Depuis, le jeu s'est ouvert à diverses expériences en ligne. Le 24 avril 2020, 12,3 millions d'utilisateurs se sont réunis simultanément pour assister à un concert du rappeur Travis Scott sur Fortnite. L'éditeur est en train de transformer son jeu en plateforme communautaire. Il a levé pour cela un milliard de dollars, qu'il compte utiliser en priorité sur le développement de son métavers. On l'a par exemple vu récemment investir 15 millions de dollars dans Core, un logiciel gratuit permettant aux novices de créer des mondes et expériences. L'aspect économique n'est pas non plus en reste : Epic dispose de sa propre monnaie, le V-buck, et propose depuis longtemps des skins payants pour ses personnages.

De nouveaux avatars en 3D vont bientôt être intégrés à Teams. Image : Microsoft via The Verge.

Si ces exemples sont bien moins ambitieux que ce qu'envisage Facebook, il semble que la guerre des métavers soit en train de commencer. Microsoft a d'ores et déjà affiché son intention d'aller sur le terrain et désire y inclure ses propres franchises, comme Halo et Minecraft (un jeu qui, par bien des aspects, ressemble déjà à un métavers). La firme planche également sur l'aspect professionnel : elle va bientôt intégrer sa plateforme d'espace de travail en réalité virtuelle Mesh dans Teams. Toutes ces initiatives variées accentuent la confusion autour du mot métavers, qui pourrait devenir un buzzword employé à tort et à travers par tout un tas d'acteurs voulant surfer sur la vague de Mark Zuckerberg.

Les limites du métavers

Le projet de Meta n'en est qu'à ses balbutiements. Si la vision de Mark Zuckerberg est aussi abstraite, c'est notamment parce que rien n'a été dit sur le matériel. Bien que Meta ait de grandes ambitions de ce côté-là, les concepts présentés n'ont pas levé le voile sur un nouvel appareil discret et surpuissant permettant de rejoindre le métavers. Et pour cause : il va encore falloir plusieurs années avant de réussir à mettre au point des lunettes AR légères ou un casque de réalité virtuelle qui se fait oublier.

Deux exemples d'environnement que l'on peut visiter avec le Quest 2 sans l'aide d'un ordinateur externe. À gauche, Myst et à droite, Red Matter. Images Oculus.

Actuellement, la VR oblige toujours à porter un casque imposant, bien que les progrès pour rendre tout cela moins encombrant se font à un rythme soutenu. Qui aurait pu imaginer il y a encore cinq ans que l'on pourrait jouer à des jeux VR complets sans câble ni ordinateur ? À la sortie du HTC Vive en 2016, il fallait barder son salon de capteurs et relier le casque à un PC de joueur avant de pouvoir démarrer la moindre application. Le Quest 2 permet désormais de faire tourner de gros jeux 3D (The Walking Dead: Saints & Sinner, Red Matter…) de manière totalement indépendante, le tout grâce à un processeur dérivé d'un système sur puce pour téléphone.

Certes, les limites sont encore bien tangibles : le Quest 2 dispose d'une autonomie de deux heures, ne permet pas de lancer n'importe quel jeu et reste malgré tout assez inconfortable sur la durée. Ce n'est pas pour rien que Meta envisage cette transition sur une dizaine d'années. Faire tourner un concert rassemblant des centaines de personnes et autant d'avatars différents, tout en restant au-dessus des 90 images par seconde, va sans doute être un sacré challenge. Il faudra également convaincre le grand public d'y investir de l'argent, le design devra donc suivre un minimum sans être trop contraignant.

Mais cela sera peut-être possible un jour : Mark Zuckerberg a profité du keynote pour teaser le Projet Cambria, l'équivalent haut de gamme du Quest 2 qui s'annonce plus fin, plus agréable à porter et plus puissant. Il a également rappelé que « l'objectif est de faire de véritables lunettes de réalité augmentée », un projet sur lequel l'entreprise travaille depuis longtemps. L'objectif est qu'elles soient abordables : la stratégie est de vendre le matériel à un tarif attractif pour attirer les clients, puis de faire de l'argent en taxant les ventes du métavers ou en y incluant des publicités.

Reste enfin la question éthique : qui veut d'un métavers signé Facebook, enfin Meta ? La gestion d'un aussi gros projet par une société que le gouvernement américain essaye de faire éclater, car considérée comme trop puissante et problématique, amène son lot d’interrogations. Facebook est désormais vu comme une entreprise peu fiable qui ferme les yeux sur bien des choses pour faire du profit. On ne va pas vous faire un historique des controverses liées au groupe : rappelons juste que la page Wikipédia concernant les critiques sur l'entreprise est plus longue que celle sur l'entreprise elle-même.

Image Facebook

De nouveaux problèmes vont se poser : que faire si on usurpe mon avatar ? Si des réseaux criminels s'organisent ? Bien que Meta jure croix de bois croix de fer qu'elle veut intégrer la sécurité de l'utilisateur dans l'ADN du métavers, ce projet sera l'occasion pour l'entreprise de passer à la vitesse supérieure dans son emprise sur nos vies. Meta pourra collecter un taux énorme de données, et il va falloir lui faire confiance pour le traitement de celles-ci.

Mais si ce n'est pas Facebook, alors qui ? Le projet de Mark Zuckerberg est censé être collaboratif : le milliardaire a précisé à de nombreuses reprises qu'il était nécessaire de travailler main dans la main avec des partenaires dans le but de mettre sur pied le métavers. Si le discours est louable, il reste assez utopique. On imagine peu de grands groupes comme Microsoft investir des milliards dans une plateforme chapeautée par Meta. Le risque, si c'en est un, c'est donc de se retrouver avec plusieurs métavers privés, ce qui irait à l'encontre de l'idée de Mark Zuckerberg et lui ferait perdre énormément de son intérêt.

Le casque Apple permettra t'il d'accéder au métavers ? Image Antonio De Rosa.

Et si Apple se lançait dans la course au métavers ? Après tout, la firme à la Pomme travaille sur la réalité augmentée depuis des années. On voit régulièrement fleurir lors de keynotes des présentations d'applications en réalité augmentée et les appareils haut de gamme vendus par Cupertino intègrent tous un LiDAR. Des rumeurs sur les fameuses « lunettes Apple » s'ébruitent de temps à autre, sans compter que Tim Cook n'a de cesse de chanter les louanges de la réalité augmentée, à qui il promet un grand avenir dans les domaines de la santé, de l'éducation, du jeu vidéo, du commerce…

Mais le patron d'Apple n'a jamais officiellement parlé de métavers, et rien ne dit qu'un projet du genre est en réflexion à Cupertino. Si les capacités techniques sont à sa portée et qu'elle dispose aussi d'une énorme base d'utilisateurs, Apple n'a jamais montré de grand intérêt pour les plateformes communautaires. Ses rares incursions dans le domaine des réseaux sociaux se sont soldées par des échecs. Mais avant de s'interroger sur la place d'Apple dans l'univers du ou des métavers, il faudra déjà que Meta parvienne à démontrer que son concept tient debout…


avatar mandrak134 | 

Et vous ne parlez pas d’Epic game qui est pourtant le leader et le meilleur acteur dans le metaverse ?

avatar Mickaël Bazoge | 
🤔 Il y a toute une partie dédiée à Epic dans l'article…
avatar mandrak134 | 

@MickaelBazoge

Exact 😉

avatar YetOneOtherGit | 

@MickaelBazoge

"🤔 Il y a toute une partie dédiée à Epic dans l'article…"

Et effectivement Unreal et EPIC sont sur une vision de ce type depuis des années qu’ils associent aussi à la montée en puissance espérée de l’AR portée par MS et Apple.

C’est d’ailleurs un des paradoxes de la guerre actuelle entre Apple et EPIC : les intérêts sont divergents sur la stratégie de conquête de l’intermediation pour les jeux et très convergente sur l’ÀR.

Les joies du business : Tim espère la réussite de l’autre Tim sur ses grandes ambitions dans l’AR 😄😉

avatar YetOneOtherGit | 

@mandrak134

"Et vous ne parlez pas d’Epic game "

Relis l’actualité 😉

avatar apple78310 | 

Un monde à la Ready Player One quoi?

avatar TrollMan06 | 

@apple78310

Meta = Les SIMS, rien de plus rien de moins

avatar whocancatchme | 

Son projet fou ! Ou alors le même projet que le PlayStation home en 2008 ahah

avatar iPop | 

@whocancatchme

Oui sauf que Sony et Software, ça fait deux.

avatar ysengrain | 

En clair, Z nous propose de payer « rien »

avatar iPop | 

@ysengrain

Bah si puisqu’il te faut tout de même le matériel.

avatar hexley | 

L’image avec Mark Zuckerberg et l’ensemble du public avec un casque est juste flippante… Une copie de la pub d’Apple 1984…
Le sous-titre de l’image aurait pu être : « Suis trop content, regardez-les tous ces cons et en plus ils vont payer pour faire ça ! »

avatar Tibimac | 

@hexley

J'ai eu le même effet et pensé la même chose. Ce genre de projet ne m'intéresse pas du tout !

avatar zoubi2 | 

@hexley

"L’image avec Mark Zuckerberg et l’ensemble du public avec un casque est juste flippante…"

Exactement.

avatar iPop | 

@zoubi2

C’est pas plus flippant que faire un FaceTime qui est l’évolution du téléphone. Je pense qu’à terme le moniteur doit avant tout disparaître…et ça continue.

avatar StephanMart | 

Il veut recréer,Seconde Life.

avatar YetOneOtherGit | 

@StephanMart

"Il veut recréer,Seconde Life."

Restons français :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Deuxi%C3%A8me_Monde

Dés 1997 😉

avatar jopaone | 

La Libra comme future monnaie du Metavers ?

avatar zoubi2 | 

"qui veut d'un métavers signé Facebook ?"

Pas moi. Vraiment. Non. Caca.

avatar iPop | 

@zoubi2

Une autre solution ? Une réalité virtuelle encore super taxés par l’état ?

avatar pb23 | 

Tim Cook a dit qu’il croyait plus à la réalité augmentée qu’à la réalité virtuelle

avatar YetOneOtherGit | 

@pb23

"Tim Cook a dit qu’il croyait plus à la réalité augmentée qu’à la réalité virtuelle"

L’hybridation virtuelle / réelle que vise l’AR n’est absolument pas opposée aux visions metavers, bien au contraire.

Certains considèrent même que c’est là que les deux visions pourraient trouver leurs succès.

avatar iPop | 

@pb23

Pour l’instant mais à terme les matières premières se feront rares, il faudra polluer moins, etc…l’hologramme prendra sa place et au final ça reviendra au même.
Le format textuelle disparaîtra peu à peu.

avatar alastorne | 

Merci pour l’article 👍🏻 Je me coucherai un peu moins ignare ce soir. Je ne sais pas trop quoi penser de ce metavers, mais en tous cas ça mérite de regarder de près ce qui s’y trame ou va s’y tramer, en bien comme en mal…

avatar photoetmac | 

Aye, aye... et bien ! J'ai survolé la vidéo de présentation... c'est pire que de la déception !

J'y ai vu surtout des "goûts de chiotte" question déco : ils auraient pu engager un Architecte un miniumum talentueux (ça nous aurait peut-être donné envie). Question présence féminine et mode vestimentaire : on croise un summum de vulgarité (si c'est ça l'idéal féminin de l'ado boutonneux américain du moment, alors par pitié : je veux revenir à avant... )... Passons sur les kilo de "bien-pensance" par ailleurs !

Tout ça à un point tel : que ça frise l'écoeurement...

Là ils vont droit à la catastrophe ! En tous cas, ils iront sans moi dans leur metavers... Quel échec !

avatar pocketalex | 

@photoetmac

"Là ils vont droit à la catastrophe !"

Quelle formidable capacité d'anticipation, on a l'impression de lire les commentateurs de MacG ces 10 dernières années : Apple va dans le mur.

"En tous cas, ils iront sans moi dans leur metavers... Quel échec !"

Si vous n'en êtes pas ce sera un échec ? L'avenir des mondes virtuels repose visiblement sur votre petite personne

avatar gwen | 

@photoetmac

Rien que l’image de Zuckerberg se regardant dans la glace est révélateur de beaucoup de choses : une grosse tête et un petit cul sur un corps d’ado.

avatar apaisant | 

J'achète.

avatar fousfous | 

Après si on ne peut pas exprimer le pire de l'humanité le metaverse n'aura pas de succès, c'est bien à ça que sert Facebook non?

avatar ys320 | 

Second Life version, Les Sims et GTA😉

avatar fbernaud | 

Pas très nouveau tout ça. Second Life, ça ne vous dit rien ?

avatar YetOneOtherGit | 

@fbernaud

"Pas très nouveau tout ça. Second Life, ça ne vous dit rien ?"

Je réitère : Restons français :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Deuxi%C3%A8me_Monde
Dés 1997 😉

Pour le reste la masse d’idées qui furent en avance sur leur temps est telle que cette resucée n’est en rien un signe de potentiel échec 😉

avatar MGA | 

@YetOneOtherGit

Merci d’avoir rappelé aux plus jeunes l’existence du deuxième monde de C+, et il y en a eu d’autres des créations avant-gardistes en France et en Europe… :-(
La fin du monde d’avant, d’avant Google, FB etc, d’avant la renaissance d’Apple aussi.

avatar iPop | 

@YetOneOtherGit

Comme on dit : tout vient à point qui sait attendre.

avatar pocketalex | 

@fbernaud

"Pas très nouveau tout ça. Second Life, ça ne vous dit rien ?"

Second Life a existé et fait une petite percée il y a 13 ans, donc ... c'est fini, inutile d'y aller, tout a été inventé, passez votre chemin messieurs

Si Apple s'était dit ça en regardant les baladeurs mp3 de 2000, ils n'auraient jamais sorti l'iPod, car "pas très nouveau un baladeur mp3, ça existe déja, inutile de mettre les pieds sur ce marché"

Heureusement, tout le monde n'a pas cette capacité "stagnante" de commentateur sur canapé qui est la tienne

avatar iPop | 

@fbernaud

Il y a aussi Passé Virtuel, dans les pas de Matrix mais en pire.

avatar Tibimac | 

C'est vraiment terrifiant d'imaginer que des entreprises comme ça puissent penser qu'on voudrait de ça et qu'ils vont tenter de nous le "vendre", mais c'est encore plus terrifiant d'imaginer que ça puisse prendre.
Et je ne veux pas vivre dans un tel monde !

Le numérique et les technologies doivent améliorer le réel etc.. c'est le cas aujourd'hui et la réalité augmentée vas un peu dans ce sens et donc je ne suis pas contre, encore que s'il faut porter des lunettes H24 des lunettes qui ont 30min d'autonomie ... mais en revanche la réalité virtuelle pour moi c'est viable uniquement pour le jeu, les visites virtuelles de lieux réels (musée, appart, maison, lieux naturel) mais ça chercher à remplacer le réel. En revanche l'idée de Meta de quasi remplacer le réel par ce truc dont le nom "Metavers" me donne envie de vomir et d'aller vivre sur une autre planète c'est NON NON NON !

avatar DahuLArthropode | 

@Tibimac

"En revanche l'idée de Meta de quasi remplacer le réel par ce truc dont le nom "Metavers" me donne envie de vomir et d'aller vivre sur une autre planète "

Hélas, la seule façon d’aller sur une autre planète viable, c’est la réalité virtuelle.

avatar iPop | 

@Tibimac

Comme je l’ai dis il y a un film PASSÉ VIRTUEL, très bon petit film.

avatar passingphantom | 

D'une certaine façon, on est en cohérence avec la philosophie transhumaniste dont le but ultime est d'uploader les consciences dans un espèce de Metavers (la série Upload sur Amazon Prime offre un regard intéressant là-dessus d'ailleurs.) À mon avis, l'industrie du porno sera l'une des premières à s'intéresser aux possibilités de tels environnement, bien-pensance ou pas, et ne parlons pas non plus des risques pour les mineurs, les ados dont la personnalité est en pleine construction et qui pourraient tomber dans une certaine dépendance r cet univers virtuel. Des études montrent déjà l'influence des réseaux sociaux sur notre cerveau. Imaginez alors ce que ce metavers ferait! Et puis, quel type de connexion pour accéder à cet univers virtuel, la fibre offrirait-elle des débits suffisants? Que dire des connexions mobiles? La 6G peut-être?

avatar s1n3d | 

Ce genre d’univers dématérialisé m’intéresse… tant que ça reste de la science fiction. Pas vraiment envie de vivre ça dans la vraie vie !

avatar cecile_aelita | 

Meta…phooooore….. en poooomme !!

avatar cecile_aelita | 
avatar andr3 | 

J’hésite entre un monde Asimovien (Robot) et Tron …

avatar Azurea | 

Comment déshumaniser l’être humain en le plongeant complètement dans l’illusion en le coupant davantage de la réalité, de LA VIE.

avatar Silverscreen | 

Le samourai virtuel n’est pas du tout le premier bouquin à aborder le concept cyberpunk d’un réseau où on accède en réalité virtuelle avec avatar etc… Il n’a juste pour lui que le nom metaverse qui est assez générique. Rien qu’au tout début des années 90, les jeux de rôle Cyberpunk et Shadowrun avaient déjà synthétisé différentes références littéraires avec une projection dans une matrice avec des thèmes variés (années 30, médiéval fantastique etc). Les premières références littéraires à un réseau en réalité virtuelle type Metaverse doivent remonter au début des années 80 voire avant.

avatar donatello | 

@Silverscreen

Voir aussi l'excellente série BD "Convoi"

avatar Sonic Tooth | 

@donatello

Ou encore cet épisode de Valérian appelé « Sur les terres truquées » où l’extraterrestre Jadna recrée des petits bouts de l’histoire mondiale : l’Inde sous domination britannique, le Paris de la Belle époque, une scène de la guerre de 14 où se débattent des clones de Valérian qui finissent tous mal. Le tout séparément sur des sortes d’astéroïdes qui recréent chacun un de ces petits univers historiques.

avatar jopaone | 

@Silverscreen

Oui je pense à Neuromancer de W Gibson qui date de 1984

avatar IceWizard | 

@Silverscreen

« Rien qu’au tout début des années 90, les jeux de rôle Cyberpunk et Shadowrun avaient déjà synthétisé différentes références littéraires avec une projection dans une matrice avec des thèmes variés (années 30, médiéval fantastique etc). »

????
Tu confonds avec le jeu de rôle multi-univers Gurps !

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/GURPS

Cyperpunk c’est un jeu de rôle de SF reprenant l’univers de Gibson (Neuromancien, Mona Lisa s’éclate, etc ..)

Shadowrun est aussi un jeu cyberpunk avec des implants et une matrice informatique, mais dans un monde où la magie s’est éveillé après un long cycle de sommeil de plusieurs milliers d’années. En gros la destruction de l’Atlantide correspond à la fin du cycle de magie précédent, et l’effondrement des civilisations basées sur l’utilisation des ressources magiques.

C’était l’un de mes jeux préférés, j’adore la fantasy urbaine, où les magiciens marchent dans les rues de nos cités modernes.

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