Entretien : les cardiologues face à l’ECG de l’Apple Watch

Anthony Nelzin-Santos |

« Les plus grandes innovations du XXIe siècle auront lieu, selon moi, à l’intersection de la biologie et de la technologie », disait Steve Jobs. Avec son accéléromètre, son gyromètre, son cardiofréquencemètre, et ses algorithmes, l’Apple Watch s’est clairement placée à cette intersection. Et voilà que le nouveau modèle embarque un électrocardiographe.

Il ne s’agit plus seulement de suivre, il s’agit maintenant de le prévenir. Mais à quoi bon ? Faut-il s’enthousiasmer (ou s’inquiéter) de porter un ECG au poignet ? Nous avons posé ces questions au Dr Julien Pineau, cardiologue spécialisé en rythmologie, qui exerce au sein du département de pathologie cardiovasculaire du Centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc, à Lyon.

Qu’est-ce qu’un ECG ?

L’Apple Watch Series 4 intègre un électrocardiographe, un appareil permettant de réaliser un électrocardiogramme, une représentation graphique de l’activité électrique du cœur. « L’ECG mesure des différences de potentiel » des cellules responsables de la formation et de la propagation du courant électrique dans le cœur.

Car le cœur c’est du sang et du muscle, mais « c’est aussi de l’électricité », explique le Dr Pineau. C’est même d’abord de l’électricité. Un problème de formation de l’activité électrique, un souci de conduction dans le muscle cardiaque, et le cycle cardiaque en pâtit.

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